The Family Tools [Pilote]

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Comme souvent la mi-saison est l’occasion pour les chaînes américaines de lancer de très mauvaises comédies à l’antenne. et Family Tools n’y fait pas exception. ABC a décidément du flair pour chaque année faire pire que l’année précédente.

Qu’on ne me dise que je partais avec des a priori négatifs. Bien au contraire, j’ai une certaine sympathie pour Kyle Bornheimer (Worst Week), acteur plutôt à l’aise dans les rôles de grand maladroit. Et surtout j’adore J.K. Simmons qui de Party Down à Raising Hope enchaîne avec bonheur les rôles comiques après tant d’années dans des rôles plus dramatiques.

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Hélas, la comédie est sans doute la fiction la plus difficile à écrire. Et Family Tools échoue dans à peu près tous les secteurs. Les dialogues ? Aucune réplique ne fait mouche. Les situations ? Ça vous fait rire longtemps, vous, un type qui se plante un clou dans le pied ? Le rythme ? Le timing est tellement mauvais que j’ai du me retaper certaines scènes histoire de bien voir que non, je n’avais rien loupé. (Il faut dire que j’ai un grand défaut quand je vois une série comique, j’ai toujours tendance à imaginer le gag qui pourrait arriver la seconde suivante, quitte à imaginer des trucs en arrière plan qui n’existent pas).

Quant à la thématique, parlons-en. C’est l’histoire d’un type… qui revient dans ville natale…. euh… et qui s’installe chez ses parents. Il retrouve sa famille déjantée… et se retrousse les manches pour ne pas faire péricliter l’entreprise familiale de bricolage. Original, non ?

Au milieu de ces gags qui tombent systématiquement tous à côté, les acteurs se forcent à y croire, et on aurait presque envie de leur dire : ne vous fatiguez pas, on a pitié de vous. Et rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle comédie…

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[Pilote US] Perfect Couples

Réussir à faire une bonne comédie, ça n’est pas facile. Mais réussir à faire une des pires comédies de tous les temps, c’est encore plus dur. Félicitations à Perfect couples pour avoir réussi l’impossible.

Non, sérieusement. La barre est haute, là. Perfect couples narre donc les aventures de 3 couples d’amis : un couple qui verse dans l’analyse psychologique, une autre dans les disputes, et enfin la dernière dans l’absence de communication. Jusque là vous me direz, pourquoi pas.

Mais encore faut-il avoir une histoire à raconter. Ces 3 couples s’entrecroisent, se hurlent dessus, chacun fait son speech de son côté et repart. Aucun dialogue, aucune réplique, que des pseudo-gags qui plairont peut-être à ceux qui sont sous ecstasy, et encore. Malgré toute ma bonne volonté, je n’arrive à me rappeler d’aucune situation réellement comique. J’ai ressenti de la gêne devant un spectacle aussi navrant. Les personnages sont tous à baffer, tellement ils sont hystériques, excepté peut-être le couple central, présenté comme normal, mais qui ne laisse aucun doute sur leur absence totale de personnalité.

Et je comprends maintenant pourquoi NBC avait décidé de commencer la diffusion de cette série par un autre épisode que ce pilote, qui s’avérait certes nul, mais pas apocalyptique. Même le cast m’a déçu. Kyle Bornheimer était beaucoup plus drôle dans Worst Week, là il n’est même pas empoté, juste impassible. Et je me réjouissais de voir David Walton à nouveau (même si c’était le personnage que j’aimais le moins dans Quarterlife), mais il en fait tellement des tonnes que son jeu en souffre.

En fait, Perfect couples est tellement mauvais que je préfère écourter cette review. Et tout faire pour oublier ces longues, très longues 20 minutes… Fuyez, fuyez, si vous ne voulez pas avoir des cauchemars cette nuit !