Fins de séries au cinéma ou comment ne pas faire son deuil

On le sait tous, à cause du système américain, beaucoup de séries n’ont pas connu de fins décentes.

Il peut s’agir d’histoire non bouclées, comme de la sensation étrange de potentiel gâché.

Business is business, je ne vais pas revenir dessus. C’est le système américain qui oblige les séries à s’adapter, a contrario du système asiatique où on quand on s’engage dans une série on est sûr d’avoir une fin.

Et si le couperet télévisuel est tombé, cela n’empêche pas les fans de croire désespérement que leur série fétiche peut renaître de ses cendres.

Mais là aussi, parfois, même si ça fait mal, il faut voir les choses en face. C’est bien joli de nous faire croire que peut-être un jour, on sait jamais, si le vent est favorable, les conditions réunies, le casting est partant, les finances donnent leur feu vert, on pourrait voir renaître une série au cinéma, pardon, continuer une franchise lucrative.

Ce matin ce sont les tweets de Kristin Bell (#veronicamarsmovie) qui m’ont un peu agacé. Vous y croyez, vous au film Veronica Mars ? Bien sûr, sans la mobilisation de fans, rien ne pourra se faire. Mais quand même, on sait que les chances du film sont proches du néant. Des enquêtes d’audience ont été faites, ça ne rapporterait pas assez d’argent. C’est ça la dure loi de l’univers de la production cinématographique.

Alors voilà, si bien sûr je serai très content de voir Veronica Mars dans de nouvelles aventures, j’aime pas quand on retourne le couteau dans la plaie. Une série morte trop tôt, ça nécessite de faire son deuil. Pitié, j’en ai marre de souffrir. Laissez la reposer en paix. Et arrêtez de vous moquer de nous.

On nous a tellement bassiné avec des suites de séries qui ne se sont jamais faites. Je me rappelle encore de Code Quantum. Il y en a d’ailleurs qui se battent encore. Mais si la série renaîtra un jour, faut pas se leurrer, ça sera dans le cadre d’un immonde remake. (Les mystères de l’ouest, l’agence tous risques,…).Le mot culte n’est finalement entendu par les producteurs que plus de 20 ans plus tard.

Moi aussi tous les jours je rêve de films Wonderfalls ou Pushing Daisies. Ou d’une suite à Carnivàle. Ou d’un film Arrested Development (Vous savez où en est là ? Non ? Et bien finalement tant mieux, je préfère ne pas trop entendre les péripéties d’une aventure bien trop longue et épuisante pour les nerfs. Annoncez moi le projet quand le film va commencer le tournage. Pas avant.)

Mais vous allez vite me crier : Et Firefly alors ? Tout le monde n’est pas Joss Whedon. Firefly était l’exception qui confirme la règle. Une série américaine de qualité et de faibles audiences, c’est destiné à mourir dans notre coeur en causant d’atroces souffrances. Alors pitié, cette année, à moins d’audiences poussant à l’optimisme évidemment, (ce que je souhaite ardemment), pitié, pitié, pitié, que Chuck clôture bien ses histoires, et ne nous laisse pas dans l’expectative d’une 5è saison. Qu’on ne nous laisse pas croire ensuite pendant des années, via des rassemblements de fans que si, si, un film « Chuck » pourrait se faire.

C’était le post pessimiste du jour.Pour le versant optimiste du même sujet, veuillez attendre qu’un miracle comme Firefly se reproduise.

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Party Down saison 2

Party Down avait été la bonne surprise de l’année dernière. Une comédie trash et désespérée sur des wannabe acteurs qui organisent des réceptions dans le milieu d’Hollywood (mais pas seulement), c’était déjà une riche idée. Mais avec Rob Thomas (Veronica Mars) aux commandes, on s’était vite aperçu que la série non seulement avait du potentiel, mais était réjouissante, avec son humour débridé.

Cette seconde saison a malheureusement montré les limites du show. On prend toujours du plaisir à voir comment les situations se goupillent les unes aux autres jusqu’au final explosif (le côté théatral du comique de situation est impeccable et force le respect), mais que de gags vus et revus pour en arriver là. Je sais bien que la drogue, le sexe sont les éléments principaux de la série, mais encore faudrait-il trouver autre chose à dire que « machin est défoncé », ou « machin se fait l’autre dans l’arrière salle ». Parce que ça arrive dans quasiment tous les épisodes, mine de rien !

En fait, pour s’apprécier, la série doit vraiment se voir à petite dose. J’ai fait l’erreur de rattraper mon retard en regardant 3 épisodes à la suite, et ça saute aux yeux.

Pour autant, le charme opère toujours, grace à des acteurs formidables. La saison 2 est cependant en retrait, car substituer Jane Lynch par Megan Mullaly (Glee oblige), c’est pas vraiment une réussite. Megan Mullaly est vraiment irritante à faire son sketch dans son coin, et jamais elle n’a réussi à s’intégrer complètement.

Heureusement le show décolle un peu plus quand il se recentre à nouveau sur Adam Scott et Lizy Caplan. Que voulez-vous, je suis shipper dans l’âme, et puis il est très difficile de résister à Lizzy Caplan (The Class, True Blood). Ca m’a plu de retrouver cette connivence et cette dynamique. Même chose pour Ken Marino qui était paradoxalement en début de saison parfois trop à côté de ses pompes pour incarner le loser idéal.

Du côté des guests, par contre j’ai été déçu par rapport à la première saison. Kristin Bell n’a pas vraiment brillé, à mon grand regret. Steve Guttenberg est méconnaissable mais pas assez drôle, et Patrick Duffy joue dans une scène inutile de quelques secondes. Du gâchis.

Pour autant, je n’ai pas  boudé mon plaisir pendant cette saison, même si une certaine lassitude s’est installée.

De toutes manières, il n’y aura pas de troisième saison. C’était déjà mal parti avec le départ d’Adam Scott tandis qu’une très forte incertitude planait sur Ryan Hansen (qui joue la saison prochaine dans Friends with Benefits sur NBC). Et ça a failli encore plus mal tourner puisque Lizzy Caplan a tourné le pilote de Tru Love (CBS). La série, finalement renommée Mad Love ne se fera pas avec elle. (La série de mi-saison sur CBS est la reine des désistements). La nouvelle est tombée hier : faute d’audience, Rob Thomas voit encore une de ses séries se terminer précipitamment, sans véritable « fin ».

Même si ça tournait en rond, je l’aimais bien, cette série comique.