You from another star [Pilote – Corée]

you from another star

En matière de télévision sud-coréenne, on le sait, ce sont les stars qui poussent une grande partie d’un show. Alors après 14 ans d’attente, le retour de Jun Ji Hyun (My Sassy Girl) sur le petit écran est un réel évènement à savourer. L’actrice phare de l’Hallyu délaisse donc pour un temps le cinéma coréen et international, pour se consacrer à ce drama romantique aux multiples titres : You from another star, man from the stars, my love from another star... choisissez bien.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’au terme des deux premiers épisodes, le drama ne déçoit pas. L’histoire est un cocktail parfait de plusieurs idées et thématiques : le destin au sens romantique, les clins d’œil / coups de griffe sur l’industrie du divertissement et sur l’actrice qui joue le rôle titre (la fameuse réplique de My Sassy Girl sera là !), la pincée de fantastique, un volet de l’histoire au temps de Joseon, de multiples personnages, et un équilibre parfait entre l’humour et le drame.

you from another star jun ji hyun

Notre héroïne (Jun Ji Hyun) incarne une star de l’Hallyu, qui n’a pas fini ses études et manque sérieusement de culture générale (elle tweete façon Nabila). Imbue d’elle-même, elle fait ses caprices. Heureusement les auteurs désamorcent très vite son personnage pour le rendre sympathique. Elle cache en effet une vieille blessure : sa mère lui pique son argent après avoir ruiné son père (et s’en être séparé). Captive du star-système qui l’empêche de manger à sa faim, elle ne peut supporter de voir les gens l’adorer et lui donner des coups de couteau dans le dos. La mode est au lynchage médiatique, hélas. Elle doit ainsi reprendre les cours à l’université, car on ne tolère plus son statut privilégié. Son nouvel objectif est donc d’avoir de bonnes notes tout en continuant sa carrière d’actrice, ce qui ne lui laisse que peu de temps, malgré ce qu’elle montre sur les réseaux sociaux. Or, elle va vite s’apercevoir que son prof est en réalité son nouveau voisin.

you from another star jun ji hyun kim soo hyun

Notre héros (Kim Soo Hyun, The Moon That Embraces the Sun), apparemment prof d’université un brin asocial, est en réalité un extra-terrestre qui vit sur Terre depuis 400 ans et pourrait enfin retourner sa planète à la faveur d’une comète d’ici 3 mois. Il ressemble aux humains, sauf qu’il a des capacités bien plus évoluées : son audition est décuplée, et la télékinésie et la maîtrise du temps n’ont plus de secret pour lui. Il entend donc sa voisine « décompresser » (elle hurle et chante faux à tue-tête tard le soir) et s’en plaint… Autant dire que ces deux là ne commencent pas sur le bon pied.

you from another star kim soo hyun

Mais le destin leur joue des tours. La série va beaucoup jouer sur ce concept romantique, à travers le temps. Il y a 400 ans, notre alien a sauvé une petite fille d’une mort certaine. Il y a une douzaine d’années, il est également intervenu pour une fille qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Ce qu’il ignore, c’est que cette petite fille, c’était notre héroïne.

De nos jours ni l’un ni l’autre ne se reconnaissent. Pourtant chacun aimerait revoir l’autre. Notre héroïne reste ainsi bloquée sur la question du mariage avec son boyfriend trop pressant, et notre héros pense que s’ils doivent se revoir, le destin s’en chargera.

Il a en effet une conception particulière de la vie. Il a constaté par le passé que ses interventions pour aider l’humanité se sont toujours soldées par des échecs. Si le mal (ou le bien) doit arriver, il arrivera.

you from another star joseon

Si notre héros est asocial, il a réussi à se lier d’amitié avec un seul humain, avocat, qui se charge de rédiger de faux actes de décès. Notre héros, en effet, n’a pas vieilli depuis 400 ans, et il doit constamment changer de lieu et de profession pour ne pas se faire remarquer. Du côté de notre héroïne, en revanche, le nombre de personnages est élevé : des actrices concurrentes (dont l’une jouée par Yoo In Na (Queen In Hyun’s Man) qui en pince pour le boyfriend de l’héroïne, lequel a un frère héritier chaebol diabolique), la mère de l’héroïne, son frère qui fugue, … On sent de suite qu’on ne va pas s’ennuyer !

you from another star yoo in na

Et effectivement ces deux premiers épisodes sont plutôt denses, bien rythmés, oscillant parfaitement entre les moments émouvants et les scènes comiques, plus limitées. On se prend donc très rapidement au jeu, et ce d’autant mieux que la romance nous est présentée sous son meilleur jour. Parlez-moi de destin, et je suis là.

you from another star romance

La réalisation n’est pas en reste avec une bonne utilisation de l’environnement, d’excellents effets spéciaux. La bande son orchestrale envoute de suite le téléspectateur, et donne à certaines scènes un vrai cachet. Mieux encore, les fins d’épisodes comportent des scènes bonus humoristiques, à la manière d’History of a Salaryman (en moins loufoque). De quoi se lier très rapidement avec les acteurs, qui semblent prendre plaisir à jouer. Jun Ji Hyun est évidemment excellente, même si elle doit surjouer par moments pour mieux rentrer dans le cadre du drama, et Kim Soo Hyun (qui était déjà son partenaire dans le très bon film The Thieves) restreint suffisamment son jeu pour qu’on le prenne pour un alien.

Bref, tous ces nombreux éléments combinés en font un divertissement complet, et très séduisant, et j’ai hâte de voir la suite.

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Childless Comfort [Pilote – Corée]

Childless Comfort poster

Cela faisait des mois que je rêvais de me lancer dans le visionnage du plus grand succès populaire du câble coréen l’an passé : Childless Comfort. Diffusée tous les samedis et dimanche soirs depuis fin Octobre 2012, la série approche désormais de son final, situé au 39ème épisode.

Pour vous donner une idée du phénomène : la série de JTBC a démarré avec 1% d’audience pour dépasser les 10 % au début de février. Un tel score explose les performances moyennes du câble (en moyenne bien en dessous de 1 %). Multiplier par 10 son audience est un véritable exploit, mais il s’explique en partie par la scénariste de mega-hits comme Life is Beautiful : Kim Soo Hyun. Cette dernière a déjà permis à ses dramas de dépasser les 30 % sur les chaînes du Big Three (KBS, SBS, MBC).

Avec ces weekend dramas qui atteignent fréquemment la soixantaine d’épisodes, l’investissement est plus que conséquent. Et comme dans de nombreux dramas de ce type, l’attachement grandit au fur et à mesure des épisodes. Pas étonnant que le sujet soit toujours centré sur la famille, ses valeurs, sa confrontation avec la modernité. Et à travers ces dramas on peut avoir une représentation bien plus adéquate de la place de chacun, du degré de liberté de tous ses membres. Bref, l’adaptation du modèle néo-confucéen dans la vie de tous les jours. Et ça, c’est plutôt réjouissant.

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Ainsi notre famille nous est d’abord présentée par son sommet : un couple de personnes âgées. Le grand-père a encore en mémoire toutes les privations, tous les efforts qu’il a du fournir pendant que son pays passait d’un pays en voie de développement à l’un des pays les plus développés au monde. Et il s’inquiète. La famine est toujours au tournant. L’eau va manquer. Sa vie est rythmée par les reportages télévisés qui annoncent des temps difficiles à cause de la croissance exponentielle du monde. Alors, il râle. Il ne faut pas arroser le gazon, ni gâcher la nourriture en préparant plus qu’on ne peut avaler. C’est sa femme qui va devoir gérer son caractère, manifester sa colère, et lui montrer combien son comportement est outrancier. Mais qu’importe, le naturel revient au galop, et ses fils essayent à tout prix de le calmer tout en respectant son statut d’aîné.

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Le couple de grand-parents a eu le bonheur d’avoir 3 fils, qui se sont tous mariés. Ainsi voit-on ces frères se reposer dans un jimjilbang (sauna coréen) pendant que les femmes sortent ensemble faire du shopping. C’est la femme qui tient les cordons de la bourse. Quand son mari se plaint que sa femme ne la laisse pas acheter une crème glacée, il ne sait pas qu’il vient de déclencher la troisième guerre mondiale. La série évoque avec une grande justesse et beaucoup d’humour toutes ces disputes qui font ressortir le caractère de chacun. Par exemple dans le premier couple, l’homme tient à montrer qu’il a travaillé dur et qu’il a droit à du réconfort. Sa femme est tellement radine qu’elle récupère la moitié de l’argent donné au mariage de son fils. Le second couple, lui, a eu trois enfants : deux garçons qui tentent leur ascension professionnelle avant de se marier, et une fille, So Young, qui leur cache un lourd secret… Secret dont le troisième couple – sans enfants – aura vent dès le début de l’aventure.

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Alors que tout le monde pense que So Young est obsédée par sa carrière au point de ne plus pouvoir voir sa famille depuis des mois, celle-ci est en fait enceinte. Sans être mariée. Et prétend que le père est mort, alors qu’il est bien plus probable que le père soit tout simplement déjà marié. Ce qui passe presque pour une anecdote dans le monde occidental est catastrophique en Corée, et évidemment j’ai hâte de voir comment la société (et la famille) va digérer la nouvelle. Une trentenaire qui élève seule son enfant, ce n’est pas forcément l’un des pitchs les plus originaux qui soit, mais avec la manière dont les relations ont été dépeintes jusque là, je pense qu’on peut être raisonnablement optimiste.

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Car la série ne tourne pas autour de cette grossesse, mais bien des problèmes de couple. Ainsi verra-t-on le jeune couple marié se disputer parce que la femme refuse de vivre auprès de sa belle-mère qui la déteste. Le conflit est crucial, ils ont du cacher à toute la famille qu’ils ne sont pas allés en voyage de noce, mais qu’ils ont passé ces derniers jours chez eux à essayer de régler une situation qui leur échappe. Le statut de la belle-fille, là-encore, est quelque chose qui devrait se développer de manière réjouissante si j’en crois certaines critiques.

Enfin, nous avons les relations entre les frères (une entraide qui tourne mal) et les belle-filles (qui n’arrivent pas à s’entendre). Là encore, c’est l’aîné qui porte conseil, ou qui ordonne aux autres de cesser leurs disputes.

La fiction présente donc un grand nombre de personnages, ce qui nous donne un premier épisode réduit à une présentation – non sans humour – de tout ce petit monde, mais une fois les caractères assimilés, c’est un vrai bonheur. Les personnages sont construits, réels, et très vite attachants.

Cependant Childless Comfort n’est malheureusement pas sans défauts. Outre sa mise en scène banale (et une bande son décevante), le jeu des acteurs, d’abord, a des hauts et des bas, un personnage féminin surjouant en permanence, rajoutant encore des longueurs à ses gestes et à son phrasé. D’autres acteurs viennent heureusement rattraper le tout, mais cela casse parfois un peu l’immersion.

Cela ne m’a pas empêché d’apprécier ces deux premiers épisodes. Les meilleures histoires sont celles de la vie courante, empreintes de codes sociaux, et interprétées par des caractères jubilatoires. Drôle sans être loufoque, sensible, réelle, faisant appel à votre vision des relations (et de la famille), Childless Comfort vaut le détour. Et même si j’ai eu du mal avec certaines parties exagérément dramatiques, j’ai vraiment envie de voir la suite.

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Dramas coréens à venir (édition Novembre 2011)

Après un long break dans mes présentations, voici donc les dramas coréens à venir (et ceux qui viennent tout juste de commencer). Il faut évidemment prendre tout ceci avec précaution, puisque ça bouge toujours… Les « general service channels », avec l’explosion du câble, sont en train de changer la donne, notamment parce que les plus grandes stars sont appelées en renfort. On peut les comprendre puisqu’ils y bénéficient de meilleures conditions de travail pour la plupart.

Me too, Flower (MBC), le drama fait déjà parler de lui de la plus mauvaise manière : remplacement à la dernière minute de l’acteur principal pour cause de blessures, et planning extrêmement serré pour arriver à filmer la série à temps pour la diffusion. L’histoire est celle d’une jeune policière qui tombe amoureuse de son patron, lequel cache bien des choses. On retiendra dans le cast la présence de Lee Ji Ah (The Legend), et celle de Seo Hyo Rim (Scent of a woman). Mais tout cela n’augure rien de bon. (diffusion commencée le 9 novembre).

Ce drama sera suivi en Janvier sur la même chaîne par The Moon embracing the Sun, un fusion sageuk romance, inspiré du roman écrit par celui qui a donné Sungkyunkwan Scandal. Kim Soo Hyun (Dream High) y jouera un roi de la dynastie Joseon, amoureux d’une shaman, interprétée par Han Ga In (Bad Guy). Un projet à suivre si vous avez aimé Sungkyunkwan Scandal.

Lights and Shadow (MBC) fait circuler de charmantes photos rétro. Une histoire vraie qui va nous plonger pendant 50 ans dans les débuts du showbiz coréen, de la guerre du Vietnam en 1959 à nos jours (le coup d’état du 16 Mai 1961, l’assassinat de Park Chung Hee en 1979, etc..). Le drama va-t-il pouvoir reconstituer toutes ces années ? En tous cas le contexte est original, et je suis curieux de voir comment on va parler de l’extrême censure de l’époque. A noter qu’il va faire 50 épisodes, c’est un investissement… mais pour les passionnés d’histoire, peut-être que cela vaut le coup. , Le cast est assez intéressant : le vétéran Kim Min Jong, l’impeccable Lee Pil-Mo (du très beau film Dance with the wind) la jolie Nam Sang Mi (Time between Dog and wolf), et l’équipe est celle qui a donné le mythique Jumong (un très grand dramas qui a contribué à l’Hallyu, avec plus de 80 épisodes). Ça débute le 28 Novembre, préparez vos soirées…

Just Like Today ou Be like today (MBC) est un drama familial qui devrait raconter les aspirations et les déboires de la génération baby-boom. Nous y verrons leurs difficultés financières, leurs quêtes pour donner un sens à leur vie. C’est notamment le retour de la petite nouvelle Han Groo après le tonitruant Killer K (je suis admiratif  car elle a sacrifié son enfance pour son rêve – en enchainant les heures après sa journée scolaire, un exemple parmi d’autres de l’extrême pression que se mettent les élèves coréens) mais le reste du casting est essentiellement composé d’acteurs dans la cinquantaine. C’est un daily drama (donc au moins une centaine d’épisodes) et ça commence le 21 Novembre.

Strangers 6 (MBC), une collaboration entre le Japon, la Chine et la Corée pour une histoires d’experts protégeant les intérêts économiques de leurs pays. 22 épisodes diffusés en 2012 si tout va bien. Je suis curieux de voir le résultat même s’il n’y a pas de grands noms associées au projet. Ce n’est pas la première initiative de ce genre, mais c’est une démarche intéressante.

Pas de news  concernant Onjo Biryu, encore rien sur le mystérieux Triptaka (un recueil de textes bouddhistes sacrés pendant l’époque de Goguryeo). Après l’orgie de sageuks ces derniers mois, je ne vais pas m’en plaindre.

Absolutely Him (MBC), où la prochaine comédie romantique qui fait déjà du buzz malgré sa sortie programmée en 2012, en raison du casting réunissant TOP aka most wanted korean male, et Kim Ha Neul. C’est tiré du manga du même nom, c’est à dire qu’il s’agit d’une femme qui achète un robot pour devenir son parfait petit ami. Top, en robot… un rôle sur mesure.

Brain (KBS) est un médical drama prévu pour la mi-novembre. L’histoire d’une lutte pour le pouvoir au sein d’un service de neurochirurgiens, où notre héros deviendra peu à peu meilleur. Côté casting, je retiens surtout Shin Ha Kyun (je l’avais adoré dans Harvest Villa). On essaiera surtout d’oublier le remplacement entier du casting alors que les acteurs avaient déjà commencé leur promo !

Wild Romance (Agressive Romance) (KBS), prévu pour Janvier prochain est décidé à nous raconter comment un joueur de baseball et une garde du corps, championne de judo, tombent amoureux. Décidément la femme coréenne est bien représentée dans les disciplines d’arts martiaux. Lee Dong Wook et Yoon Eun Hye ne sont pas envisagées malgré la rumeur, mais on devrait retrouver Lee Si Young (Poseidon), une actrice qui a pratiqué de la boxe. Mais ce qu’il faut retenir surtout, c’est la grande nouvelle concernant la scénariste, puisqu’on retrouvera la talentueuse Park Yeon Seon (Alone in love, Evasive Inquiry Agency, White Christmas) à l’écriture, en collaboration avec le réalisateur de Women in the sun. J’ai hâte d’en savoir plus, c’est déjà le drama que j’attends le plus.

Dream High (KBS) aura une deuxième saison, prévue pour Janvier également. Même format, nouveau cast… Même histoire ? Les ados vont en raffoler.

Autre projet de KBS pour 2012, celui de porter devant le petit écran Doll Mask, l’histoire d’un combattant en arts martiaux luttant contre l’invasion japonaise dans les années 30. Le réalisateur devrait être celui de Story of a man.

Enfin, le projet qui fait le plus de buzz sur KBS pour l’année prochaine est Love Rain. Un évènement, puisqu’il s’agit du retour des personnes qui ont mis au monde Autumn my heart et Winter Sonata. Attendez-vous donc à du mélo larmoyant : l’histoire d’un couple qui n’a pas réussi à être ensemble dans les années 70, mais qui verra peut-être leurs propres enfants s’aimer dans notre temps. Le casting fait l’effet d’une bombe pour ados, avec Jang Geun Suk (You’re Beautiful) et Yoona des Girls Generation (dont les qualités d’actrice sont bien éloignées de ses qualités de chanteuse malheureusement).

Des fois en lisant le pitch d’une série on mesure le décalage avec nos pensées occidentales. Je cite celui d’If tomorrow comes‘ : une jeune fille au bon cœur pense que respecter ses parents contribue à son propre bonheur. Hmm. Je relis. Hmm. Ok, je savais que le respect des aînés prenait une part importante en Corée, mais là ils poussent le bouchon un peu loin… C’est sorti fin Octobre sur SBS, avec Seo Woo (Cinderella Sister).

Je passe sur le daily drama My Daughter the flower qui narre les aventures d’une fille et de sa mère qui n’est pas sa mère biologique.

Autre concept, Take Care of us captain, prévu pour fin décembre. Histoire de varier les approches, nous voilà à l’aéroport. Ça vous dit une histoire d’amour entre pilote, co-pilote et contrôleur aérien ? Gu Hye Sun (the greatest love, the musical), elle, a répondu présent. Pas sûr que j’en fasse autant, tant le reste du casting m’indiffère.

Prévu pour Janvier 2012, History of a salaryman (SBS) va nous raconter l’histoire d’un salarié moyen qui lutte contre la solitude. Les producteurs de Giant sont derrière, donc le projet est à suivre. Le casting est désormais bouclé, avec côté masculin Lee Bum So (Giant), Jung Gyu Woon (Romance Town) et côté féminin Jung Ryu Won (My name is Kim Sam Soon) et Hong Soo Hyun (l’amie jalouse dans Lie To Me).

Pour les projets situés bien plus loin, signalons le drama Beautiful life qui devrait être le retour de la star Moon Geun Young (The Painter of the wind, Cinderella Sister, Marry me Mary). Il s’agit d’une histoire d’amour entre une infirmière et un neurochirurgien. On a encore le temps d’en savoir plus, c’est prévu pour septembre 2012.

Hanbando ou Korean Peninsula (à ne pas confondre avec le film de 2006) devrait réunir l’excellent Hwang Jung Min et Kim Jung Eun (I am Legend) bien que l’on parlait de Ha Ji Won et Jang Dong Gun pendant un moment. C’est un drama politique ambitieux, véritable blockbuster traitant d’une Corée unifiée, où les ressources naturelles sont rares. On y voit un scientifique devenir président. Un drama post-apocalyptico-écologico-scientifique ? Le synopsis est en tous cas très alléchant. Décidément le câble apporte d’intéressantes idées. Il faudra attendre Janvier pour la voir sur la nouvelle chaîne CSTV/TV Joseon. J’ai hâte.

Et si Jang Dong Gun change son fusil d’épaule, peut-être va-t-il se rabattre sur A gentleman’s dignity, le nouveau drama du scénariste de Secret Garden. On sait peut de chose pour le moment si ce n’est qu’il s’agit d’une histoire d’amour entre trentenaires.

Pour les amateurs de séries policières la chaine câblée OCN nous promet Ten dans quelques jours (le 18 Novembre pour être précis). Le pitch n’a rien de passionnant : l’histoire d’une unité spéciale chargée de résoudre des affaires classées. Le héros devrait être la star de Giant, Joo Sang Wook.

Prévu pour la nouvelle chaîne JTBC, voilà un nouveau drama qui va faire du bruit : Padam padam the sound of his and her heartbeats. Le casting fait rêver : le talentueux Jung Woo Sung (Athena, A moment to remember), le charismatique Kim Bum (Boys Before Flowers), et la jolie Han Ji Min (Capital Scandal). Il s’agit d’une histoire d’amour entre un prisonnier et une femme, avec l’intervention d’un ange gardien.Ça devrait arriver début décembre.

Vous en voulez encore, des titres bizarres ? Voilà Fermentation Family. Est ce que ça sent bon ? On a quelques indices : la scénariste de Devil et Revenge, une histoire mystérieuse d’un gangster orphelin qui pour retrouver son passé, travaille dans un célèbre restaurant qui prépare le fameux kimchi (plat fermenté). On retrouvera notamment Park Jin Hee (The Woman who still wants to marry). Pourquoi pas… C’est pour mi-décembre, toujours sur la nouvelle chaine jTBC.

Pour les amateurs de sageuk (dramas historiques), qui sont nombreux, jTBC a également pensé à vous en vous proposant Queen In Soo. Situé dans la période Joseon, le drama vous racontera les habituelles intrigues politiques et les conflits entre les 3 femmes les plus influentes de cette période. Dans le rôle titre, Chae Si Ra, vétéran du genre. C’est prévu pour décembre.

Saving Madame Go Bong Shil (ou Go ! Mrs Go !) mise sur la popularité des korean idols. Au programme, les premiers débuts de Luna de F(x), et de Kim Kyu Jong (SS501), encadrés par des acteurs expérimentés comme Chun Ho Jin (City Hunter). Enfin, le réalisateur de The Legend et Bicheonmu devrait donner un peu de cachet à l’ensemble. Réservez vos soirées à partir de décembre sur CSTV pour une trentaine d’épisodes. L’histoire ? Une femme âgée d’une cinquantaine d’années s’installe à Séoul après la perte de son mari, et écrit des best seller.

A l’heure où j’écris ces lignes, le mini-drama Bang Ja Chronicles (The Servant) (CGV) devrait bientôt se terminer après 4 épisodes nous racontant une histoire d’amour inspirée du film The Servant. Ce film réécrivait avec audace le célèbre conte de la fidèle Chun-Hyang, qui préféra mourir plutôt que trahir son fiancé. Dans cette nouvelle version, c’est le serviteur qui séduit la belle à la place de son maître, et enchaine les leçons de séduction. On nous promet beaucoup de scènes dénudées, ce qui explique peut-être sa popularité dans les recherches sur internet. En tous cas le premier épisode a été un joli succès d’audience.

Grand nouvelle pour les fans de K-pop, What’s up devrait enfin arriver sur le petit écran le 3 décembre sur MBN. Pour rappel, cette série située dans le monde de la musique (et dont les premiers trailers faisaient penser à Fame), n’avait pas réussi à trouver sa place sur la grille. L’explosion récente des chaines de télé a changé la donne.

Diffusé également au début du mois de décembre sur MBN (le 5 décembre) , Vampire Idol a un pitch complètement délirant : un jeune vampire veut devenir une star de la pop. Il s’agit d’une sitcom qui devrait faire plus de 100 épisodes. Les amateurs de No Min Woo (My girlfriend is a gumiho) vont être ravis.

Et si l’univers des sitcoms coréennes vous plait, voici You’re here, you’re here, you’re really here (Come, Come, Absolutely Come), débutant au même moment sur la même chaine pour un nombre d’épisodes impressionnant (120). L’histoire est celle de trois personnes (un jeune homme et deux jeunes  femmes) qui décident de vivre sous le même toit. L’objectif avoué est de s’inspirer de la sitcom américaine Friends. Une tentative d’américanisation qui sera intéressante à visionner. Mais pourquoi je vous en parle ? Parce qu’il y a la sublime actrice de Soulmate, Lee Soo Kyung, bien sûr. Elle était parfaite dans cette « fausse » sitcom.

Enfin, si vous ne voulez pas vous engager dans une longue sitcom, MBN a également pensé à vous, avec Bolder by the day, l’histoire d’une famille de militaires. La série ne devrait compter qu’une cinquantaine d’épisodes.

Je passe sur Heaven’s garden, qui nous parle de réconciliation familiale à la campagne. Prévue sur Channel A pour le mois de décembre, la série n’a pour l’instant pas grand chose pour elle.

Channel A devrait également nous proposer une vraie success story, celle de Lee Young Suk qui a commencé à vendre des légumes dans un petit magasin et qui possède plus d’une trentaine de magasins dans le monde aujourd’hui. Ca s’appelle Bachelor’s vegetable store (ou Veggie Store) et c’est prévu pour fin décembre, avec le duo Wang Ji Hye (insupportable dans Personal Taste mais parait-il géniale dans Protect the boss) et Ji Chang Wook (Warrior Baek Dong Soo). Autant dire que le casting suscite de l’intérêt. Mais au final j’espère qu’on va suivre l’ascension du jeune homme, pour éviter le cliché du prétentieux riche et arrogant.

Au rayon des projets de la chaine pour décembre, le retour d’Eugene (Wonderful life, Baker King) avec le drama Color of woman est finalement compromis, l’actrice ayant préféré s’occuper de sa sœur victime d’un grave accident. Le héros sera interprété par Jae Hee (Three Dads, One Mom), qui revient de son service militaire obligatoire. Signalons surtout qu’il s’agit d’un drama qui aura la chance d’avoir une vraie équipe de scénaristes. Fini le scénariste qui travaille seul. On espère fortement que cela aura un impact positif dans l’écriture de cette romance.

On attend toujours des nouvelles de Jeon Woo Chi, le drama inspiré du film du même nom. Probablement abandonné, mais j’ai pas lu de confirmation.

Le projet de Choi Ji Woo, Medical College, ne semble pas avancer non plus.

Évidemment parmi les projets qui enflamment le net figure en bonne place Full House 2. Non, vous ne rêvez pas, le drama qui est à l’origine de la vague coréenne va avoir une suite. Enfin… on nous promet une nouvelle histoire, un casting différent, donc vous pouvez voir à quel point le produit est bien labellisé. Mais un tel nom fait encore vendre malgré sa qualité assez déplorable par rapport aux standards d’aujourd’hui (abus de flashbacks, longueurs, répétitions). Néanmoins c’est quand même le drama qui aura connu de multiples clones pendant des années. C’est prévu pour être diffusé en Mars au Japon, mais le casting n’arrête pas de bouger. Je suis plus que dubitatif, vous l’aurez compris.

Enfin, signalons le projet de drama Speed pour CSTV, situé dans l’univers des courses automobiles, et qui devrait réunir 3 chanteuses du groupe Girls Generation (Yoona, Yuri et Soo young). Le réalisateur d’Iris serait partant.

Au final, qu’en retenir ? Pour ma part ça sera probablement Hanbando, Padam Padam, Wild Romance, Lights and shadow.

[Pilote] Dream High

Nous avons déjà évoqué ici la K-pop, et sa progression jusque dans nos contrées. Il faut pourtant bien comprendre que pour certains artistes, la voie royale reste la conquête des USA après celle de l’Asie. Boa ou Rain par exemple s’y cassent les dents. Mais l’ambition perdure. C’est un peu comme si la Corée du Sud avait le besoin de se faire reconnaître musicalement par les USA.

Tout cela explique donc l’introduction toute particulière de la série Dream High, qui nous annonce qu’à l’horizon 2018, pour les 60è grammy awards, un artiste coréen , K, sera récompensé, notamment pour son meilleur album. Mais pour en arriver là, la série va nous montrer les débuts de différents artistes. Le postulat de la série semble donc simple : faire les paris sur l’identité de cette future star internationale (l’un des 6 artistes présents sur une photo), artiste que l’on va voir grandir, mûrir devant nos yeux.

Oui, la série musicale est à la mode. Ce n’est d’ailleurs pas un concept novateur, mais il fonctionne suffisamment pour attirer du monde devant les écrans. D’ailleurs, après You’re Beautiful (dont la review ne devrait plus trop tarder sur ce blog), le filon va être particulièrement exploité cette année, entre Dream High, What’s up et The musical.

Dream High est produit par Bae Yong Joon, qui veut utiliser sa popularité exceptionnelle au profit de la série. Il apparaît donc lui-même dans la série comme le producteur / narrateur de cette success story et directeur d’une école pour artistes. Sa présence, pour autant n’apporte pas grand chose à la série. Même s’il est charismatique, il est vraiment trop calme et inexpressif pour qu’on aime son personnage.

L’histoire nous présente donc Go Hye Mi (Suzy du groupe Miss A), une étudiante douée pour le chant classique. Imbue d’elle-même, ayant, il faut bien le dire, un caractère de chien, elle est admirée par son amie Yoon Baek Hee (Ham Eun Young, du groupe T-ARA, Coffee House), ingénue, qui ne pense qu’à lui ressembler en oubliant de s’affirmer. Go Hye Mi, malheureusement pour elle, voit son rêve s’écrouler. Son père, criblé de dettes, est en fuite pour éviter que les usuriers mafieux ne s’en prennent à lui. Go Hye Mi va donc devoir trouver une solution pour trouver un toit pour elle et sa petite sœur. Pour rembourser cette dette, elle est contrainte de signer un engagement pour réussir l’audition à l’école pour artistes, et donc devenir riche et célèbre. Cela doit être une formalité pour Go Hye Mi, vu sa maîtrise des vocalises.

Mais l’audition est un échec. Pire encore, elle sonne le glas de l’amitié entre Go Hye Mi et Yoon Baek Hee : Go Hye Mi est prête à enfoncer son amie pour avoir sa place, mais c’est finalement Yoon Baek Hee, trahie, qui renaît, s’affirme et obtient son ticket d’entrée.

Alors que tout semble perdu pour Go Hye Mi, le directeur semble vouloir donner une seconde chance à quelques artistes, sans vraiment s’expliquer (une ficelle scénaristique très déplaisante). 3 personnes peuvent rejoindre le groupe : elle, mais aussi Jin-Gook (TaecYeon, du groupe 2PM), un garçon qui essaya à maintes reprises de la sauver des griffes des usuriers et un solide gaillard resté à la campagne, Song Sam Dong (Kim Soo Hyun)…

Vous comprenez très vite que le casting issu du monde de la K-Pop est ce qu’il peut y avoir de plus attrayant avec une telle histoire. Car en plus d’être conventionnelle, la mise en scène est médiocre, grandiloquente au point de croire à une parodie, et le rythme de l’intrigue est suffisamment haché pour y perdre de l’intérêt: on se perd dans des apparitions de personnages caricaturaux (mention spéciale au danseur mystérieux qui parle en anglais – trop la classe – et à la fille qui chante très bien mais qui est moche et grosse, remake de 200 pounds beauty, avec en plus mauvais maquillage).Ce n’est ni drôle, ni dramatique, c’est juste… sans âme.

Pour autant, la série trouve sa force dans quelques personnages. Il aurait été facile de présenter l’héroïne comme quelqu’un de foncièrement gentil, qui subit malheureusement différents coups du sort. Il n’en est rien. Un peu comme dans le début de The Vineyard man, l’héroïne est tête à claques, rien n’est fait pour qu’on l’aime. Même sa situation précaire n’inspire pas beaucoup de pitié (et c’est un comble dans un drama coréen). C’est donc dans l’évolution de son caractère et de celui de sa Némésis que réside l’intérêt du programme. En effet, à l’inverse, Yoon Baek Hee est présentée comme la fille trop aimable, et le clash lors de l’audition révèle une seconde nature qui apporte beaucoup à un personnage jusqu’alors trop lisse.

Au niveau des parties musicales, malheureusement, je n’ai pas trouvé de performances émouvantes ou enthousiasmantes (une remarque qui vaut également pour le jeu de ces « acteurs »). Ce qui est dommage quand on parle de découverte de talents. Il est évidemment trop tôt pour juger de la qualité de l’OST, mais on est loin de You’re beautiful par exemple.

Bref, la série, présentée ainsi, a un gros manque de finition, c’est un ensemble de pièces qui unes à unes sont de mauvaises qualité, mais dont on se prend à espérer que leurs interactions donneront un peu d’émotion (pourvu que les personnages aient des affinités intéressantes !). Le double épisode n’a fait qu’effleurer ces possibilités. Ce potentiel, à vrai dire, relève davantage de l’incantation que de la certitude. La série semble susciter un peu d’engouement en ce moment, mais j’ai tendance à me méfier, d’autant que la présence de chanteurs issus du monde de la K-pop n’y est sans doute pas étrangère.

En tous cas au vu des 2 premiers épisodes, difficile d’être enthousiaste. Il est vrai que je suis loin de la cible visée. Je préfère passer mon tour pour le moment.