[Pilote – Corée] A Gentleman’s Dignity

A gentleman’s dignity n’était pas une des séries coréennes que j’attendais le plus, et j’appréhendais le visionnage des 2 premiers épisodes, au vu des informations et du trailer. Qu’en est-il réellement ?

A gentleman’s dignity nous raconte les péripéties amoureuses de quatre hommes, dans la quarantaine. Un concept qui sur le papier m’enchantait. Je ne me faisais guère d’illusions sur un éventuel contenu plus mâture, mais j’espérais au moins trouver une certaine originalité, une approche un peu plus différente des dramas habituels, ou à défaut, plus nuancée. Ce fut le cas, du moins en partie.

Car oui, ça fait du bien de parler des interrogations d’une autre tranche d’âge (surtout quand on va bientôt la rejoindre). Nos 4 compères ont l’apparence de la maturité quand ils sont seuls, mais en groupe ils savent s’amuser, se titiller, s’engueuler, comme de vrais adolescents. C’est aussi un âge où on a besoin de se rassurer (de se mentir ?) : besoin de prouver qu’on est encore séduisant (et qu’on peut obtenir le numéro de téléphone d’une fille en 30 secondes), qu’on est jeune ou qu’on est capable de mettre une raclée à des mineurs délinquants. Il ne faut surtout pas montrer la moindre faille, et respirer la confiance en soi. Entre eux, ils peuvent se railler (et en soi on retrouve des similitudes avec Men of a certain age), mais devant le sexe dit faible, pas de compromis, il faut toujours garder la tête haute.

Une fierté mal placée ? Si on reconnait certaines mécaniques du fait de la parenté avec Secret Garden (même scénariste), on s’aperçoit vite que l’arrogance a ses limites, et surtout qu’elle est explicable. Exit notre Hyun Bin qui en faisait des tonnes sans autre explication que l’arrogance des riches. Bienvenue à Jang Dong Gun (Taegukgi), lequel interprète un architecte qui aime manipuler/ torturer une prof (Kim Ha Neul, My tutor friend). On sent qu’il désire garder l’ascendant, se trouver irrésistible et inaccessible, mais on sent aussi qu’il n’y a guère de méchanceté en lui. Il veut juste se prouver qu’il peut encore être « cool ». Du reste, comme pour Secret Garden, notre héros se retrouve maintes fois ridiculisé : son apparence vestimentaire ne souffre pas de défauts (sauf pour son jogging), mais ses qualités de combattant, elles, ont disparu.

Ce qui change aussi dans la formule, outre un héros orgueilleux nettement moins cruel et plus sympathique, c’est sa partenaire. Ce n’est plus une femme forte, mais une femme plus fragilisée, qui subit plus qu’elle ne réagit. Et quand elle prend le dessus dans ses échanges, c’est de façon involontaire. Non, elle n’arrive pas à se souvenir de lui. Désolé. Non. Vraiment. Elle est également beaucoup plus gaffeuse, et en cela elle rejoint l’écrasante majorité d’héroïnes de dramas coréens.

C’est là le problème du show. Si son postulat est sympathique (enfin des héros plus posés, bien habillés et coiffés, je n’y croyais plus), ses mécanismes restent encore trop conventionnels. On sent un manque d’approche, et le premier épisode, plutôt pauvre en gags, est particulièrement longuet. Pire, certains artifices comiques sont carrément copiés sur d’autres dramas (comme la fameuse scène du détricotage de robe rouge dans History of a salaryman). Ce rythme lent m’a fait peur, car le drama est particulièrement dépourvu d’ambition sur le plan de la réalisation. Si la musique est sympathique, elle n’arrive pas à transcender les scènes, et les rencontres de nos futurs tourtereaux paraissent décalés par rapport au récit, sans réelle transition, une emphase plutôt abrupte qui m’a fait tiquer. Ce n’est pas un problème d’alchimie puisque les dialogues sont bien menés, et les acteurs irréprochables. Ça m’a d’ailleurs fait plaisir de retrouver Kim Ha Neul, qui fut il n’y a pas si longtemps encore une des reines de la comédie romantique au cinéma. Et Jang Dong Gun est parfait dans son rôle, campant un personnage impressionnant dans la majorité des scènes.

Parmi les points positifs, j’ai particulièrement aimé le fait qu’il n’y ait pas une rencontre « magique », mais bien plusieurs, et que nos protagonistes n’arrivent pas à faire le lien : Oui, c’était bien la même fille, et oui, cet homme, tu l’as déjà rencontré. Un peu comme si le destin trouvait tous les prétextes pour que cela ne se fasse pas, alors que toutes les conditions sont réunies : ils partagent le même cercle d’amis !

Ces amis, d’ailleurs sont un des atouts de la série : leur connivence, leur amitié fait plaisir à voir. On comprend peu à peu qu’ils se retrouvent en mauvaise posture. Leurs relations amoureuses sont compliquées : l’un ne supporte pas l’exhibitionnisme dragueur de sa compagne, (laquelle lui indique bien que c’est ce qui lui avait plu  en premier lieu !). L’autre, marié avec une femme plus âgée que lui, essaye d’éviter de se faire prendre en flagrant délit d’adultère.  Et enfin le dernier semble avoir craqué pour la petite sœur de son ami… Cette dernière insuffle d’ailleurs un joli brin de fraicheur et d’impétuosité dans le deuxième épisode, me réveillant de l’ennui qui me gagnait peu à peu.

En effet, plus le récit avance, plus j’ai commencé à m’attacher à ces personnages, et l’humour s’est aussi nettement amélioré. Il ne s’agit pas de comédie trépidante, ou référencée (mis à part le clin d’œil à Secret Garden), mais d’un humour un peu plus malin, avec des échanges de sms où l’on prétend ne pas s’être trompé de destinataire, ou des faux aveux pour éviter la honte.

Au final, la série s’en sort de justesse après des débuts laborieux. Le casting masculin est impeccable (j’ai oublié de mentionner Kim Soo Roo, Kim Min Jong et Lee Jong Hyuk, tous trois parfaitement à l’aise pour incarner des personnages bien plus profonds qu’il n’y parait). Et les différentes intrigues sont du coup, plus sympathiques que prévues. Dommage que l’on sente venir un passé plus dramatique, via un jeune homme et une photo de groupe.

La question est maintenant de savoir si je vais continuer ou pas, car il manque toujours ce petit plus. Et vu le nombre de nouveaux dramas plutôt alléchants (cf sélection été 2012), il va falloir faire un choix…

Dramas coréens à venir (édition Novembre 2011)

Après un long break dans mes présentations, voici donc les dramas coréens à venir (et ceux qui viennent tout juste de commencer). Il faut évidemment prendre tout ceci avec précaution, puisque ça bouge toujours… Les « general service channels », avec l’explosion du câble, sont en train de changer la donne, notamment parce que les plus grandes stars sont appelées en renfort. On peut les comprendre puisqu’ils y bénéficient de meilleures conditions de travail pour la plupart.

Me too, Flower (MBC), le drama fait déjà parler de lui de la plus mauvaise manière : remplacement à la dernière minute de l’acteur principal pour cause de blessures, et planning extrêmement serré pour arriver à filmer la série à temps pour la diffusion. L’histoire est celle d’une jeune policière qui tombe amoureuse de son patron, lequel cache bien des choses. On retiendra dans le cast la présence de Lee Ji Ah (The Legend), et celle de Seo Hyo Rim (Scent of a woman). Mais tout cela n’augure rien de bon. (diffusion commencée le 9 novembre).

Ce drama sera suivi en Janvier sur la même chaîne par The Moon embracing the Sun, un fusion sageuk romance, inspiré du roman écrit par celui qui a donné Sungkyunkwan Scandal. Kim Soo Hyun (Dream High) y jouera un roi de la dynastie Joseon, amoureux d’une shaman, interprétée par Han Ga In (Bad Guy). Un projet à suivre si vous avez aimé Sungkyunkwan Scandal.

Lights and Shadow (MBC) fait circuler de charmantes photos rétro. Une histoire vraie qui va nous plonger pendant 50 ans dans les débuts du showbiz coréen, de la guerre du Vietnam en 1959 à nos jours (le coup d’état du 16 Mai 1961, l’assassinat de Park Chung Hee en 1979, etc..). Le drama va-t-il pouvoir reconstituer toutes ces années ? En tous cas le contexte est original, et je suis curieux de voir comment on va parler de l’extrême censure de l’époque. A noter qu’il va faire 50 épisodes, c’est un investissement… mais pour les passionnés d’histoire, peut-être que cela vaut le coup. , Le cast est assez intéressant : le vétéran Kim Min Jong, l’impeccable Lee Pil-Mo (du très beau film Dance with the wind) la jolie Nam Sang Mi (Time between Dog and wolf), et l’équipe est celle qui a donné le mythique Jumong (un très grand dramas qui a contribué à l’Hallyu, avec plus de 80 épisodes). Ça débute le 28 Novembre, préparez vos soirées…

Just Like Today ou Be like today (MBC) est un drama familial qui devrait raconter les aspirations et les déboires de la génération baby-boom. Nous y verrons leurs difficultés financières, leurs quêtes pour donner un sens à leur vie. C’est notamment le retour de la petite nouvelle Han Groo après le tonitruant Killer K (je suis admiratif  car elle a sacrifié son enfance pour son rêve – en enchainant les heures après sa journée scolaire, un exemple parmi d’autres de l’extrême pression que se mettent les élèves coréens) mais le reste du casting est essentiellement composé d’acteurs dans la cinquantaine. C’est un daily drama (donc au moins une centaine d’épisodes) et ça commence le 21 Novembre.

Strangers 6 (MBC), une collaboration entre le Japon, la Chine et la Corée pour une histoires d’experts protégeant les intérêts économiques de leurs pays. 22 épisodes diffusés en 2012 si tout va bien. Je suis curieux de voir le résultat même s’il n’y a pas de grands noms associées au projet. Ce n’est pas la première initiative de ce genre, mais c’est une démarche intéressante.

Pas de news  concernant Onjo Biryu, encore rien sur le mystérieux Triptaka (un recueil de textes bouddhistes sacrés pendant l’époque de Goguryeo). Après l’orgie de sageuks ces derniers mois, je ne vais pas m’en plaindre.

Absolutely Him (MBC), où la prochaine comédie romantique qui fait déjà du buzz malgré sa sortie programmée en 2012, en raison du casting réunissant TOP aka most wanted korean male, et Kim Ha Neul. C’est tiré du manga du même nom, c’est à dire qu’il s’agit d’une femme qui achète un robot pour devenir son parfait petit ami. Top, en robot… un rôle sur mesure.

Brain (KBS) est un médical drama prévu pour la mi-novembre. L’histoire d’une lutte pour le pouvoir au sein d’un service de neurochirurgiens, où notre héros deviendra peu à peu meilleur. Côté casting, je retiens surtout Shin Ha Kyun (je l’avais adoré dans Harvest Villa). On essaiera surtout d’oublier le remplacement entier du casting alors que les acteurs avaient déjà commencé leur promo !

Wild Romance (Agressive Romance) (KBS), prévu pour Janvier prochain est décidé à nous raconter comment un joueur de baseball et une garde du corps, championne de judo, tombent amoureux. Décidément la femme coréenne est bien représentée dans les disciplines d’arts martiaux. Lee Dong Wook et Yoon Eun Hye ne sont pas envisagées malgré la rumeur, mais on devrait retrouver Lee Si Young (Poseidon), une actrice qui a pratiqué de la boxe. Mais ce qu’il faut retenir surtout, c’est la grande nouvelle concernant la scénariste, puisqu’on retrouvera la talentueuse Park Yeon Seon (Alone in love, Evasive Inquiry Agency, White Christmas) à l’écriture, en collaboration avec le réalisateur de Women in the sun. J’ai hâte d’en savoir plus, c’est déjà le drama que j’attends le plus.

Dream High (KBS) aura une deuxième saison, prévue pour Janvier également. Même format, nouveau cast… Même histoire ? Les ados vont en raffoler.

Autre projet de KBS pour 2012, celui de porter devant le petit écran Doll Mask, l’histoire d’un combattant en arts martiaux luttant contre l’invasion japonaise dans les années 30. Le réalisateur devrait être celui de Story of a man.

Enfin, le projet qui fait le plus de buzz sur KBS pour l’année prochaine est Love Rain. Un évènement, puisqu’il s’agit du retour des personnes qui ont mis au monde Autumn my heart et Winter Sonata. Attendez-vous donc à du mélo larmoyant : l’histoire d’un couple qui n’a pas réussi à être ensemble dans les années 70, mais qui verra peut-être leurs propres enfants s’aimer dans notre temps. Le casting fait l’effet d’une bombe pour ados, avec Jang Geun Suk (You’re Beautiful) et Yoona des Girls Generation (dont les qualités d’actrice sont bien éloignées de ses qualités de chanteuse malheureusement).

Des fois en lisant le pitch d’une série on mesure le décalage avec nos pensées occidentales. Je cite celui d’If tomorrow comes‘ : une jeune fille au bon cœur pense que respecter ses parents contribue à son propre bonheur. Hmm. Je relis. Hmm. Ok, je savais que le respect des aînés prenait une part importante en Corée, mais là ils poussent le bouchon un peu loin… C’est sorti fin Octobre sur SBS, avec Seo Woo (Cinderella Sister).

Je passe sur le daily drama My Daughter the flower qui narre les aventures d’une fille et de sa mère qui n’est pas sa mère biologique.

Autre concept, Take Care of us captain, prévu pour fin décembre. Histoire de varier les approches, nous voilà à l’aéroport. Ça vous dit une histoire d’amour entre pilote, co-pilote et contrôleur aérien ? Gu Hye Sun (the greatest love, the musical), elle, a répondu présent. Pas sûr que j’en fasse autant, tant le reste du casting m’indiffère.

Prévu pour Janvier 2012, History of a salaryman (SBS) va nous raconter l’histoire d’un salarié moyen qui lutte contre la solitude. Les producteurs de Giant sont derrière, donc le projet est à suivre. Le casting est désormais bouclé, avec côté masculin Lee Bum So (Giant), Jung Gyu Woon (Romance Town) et côté féminin Jung Ryu Won (My name is Kim Sam Soon) et Hong Soo Hyun (l’amie jalouse dans Lie To Me).

Pour les projets situés bien plus loin, signalons le drama Beautiful life qui devrait être le retour de la star Moon Geun Young (The Painter of the wind, Cinderella Sister, Marry me Mary). Il s’agit d’une histoire d’amour entre une infirmière et un neurochirurgien. On a encore le temps d’en savoir plus, c’est prévu pour septembre 2012.

Hanbando ou Korean Peninsula (à ne pas confondre avec le film de 2006) devrait réunir l’excellent Hwang Jung Min et Kim Jung Eun (I am Legend) bien que l’on parlait de Ha Ji Won et Jang Dong Gun pendant un moment. C’est un drama politique ambitieux, véritable blockbuster traitant d’une Corée unifiée, où les ressources naturelles sont rares. On y voit un scientifique devenir président. Un drama post-apocalyptico-écologico-scientifique ? Le synopsis est en tous cas très alléchant. Décidément le câble apporte d’intéressantes idées. Il faudra attendre Janvier pour la voir sur la nouvelle chaîne CSTV/TV Joseon. J’ai hâte.

Et si Jang Dong Gun change son fusil d’épaule, peut-être va-t-il se rabattre sur A gentleman’s dignity, le nouveau drama du scénariste de Secret Garden. On sait peut de chose pour le moment si ce n’est qu’il s’agit d’une histoire d’amour entre trentenaires.

Pour les amateurs de séries policières la chaine câblée OCN nous promet Ten dans quelques jours (le 18 Novembre pour être précis). Le pitch n’a rien de passionnant : l’histoire d’une unité spéciale chargée de résoudre des affaires classées. Le héros devrait être la star de Giant, Joo Sang Wook.

Prévu pour la nouvelle chaîne JTBC, voilà un nouveau drama qui va faire du bruit : Padam padam the sound of his and her heartbeats. Le casting fait rêver : le talentueux Jung Woo Sung (Athena, A moment to remember), le charismatique Kim Bum (Boys Before Flowers), et la jolie Han Ji Min (Capital Scandal). Il s’agit d’une histoire d’amour entre un prisonnier et une femme, avec l’intervention d’un ange gardien.Ça devrait arriver début décembre.

Vous en voulez encore, des titres bizarres ? Voilà Fermentation Family. Est ce que ça sent bon ? On a quelques indices : la scénariste de Devil et Revenge, une histoire mystérieuse d’un gangster orphelin qui pour retrouver son passé, travaille dans un célèbre restaurant qui prépare le fameux kimchi (plat fermenté). On retrouvera notamment Park Jin Hee (The Woman who still wants to marry). Pourquoi pas… C’est pour mi-décembre, toujours sur la nouvelle chaine jTBC.

Pour les amateurs de sageuk (dramas historiques), qui sont nombreux, jTBC a également pensé à vous en vous proposant Queen In Soo. Situé dans la période Joseon, le drama vous racontera les habituelles intrigues politiques et les conflits entre les 3 femmes les plus influentes de cette période. Dans le rôle titre, Chae Si Ra, vétéran du genre. C’est prévu pour décembre.

Saving Madame Go Bong Shil (ou Go ! Mrs Go !) mise sur la popularité des korean idols. Au programme, les premiers débuts de Luna de F(x), et de Kim Kyu Jong (SS501), encadrés par des acteurs expérimentés comme Chun Ho Jin (City Hunter). Enfin, le réalisateur de The Legend et Bicheonmu devrait donner un peu de cachet à l’ensemble. Réservez vos soirées à partir de décembre sur CSTV pour une trentaine d’épisodes. L’histoire ? Une femme âgée d’une cinquantaine d’années s’installe à Séoul après la perte de son mari, et écrit des best seller.

A l’heure où j’écris ces lignes, le mini-drama Bang Ja Chronicles (The Servant) (CGV) devrait bientôt se terminer après 4 épisodes nous racontant une histoire d’amour inspirée du film The Servant. Ce film réécrivait avec audace le célèbre conte de la fidèle Chun-Hyang, qui préféra mourir plutôt que trahir son fiancé. Dans cette nouvelle version, c’est le serviteur qui séduit la belle à la place de son maître, et enchaine les leçons de séduction. On nous promet beaucoup de scènes dénudées, ce qui explique peut-être sa popularité dans les recherches sur internet. En tous cas le premier épisode a été un joli succès d’audience.

Grand nouvelle pour les fans de K-pop, What’s up devrait enfin arriver sur le petit écran le 3 décembre sur MBN. Pour rappel, cette série située dans le monde de la musique (et dont les premiers trailers faisaient penser à Fame), n’avait pas réussi à trouver sa place sur la grille. L’explosion récente des chaines de télé a changé la donne.

Diffusé également au début du mois de décembre sur MBN (le 5 décembre) , Vampire Idol a un pitch complètement délirant : un jeune vampire veut devenir une star de la pop. Il s’agit d’une sitcom qui devrait faire plus de 100 épisodes. Les amateurs de No Min Woo (My girlfriend is a gumiho) vont être ravis.

Et si l’univers des sitcoms coréennes vous plait, voici You’re here, you’re here, you’re really here (Come, Come, Absolutely Come), débutant au même moment sur la même chaine pour un nombre d’épisodes impressionnant (120). L’histoire est celle de trois personnes (un jeune homme et deux jeunes  femmes) qui décident de vivre sous le même toit. L’objectif avoué est de s’inspirer de la sitcom américaine Friends. Une tentative d’américanisation qui sera intéressante à visionner. Mais pourquoi je vous en parle ? Parce qu’il y a la sublime actrice de Soulmate, Lee Soo Kyung, bien sûr. Elle était parfaite dans cette « fausse » sitcom.

Enfin, si vous ne voulez pas vous engager dans une longue sitcom, MBN a également pensé à vous, avec Bolder by the day, l’histoire d’une famille de militaires. La série ne devrait compter qu’une cinquantaine d’épisodes.

Je passe sur Heaven’s garden, qui nous parle de réconciliation familiale à la campagne. Prévue sur Channel A pour le mois de décembre, la série n’a pour l’instant pas grand chose pour elle.

Channel A devrait également nous proposer une vraie success story, celle de Lee Young Suk qui a commencé à vendre des légumes dans un petit magasin et qui possède plus d’une trentaine de magasins dans le monde aujourd’hui. Ca s’appelle Bachelor’s vegetable store (ou Veggie Store) et c’est prévu pour fin décembre, avec le duo Wang Ji Hye (insupportable dans Personal Taste mais parait-il géniale dans Protect the boss) et Ji Chang Wook (Warrior Baek Dong Soo). Autant dire que le casting suscite de l’intérêt. Mais au final j’espère qu’on va suivre l’ascension du jeune homme, pour éviter le cliché du prétentieux riche et arrogant.

Au rayon des projets de la chaine pour décembre, le retour d’Eugene (Wonderful life, Baker King) avec le drama Color of woman est finalement compromis, l’actrice ayant préféré s’occuper de sa sœur victime d’un grave accident. Le héros sera interprété par Jae Hee (Three Dads, One Mom), qui revient de son service militaire obligatoire. Signalons surtout qu’il s’agit d’un drama qui aura la chance d’avoir une vraie équipe de scénaristes. Fini le scénariste qui travaille seul. On espère fortement que cela aura un impact positif dans l’écriture de cette romance.

On attend toujours des nouvelles de Jeon Woo Chi, le drama inspiré du film du même nom. Probablement abandonné, mais j’ai pas lu de confirmation.

Le projet de Choi Ji Woo, Medical College, ne semble pas avancer non plus.

Évidemment parmi les projets qui enflamment le net figure en bonne place Full House 2. Non, vous ne rêvez pas, le drama qui est à l’origine de la vague coréenne va avoir une suite. Enfin… on nous promet une nouvelle histoire, un casting différent, donc vous pouvez voir à quel point le produit est bien labellisé. Mais un tel nom fait encore vendre malgré sa qualité assez déplorable par rapport aux standards d’aujourd’hui (abus de flashbacks, longueurs, répétitions). Néanmoins c’est quand même le drama qui aura connu de multiples clones pendant des années. C’est prévu pour être diffusé en Mars au Japon, mais le casting n’arrête pas de bouger. Je suis plus que dubitatif, vous l’aurez compris.

Enfin, signalons le projet de drama Speed pour CSTV, situé dans l’univers des courses automobiles, et qui devrait réunir 3 chanteuses du groupe Girls Generation (Yoona, Yuri et Soo young). Le réalisateur d’Iris serait partant.

Au final, qu’en retenir ? Pour ma part ça sera probablement Hanbando, Padam Padam, Wild Romance, Lights and shadow.

Acteurs et actrices coréennes : Jun Ji Hyun

Jun Ji Hyun (Jeon Ji Hyun) est sans doute la plus sexy et la plus populaire actrice coréenne. Elle a d’abord débuté comme mannequin avant de s’investir à la télé dans 3 dramas : The Season of Puberty, Fascinate my heart et le plus connu : Happy Together (1999) (à ne pas confondre avec le film de Wong Kar Wai).

Happy Together est désormais un vieux drama familial, mais il bénéficie de la présence d’un cast de rêve : Lee Byung Hun, Kim Ha Neul, Cha Tae Hyun, Jun Ji Hyun…

La belle Jun Ji Hyun commence les spots de pub, et bientôt une nouvelle carrière s’offre à elle. On attendait que le cinéma pour confirmer que son physique n’était pas tout.

C’est en effet grâce à ce média que va se révéler l’actrice .

Après un White Valentine passé inaperçu, (il faut croire que des histoires de pigeon ça ne passionne pas les foules), elle subjuguera son monde avec Il Mare, l’histoire d’une boîte aux lettres qui permet de parler à l’ancien propriétaire d’une maison sur le lac. Un très beau film, qui souffrait cependant d’un rythme mollasson. Le remake américain avec Keanu Reeves et Sandra Bullock a fait un flop, et pour cause, il n’y avait plus aucune alchimie entre les acteurs, l’histoire a été modifiée, et le soin porté à l’image était très en dessous de l’original.

C’est bien évidemment avec le carton phénoménal My Sassy Girl que Jun Ji Hyun trouva le rôle de sa vie. J’en ai déjà un peu parlé lorsque j’ai évoqué Cha Tae Hyun, son partenaire à l’écran. Mais il faut bien comprendre que personne d’autre n’aurait pu incarner ce personnage parfois cruel, moqueur, sans complexes, autoritaire, mais foncièrement émouvant. (Fallait oser l’immonde remake avec Elisha Cuthbert !).

Après être devenue LA star du continent asiatique, Jun Ji Hyun enchaîna avec un film à l’opposé de la sassy girl. The Uninvited est un thriller oppressant, davantage psychologique qu’un film gore. (A ne pas confondre avec The uninvited, le film américain, lui-même remake de l’excellent film coréen A tale of two sisters). L’actrice prouve ainsi qu’elle sait jouer des rôles plus adultes.

Windstruck sera un autre carton pour Jun Ji Hyun. Sorte de faux spin-of de My Sassy Girl, on y retrouve une actrice déchaînée et émouvante. Servie par une excellente bande sonore (X-Japan), c’est un autre très grand film même si la fin en fait peut-être un peu trop. Et devinez quoi ? Les américains ont encore une fois acheté les droits pour en faire un remake.

Après My Sassy Girl et Windstruck, Jun Ji Hyun entreprend une carrière internationale et joue dans un coproduction Corée du Sud/HK : Daisy. Le film est tourné en Hollande, sous la direction d’Andrew Lau. Elle incarne une peintre dont tombent amoureux un policier (Jung Woo Sung) et un tueur professionnel. Un joli film même s’il est un peu trop convenu. Les américains ont là aussi acheté les droits pour en faire un remake.

Jun Ji Hyun prend alors une longue pose cinématographique, occupée par les différents contrats publicitaires (On se souviendra notamment des pubs Giordano).

Elle reprend les chemins des studios en 2008 pour le très bon film A man once a superman, où elle casse justement cette image de beauté superficielle en interprétant une jeune femme réalisatrice de documentaires. L’image la montre grise, terne, au langage rude. Elle rencontre un homme qui prétend être Superman (l’excellent Hwang Jung Min). Ce sujet permet de s’attaquer à l’individualisme qui prend de l’ampleur dans toutes les sociétés.

Afin de se faire reconnaître au niveau international, elle simplifie et occidentalise son nom en Gianna Jun mais elle fait un véritable flop en incarnant Blood the last vampire, film adapté du manga japonais. Avec le médiocre Chris Nahon aux commandes, évidemment, le film n’avait aucune chance.

On devrait la retrouver l’année prochaine dans une coproduction américano-chinoise, l’adaptation du bestseller : Snow Flower and the secret fan (Lisa See). Elle jouera en compagnie de Hugh Jackman et Vivian Wu.

En attendant, la rumeur disait qu’elle voulait tourner dans une série. Elle a récemment refusé de jouer avec Rain dans le drama Runaway (cf mon article).

Suicides, accidents et maladies en séries au pays du matin calme

Si vous suivez un peu l’actualité de la fiction coréenne, vous êtes sans doute au courant du récent suicide de l’acteur Park Yong-Ha. J’avoue avoir pris la nouvelle très à coeur, étant donné que c’était un acteur brillant, qui avait fait merveille dans la série Story of a man (aka Slingshot). Quand on sait qu’il y jouait un homme dont le frère se suicide et bouleverse ainsi toute la famille, c’est d’autant plus troublant. Il avait aussi joué dans Winter Sonata et On Air, et juste avant l’annonce de son décès, je me réjouissais de voir son nom accolé à celui de la délicieuse Yoon Eun Hye dans la future série Comrades/Love Song dont je vous parlais dans mon article sur les séries coréennes à venir. Le projet avait tout du hit (bien qu’il faille se méfier du buzz, puisque beaucoup de projets se sont finalement révélés décevants, comme le dernier Road Number one, avec Kim Ha Neul.)

Il s’avère que Park Yong Ha était très dévoué envers son père, malade d’un cancer de l’estomac en phase terminale. Ayant de plus une forte tendance à la dépression (ce qu’il reconnaissait de lui-même dans plusieurs interviews), il aurait donc choisi de mettre fin à ses jours.

Adieu Park Yong Ha, ton absence va créer un vide.

Outre le drame humain personnel (qui montre d’ailleurs à quel point les liens familiaux sont encore importants en Corée du Sud), j’avais envie de revenir sur le nombre impressionnants de suicides, d’accidents et de maladies dans le petit monde des acteurs coréens.

C’est un fait, en Corée, comme le dit Ladyteruki dans sa très brillante présentation de la télévision coréenne, (même si je ne suis pas tout à fait d’accord lorsqu’elle dit que passé le service militaire les acteurs font plus difficilement carrière, bien sûr beaucoup sont oubliés mais la plupart rebondissent grâce à la grande quantité d’oeuvres produites chaque année, et le public a de la mémoire, par exemple Gong Yoo de Coffee Prince est sorti de son service, acclamé par les fans), c’est un fait, disais-je, les suicides d’acteurs font régulièrement la une de la presse. Ce petit monde n’est pas épargné et subit une vraie pression. Il faut voir par exemple à quel point une simple affaire de consommation de drogue (cannabis, ecstasy) est devenue un scandale brisant la carrière de ceux qui y sont impliqués (Joo Ji Hoon), ou bien comme les harcèlements de la presse sont éreintants. On se souvient par exemple de Choi Jin Shil, qui s’est suicidée car ne pouvant plus supporter les fausses accusations qu’on lui portait (elle aurait profité du suicide d’un autre acteur Ahn Jae Hwan pour prêter de l’argent avec intérêts). D’une manière générale, la presse people et le comportement des internautes, prompts à lancer toutes sortes de rumeurs, semblent vraiment scandaleux. Mais outre les rumeurs, ce sont beaucoup de jugements et de critiques sur la moindre action, la moindre apparence des stars (critiques sur le poids, la chirurgie esthétique omniprésente là-bas). Je trouve aussi que les fans sont particulièrement dangereux (on se souviendra de la pauvre Yoon Eun Hye qui aura subi des jets d’eau vinaigrée dans son oeil, ce qui a abîmé la cornée de l’actrice).

Parmi les suicides, on peut ainsi nommer celui de l’actrice Jung da Bin ou de l’actrice Lee Eun Ju (Bungee Jumping of their own, Lover’s concerto) qui s’est suicidée suite à la scène de nue qu’elle avait tourné dans The Scarlett Letter.

Mais c’est peut-être aussi du côté des mentalités qu’il faut chercher une explication. La dépression n’est pas considérée comme une maladie comme chez nous, mais comme une faiblesse honteuse, et le seul moyen de réparer sa fierté et son honneur semble être le suicide.

Cette mort n’est pas la seule malédiction frappant les acteurs coréens. Je pense notamment à des accidents ou des maladies graves, phénomènes plutôt fréquents là-bas.

Ainsi, la Corée aura perdu le très sympathique acteur de Coffee Prince (Lee Eon) par un accident de moto, tandis que l’actrice Jang Jin Young est morte d’un cancer de l’estomac juste après son mariage.

Ce sont à chaque fois des évènements qui bouleversent le pays, mais rien ne change. Il faut croire que ces tragédies contribuent à ce que ce pays reste le roi de la fiction mélodramatique.