Drama Special 8 – Secret Garden

Méfiez-vous de ce titre pour le moins trompeur, je ne vais pas vous parler d’un épisode spécial du drama Secret Garden avec Hyun Bin et Ha Ji Won mais de cet épisode 8 de la série des drama special de KBS diffusé en 2010. Eh, ce n’est pas ma faute si le titre est identique !

Cet épisode revient dans la droite lignée des mélodrames coréens, et à vrai dire, est plutôt décevant. Si tous les ingrédients sont là, l’ensemble est beaucoup trop prévisible pour qu’on se laisse emporter par ce drame sans s’assoupir un peu. L’émotion est là, mais sans réussir à impliquer suffisamment le téléspectateur. A force vouloir suivre une recette à la lettre, on finit par se perdre.

Yeo Jin et Gi Rim sont deux lycéennes en dernière année, qui assistent à des cours de littérature. Ces deux meilleures amies ne se quittent pas, mais Gi Rim craque pour le nouveau professeur. Yeo Jin semble très affectée par ce coup de cœur, d’autant que cet homme semble être un coureur de jupons. Leur amitié résistera-t-elle ?

La mise en scène ne laisse pas beaucoup de place à l’ambiguïté, on sait très vite ce que ressent Yeo Jin. L’avantage, c’est que ça permet de mieux comprendre son comportement. Mais il aurait fallu développer un peu plus son personnage pour mieux ressentir sa souffrance. Et surtout, amener un fin moins conventionnelle.

De même, si le traitement est plutôt doux sans être intimiste, il est trop passe-partout pour susciter l’émotion. A part un plan sur la verdure, le récit ne cherche pas le symbolique non plus.

Ce drama special sera donc vite vu, et vite oublié. Trop calibré, sans âme, prévisible, et peu attachant malgré une histoire poignante sur le papier, cet épisode sans saveur ne mérite pas qu’on s’y attarde davantage.

Drama Special 7 – The Great Gye Choon Bin

J’aime vraiment les Drama Special. On peut parfois tomber sur de jolies pépites, et cet épisode est l’une d’entre elles. Un épisode parfait pour la Saint Valentin : à la fois drôle, loufoque, et surprenant dans son ton indépendant, mais aussi émouvant, suffisamment astucieux et intelligent pour obliger le téléspectateur à réfléchir aux pièces du puzzle et à la psychologie des personnages, avec quelques beaux symboles, bref, de quoi passer un excellent moment.

Wang Ki-Nam (Jung Kyung Ho, Smile You) est un art-thérapeute qui entretient une liaison avec une femme mariée depuis 9 ans. Il n’arrive pas à avoir le courage et la force pour se séparer d’elle. Toutes ses tentatives ont échoué, elle revient inlassablement et il semble se satisfaire de cette relation qui le nourrit et le rassure (il a notamment peur du noir).

Alors que la ville subit des actes de vandalisme (des panneaux dont le sens est détourné de façon comique), Wang Ki-Nam prend sur le fait des écoliers qui raturent les publicités de son cabinet. Cela le conduit à rencontrer Gye Choon Bin, (Jung Yoo Mi, Que Sera Sera) l’institutrice qui semble avoir un crush sur lui depuis sa plus tendre enfance. Gye Choon Bin apparait comme immature, et aime beaucoup dessiner elle aussi. Elle avoue son béguin, mais bizarrement ne semble pas vouloir aller plus loin. Elle se satisfait de son coup de cœur, sans vouloir le transformer en amour car elle ne veut pas souffrir à cause de ce qu’elle ne peut avoir.

Le drama tourne beaucoup autour de l’attitude bizarre de Gye Choon Bin, (et notamment avec l’enquête de police pour savoir si elle est la responsable de ces actes de gribouillage), mais aussi autour d’une jeune écolière qui n’arrive pas à passer outre la mort de son « petit copain ». Le vendeur de poussins est ainsi régulièrement aspergé de vinaigre et traité de meurtrier. C’est donc particulièrement drôle, tout en gardant un certaine mise en scène émouvante. J’aime quand on comprend qu’il y a un sens derrière tout cela.

Car sans vouloir dévoiler la fin, lorsque les pièces de ce puzzle s’assemblent et que chaque personnage résout son problème, on repart le sourire aux lèvres. Cette aventure légère mais pas insipide, émouvante sans être dramatique, a donc su trouver son ton pour frapper au coeur. Ici, pas de grande manifestations, ou d’exagérations, juste le côté farfelu d’une vie avec et sans amour. Car en amour la folie et la raison se côtoient en permanence… Il y a là une jolie réflexion sur ce qu’est l’amour, et comment avancer dans la vie.

J’en profite d’ailleurs pour saluer la performance des acteurs, qui ont réussi en très peu de temps à se rendre attachants, crédibles et intéressants. Si jamais vous en avez l’occasion, n’hésitez pas, vous passerez une heure et dix minutes très agréables.

KBS Drama Special 6 – Reason

Pour ce nouvel épisode de la série des drama special, la déception est de mise. Certes, il s’agit d’une histoire de femmes coréennes, ce qui rend l’approche peut-être plus délicate pour un téléspectateur masculin. Mais le récit avait suffisamment bien commencé pour que je me sente concerné, touché par le portrait de ces deux femmes qui cachent l’une et l’autre un douloureux passé. Non, le problème est ailleurs : il est dans le choix du drame. Il m’est effectivement très pénible quand le récit en fait des tonnes sur le côté tire-larmes, alors que la solution est « simplement » de faire le bon choix pour s’en sortir. (Mais bon ce n’est pas la première fois que je rencontre ce type d’obstacle psychologique dans des dramas coréens).

Tout commence par le portrait d’une prof de maths, mariée depuis plus de 30 ans, qui s’enferme dans sa solitude depuis que son mari est devenu un légume suite à un accident. D’emblée on sent que sous cette carapace insensible se cache une personne qui n’ose pas refaire sa vie. Son passé expliquera son comportement présent. Quant à l’avenir, quelle raison peut-elle donc invoquer pour prendre son destin en main ? Tout l’épisode tourne donc autour de cette thématique de la raison. Il faut une raison pour agir.

Elle engagera une jeune femme pour s’occuper au quotidien de son mari (toilette, surveillance) et du ménage. Mais sous ses airs de jeune femme gentille, celle-ci semble avoir des pulsions meurtrières. Et le téléspectateur, en entenandt une autre histoire de corps qui disparait, commence à se demander si on ne tombe pas dans un thriller. Sans vouloir dévoiler la réponse, j’ai été déçu par la révélation sur le passé de la jeune fille, qui franchit les bornes du drame larmoyant.

Reste une histoire où deux personnes vont apprendre à revivre au contact l’une de l’autre. De jolis moments, qui sont l’atout de l’épisode, mais qui ne compensent pas la fin abrupte et amère.

Au final, un épisode décevant, qui sans être mauvais, a loupé son sujet alors qu’il avait pourtant toutes les cartes en main pour mieux faire.

Mon année 2010

Tout le monde y va de son petit bilan en cette fin d’année, alors j’avais envie de parler de ce qui m’avait marqué cette année, moi aussi. Je vais tâcher d’être concis, car malheureusement ça fait un peu redite (et puis je vous avoue que mon état de santé ne me permet pas d’en faire plus). Pour le bilan américain de mi-saison, il viendra plus tard. Notez également que j’ai préféré ne pas parler de cinéma asiatique ici.

Mon année fut beaucoup moins consommatrice de séries (et de cinéma) que les années précédentes. Je n’ai pas eu de véritable période boulimique. La faute à un rythme de vie qui a beaucoup changé (et qui changera encore). Et puis il faut bien le dire, l’engouement de la découverte culturelle s’est un peu estompé. Je ne suis plus surpris par les codes narratifs coréens et japonais. Dit comme ça, ça pourrait être triste. En revanche, je sais désormais ce que je recherche. J’espère à l’avenir moins m’éparpiller, mais je me connais : j’aime toujours lire des avis passionnés sur des séries, et je finis toujours par craquer.

L’envie est donc toujours là. Mais le choix devient de plus en plus frustrant. J’en reparlerai, mais jamais je n’ai été autant frustré que cette année. Trop de choses à voir, pas assez de temps.

-2010 : une petite année de découvertes et de rattrapages

J’aurai évidemment voulu voir davantage de choses cette année. Mais je retiendrai parmi mes rattrapages : the good wife, someday, mousou shimai, gaiji keisatsu, quelques kbs drama special. The good wife fut rattrapé en quelques jours, j’ai vite été happé par la série qui m’a redonné goût aux séries judiciaires. A vrai dire, j’étais curieux de savoir si ses éloges étaient mérités. Ils l’étaient. Someday c’est un peu mon arlésienne. Ça fait des années que je voulais regarder cette série coréenne « immanquable », j’avais même réussi à regarder le début dans des conditions très peu confortables. Mais cette année fut la bonne. Du côté japonais, grâce à des téléphages avertis, j’ai eu le bonheur de me plonger dans deux séries d’exception. Et puis quelques épisodes de drama special m’ont parfois replongé avec délice dans la base du mélodrame coréen.

-2010 : peu de nouveautés américaines marquantes

Men of a certain age et white collar étant apparues fin 2009, il ne reste donc dans ma besace que life unexpected, huge, rubicon, et raising hope. Eh oui dans cette liste, seule une série aura réussi à survivre. C’est chaque année pareil, les séries que j’aime sont de plus en plus écourtées. Je crois que je ne m’y habituerai jamais.

Si ma capacité à m’enthousiasmer pour des nouveautés avant leur diffusion reste intacte, cette année j’ai été plus déçu que d’autres: boardwalk empire, the walking dead, treme, autant de séries « travaillées » qui n’ont pas réussi à me captiver par leur rythme de narration.

-2010 : des séries américaines qui laissent un vide

Cette année fut surtout la fin de Lost. A l’époque sa fin fut tellement décriée, mais aujourd’hui, que nous reste-t-il comme série réellement captivante à la télévision ? (ne me parlez pas de The Event, il est loin le pilote prometteur).

Ce fut également la fin de 24, série aux innombrables défauts mais qui avait au moins le mérite d’avoir un peu de suspense. Quelle série d’action pour la remplacer ?

Enfin, beaucoup de monde l’a déjà oubliée, et pourtant Dollhouse s’en est allée fin janvier. La montée en puissance de la série m’a rappelé à quel point Joss Whedon savait raconter ses histoires.

Depuis la fin de ces 3 séries, la paysage télévisuel américain a bien changé.

-2010 : pas encore assez de place pour le visionnages de séries asiatiques

C’est ma grande frustration de l’année. Chaque année je loupe des séries que je voulais absolument voir, mais je me promets à chaque fois d’y remédier l’année suivante. Cette année fut encore plus terrible. Puisque, désormais, j’ai cédé à la tentation de regarder des pilotes, et que je n’ai pas pris le temps de terminer ce que j’ai entamé. Mes grands regrets sont notamment secret garden et my girlfriend is a gumiho. En revanche, j’ai pris grand plaisir à visionner personal taste, qui est mon coup de cœur de l’année. Bon ok, mon admiration pour Son Ye Jin n’est peut-être pas étranger à ma fascination pour ce drama, mais tout de même, ce fut drôle, émouvant, bien rythmé. Et j’en garde un excellent souvenir.

– 2010 : les moments marquants

Il est assez difficile de se souvenir des meilleurs moments d’une année téléphagique quand on a une mémoire de poisson rouge comme moi, mais voilà à quoi je pense quand je ferme les yeux… La mort, l’amour, la renaissance, le rire, le souvenir…

– la fin tragique de personnages dans Lost 6.14.

– la scène shipper tant attendue par les fans dans Chuck 3.13

– House, brisé, trouve son salut dans House 6.22

-L’explication de l’ascenseur dans The Big Bang Theory 3.22

-Un souvenir enfoui resurgit et révèle le mystère de Sanggojae dans Personal Taste épisode 12.

Au final cette année 2010 fut une petite année en terme de contenu, mais suffisamment riche en émotions. Et puis, surtout, ce fut une année d’échanges d’expériences télévisuelles. Ma plus grande joie ? Voir Alone in love critiqué ailleurs qu’ici, suscitant enfin l’envie irrépressible de visionnage (Livia et Ageha je compte sur vous pour propager la bonne parole ^^). Espérons que l’année 2011 fera mieux !