You from another star [Pilote – Corée]

you from another star

En matière de télévision sud-coréenne, on le sait, ce sont les stars qui poussent une grande partie d’un show. Alors après 14 ans d’attente, le retour de Jun Ji Hyun (My Sassy Girl) sur le petit écran est un réel évènement à savourer. L’actrice phare de l’Hallyu délaisse donc pour un temps le cinéma coréen et international, pour se consacrer à ce drama romantique aux multiples titres : You from another star, man from the stars, my love from another star... choisissez bien.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’au terme des deux premiers épisodes, le drama ne déçoit pas. L’histoire est un cocktail parfait de plusieurs idées et thématiques : le destin au sens romantique, les clins d’œil / coups de griffe sur l’industrie du divertissement et sur l’actrice qui joue le rôle titre (la fameuse réplique de My Sassy Girl sera là !), la pincée de fantastique, un volet de l’histoire au temps de Joseon, de multiples personnages, et un équilibre parfait entre l’humour et le drame.

you from another star jun ji hyun

Notre héroïne (Jun Ji Hyun) incarne une star de l’Hallyu, qui n’a pas fini ses études et manque sérieusement de culture générale (elle tweete façon Nabila). Imbue d’elle-même, elle fait ses caprices. Heureusement les auteurs désamorcent très vite son personnage pour le rendre sympathique. Elle cache en effet une vieille blessure : sa mère lui pique son argent après avoir ruiné son père (et s’en être séparé). Captive du star-système qui l’empêche de manger à sa faim, elle ne peut supporter de voir les gens l’adorer et lui donner des coups de couteau dans le dos. La mode est au lynchage médiatique, hélas. Elle doit ainsi reprendre les cours à l’université, car on ne tolère plus son statut privilégié. Son nouvel objectif est donc d’avoir de bonnes notes tout en continuant sa carrière d’actrice, ce qui ne lui laisse que peu de temps, malgré ce qu’elle montre sur les réseaux sociaux. Or, elle va vite s’apercevoir que son prof est en réalité son nouveau voisin.

you from another star jun ji hyun kim soo hyun

Notre héros (Kim Soo Hyun, The Moon That Embraces the Sun), apparemment prof d’université un brin asocial, est en réalité un extra-terrestre qui vit sur Terre depuis 400 ans et pourrait enfin retourner sa planète à la faveur d’une comète d’ici 3 mois. Il ressemble aux humains, sauf qu’il a des capacités bien plus évoluées : son audition est décuplée, et la télékinésie et la maîtrise du temps n’ont plus de secret pour lui. Il entend donc sa voisine « décompresser » (elle hurle et chante faux à tue-tête tard le soir) et s’en plaint… Autant dire que ces deux là ne commencent pas sur le bon pied.

you from another star kim soo hyun

Mais le destin leur joue des tours. La série va beaucoup jouer sur ce concept romantique, à travers le temps. Il y a 400 ans, notre alien a sauvé une petite fille d’une mort certaine. Il y a une douzaine d’années, il est également intervenu pour une fille qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Ce qu’il ignore, c’est que cette petite fille, c’était notre héroïne.

De nos jours ni l’un ni l’autre ne se reconnaissent. Pourtant chacun aimerait revoir l’autre. Notre héroïne reste ainsi bloquée sur la question du mariage avec son boyfriend trop pressant, et notre héros pense que s’ils doivent se revoir, le destin s’en chargera.

Il a en effet une conception particulière de la vie. Il a constaté par le passé que ses interventions pour aider l’humanité se sont toujours soldées par des échecs. Si le mal (ou le bien) doit arriver, il arrivera.

you from another star joseon

Si notre héros est asocial, il a réussi à se lier d’amitié avec un seul humain, avocat, qui se charge de rédiger de faux actes de décès. Notre héros, en effet, n’a pas vieilli depuis 400 ans, et il doit constamment changer de lieu et de profession pour ne pas se faire remarquer. Du côté de notre héroïne, en revanche, le nombre de personnages est élevé : des actrices concurrentes (dont l’une jouée par Yoo In Na (Queen In Hyun’s Man) qui en pince pour le boyfriend de l’héroïne, lequel a un frère héritier chaebol diabolique), la mère de l’héroïne, son frère qui fugue, … On sent de suite qu’on ne va pas s’ennuyer !

you from another star yoo in na

Et effectivement ces deux premiers épisodes sont plutôt denses, bien rythmés, oscillant parfaitement entre les moments émouvants et les scènes comiques, plus limitées. On se prend donc très rapidement au jeu, et ce d’autant mieux que la romance nous est présentée sous son meilleur jour. Parlez-moi de destin, et je suis là.

you from another star romance

La réalisation n’est pas en reste avec une bonne utilisation de l’environnement, d’excellents effets spéciaux. La bande son orchestrale envoute de suite le téléspectateur, et donne à certaines scènes un vrai cachet. Mieux encore, les fins d’épisodes comportent des scènes bonus humoristiques, à la manière d’History of a Salaryman (en moins loufoque). De quoi se lier très rapidement avec les acteurs, qui semblent prendre plaisir à jouer. Jun Ji Hyun est évidemment excellente, même si elle doit surjouer par moments pour mieux rentrer dans le cadre du drama, et Kim Soo Hyun (qui était déjà son partenaire dans le très bon film The Thieves) restreint suffisamment son jeu pour qu’on le prenne pour un alien.

Bref, tous ces nombreux éléments combinés en font un divertissement complet, et très séduisant, et j’ai hâte de voir la suite.

feu_vert3

My sassy girl

Il était temps que je parle de ce monument de la comédie romantique. En effet, My Sassy Girl fait partie de ces films incontournables quand il s’agit d’aborder le cinéma coréen. Oui, vous avez bien lu. Coréen. Et je préfèrerais oublier l’immonde remake américain du même nom avec Elisha Cuthbert et Jesse Bradford, qui a réussi à massacrer toutes les qualités du film original.

My Sassy Girl est inspiré du blog de Kim-Ho Sik qui raconte ses déboires liés à son excentrique petite amie. Le film est réalisé par Kwak Jae Yong, et est sorti sur les écrans en 2001 et est rapidement devenu l’un des plus grands succès en Asie, dominant ainsi les charts de tout le continent et contribuant au phénomène de l’Hallyu. C’est aussi le film qui propulsa Jun Ji Hyun et Cha Tae Hyun au rang de superstars.

C’est une véritable petite perle de savoir-faire, qui redonne au genre de la comédie romantique toutes ses lettres de noblesse. Parce qu’il faut bien le dire, les américains ne sont plus capables de nous sortir des comédies romantiques comme au temps de Julia Roberts et Meg Ryan. Le sexe et la vulgarité ont remplacé tout développement du sentiment amoureux. On en arrive à vous expliquer que deux personnes tombent amoureux parce qu’ils boivent l’eau du robinet. (Je n’exagère pas, retrouverez-vous le film en question ?). C’est vous dire si la notion d’alchimie a disparu du box-office américain. (Oui je sais je tape dur mais c’est vraiment exaspérant).

My Sassy Girl raconte l’histoire de Kyun Woo, jeune étudiant paresseux qui rencontre une jeune fille bourrée sur les quais du métro. Ne pouvant pas la laisser là, il la dépose à un hôtel. Ses ennuis ne font que commencer, il va peu à peu comprendre à qui il a affaire.

Ne vous fiez pas au scénario, le film est très drôle, loufoque, et peu à peu va développer une vraie tendresse. C’est la force des films coréens, pouvoir passer aussi facilement de la comédie au mélodrame sans perdre en efficacité. Dans sa première partie comique, Kyun Woo va ainsi être confronté au caractère de cette sassy girl, l’occasion pour Cha Tae Hyun de briller dans le registre du garçon souffre-douleur. Jun Ji Hyun quant à elle, est époustouflante. Quelques parodies de film sont même disséminés de ci de là, donnant au film un aspect encore plus loufoque. Mis à part le premier gag du film, qui est culturellement très apprécié par nos amis coréens (moins chez nous je pense), les gags sont irrésistibles.

Mais cette excentricité ne sert pas qu’à faire rire, elle va permettre au film de trouver en seconde partie un nouveau souffle, très émouvant, flirtant même parfois avec le fantastique et la notion de destin. Quoi de mieux comme support d’une romance ? Au lieu d’être tristement larmoyant, le film développe ainsi une véritable connexion avec le téléspectateur qui veut voir cette relation aboutir.

Une romance, certes, mais où le sexe n’apparaît pas, où les baisers sont inexistants, et où le symbolisme prendra une bonne part. Ceci redonne un véritable coup de fouet à la pureté du sentiment amoureux, et le film est donc très efficace.

J’insiste sur le talent des acteurs, car ils sont aussi une des raisons de la réussite du film. A l’aise dans les deux registres, extrêmement sympathiques et charismatiques, ils méritent vraiment leurs éloges. C’est bien simple, ils sont irremplaçables.

Enfin la bande sonore est elle aussi parfaite. Des morceaux de piano à la chanson « I believe », en passant par l’orchestration générale et le fameux passage de Pachelbel, l’émotion en est sublimée.

A noter qu’une fausse préquelle a vu le jour, Windstruck (2004), du même réalisateur et avec Jun Ji Hyun également. Un très beau film également, même s’il est davantage mélodramatique. Ces deux films sont disponibles en DVD en France, un fait qu’il convient de signaler puisque, selon ce que j’en ai compris, Hollywood a fait en sorte de racheter les droits pour en empêcher la diffusion.

Au cinéma, on balance souvent le mot « culte ». Ce film ne l’aura pas volé. Il fait partie de mes films préférés, à voir et à revoir (je ne compte plus mes visionnages). Tendre, intense, profondément romantique, il vous marquera, c’est sûr. Du reste, si vous n’êtes toujours pas convaincu, un petit tour sur la toile devrait vous donner l’étendue de la popularité de My Sassy girl.

Je mets volontairement pas de bande-annonce, elles sont spoiler et ne rendent pas compte des multiples tons du film. N’allez pas ici, ici ou . Sinon, j’aime bien cette scène.

Ne faites pas attention au ton passionné de l’article. Je ne suis plus dans mon état normal quand je parle de ce film 😉

19/20

Marathon

Marathon est un des nombreux bijoux du cinéma coréen, injustement méconnus.

Marathon est une histoire vraie, basé sur la vie de Bae Hyung-Jin, une histoire qui a touché le cœur de millions de coréens à travers un livre et un documentaire télé consacré à ce jeune autiste.

Renommé Yoon Cho-Won dans le film qui date de 2005, cet autiste a une obsession : le zèbre. Que ce soit un mur balafré, un sac, une valise ou des chaussures, Cho-Won est passionné par cet animal, au point de retenir parfaitement les documentaires animaliers.

Le film est loin des clichés sur l’autisme, il raconte simplement la vie d’un autiste ordinaire, qui n’a pas de don surnaturel. C’est aussi et surtout une histoire familiale qui dépasse la simple compréhension du handicap.

Les frustrations des parents devant l’absence de  réponses de leur fils poussent à l’éclatement de la famille : le père fuit cette vie qu’il n’a jamais voulu, le frère réclame que l’on s’intéresse aussi à lui, et enfin la mère se surinvestit dans sa relation avec Cho-Won.

Elle cherche à élever le niveau intellectuel de son fils âgé de 20 ans (alors qu’il en a 5 intellectuellement). D’abord, revenir à l’essentiel de la vie : le soleil, les arbres…, puis savoir compter l’argent, signer. Elle espère vivre jusqu’à la mort de son fils, mais ce n’est pas possible. Le film va plus loin en mettant en cause l’attitude de la mère :  Est-ce le bon comportement ? Est ce lui qui a besoin d’elle ou elle qui a besoin de lui ? Alors que l’autisme est notamment un trouble de la communication, comment la mère peut-elle communiquer si elle se ment à elle-même ?

Il y a là une très bonne analyse des conséquences du handicap. Si bien sur on nous présente Cho-Won comme un enfant adulte qui retient tout, qui n’arrive pas à exprimer ses émotions ou à sourire, ce n’est pas un film triste, on rit parfois beaucoup des réactions spontanées de Cho-Won, sans que ce ne soit de la moquerie, c’est son regard décalé sur le monde qui est amusant, pas son handicap. Et ça fait toute la différence.

C’est un regard sincère qui est porté sur l’autisme, mais un regard qui n’oublie pas non plus le drame humain. Je ne peux m’empêcher d’avoir les larmes aux yeux quand Cho-Won hurle à celui qui le frappe, imitant sa mère, « mon enfant est handicapé ». Le film pose même la question de l’abandon. Doit-on l’abandonner ? Cho-Woo arrivera à rappeler à sa mère qu’elle l’a déjà abandonné quand il était petit.

L’émotion est magnifiée dans ce film très bien construit, qui reprend les enseignements prodigués à l’autiste pour lui permettre de franchir les obstacles. La puissance de ces images est vraiment exceptionnelle, d’autant que le réalisateur aime employer une certaine poésie pour faire ressortir l’imaginaire de Cho-Won. Mieux encore, l’excellente bande son au piano fait partie de mes thèmes musicaux préférés tous genres confondus. Elle sait rendre grâce à la magie des instants, remotiver, et on croit même entendre le souffle de Cho-Won rythmer la partition.

Et si on parle de souffle, c’est tout simplement parce que le thème du film est – comme son nom l’indique – le marathon. Cet autiste a réussi à trouver une certaine motivation à courir, à aller jusqu’au bout. Comme la mère le dit, Cho-Won est content quand il court. Il est beau quand il court. Il redevient normal dans l’effort physique (et c’est magnifiquement dit avec les mains qui l’accrochent sur son parcours), mieux encore, il est capable de se dépasser.

Pour autant le film n’est pas une simple success story, et pose les questions qui font mal, sur cette culpabilité inhérente à toute famille qui a un enfant handicapé. Cho-Won aime-t-il la course à pied ? Est-ce son rêve ou est-ce devenu celui de la mère ? Court-il parce qu’il  parce qu’il a peur d’être abandonné ?

Ce rêve, c’est celui de finir un marathon en moins de 3h. Un défi que beaucoup d’amateurs voudraient réussir. C’est là qu’entre en jeu un ancien athlète marathonien. Celui-ci a été condamné à 200 heures de travaux publics pour ivresse et se retrouve obligé de travailler dans une école pour autistes, l’école pour autistes de Cho-Won. La mère de Cho-Won ne va pas laisser passer cette occasion, et va tout faire pour qu’il devienne son entraineur, malgré le fait que ce soit un homme égoïste et désabusé qui n’a rien compris sur cet handicap.

Cette incompréhension du handicap pourrait, comme dans tant d’autres films faire la majeure partie de l’histoire. Il est en effet très facile de stigmatiser la population qui ne comprend rien à l’autisme puisqu’elle n’y est pas confrontée. Bien sûr la différence fait peur (« il devrait aller à l’asile ») ou amuse les gens. Mais le film sait habilement remplacer ce discours par un magnifique message d’espoir.

La mère de Cho-Won ne cesse de répéter : « Tes jambes valent ? Un million de dollars ! Ton corps est ? Superbe ! ». Du reste, on ne peut qu’être ébahi devant une telle performance d’acteur. On dit souvent que jouer un handicap peut faire valoir une récompense,  et bien dans ce cas Cho Seung-Woo (The Classic) mérite un oscar. Oui, rien que ça. Il a obtenu des récompenses pour ce rôle dans toute l’Asie, mais pour des raisons que j’ignore n’a jamais reconnu la reconnaissance qu’il mérite en Occident. Il incarne avec une vraie justesse son personnage, sans le caricaturer.

J’aime vraiment beaucoup le réalisateur, Chung Yoon-Chul, il réalisera plus tard le très beau film A man Once a superman avec Hwang Jung Min et Jun Ji Hyun. Il arrive à traiter de problématiques sociales en mettant l’émotion au premier plan, chose rare dans les productions occidentales, et a fortiori francophones (où le sujet social prime sur l’émotion). Pour moi l’émotion doit toujours être le cœur d’un film.

Au final je ne peux que vous recommander de voir Marathon, qui est sorti en France en DVD également. Ce n’est pas un film larmoyant, stigmatisant ou utopiste, c’est tout simplement un film magnifique, positif, tolérant, en bref, un formidable film humaniste : drôle sans être moqueur, émouvant sans être trop mélodramatique, réel et non caricatural, en tous les cas bien plus riche qu’un film américain comme Rain Man (puisqu’en France on comparera toujours aux films américains, qu’on en cesse une bonne fois pour toutes avec cette soi-disante référence). M’enfin quand je lis les critiques françaises, il y a de quoi désespérer. Je plains vraiment les gens qui pensent que c’est « une guimauve coréenne filmée à l’américaine ». Ceux-là, ils n’ont vraiment rien compris à la vie. Donnez leur tort, ouvrez votre cœur de façon sincère et non désabusée. Regardez Marathon.

17/20

Petit récapitulatif des présentations d’acteurs et d’actrices coréennes

Bon, j’espère que vous m’excuserez pour la pauvreté des mises à jour ces derniers jours, mais aujourd’hui est mon dernier jour de vacances, alors je me suis dit qu’une petite récap’ ne serait pas inutile.

Ces présentations ne concernent bien sûr qu’un infime échantillon des acteurs sud-coréens qui jouent dans les séries télévisées. Et  je complèterai petit à petit ce post, notamment avec des acteurs plus populaires auprès des jeunes (Lee Min Ho, ..).

Je vous ai donc présenté en ce début d’été (je vous invite à cliquer sur les noms pour lire les articles correspondants) :

Des acteurs coréens, comme :

Lee Byung Hun (séries majeures : All In, Iris ; films majeurs : Joint Security Area, Bungee Jumping of their own, a bittersweet life, once in a summer,the good the bad the weird)

Cha Tae Hyun (séries majeures : Flowers for my life ; films majeurs : my sassy girl, my girl and i, lover’s concerto, speed scandal)

Hwang Jung Min (série majeure : That Fool ; films majeurs : Road Movie, a good lawyer’s wife, this charming girl, a bittersweet life, you are my sunshine, bloody tie, happiness, a man who was superman)

Des actrices, comme :

Ha Ji Won (séries majeures : Damo, Hwang Jin Yi ; films majeurs : Ditto, Sex is zero, Duelist, Haeundae, Closer to Heaven)

Moon Geun Young (séries majeures : Autumn Tale, painter of the wind, cinderella sister ; films majeurs : lover’s concerto, a tale of two sisters, my little bride)

Jun Ji Hyun (série majeure : Happy Together ; films majeurs : Il Mare, My Sassy Girl, Windstruck, Daisy, A man who was superman)

Son Ye Jin (séries majeures : delicious proposal, summer scent, alone in love, personal taste ; films majeurs : Lover’s concerto, the Classic, a moment to remember, april snow,my wife got married, white night)

Bae Doo Na (séries majeures : Someday, how to meet a perfect neighbor, god of study ; films majeurs : Linda Linda Linda, Take Care of my cat, The host, sympathy for mr vengeance)

Song Hye Kyo (séries majeures : Autumn Tale/Autumn in my Heart, All In, Full House ; film majeur : My girl and I)

Yoon Eun Hye (séries majeures : Goong, Vineyard man, Coffee Prince, My Fair Lady)