School 2013 [Pilote -Corée]

school 2013 poster

Au début des années 2000, la série « School » était devenue récurrente, ajoutant saison après saison. Les dramas coréens continuaient ainsi d’explorer leur nouvelle cible : les adolescents.

Fin 2012, KBS décide de renouveler l’expérience avec cette cinquième saison: School 2013. A priori rien de foncièrement original pour les amateurs de séries asiatiques tant ce thème est décliné chaque saison, surtout au Japon. Et effectivement, les problématiques ne sortent pas vraiment de l’ordinaire, avec une jeune prof dépassée qui cherche son autorité et des problèmes de harcèlement, de brimades causées par un groupe d’écoliers en mal être.

Pourtant plusieurs points méritent une attention plus poussée. D’abord, les relations entre écoliers sont pour l’instant peu mises en avant. On nous présente une galerie de portraits, du trublion au cancre, mais cela ne vas pas vraiment plus loin. Le thème central reste la violence à l’école, et la réponse des professeurs.

jang nara school 2013

Sur ce plan là, j’ai vraiment été conquis par les deux premiers épisodes. Ceux-ci ne se limitent pas à une prof pleine de bonnes intentions qui finit par conquérir le cœur de ses élèves. Il y a un vrai conflit sur la pédagogie. Ainsi notre jeune prof n’a pas d’autorité, elle est fragile, se prend des coups avec ses élèves qui la surpassent physiquement, et personne ne la prend au sérieux. Pour autant elle ne change pas sa méthode : elle veut enseigner à tout le monde, même aux mauvais élèves qui la défient. Elle veut comprendre ce qui leur arrive, et non pas les punir ou se débarrasser d’eux.

school 2013 drama

Ensuite nous avons la direction de l’école. Elle a d’autres intérêts à défendre, et cela commence évidemment par son prestige. Il faut séduire les parents pour qu’ils envoient leurs progénitures dans leurs classes. Seuls les résultats scolaires sont importants, surtout lorsque l’établissement lutte en bas du classement. Et si la violence se manifeste, il importe de ne pas la rendre visible aux yeux de tous. C’est aussi la solution de facilité qui est envisagée : les élèves perturbateurs sont expulsés sans trop chercher la cause.

daniel choi school 2013

Enfin, nous avons le portrait d’un prof issu des cours privés. Extrêmement renommé, il n’a qu’un seul but : faire grimper les notes, quitte à apprendre aux élèves comment « tricher » aux questions. Pas besoin donc de passer du temps à étudier des textes, il suffit de comprendre qu’à l’intérieur d’une question d’examen il y a bien souvent la réponse. Pas besoin non plus de s’attarder avec les élèves qui ne veulent pas continuer plus avant dans leurs études. Pour ne pas freiner le restant de la classe, il les met dehors, tout simplement.

school 2013 jang nara

La confrontation de ces méthodes est ce qui rend le visionnage intéressant. Notre jeune prof est un brin idéaliste mais pour elle il s’agit aussi de survivre à ces journées épuisantes, en espérant pousser ces jeunes gens plus haut qu’ils ne le veulent. Notre prof « privé » n’a pas cette conscience, on l’oblige plus ou moins à travailler temporairement dans cette école, et profitant de sa renommée, il n’entend pas adapter ses méthodes. Leurs évolutions respectives à travers les évènements de l’école est plutôt attachante. Aucun personnage n’inspire vraiment la pitié ou l’admiration, on sent un ton un peu plus en prise avec la réalité, et ça généralement c’est plutôt bon signe pour un drama coréen.

Autre bon point : on retrouve ici avec plaisir le duo de Babyfaced Beauty avec l’adorable Jang Nara et le sympathique Daniel Choi. Les autres élèves ne sont pas en reste, et sont incarnés par des acteurs un peu plus expérimentés. (Ouf !).

school 2013 students

Dommage que l’ensemble ne soit pas très dynamique. Les rebondissements ne sont pas vraiment nombreux et j’ai parfois été agacé par l’élève masculin mystérieux qui ne parle jamais « parce qu’il est trop cool et ne dénonce rien ». Le procédé est dangereux mais son background semble plus soigné. Heureusement, certaines scènes essayent de développer une certaine complicité avec d’autres personnages. A noter que la romance est pour le moment à peine suggérée (merci la séance de poèmes), les thématiques scolaires semblent largement l’emporter. Ça viendra plus tard, peut-être avec la venue de Kim Woo Bin. La série prend son temps, et cela peut avoir un impact plutôt positif pour le développement des personnages. Malheureusement la mise en scène est plate, accompagnée d’une bande sonore désastreuse, variant à l’envie un seul et unique thème, celui de la chanson des années 60 « Happy Together » des Turtles.

school 2013 lee jong suk

Au final, tout dépend de votre saturation. Les séries lycéennes peuvent être une catharsis, un moyen de dépasser (ou de revivre) les traumatismes de cette période, ou tout simplement l’envie de vivre une expérience plus optimiste, plus ouverte. La série voulant davantage être ancrée dans le réel, elle y parvient sans effort, et ça fait du bien d’avoir une thématique explorée dans ses moindres recoins (de l’hypocrisie du système à la « normalité » de l’uniforme). Le discours semble plus réfléchi que dans les autres dramas de ce type. Je reste donc optimiste.

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Baby-faced beauty

Succès surprise du printemps dernier en Corée, Baby-faced beauty est une comédie romantique très sympathique qui n’aura pas su développer correctement ses intrigues. Du postulat de base, qu’en ont donc fait les auteurs ?

Rappelez-vous. Lee So Young, une jeune femme de 34 ans au physique juvénile, utilise l’identité de sa petite sœur Lee So Jin pour travailler dans le domaine de son rêve : le design de vêtements. Elle est douée, mais bien des obstacles l’attendent avant qu’elle ne puisse y arriver.

Ce qui m’avait plu au départ, à savoir la thématique de l’apparence juvénile, n’est utilisée que dans la première moitié du drama. C’est mon premier regret. Il était certes difficile de pousser le concept plus avant, mais j’aurai aimé que les relations entre les personnes soient mieux exploitées. En effet, en Corée, les relations sont déterminées par l’âge des protagonistes. Pour simplifier : le respect du aux aînés est primordial. Notre héroïne âgée est obligée de se comporter comme une jeune femme pour ne pas se faire démasquer. Elle n’est donc pas prise au sérieux. Cela va évidemment se compliquer quand le jeune élu de son cœur la croit approximativement du même âge que lui.

Le drama va plutôt se focaliser sur le mensonge de Lee So Young. Malheureusement, il faudra attendre là aussi la première moitié de la série pour qu’on passe le cap après de multiples et d’improbables cliffhangers (va-t-elle être découverte ? ). Pour autant l’attente n’est pas insoutenable, car en même temps nous découvrons les facettes et les personnages qui gravitent autour d’elle : la chef suspicieuse, le président divorcé et son enfant, et bien sûr le héros Choi JinWook (Daniel Choi). L’ensemble est rythmé, drôle, et assez addictif.

Si Jang Nara est l’atout du drama, car elle joue très bien la jeune femme naïve et timide (ses yeux brillent de manière spectaculaire), Daniel Choi n’est pas en reste. Plutôt doué pour la comédie et les gaffes, il incarne un personnage différent des autres comédies romantiques. Choi Jin Wook n’est pas en haut de l’échelle sociale, il n’est pas attirant, rien ne lui réussit, il est gaffeur, mais surtout il est très persévérant. Choi Jin Wook ne baisse jamais les bras, au boulot comme en amour, et il est prêt à donner de sa personne pour celle qu’il aime. Fini le prince arrogant imbu de lui-même ! C’est un vrai soulagement.

Malheureusement, la série ne va pas exploiter son filon romantique. Il faudra attendre le dernier quart de la série pour que ça bouge un peu, et encore, ce qui nous est montré nous ramène des années en arrière, tant nos personnages sont prudes. Rassurez-vous, nous avons droit à quelques belles scènes (grâce au talent des acteurs, merveilleux de naturel), mais il est clair que le drama a délaissé une grande partie de sa thématique romantique au profit d’histoires redondantes.

Le voilà, le principal défaut du drama : c’est ce besoin de nous montrer notre héroïne en compétition dans de multiples concours de stylisme. Les deux premières fois, ça passe. Les suivantes, beaucoup moins. Je ne reconnais aux auteurs qu’une circonstance atténuante : le drama a été rallongé à 20 épisodes en cours de diffusion. Mais on finit par se demander si le stylisme n’est qu’une affaire de compétition, laquelle se gagne évidemment toujours à la dernière minute.

Et dans ces histoires, rien ne nous est épargné, pas même la chef jalouse qui va tout tenter pour gagner. Le cliché de la méchante de service… Dans certains dramas, cela passe mieux, notamment quand on prend le temps d’explorer son background pour expliquer son comportement. Dans le cas de Baby-faced beauty, c’est plus problématique. Ce n’est pas tant la jalousie de celle-ci qui me gêne, c’est le besoin de la placer systématiquement comme celle qui créé un obstacle à l’épanouissement de notre héroïne candide.

J’ai en revanche davantage aimé le triangle amoureux, car pour une fois le second rôle masculin n’est pas qu’un bienfaiteur qui se place en retrait : il est capable d’utiliser ses atouts pour conquérir la belle. Moi qui n’aime pas trop ces triangles amoureux qui font d’habitude la part belle aux malentendus, j’ai apprécié les discussions franches entre les protagonistes.

La série souffre donc de la répétition de ses histoires dès le deuxième tiers de la série, et alors qu’on s’accroche pour obtenir une jolie fin, celle-ci laisse un gout un peu amer. Disons-le plus simplement, elle est bâclée. Le devenir des personnages est à peine évoqué ou alors arrive de façon si surprenante qu’on se prend à regretter le manque d’évolution, y compris pour le couple principal. La résolution des tous derniers obstacles manque de cohérence, et on attend désespérément une surprise qui ne viendra pas. Quand le rideau tombe, c’est vraiment fini.

Baby-faced beauty a donc de nombreux défauts. Sans s’enliser comme pour Manny, la série a néanmoins manqué de créativité pour redonner un second souffle aux intrigues, et a surtout laissé s’échapper l’occasion de parfaire l’alchimie du couple principal. C’est sur cette dernière que réside finalement l’intérêt de la série, et Jang Nara et Daniel Choi vont me manquer. Malgré des personnages trop naïfs (heureusement rappelés à l’ordre vers la fin de la série), j’ai été sous leur charme. Parfois, le naturel, la simplicité, l’innocence, ça paye. Sympathique, la série a su donner aux personnages masculins une autre dynamique que dans la plupart des dramas, donnant à l’ensemble beaucoup de scènes tendres ou drôles. Avec en plus quelques essais de mise en scène originale, et quelques très belles chansons de Jang Nara, il y a tout de même de quoi passer de très bons moments.

Et malgré tous les défauts précédemment cités, je préfère n’en retenir que le meilleur. C’est plutôt bon signe, non ?

[Pilote – Corée] Baby-faced Beauty

C’est le mois des comédies romantiques en Corée, et la première à se lancer dans cette aventure est Baby-faced beauty. Réussir une rom-com n’est pas chose aisée, car la plupart des astuces scénaristiques sont devenues bien trop conventionnelles. Pourtant, il serait bien mal venu de ne penser qu’au scénario pour évaluer son intérêt. Car s’il y a une chose qu’on sait bien faire en Corée, c’est créer des personnages attachants. Et ça, ça l’emporte toujours sur le reste. Baby-faced beauty en est une bonne illustration.

Baby-faced beauty comme son nom l’indique, parle d’un problème encore rarement abordé à la télévision : l’apparence juvénile est malheureusement un énorme frein à l’épanouissement personnel et professionnel. Paraître jeune n’est pas – contrairement à ce qu’on pourrait penser – une bénédiction, mais un cauchemar, car personne ne vous prend au sérieux, même si vous avez tous les diplômes requis. On vous infantilise, on vous sape toute autorité, et vous êtes fréquemment humilié dans des scènes de la vie courante. Ne cherchez même pas l’âme sœur, à l’adolescence vous êtes un enfant, et à l’âge adulte il devient très difficile de trouver la perle rare, surtout quand on est conscient que si le temps semble ne pas avoir de prise sur votre visage, votre chronomètre biologique, lui, continue de tourner. Ce que vit donc l’héroïne me touche beaucoup, puisque, pour tout dire, je suis maudit comme elle, et je peux remplir un blog à ce sujet, car ça va bien plus loin que tout ce que vous pouvez imaginer.

Pour autant, même si notre héroïne manque parfois de confiance en elle dans ces moments là, elle ne se laisse pas abattre, et à vrai dire c’est ce qui sauve la série. Lee So Young (dont le nom évidemment n’est pas du au hasard) est en effet virée au début de la série, après 14 ans de travail dans une entreprise de mode, et malgré un talent indéniable. Malheureusement, c’est elle qui fait tenir la famille en proie depuis toujours à de lourdes difficultés financières. Lee So Young a une petite sœur qui parait bien plus âgée qu’elle:  Lee So Jin véritable peste, un concentré d’égoïsme et de lâcheté, qui ne fait que lui jouer des tours. Lee So Young ne peut même pas profiter de son apparence juvénile pour espérer un peu de compassion de la part de sa mère, qui prend systématiquement parti pour sa petite sœur. Bref, ce n’est pas auprès de sa famille que Lee So Young peut espérer de la reconnaissance ou du soutien. Et pourtant, elle est bien obligée d’assumer sa place. Notre héroïne doit désormais trouver du travail, chose impossible car personne ne la prend au sérieux malgré son CV.

Elle se retrouve obligée de faire un petit boulot dans un magasin de retouches alors qu’elle est passée maître dans le design de vêtements. Sa sœur, quant à elle, promet de se mettre à travailler. Elle déniche un boulot bien payé : être modèle une journée dans une entreprise de vêtements. Mais le jour J elle fuit, et Lee So Young voyant là une opportunité de gagner un peu d’argent, décide de se faire passer pour sa petite soeur. On ne lui donne que 25 ans alors qu’elle en a 34, alors pour une fois, peut-être que ça va l’aider…

Malheureusement elle déchante très vite : le boulot est en fait très mal payé puisque la paye promise est pour la semaine et non pour la journée. En plus, elle sert vraiment de larbin stagiaire qui doit courir pour amener repas, café, ou fournitures tout en étant prise de haut par une salariée débutante bien plus inexpérimentée qu’elle mais qui fait son âge. Ce qu’il faut préciser également, c’est que les codes de conduite sont particulièrement importants en Corée du Sud : le respect et les relations envers les personnes est fonction de l’âge. Lee So Young étant prise pour quelqu’un de jeune, doit se courber, accepter de parler avec déférence, accepter de traiter quelqu’un d' »Oppa » (Grand frère) alors qu’elle a en réalité 7 ans de plus que celui-ci.

Tout cela est déjà bien difficile à supporter pour elle, et si la série aurait pu faire des ces éléments des intrigues tragiques, larmoyantes, elle est au contraire particulièrement drôle à regarder. Oui, on a droit aux habituelles catastrophes qui amènent l’héroïne à rencontrer le héros, qui va comme il se doit, la détester. Et si ce n’est pas foncièrement original, ça fonctionne quand même car il y a des efforts de mise en scène qui donnent beaucoup de dynamisme et de légèreté aux scènes. Gros plans, contre plongée, le réalisateur s’amuse et les traits de nos personnages ne nous sont pas épargnés. C’est suffisamment rare pour être signalé.

Mais pour qu’une rom-com fonctionne, disais-je, il faut un couple attachant. Si Lee So Young m’a rapidement conquis par son caractère (elle ne se laisse pas marcher sur les pieds), il lui fallait une opposition corsée. Choi Jin Wook a tout pour me plaire : pleutre, égoïste, fourbe, profiteur, il est cependant très sympathique car ses méfaits se retournent contre lui. En un mot : c’est un gaffeur. Mieux encore, pour une fois ce n’est pas un riche patron imbu de lui-même. Choi Jin Wook n’est qu’un simple cadre dans l’entreprise, obligé lui aussi de subir les foudres de ses supérieurs et d’éviter les moqueries de ses collègues.

Pourtant la recette est toujours là. Méfiance. Le riche patron imbu de lui-même est toujours un possible love-interest. La garce ou méchante de service se profile déjà. Mais j’ai bon espoir. Le patron est en fait divorcé avec un enfant, ce qui rend sa situation un peu plus contemporaine et moins caricaturale. Décidément on voit de plus en plus de couples divorcés, puisque Manny est toujours en cours de diffusion. C’est une bonne chose puisque rappelons-le, il y autant de divorces en Corée du Sud que dans les pays occidentaux (Les USA restent évidemment champions du monde).

Les deux premiers épisodes se concentrent sur le couple principal, et c’est tant mieux. Car leur alchimie est là, ils sont très sympathiques, et si parfois les gags sont un peu trop « standardisés », la mise en scène permet de rattraper le tout. On sort du visionnage le sourire aux lèvres, et c’est déjà beaucoup.

Mon principal regret est en fait l’OST puisqu’elle passe complètement inaperçue. C’est dommage que les efforts visuels soient amoindris par une bande sonore plate, voire carrément médiocre par moments.

Saluons la prestation des acteurs principaux. Jang Na Ra, dont c’est le grand retour sur les petits écrans coréens, est tout simplement parfaite dans le rôle féminin principal (aidée il est vrai par son physique : elle a réellement 30 ans), et Daniel Choi est un gaffeur né. Les autres rôles étant plutôt limités, difficile de les évaluer pour le moment.

Bref, ce n’est pas très original mais quand on a des personnages aussi attachants c’est difficile de dire non. C’est drôle, rythmé, et je me sens proche des préoccupations de l’héroïne. Damned. Moi qui comptait faire l’impasse, me voilà bien embêté par cette série simple mais efficace.

Sélection de dramas coréens à venir (printemps 2011)

Il était temps que je refasse une sélection, histoire d’y voir un peu plus clair parmi les nombreux dramas à venir. Ce coup-ci, ma présentation respectera un semblant d’ordre chronologique…

Comme souvent, ce sont les castings qui déterminent en grande partie l’attrait de la série, ne vous fiez donc pas trop aux pitchs qui manquent d’originalité.

A noter que je compte vous parler prochainement de Manny, la série de TvN, qui vient de débuter. L’histoire d’une nanny, qui est un homme (man + nanny = manny). Je suis curieux de voir le résultat, les premières critiques semblent plutôt bonnes. Dès que possible, le pilote sera critiqué ici.

The Greatest Love (MBC, 4 mai) : anciennement nommé the discovery of affection, ce nouveau drama des sœurs Hong devrait nous plonger dans l’univers d’un groupe de musique au sommet de leur talent, avec une chanteuse qui prétend être dans une relation avec une autre star. Le casting est intriguant, puisqu’il réunit Cha Seung Won (City Hall, Athena) et Gong Hyo Jin (Pasta). On devrait y trouver la colocataire d’Ha Ji Won dans Secret Garden, Yoo In Na, ainsi qu’une ex-chanteuse du groupe Baby V.O.X  (dont est issue Yoon Eun Hye), Lee Hee Jin. Les dramas des sœurs Hong font souvent des hits (cf. You’re Beautiful), ce drama est donc à surveiller de très près.

Baby-faced beauty signera le grand retour de Jang Nara après tant d’années passées en Chine. Ce drama sera diffusé sur KBS le 2 Mai et racontera l’histoire d’une trentenaire qui paraît très jeune, et qui se retrouve embauchée dans une société de design de vêtements. Pas de quoi être emballé…

KBS prévoit de diffuser le 8 Mai le mini drama (4 épisodes) Perfect spy ou l’histoire d’un homme que l’on prend à tort pour un espion et un meurtrier. Le casting ne me dit rien du tout, mais on n’est pas à l’abri de bonnes surprises dans ce genre de projets. En effet, si ça peut se rapprocher de la qualité de certains drama special de KBS, ça peut tout de même se révéler intéressant.

Romance Town (ex Maids) prévu pour le 11 Mai sur KBS parle d’une domestique fière et travailleuse. Ce n’est évidemment pas sur l’histoire qu’il va falloir se pencher, mais davantage sur le cast, avec Sung Yu Ri (Hong Gil Dong) et notamment Kim Min Joon (Someday).

Mais le véritable évènement de ce mois de Mai sera sans conteste le drama Lie To Me (à ne pas confondre avec la série américaine du même nom), qui devra arriver le 9 Mai sur SBS. Avec de tels acteurs, impossible de lui dire non. Yoon Eun Hye (Coffee Prince) revient enfin à la télévision et Kang Ji Hwan (Coffee House) sera son partenaire. Yoon Eun Hye incarnera une jeune femme qui prétend être mariée avec lui. Je croise les doigts pour une comédie romantique à la hauteur de leurs talents !

Je passe sur les dramas de plus de 100 épisodes comme the women of our home (kbs) ou while you were sleeping (sbs)…

L’autre drama attendu avec fébrilité est prévu pour le 25 Mai sur SBS, c’est City Hunter. Oui, vous ne rêvez pas, j’en avais déjà parlé lors de ma précédente sélection, c’est bien l’adaptation « live » du célèbre manga. Ryô Saeba (« traduit » par Nicky Larson en français) sera interprété par Lee Min Ho (Personal Taste, Boys over Flowers). Les fausses affiches – en attendant la vraie – pullulent sur le net, j’en ai mis une que j’aime beaucoup. Lee Min Ho aura pour partenaire Park Min Young qui a pris du galon depuis Sungkyunkwan Scandal. Les premières photos de tournage montrent le héros à dos … d’éléphant !

Peu de choses filtrent pour un autre drama du mois de Mai sur KBS, Sweet Palpitations  (ex Sweet Pitapat). Tout juste sait-on qu’il s’inspirerait du très long drama Glad to love you (où des familles qui se détestent doivent apprendre à vivre ensemble après le mariage de leurs enfants).

Sur MBC le 30 Mai, nous devrions avoir une autre histoire de menteuse, avec Ripley. L’histoire est inspirée du cas réel d’une professeur ayant fait croire qu’elle était diplômée de Yale. Lee Da Hae a le rôle titre. Je n’ai jamais été fan de l’actrice même si j’ai aimé My Girl à l’époque. Non, ce qui m’intéresse, surtout, c’est le retour de Kang Hye Jung (Flowers for my life, Welcome to Dongmakgol, Old Boy). Un an après la naissance de son enfant, elle revient enfin dans le monde des dramas. Bon ce n’est qu’un second rôle, mais c’est mieux que rien. Autre atout du drama, la présence de Micky Yoochun, après son carton dans Sungkyunkwan Scandal.

A côté Miss Ajumma et son histoire de femme divorcée paraît bien plus fade, avec son maigre cast et les premières armes du réalisateur. Pourtant c’est un sujet encore bien trop rare à la télévision coréenne. C’est prévu pour le 30 Mai sur SBS pour les plus curieux et les plus courageux. Pour info, une Ajumma est une femme en âge d’être mariée.

You’ve Fallen for me ( ex Festival), le 29 Juin sur MBC m’intéresse davantage. Certes, c’est encore un drama dans le domaine de la musique, mais il s’agit surtout, semble-t-il,  d’une rencontre amoureuse de deux genres musicaux différents (traditionnel et moderne). Le casting est aussi la réunion de deux acteurs de You’re Beautiful (la sympathique Park Shin Ye et et le fade Jung Yong Hwa) ce qui en fait tout de même un drama à surveiller. C’est pour le 29 juin sur MBC.

Le 30 Juin sera l’occasion de tester la nouvelle série de TvN, I need romance. L’histoire de femmes libérées, à la Sex and the City. Le casting ne me dit pas grand chose, mais si le ton est à la hauteur de son ambition, vu que nous ne sommes pas sur les chaînes traditionnelles, ça peut donner quelque chose.

En Juillet sur SBS nous devrions pouvoir voir un fusion sageuk (un drama historique avec un « jeune » cast, comme Damo). Honorable Baek Dong Soo est issu d’un manhwa (manga coréen). Au programme, donc, arts martiaux et conspiration pendant la période Joseon. Des rumeurs laissent penser que Kim Bum (Boys over flowers) pourrait remporter le premier rôle. De quoi s’assurer une bonne audience ?

Autre sageuk en préparation pour le mois de Juillet sur KBS, King Gwanggaeto the great, qui devrait donc parler de ce personnage historique célèbre roi de goguryeo qui réussit à unifier les 3 royaumes de Corée (en l’an 400 après JC).

Toujours pour le mois de Juillet, le retour d’Han Ye Seul (Tazza, Will it snow at christmas) dans le drama de KBS Spy Myung Wol. Elle y incarnera une espionne nord-coréenne chargée d’enlever une star de l’Hallyu. Mais évidemment, les choses ne sont jamais si simples. Elle va tomber amoureuse… de sa victime. Oui le pitch rappelle un peu le sympathique film Spy Girl, sorti en 2004 avec Kim Jung Hwa (Life is beautiful) et Gong Yoo (Coffee Prince). En fonction du casting du lead in masculin, ça pourrait donc se révéler intéressant. Et pourquoi pas un acteur qui jouerait son propre rôle ? Je croise les doigts.

Prévu désormais pour le 14 septembre sur SBS, Tree with Deep Roots a désormais les scénaristes de Queen Seon Duk. Encore un drama historique, cette fois basé sur le roi Sejong qui inventa l’alphabet coréen moderne. Au programme de l’adaptation de ce bestseller : une sombre histoire de meurtres d’universitaires. On peut raisonnablement penser que le drama sera fastueux comme l’était Queen Seon Duk. D’ailleurs, les chaînes se sont battues pour obtenir le projet, preuve de la confiance dans les capacités des auteurs. Le casting est en cours mais Jang Hyuk (Windstruck) est fortement pressenti. C’est une bonne nouvelle, j’aime beaucoup l’acteur. Peut-être aura-t-il un rôle à la mesure de son talent.

Octobre sera le retour d’ Ha Ji Won, qui décidément n’arrête pas de tourner. Le nom du projet ? Hanbando, ou Korean Peninsula. Tournage prévu cet été pour ce drama à fort budget -9 millions de dollars- qui parle d’une Corée… réunifiée ! S’agit-il d’un univers alternatif ? Décidément les coréens aiment bien modifier le régime politique de leur pays (par exemple, Goong rétablissait une monarchie au pays du matin calme). Le très bon Jang Dong Gun (Taegukgi) sera le président de ce nouvel état et je ne doute pas une seconde de ses capacités, Ha Ji Won sera sa partenaire, et JaeJoong (Sunao ni narenakute) le chef de la National Intelligence Service. On peut déjà prévoir de nombreuses scènes d’action et de coûteux effets spéciaux. Échappera-t-on aux défauts d’autres blockbusters d’action comme Iris ? Espérons-le…

God’s Quizz aura droit à une seconde saison en Octobre. Pour rappel, cette série médico-légale avait été diffusée l’année dernière sur OCN.

Pour le reste, d’autres dramas pré-produits attendent désespérément une date de diffusion. Birdie Buddy, What’s up, The Musical (cf ma dernière sélection) ne réussissent pas à trouver de la place dans les grilles. Une situation pour le moins énervante quand on sait à quel point les deux derniers dramas sont attendus par les fans.

Certaines productions se sont même arrêtées, comme Poseidon à cause des conditions de tournage, mais également à cause du manque de confiance dans le résultat à l’écran. Il est probable que ce drama soit finalement annulé lui aussi car impossible de tourner en « live ».

On attend toujours des nouvelles de Could it be fruit Candy annoncé il y a maintenant 2 ans (!!), ce qui inquiète les fans de Go Ah Ra.

Ca n’avance pas non plus pour le sageuk de MBC, Onjo Biryu, ou la superproduction Jeon Woo Chi – tiré du film et sans diffuseur pour le moment.

Toujours pas de nouvelles du retour d’Han Ji Min (Capital Scandal) devant l’écran pour le drama familial de KBS, Shower, annoncé en fin d’année dernière.

Le sort de Faith est également incertain, après les départ successifs des lead in. (Kang Ji Hwan a finalement rejoint Yoon Eun Hye pour Lie To Me). Le budget de cette série médicale historique est colossal (28 millions de dollars). Le coût serait du essentiellement aux effets spéciaux. J’avoue être curieux de voir si ça se rapproche d’un Jin. Il reste quelques noms pour porter le projet  : le producteur de The Legend, ou Lee Philip. Ce qui n’est pas rien. Mais le tournage aurait du commencer au mois d’Avril et plus rien ne bouge faute de casting. Je crois qu’il vaut mieux ne rien dire de plus pour ne pas transmettre la poisse. En tous cas je sais que cette nouvelle ne fera pas plaisir à quelqu’un…

Entre temps, un nouveau projet a vu le jour : Medical College, qui comme son nom l’indique est un mélodrame dans l’univers des étudiants en médecine. Ce drama marque le retour de la superstar Choi Ji Woo (Winter sonata). On ne sait pas encore quelle chaîne va le diffuser.

Au final,  je retiens 5 dramas vraiment alléchants : Lie To Me (loin devant), The Greatest Love, You’ve fallen for me, Ripley, City Hunter…  De quoi oublier ces derniers mois plutôt décevants ? En tous cas l’incertitude qui plane sur de très nombreux projets n’est pas très rassurante. Sans parler de crise dans le monde des dramas coréens, il y a là matière à réflexion sur le mode de production et de diffusion actuelle, les sommes mises en jeu étant de plus en plus importantes. Doit-on sacrifier le polissage de la série en tournant « live » et en faisant les effets spéciaux à la dernière minute ? Ou risquer le tout pour le tout en produisant entièrement un drama soigné mais qui ne verra peut-être jamais son public ?

EDIT : Pour retrouver une sélection des dramas à venir cet hiver 2011, vous pouvez aller ici.