[Pilote – Corée] Wild Romance

J’attendais impatiemment cette nouvelle série coréenne écrite par la responsable d’Alone in Love, Evasive Inquiry Agency, White Christmas,… De bien belles références, surtout quand on y ajoute des films comiques comme My Tutor friend ou Too Beautiful to lie.

Le résultat fut vraiment différent de ce à quoi je m’attendais. J’y retrouve un peu de l’esprit des comédies survoltées diffusées dans la moitié de la décennie 2000, mais dont la romance est pour le moment complètement absente. Elle parait … inconcevable en l’état.

En effet, nos deux héros ne se lancent pas de petites piques comme dans la plupart des romcoms coréennes, ils se vouent une haine profonde et viscérale qui tient racine dans une stupidité partagée de façon équivalente. Et vous savez quel est le terrain le plus propice à cela ? Le sport, où comment des gens perdent toute faculté de raisonnement parce qu’ils vivent, mangent et dorment pour que leur équipe gagne.

C’est le cas de notre héroïne, Yoo Eun Jae (Lee Si Young), fervente supportrice d’un club de baseball (sea redgull), et donc de mauvaise foi absolue, prête à fermer les yeux sur les erreurs de son équipe et à hurler son mécontentement quand elle en devient victime. Il faut dire que les red dreamers sont leurs nemesis, et plus particulièrement leur batteur vedette, Park Moo Yul (Lee Dong Wook). Ce dernier est, tradition coréenne oblige, décrit comme un vrai bad boy, mais heureusement pas égoïste et imbu de sa personne.

Lorsque le père de Yoo Eun Jae, saoul, se met à attaquer Park Moo Yul dans un karaoké, notre héroïne neutralise le joueur de base-ball grâce à son agilité au judo. La scène est malheureusement filmée et diffusée sur Internet, ce qui ne convient à aucune des parties : notre joueur est accusé de se battre contre une femme, et notre héroïne assombrit un peu plus la réputation de la boïte de garde du corps où elle travaille.

Une solution est donc trouvée : faire croire au public que suite à des menaces de mort, Park Moo Yul a été obligée d’engager une garde du corps, laquelle lui a fait une démonstration filmée malencontreusement ce jour là. Le mensonge fonctionne, mais du coup ces deux là vont devoir vivre l’un auprès de l’autre pendant quelques temps, ce qui ne va pas être facile, vu leurs tempéraments !

Ces deux là ne lâchent prise, et on assiste, réjoui, à une montée en puissance de leurs disputes, et coups bas. On pourrait croire que cela devient vite ennuyeux, mais bien au contraire, le rythme des deux premiers épisodes est suffisamment élevé, et les gags suffisamment drôles pour tenir la route. Mais par dessus tout, il faut saluer la prestation de Lee Si Young, qui arbore pour l’occasion une coupe Ajumma splendide qui donne parfaitement le ton. Oubliez tout sex-appeal, l’actrice arrive à faire de son personnage un garçon manqué revanchard et stupide. Elle en fait des tonnes, avec ses mimiques, et la réalisation l’exploite peut-être trop (avec une caméra accrochée abusivement), mais il est impossible de ne pas sourire devant ce caractère improbable.

Trop classique ? La recette est poussée à son paroxysme, et si on perçoit très bien le côté « wild », on se pose des questions quant à la « romance ». Il va falloir faire évoluer ces personnages, et l’écart est si grand que le défi peut paraître intéressant. Malgré (ou à cause de) ces excès, les deux personnages principaux restent très sympathiques. Ils ne sont pas méchants, juste mus par leur passion et combattifs.

Pour ne pas trop focaliser son show sur ce duo efficace, la scénariste lance quelques autres idées : un mystère sur de vraies menaces de mort, et une révélation finale à la toute fin du deuxième épisode, qui si elle se vérifie, pourrait permettre de s’éloigner de ce ton comique et changer notre perception du héros.

C’est cette valeur ajoutée qui m’a donné envie de continuer. Car honnêtement, il est bien difficile de croire que le show pourra rester hilarant très longtemps. On ne perçoit que trop peu de profondeur à ces personnages comiques.

Autre point positif, les autres personnages me plaisent : du coéquipier en manque de gloire (interprété par Oh Man Suk qui m’avait plu dans Vineyard Man) à la propriétaire excentrique et décalée (interprétée par Im Joo Eun) qui n’est pas sans me rappeler le personnage de Lee Ha Na dans Alone in Love. Un seul personnage est tête-à-claque, celui du manager inexpressif. Mais la scénariste semble en être consciente et veut s’en amuser, comme en témoigne la pique d‘Im Joo Eun sur sa robotisation.

Ce n’est donc pas le coup de cœur attendu et encore moins un drama ambitieux ou incontournable (c’est bien trop classique), mais l’espoir d’une amélioration subsiste. Pour l’instant c’est drôle (à condition d’aimer ce type d’humour « peau-de-bananes » et outrancier), bien rythmé et bien joué façon manga (Lee Dong Wook meilleur que prévu !), alors ça mérite quelques épisodes de plus avant de se décider !

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Petite sélection des dramas coréens à venir

Il n’est pas toujours facile de se repérer dans les sorties de séries asiatiques, puisqu’elles n’ont pas du tout le même calendrier que les séries américaines. Voici donc une petite sélection purement, absolument, totalement subjective et contestable des dramas coréens susceptibles de m’intéresser dans les mois à venir. (Avec moins de dramas historiques, donc).

Mais d’abord un petit aparté. Je suppose que vous avez tous une petite liste de séries à voir, et finalement l’été, période américaine plus creuse en termes de sorties (quoique, ça l’est de moins en moins), c’est une bonne période pour se mettre à jour au niveau asiatique.

Pour ma part, j’ai encore Iris, Chuno, That Fool, You’re Beautiful, Personal Taste et Cinderella Sister à voir, tandis que Coffee House qui vient de démarrer n’en finit plus de me faire des yeux doux. Et j’en oublie (God of Study, Harvest Villa, Pasta, Soul, Summer Scent, Triple..) pour ne pas me faire du mal.

Le problème, c’est que je ne peux m’empêcher en même temps de loucher vers les productions à venir.

Bad Guy vient à peine de commencer et après avoir vu le teaser, j’aime cette ambiance noire et un brin mélancolique. La mise en scène a l’air d’être soignée, la réalisation a été confiée à l’homme derrière Winter Sonata, Autumn Tale et I’m sorry i love you (des mélos « extrêmes ») mais je me méfie du montage des bande-annonce. On y retrouve Kim Na-Gil (Queen Seon-Duk), la jolie Han Ga In qui n’avait plus fait parler d’elle depuis un moment (physiquement elle me fait penser à Son Ye Jin quand elle était plus jeune), Kim Jae Wook (l’un des acteurs de Coffee Prince), et la prolifique Oh Yun Soo.

A voir donc, si le mélo a bien été remplacé par du suspense.

J’attend particulièrement Road Number One, un drama historique sur le début de la guerre de Corée en 1950. Le budget est  important (environ 10 millions d’euros). Et cette tragédie qui coupa la péninsule en 2 nations est à mon sens plus intéressante que les drama historiques habituels façon Damo. Même s’il faut se méfier d’une lecture patriotique qui a parfois surgi dans les fictions coréennes traitant de ce sujet. Ce qui est également intéressant, c’est qu’on y verra pour la première fois Kim Ha Neul dans un nouveau registre (elle a toujours été parfaite dans les comédies romantiques ou les comédies d’action). On y retrouve aussi So Ji Sub (I’m sorry i love you) et Yoon Kye Sang (Triple). Ca commence le 23 Juin sur MBC.

Toujours dans un contexte de guerre (je suppose, vu son affiche), Comrades sera l’adaptation du film chinois Comrade almost a love story (avec Maggie Cheung). 10 ans de voyage et de séparation d’un couple. Avec le retour de Park Yong Ha (Story of a man).

Non, je n’aurai pas le courage de me lancer dans le drama patissier King of baking (basée sur l’histoire réelle de la firme Paris baguette – ça ne s’invente pas), car même s’il bénéficie de la présence d’Eugene (Wonderful life), 36 épisodes, c’est un investissement trop important. Pour les courageux ça commence le 9 Juin.

Je suis en revanche un peu plus intéressé par What’s up, un drama basé sur l’apprentissage de la musique à l’Université. Une belle brochette de jeunes acteurs : Im Joo Eun (Soul, et le délirant et malheureusement non sous-titré Me Ri Dae Gu’s Attack and Defense Battle), Im Joo Hwan (Boys before flowers), Jun Hye Jin (Smile, you). Ca devrait être diffusé en Juillet.

Le hype commence déjà à monter pour la nouvelle production des soeurs Hong (basée sur la légende coréenne du renard aux 9 queues qui dévore des foies humains (Eh oui, chacun son conte !). Ca s’appelle My girlfriend is a Gumiho / My girlfriend is a nine-tailed fox. Et rien qu’en lisant le titre vous aurez compris le scénario. Avec les soeurs Hong aux commandes, on peut être optimiste. Et puis maintenant que l’on sait que Shin Min Ah a pris le rôle titre… C’est prévu pour le mois d’Août.

Et juste avant, s’il y avait besoin d’une preuve que les idées se copient rapidement, nous aurons droit également en Juillet à Gumiho : Tale of the fox child, qui provient d’un script récompensé dernièrement. Il s’agira là d’une toute autre ambiance puisqu’on nous promet un drame historique plein de suspense. Avec Han Eun Jung (Wonderful life). De quoi piquer ma curiosité.

Le drama musical, un nouveau filon ? Nous aurons droit en Août à I am Legend, l’histoire d’une jeune femme qui divorce et revient à son premier amour : la musique. Elle va ainsi constituer un groupe de rock. C’est joué par Kim Jung Eun, après le départ regretté de Kim Sun Ah (My name is Kim Sam Soon).

Après What’sup, I am Legend, viendra en seconde partie d’année le drama The Musical, avec Gu Hye sun (Boys over flowers). Peu de choses filtrent encore, on parle de rêves et d’amour de talents musicaux. A voir, donc, si on a pas déjà eu l’overdose.

Je n’oublie pas le drama special (un épisode) à venir le 5 Juin sur MBC : Our slightly risque relationship, avec Lee Sun Gyun (Coffee Prince, Pasta), un acteur que j’aime beaucoup.

Encore moins Athena, la suite/spin-off d’Iris, sans Lee Byung Hun, mais avec l’excellent Jung Woo Sung (au ciné : A moment to remember, The good the bad the weird). Autant dire que ça promet. A venir après l’été, sûrement.

Enfin, le hype de l’année vient sûrement au drama Runaway, par ceux qui sont derrière Chuno, et qui pourrait réunir les deux plus grandes superstars coréennes : Rain (Full House, le film i’m a cyborg but it’s ok et le film américain Ninja Assassin) et Jeon ji hyun (My Sassy Girl, Windstruck, Il Mare, Daisy, A man once a superman). Pour un peu on croirait au poisson d’avril. Et pourtant ça pourrait venir en septembre-octobre…

Article modifié le 8 Juin : Il semblerait que cette association de rêve ne se fera pas, Jeon Ji Hyun  ayant refusé le rôle. Un rêve s’écroûle…

A noter également que le drama Comrades pourrait être renommé en Love Song. Les droits de diffusion aux USA auraient également été achetés par la Warner (!) (source : Javabeans).

Pour une sélection des dramas fin 2010 début 2011, rendez-vous ici.