Mon bilan télé de l’année 2013

Le bilan de cette année 2013 sera bien plus concis que les précédents, puisque le temps m’est réellement compté ces dernières semaines. Alors j’ai opté pour une formule certes largement répandue sur la toile, mais elle vous permettra je l’espère de vous donner une petite idée de ces 12 mois télévisuels qui furent bien remplis.

Nouveau record personnel : avec 137 pilotes ou nouvelles séries abordées cette année (pour un total de 190 articles publiés), il y avait en effet de quoi faire aux 4 coins du monde.

chart tv shows

Il est toujours amusant de voir comment notre sériephilie évolue avec le temps. Lorsque Cinédramas avait un an, les USA faisaient déjà près de la moitié des articles, suivis par les coréens (un quart) et les japonais (un huitième) et le reste était soit du cinéma soit hors propos. Au bout de 4 ans, on peut constater que la part de coréen, d’américain et de japonais n’a guère changé. Non, le bouleversement majeur du blog, c’est la substitution du cinéma asiatique par les fictions européennes, et notamment britanniques. Et comme nous allons en parler juste après, cette année 2013 fut un excellent cru Outre-Manche.

Alors cette année, disais-je, plutôt que de parler de longues minutes sur des séries pas franchement passionnantes, j’ai eu envie de vous faire partager mes 30 plus gros coups de cœur de l’année, toutes origines confondues, qu’elles soient ou non des nouveautés.

Mes 30 séries marquantes en 2013 :

En Europe :

Les fictions britanniques m’auront conquis cette année.

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1 – Dates : Une fiction britannique au concept original, racontant un premier rendez-vous entre deux personnes apparemment opposées. Non seulement c’est fin parce que ça décortique parfaitement les modes de pensée de chacun, c’est brillamment joué, mais en plus certains personnages reviennent par la suite faire d’autres rencontres. Un sujet inépuisable et émouvant. Un petit bijou.

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2 – Utopia : Une fiction britannique paranoïaque mettant en danger un groupe d’individus. Mise en scène magnifique, twists diaboliques, violence décapante.

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3 – My Mad Fat Diary : Une fiction britannique avec pour héroïne une adolescente obèse qui essaye de se reconstruire. Délicieusement drôle et touchante.

peaky blinders cillian murphy

4 – Peaky Blinders Un gang de bookmakers maintient son emprise sur ses quartiers après la première guerre mondiale. Après un démarrage plutôt mou, la fiction britannique révèle son goût pour une réalisation appuyée, qui met en valeur le charisme de son interprète principal. Et malgré quelques facilités en fin de saison, la série est une des valeurs sûres de l’année.

the wrong mans james corden

5 – The Wrong Mans Tout simplement la meilleure comédie de l’année (avec le retour d’Arrested Development). Un scénario bourré de twists, un rythme soutenu, une avalanche de clins d’œil à des références cinématographiques, et un plaisir jubilatoire tout le long.

the fall 01e05

6 – The Fall : Une fiction irlandaise sur un tueur en série, père de famille aux pulsions perverses qui cache bien son jeu. Avec Gillian Anderson en enquêtrice affirmée. Retourne l’estomac.

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7 – Miranda Un humour bon enfant contagieux se cache toujours dans cette troisième saison un peu moins réussie que les précédentes. Mais, maladroite et loufoque, Miranda la célibataire trentenaire reste très attachante.

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8 – Downton Abbey Malgré toute l’appréhension légitime des fans, cette 4ème saison s’est révélée agréable à suivre. Avec un seul évènement traumatisant, la série s’est un peu calmée et préfère faire répliquer ses personnages. Un bon choix, si on ferme les yeux sur le très décevant épisode de Noël.

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9 – Call The Midwife La seconde saison, imperturbable, aborde avec bonheur le progrès médical et social dans les années 50. Nos sage-femmes et sœurs œuvrent pour l’amélioration de la vie de leurs patients et de leurs enfants, et avancent enfin dans leurs vies privées pourtant très sages. Toujours aussi touchante sans jamais en faire de trop, Call the Midwife est probablement l’une des plus belles séries de ces dernières années.

Mention honorable : The Village (Une fiction britannique qui raconte l’évolution d’un village de la première guerre mondiale à nos jours. Une première saison peut-être un peu trop poignante pour son bien), Broadchurch (Une enquête policière britannique sur la mort d’un enfant dans une petite localité côtière. Une intrigue prévisible et pleine de ficelles, mais parfaitement rythmée, dotée d’une très bonne ambiance et qui sait se rendre émouvante)

Les autres pays :

Il faudra aller du côté du Canada et de l’Australie pour trouver quelques jolies perles.

orphan black bbc america

10 – Orphan Black : Une fiction canadienne sur une jeune femme qui prend l’identité d’une flic qui lui ressemble. Une intrigue conspirationniste sur le clonage humain, drôle, rythmée mais parfois incohérente et un peu moins attachante qu’espérée.

Mention honorable : A place to call home : Une fiction australienne située après la seconde guerre mondiale, où une femme mystérieusement débrouillarde côtoie une richissime famille. Une saga aux trames largement simplifiées (et prévisibles), mais avec des personnages attachants. Dommage que la première saison ne boucle pas correctement ses arcs.

Japon

Une sélection plus rigoureuse cette année. Je n’ai pas été conquis par certains gros succès comme Hanzawa Naoki, mais le Japon produit toujours quelques chefs d’œuvre.

saikou no rikon eita ono machiko

11 – Saikou no rikon : Une description jubilatoire d’un couple qui se déchire, trouvant le ton idéal pour parler des défauts de chacun sans verser dans la caricature. Incontournable.

woman hikari mitsushima

12 – Woman : Cri déchirant, appel à la solidarité, ce human drama plonge dans les difficultés d’une mère qui élève seule ses enfants et n’arrive pas à survivre. Une leçon parfois trop bavarde, mais toujours émouvante et brillante.

pan to soup to neko biyori street

13 – Pan to soup to neko biyori Exercice de style zen, tournant à l’obsession, donnant une série magnifiquement épurée sur la renaissance d’un petit restaurant de quartier par la fille de la propriétaire décédée.

Mention honorable : Itsuka hi no ataru basho de (un drame humain sur la rédemption après la prison, avec des personnages simples et attachants qui cherchent à se reconstruire. Parfois un peu longuet, et ne bénéficiant pas d’une réalisation suffisamment soignée, mais le propos, qui ne cherche pas la pitié, est vraiment touchant)

Corée du sud

Une année décevante, avec quelques rares productions de qualité disséminées ça et là. Il va falloir redresser la barre l’année prochaine !

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14 – That winter the wind blows : l’histoire d’une jeune héritière aveugle qui se fait duper par quelqu’un qui se fait passer pour son frère. Un drama habile, qui maintient à merveille l’ambiguïté des personnages, et développe son sujet avec suffisamment de twists pour être haletant. Réalisation impeccable, acteurs formidables, il n’y a guère que la fin bâclée qui vient gâcher le plaisir.

i hear your voice lee bo young

15 – I hear your voice : Drama sympathique sur une avocate  flemmarde au caractère bien trempé qui rencontre un jeune homme capable de lire dans les pensées. Bien équilibré, malgré quelques scènes manquant de finition, avec de bons personnages et un background convaincant.

heartless city jung kyung ho doctors son

16 – Heartless city : Drama sombre et complexe dans l’univers de la pègre, avec son lot de twists savamment planifiés, à la mise en scène léchée et mature. Une ambition qui impressionne.

two weeks lee jun ki blood

17 – Two weeks Ce thriller sans temps mort est l’une des belles surprises de cette année, avec un personnage principal qui se bat contre tous pour rétablir la vérité. Solide, prenant, en un mot : réussi.

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18 – Answer me 1994 Le spin off d’Answer Me 1997 était attendu au tournant et s’il reprend la même recette sans arriver à cacher ses ficelles, il arrive toujours à émouvoir en nous parlant de la famille, des amis et … d’amour. Le tout dans un contexte nostalgique qui touche encore une fois au cœur. Bien joué !

Mention honorable : Cruel Palace (Sageuk de JTBC sur une période noire d’une Corée asservie, où les conflits de pouvoir au palais permettent l’ascension d’une concubine ambitieuse. Textes et interprétations classiques, mais mise en scène léchée et mature, dramaturgie lourde mais efficace, évolution très intéressante des personnages féminins.), Shark (Drame basé sur le mythe d’Orphée, une histoire de vengeance qui prend son temps. Avec de solides acteurs, une bonne mise en scène, une intrigue captivante mais une fin décevante), Monstar (Un highschool drama musical sur une popstar retournant à l’école. Avec des passages musicaux vraiment émouvants, la sensation d’une déclaration d’amour à la musique, et une interprète charmante, on en oublierait presque la simplicité des intrigues et son rythme beaucoup trop lent)

A noter : les dramas commencés en fin d’année ne sont pas dans cette liste.

USA

Une rentrée des networks catastrophique, des annulations en série, et les séries du câble qui font la différence… Chaque année c’est la même chose… en pire ?

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19 – Getting on : Une vision parfaitement représentative d’un service gériatrique, de la maltraitance ordinaire au fonctionnement hypocrite qui affiche en grand son éthique sans en appliquer les principes. Féroce, jubilatoire, la série verse dans le mockumentary en s’attardant toutefois davantage au système qu’aux délires de ses personnages. Elle fera fuir beaucoup de monde avec son sujet, mais Getting On est pourtant l’un de mes grands coups de cœur de cette année.

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20 – Masters of sex : Pas loin d’être la meilleure nouveauté américaine de l’année, la série revisite la recherche sur le sexe dans les années 50 en une aventure scientifique et sentimentale absolument passionnante et brillamment interprétée. Très en avance sur ses idées, quitte à parfois déséquilibrer la balance, cet hymne au progrès social dépeint avec justesse et émotion la complexité de l’enchevêtrement du sexe et de l’amour.

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21 – Orange is the new black Une comédie pleine d’humanité dans l’univers d’une prison pour femmes, qui déroule méticuleusement ses thématiques de vengeance, trahisons, bouderie en évoquant l’amour et le désir. Drôle, touchante, la série se paye le luxe de donner suffisamment de complexité aux personnages pour ne jamais tomber dans une ambivalence caricaturale.

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22 – Arrested development saison 4 Le retour d’une des meilleures comédies de tous les temps fut réussi. Croisant le récit de tous ses personnages, la saison s’apparente à un puzzle humoristique, toujours aussi bourré de clins d’œil et de gags de second plan. En réinventant le script, la série perd en rythme et en oublie de s’attarder sur quelques personnages fétiches, mais qu’importe, Arrested development fut LE moment comique de l’année (avec The Wrong Mans).

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23 – Rectify L’une des plus belles nouveautés de l’année réussit à rendre touchant son personnage principal sortant du couloir de la mort, sans que l’on ne connaisse la vérité sur sa culpabilité. L’intérêt est ailleurs, dans la découverte d’un monde qui ne l’a pas attendu, et qui a déjà un jugement sur lui. Superbement réalisée, exprimant toute la palette d’émotions d’un personnage pourtant énigmatique, Rectify envoûte le téléspectateur.

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24 – Bunheads La fin de la série n’est peut-être pas aussi flamboyante que ses débuts, il n’empêche, Sherman-Palladino a réussi à rendre fraîche, drôle, émouvante l’univers de la danse, en colorant son récit moderne de toutes ses situations improbables et de ses répliques cultes. Décalée, Bunheads était tout simplement l’une des plus belles séries de cette décennie, et malheureusement ABC Family n’a jamais voulu le comprendre malgré les critiques dithyrambiques.

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25 – Elementary La meilleure nouveauté policière de ces dernières années confirme son excellence dans l’écriture, avec des intrigues tarabiscotées, un sens aigu du rythme dans le raisonnement et des twists souvent imprévisibles. Mieux encore, cette différente approche de Sherlock Holmes et Watson, elle aussi parfaitement interprétée, ne ménage pas l’émotion, et explore intelligemment leurs esprits brillants.

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26 – Game of thrones Malgré un récit cloisonné entre ses différents personnages et univers, la troisième saison de la saga ne manque pas de souffle et de séquences impressionnantes. La dimension épique est là, le show prend de l’ampleur, et fera bien habilement couler le sang. Bravo.

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27 – The big bang theory Pour ses 6è et 7èmes saisons, la comédie intègre désormais parfaitement son casting féminin, repousse les limites de Sheldon (une romance, son inadéquation avec les femmes), et enrichit ses dialogues et ses situations. Un mécanisme bien huilé.

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28 – The good wife L’écriture de la série est toujours aussi impressionnante, elle s’est bien rattrapée depuis fin 2012 (4è saison), en changeant enfin les règles du jeu et en dynamitant toutes les relations entre les personnages. Les enjeux ainsi divisés selon les « camps » n’en sont que plus passionnants.

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29 – The americans aborde d’une manière rafraichissante la guerre froide dans les années 80, avec un duo d’espions russe qui aura mis du mal à me convaincre. Une fois la psychologie des personnages mieux posée et une tension enfin présente, la série n’a pas eu de mal à devenir un rendez-vous très attendu.

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30 – Nikita Peut-être le dernier divertissement d’action qui arrivait à surprendre le téléspectateur d’épisode en épisode, avec des personnages certes pas toujours bien traités, mais une dynamique d’ensemble qui faisait plaisir. Malgré ses facilités, le show n’a pas beaucoup faibli, et il me manquera terriblement.

Mention honorable : Mom. Cette comédie s’aventure sur des terrains peu balisés avec une héroïne ex-alcoolique dont la mère a elle aussi connu tous les excès. Elle doit surtout son charme à ses interprètes, et dispose d’une galerie de personnages à fort potentiel, il ne lui manque plus qu’une meilleure écriture pour que les répliques fonctionnent vraiment.

Quelques saveurs nostalgiques, en bonus :

Cette année 2013 fut aussi pour moi le plaisir de voir ou revoir d’anciennes séries, comme quelques épisodes de Thirtysomething, la saison 5 de Cheers, l’intégrale de l’excellente comédie britannique Gavin and Stacey ou la série norvégienne déjantée Hellfjord. Quel plaisir aussi de partager la deuxième saison de la série espagnole Gran Hotel avec mon épouse. Et puis vous n’imaginez pas à quel point ça rassure de découvrir que la série animée Duck Tales (La bande à Picsou) supporte très bien le poids des années. Amis éditeurs, à quand une intégrale en DVD ? Parce que j’avoue qu’il y a un gouffre entre les productions actuelles pour gamins et celles de ma folle jeunesse, et j’aimerai bien que mon petit Antoine profite de ces merveilleuses aventures quand il aura l’âge. Et je précise bien que je ne veux pas une suite comme celle des Mystérieuses Cités d’Or, dont la simplicité et la fadeur des histoires ne laisse que peu de place à l’imaginaire (sans compter la bande originale catastrophique).

Nostalgie encore, le one-man show de Bill Cosby ne m’aura pas fait énormément rire, mais il m’aura surtout rappelé à quel point le comédien était irrésistible avec ses mimiques…

Voilà pour cette année 2013, parcourue bien trop rapidement à mon goût. Il s’en est fallu de peu pour que j’évoque la deuxième saison dÄkta Människor, toujours aussi passionnante, mais diffusée un peu trop tardivement. J’espère ne pas avoir oublié certaines séries. (Et pour répondre à la question, oui j’ai délibérément omis de citer Hannibal, n’étant pas franchement emballé par l’œuvre, aussi léchée soit-elle).

Merci, surtout, pour votre fidélité.

Et que l’année 2014 ne démarre pas sur les chapeaux de roue, car j’ai déjà du retard dans mes séries asiatiques !

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Récapitulatif des nouveautés hors USA (1er semestre 2013)

récapitulatif television hors usa

A force d’avoir le nez dans le guidon, je me suis dit qu’il serait peut-être utile de faire un petit bilan des séries non américaines. Vous trouverez donc ici tout ce qui m’a enthousiasmé (ou non) depuis Janvier, au rayon des séries occidentales et asiatiques. Les séries américaines sont exclues de ce récapitulatif car elles ont leur propre bilan saisonnier (lequel arrivera dès que possible).

L’exercice est intéressant parce qu’il permet de confirmer que le jugement sur pilote est loin d’être infaillible (cf Orphan Black). Mais je l’ai surtout conçu comme un moyen rapide de répondre à la question : qu’est ce qui m’a plu pendant la première moitié de l’année (hors USA) ? L’idée, c’est surtout de vous donner envie d’aller voir ailleurs, et la période estivale est idéale pour cela.

Vous trouverez donc la liste des critiques de pilotes selon leur appréciation (feu vert, orange ou rouge) et leurs origines (occidentales ou asiatiques), et le cas échéant une recommandation si j’ai continué le visionnage de la série. Pour les séries occidentales cette recommandation dépend tout simplement du ratio de bons épisodes (notés toute la saison pendant les bilans hebdomadaires).

Les présentations sont volontairement tranchées pour faciliter la lisibilité et le choix (il y a quand même plus de 50 séries !). Et je vous encourage vivement à lire les critiques complètes pour avoir un avis plus nuancé. De même, les notes ne sont là qu’à titre indicatif.

occident

  • Séries occidentales :

A titre d’information, voici quelques critiques publiées ce semestre et portant sur des rattrapages des années précédentes : Hellfjord, Miranda saison 1 à 3the hour s1 à s2,

Ce n’est pas une nouveauté, et pourtant, elle mérite qu’on parle d’elle : la deuxième saison de la fiction britannique Call the midwife continue son exploration du progrès médical dans les années 50, en orientant de plus en plus son propos sur la condition féminine : de la maltraitance conjugale à l’employabilité des femmes enceintes, en passant par les méthodes barbares d’avortement. Incontournable. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Quelques séries ont été visionnées sans avoir de pilote critiqué :

Broadchurch s1, Une enquête policière britannique sur la mort d’un enfant dans une petite localité côtière. Une intrigue prévisible et pleine de ficelles, mais parfaitement rythmée, dotée d’une très bonne ambiance et qui sait se rendre émouvante. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Complicit, La traque du terrorisme vue par nos amis britanniques ne se réduit pas à un jeu du chat et de la souris. Elle nous rappelle à chaque instant les valeurs que l’on cherche à défendre. Un dilemme éreintant, une brillante introspection, une mise en scène exemplaire. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Dancing on the edge Londres, les années 30, la percée d’un groupe de jazz, la discrimination raciale. Une très bonne ambiance, une excellente bande sonore, malheureusement gâchées par une intrigue policière sans twists satisfaisants et des épisodes bouche-trou. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 12/20]

Vikings. Série irlando-canadienne réécrivant l’histoire de ces guerriers. Plutôt inhomogène, alternant de jolies scènes de combat avec d’autres complètement ratées. L’aspect théologique là aussi oscille entre découverte et incohérence. Le souffle épique est dilué par des personnages pas du tout attachants, ce qui pose problème pour une dramaturgie déjà prévisible. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 12/20]

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Feu vert (les séries qui vous font de l’œil dès le premier épisode) :

A place to call home   Une fiction australienne située après la seconde guerre mondiale, où une femme mystérieusement débrouillarde côtoie une richissime famille. Une saga aux trames simplifiées, mais avec des personnages attachants. Émotion garantie. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 14/20]

Dates

Dates Une fiction britannique au concept original, racontant un premier rendez-vous entre deux personnes apparemment opposées. Non seulement c’est fin parce que ça décortique parfaitement les modes de pensée de chacun, c’est brillamment joué, mais en plus certains personnages reviennent par la suite faire d’autres rencontres. Un sujet inépuisable et émouvant. Un petit bijou [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation 17/20]

the Fall Une fiction irlandaise sur un tueur en série, père de famille aux pulsions perverses qui cache bien son jeu. Avec Gillian Anderson en enquêtrice affirmée. Retourne l’estomac. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 16/20 ]

utopia

Utopia Une fiction britannique paranoïaque mettant en danger un groupe d’individus. Mise en scène magnifique, twists diaboliques, violence décapante. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 18/20]

the Village Une fiction britannique qui raconte l’évolution d’un village de la première guerre mondiale à nos jours. Une première saison poignante [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 13/20]

In the flesh Une fiction britannique qui nous propose de revisiter le mythe des zombis, en leur donnant une chance de s’intégrer à la population via un traitement. Beaucoup de pistes de réflexion mais trop court dans son développement. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 13/20]

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My Mad Fat Diary Une fiction britannique avec pour héroïne une adolescente obèse qui essaye de se reconstruire. Délicieusement drôle et touchante.  [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 17/20]

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Feu orange (les fictions dont les pilotes peinent à convaincre):

Family Tree  Mockumentary en coproduction HBO-BBC qui raconte comment un homme s’imagine un autre destin en cherchant dans sa généalogie. Décalée sans être humiliante pour ses personnages, mais manquant de vivacité. [Statut : arrêtée ]

The Politician’s husband Une fiction britannique sur un couple politique pris dans l’engrenage de l’ambition de chacun, la dureté du milieu, et leurs enfants. A la fois peu subtile et oubliant de développer ses personnages. [Statut : arrêtée]

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Feu rouge : (les fictions dont les pilotes ne donnent pas envie de continuer)

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Orphan Black Une fiction canadienne sur une jeune femme qui prend l’identité d’une flic qui lui ressemble. Une intrigue conspirationniste sur le clonage humain, drôle, rythmée mais incohérente et peu attachante. [Statut : finalement suivie, et terminée – critique complète ; Recommandation : 12/20]

Top of the lake Coproduction anglo-australo-américano-néozélandaise racontant la violence masculine dans un univers où une jeune fille enceinte disparaît. Née de la vision militante de Jane Campion, manipulatrice, grossière, écœurante. [Statut : arrêtée]

Bluestone 42 Comédie britannique sur une troupe militaire en Afghanistan. Lourdingue, simpliste. [Statut : arrêtée]

south korea

  • Séries coréennes :

Du point de vue des séries coréennes, le début d’année a eu un démarrage très lent, avec peu de fictions convaincantes. Ça s’est fort bien rattrapé depuis, ouf !

Pour information, j’ai également critiqué le Drama Special : A culprit among Friends

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Feu vert :

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Cruel Palace – War of flowers Sageuk de JTBC sur une période noire d’une Corée asservie, où les conflits de pouvoir au palais permettent l’ascension d’une concubine ambitieuse. Textes et interprétation classique, mais mise en scène léchée et mature, dramaturgie lourde mais efficace, évolution très intéressante des personnages féminins. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 16/20]

Shark Drame basé sur le mythe d’Orphée, une histoire de vengeance qui prend son temps. Avec de solides acteurs, une bonne mise en scène et une intrigue captivante. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ;  Recommandation : 15/20]

Childless Comfort poster

Childless Comfort un drama familial qui donne astucieusement beaucoup de clés pour comprendre l’évolution de la société coréenne. S’ajoute à cela une peinture attachante des caractères de chacun et des thématiques qui prennent le temps de se développer. [Statut : suivie ; Recommandation 16/20]

Monstar Un highschool drama musical sur une popstar retournant à l’école. Avec des passages musicaux vraiment émouvants, la sensation d’une déclaration d’amour à la musique, et une interprète charmante, on en oublierait presque la simplicité des intrigues. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 14/20]

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That Winter the wind blows l’histoire d’une jeune héritière aveugle qui se fait duper par quelqu’un qui se fait passer pour son frère. Un drama habile, qui maintient à merveille l’ambiguïté des personnages, et développe son sujet avec suffisamment de twists pour être haletant. Réalisation impeccable, acteurs formidables, il n’y a guère que la fin bâclée qui vient gâcher le plaisir. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation 16/20]

I hear your voice Drama sympathique sur une avocate  flemmarde au caractère bien trempé qui rencontre un jeune homme capable de lire dans les pensées. Bien équilibré, malgré quelques scènes manquant de finition, avec de bons personnages et un background convaincant. [Statut : suivie et en cours de diffusion ; Recommandation 14/20]

heartless city

Heartless City Drama sombre et complexe dans l’univers de la pègre, avec son lot de twists savamment planifiés, à la mise en scène léchée et mature. Une ambition qui impressionne. [Statut : suivie et en cours de diffusion ; Recommandation 16/20]

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Feu orange :

Dating Agency Cyrano Le 4ème volet des Flower Boys tente de mêler les rebondissements d’une fiction d’espionnage à des affaires de coeur, mais échoue à présenter des personnages attachants. Tellement superficiel que le rythme fait penser à une fiction américaine. [Statut : arrêtée]

Jang ok Jung Living in love Un sageuk qui démarre un peu dans tous les sens, donnant le sentiment d’avoir une fiction mal écrite, brouillonne, mais dont les thématiques restent intéressantes. [Statut : arrêtée]

Queen of the office un remake d’un drama japonais, qui essaye de reprendre tous ses codes déjantés et transgressifs, omettant de nous donner des personnages sympathiques. Un délire à prendre pour ce qu’il est, mais guère plus. [Statut : arrêtée]

The End of the World

The End of the world Lente, trop lente plongée dans l’univers d’une épidémie mortelle. Souci de réalisme, ambiance oppressante, mais personnages à peine dessinés. [Statut : en pause ; Recommandation : 13/20]

The Virus Profitant de mêmes thèmes médicaux, le drama n’arrive jamais à décoller, préférant des rebondissements peu crédibles au développement de ses personnages. [Statut : arrêtée]

Nine : Nine Time Travels Remonter dans le temps pour changer le présent ? Voilà une fiction qui aurait du mieux exploiter le registre du fantastique. De la réalisation aux acteurs, l’ensemble est résolument plat. [Statut : arrêtée]

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Incarnation of Money Recyclage des auteurs du fabuleux History of a salaryman pour une fiction qui démarre bien trop mollement pour lui prêter attention, même avec Kang Ji Hwan au générique. L’argent n’achète pas tout. [Statut : arrêtée, mais sera peut être reprise vu certains échos]

Lee Soon Shin is the best Un weekend drama qui ne réinvente pas la roue, mais profite plutôt bien du charme de son interprète féminine. Demande malheureusement un investissement horaire trop important par rapport à ce qu’elle apporte.[Statut : arrêtée]

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Feu rouge :

Mandate of heaven Sageuk simplifié, lissé, unidimensionnel, sans enjeux intéressants, sur un médecin oriental qui veut sauver sa fille. Tellement prévisible qu’il en est soporifique. [Statut : arrêtée]

All about my romance Gags surjoués dans l’univers politique coréen, burlesque rendant les personnages détestables, sans aucune pointe de créativité. Dommage pour les acteurs. [Statut : arrêtée]

Gu Family Book Drama un peu trop prémâché, limite manipulateur, et surtout incohérent, qui reprend à sa sauce le mythe du gumiho. [Statut : arrêtée]

When a man loves drame sans surprises sur un chef de gang qui tombe amoureux. Caractères poussés aux extrêmes, rythme bien trop lent, et un manque flagrant d’implication. [Statut : arrêtée]

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Gu Am Heo Joon Très long sageuk (120 épisodes) sur le fameux médecin royal ayant écrit une encyclopédie de la thérapeutique orientale. Manquant peut-être un peu de personnalité pour avoir le courage de s’y mettre. [Statut : arrêtée]

Iris 2 Suite au fameux blockbuster, véritable condensé d’incohérences, avec une mise en scène calamiteuse et « cheap ». A réserver aux amateurs de la franchise. [Statut : arrêtée]

Level 7 Civil Servant Modifiant le concept du sympathique film d’espionnage My girlfriend is an agent, le drama loupe le coche, et nous propose un festival de clichés horripilants noyé dans une intrigue poussive. [Statut : arrêtée]

Queen of Ambition (Yawang) Une histoire de vengeance sans réelle personnalité, servie par de bons acteurs, mais au récit bancal, affadissant des enjeux déjà présentés dans les premières minutes. [Statut : arrêtée]

Flower Boy next door troisième volet des flower boys qui fait du surplace et n’arrive jamais à toucher le téléspectateur, la faute à un humour délavé, et au sujet (la solitude) très mal exploité. Même si Park Shin Ye peut se révéler touchante. [Statut : arrêtée]

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  • Séries japonaises :

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Feu vert :

saikou no rikon

Saikou no rikon Description jubilatoire d’un couple qui se déchire, trouvant le ton idéal pour parler des défauts de chacun sans verser dans la caricature. Incontournable [Statut : suivie ; Recommandation : 16/20]

Itsuka Hi no Ataru Basho de Drame humain sur la rédemption après la prison, avec des personnages simples et attachants qui cherchent à se reconstruire. Parfois un peu longuet, et ne bénéficiant pas d’une réalisation suffisamment soignée, mais le propos, qui ne cherche pas la pitié, est vraiment touchant. [Statut : suivie , Recommandation : 14/20]

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Feu orange :

Shotenin Michiru no Mi no Uebanashi

Shotenin Michiru no Mi no Uebanashi Une jeune femme égoïste découvre qu’elle a gagné à la loterie, alors que dans le même temps sa vie bascule peu à peu dans l’horreur. Le virage incohérent qui survient après des épisodes « vides » m’a convaincu de ne pas continuer. [Statut : arrêtée]

Biblia Koshodou no Jiken Techou Une plongée dans les livres et la promesse d’un récit romantique malheureusement complètement détruites par une bande sonore electro. Amis de la poésie, abstenez-vous. [Statut : arrêtée]

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Feu rouge :

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Kumo no kaidan Le drama plutôt longuet, fait l’impasse de son sujet intéressant (l’exercice illégal de la médecine) pour se vautrer dans des mystères sans imposer son ambiance. Soporifique. [Statut : arrêtée]

Mahoro Ekimae Bangaishi Une histoire décalée autour de deux personnages glandeurs. Effarant par son humour complètement raté et son propos vide de sens. A fuir. [Statut : arrêtée]

Share House no Koibito Une jeune femme agacée par sa solitude, un alien un peu excentrique et un dépressif vont vivre sous le même toit. On rêve d’un truc chaleureux, drôle, on obtient une série sans propos, ennuyeux et pas très originale. [Statut : arrêtée]

Nobunaga no chef Croisement improbable de Jin et d’un food drama, la série évoque un cuisinier moderne qui se retrouve dans les guerres d’unification du Japon. Dépourvue de toute émotion, filmée sans moyens, sans ambition, voire sans script. [Statut : arrêtée]

I hear your voice [Pilote – Corée]

i hear your voice

J’aime beaucoup les dramas coréens qui mélangent les genres, souvent parce qu’ils prennent une bonne dose de risque, et il faut avouer qu’I Hear your voice a justement ce petit quelque chose qui la fait sortir du tout-venant.

Le drama ne sait pas sur quel pied danser : il commence par deux drames d’enfance, se transforme en legal drama, en romance, pour aussitôt nous replonger dans l’atmosphère d’une enquête. Ceux qui voulaient une simple comédie romantique en seront pour leurs frais. I hear your voice s’attaque à tous les fronts, sans vraiment briller, mais il le fait avec ce petit supplément d’âme, qui rend l’histoire intéressante et l’ensemble du casting sympathique.

Notre héroïne Jang Hye Sung (Lee Bo Young), surtout, n’est pas le prototype habituel de la femme travailleuse qui surmonte un à un les obstacles. Aigrie par sa condition sociale, pas franchement élève modèle, elle devient victime d’un stratagème qui l’expulse de l’école et fait perdre à sa mère son job. Mais elle a une qualité : elle reste honnête, droit dans ses bottes.

i hear your voice lee bo young

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ça ne va pas l’aider à développer un sentiment de justice, ou l’envie de redresser les torts. Elle devient avocate pour l’argent, et bordélique, flemmarde, au caractère bien trempé, ne supportant pas la moindre leçon, le moindre conseil, elle est contrairement à son collègue (Yoon Sang Hyun, Secret Garden), tout sauf une idéaliste. Pour elle, il n’y a qu’une seule vérité, celle qui ressort des tribunaux. Alors quand elle doit défendre une lycéenne accusée d’avoir jeté par la fenêtre une fille de sa classe, elle ne prend pas la peine d’essayer de la comprendre. Elle a d’autres soucis : elle s’aperçoit que dans cette affaire, la procureur Seo Do Yun (Lee Da Hee) est celle qui l’avait fait expulser de l’école.

i hear your voice lee bo young sbs

Alors que dans bien des dramas coréens c’est l’homme qui est arrogant et égoïste, ce coup-ci c’est la femme qui prend le rôle de la personne insensible, et limite tête-à-claques. Un rôle qui va plutôt bien à Lee Bo Young habituée aux multiples facettes de ses personnages (cf Harvest Villa).

i hear your voice lee jong suk

Pour faire évoluer Jang Hye Sung, il va falloir faire appel au chevalier blanc, Park Soo Ha (Lee Jong Suk, School 2013) un lycéen modèle, souriant (parfois trop), un peu replié sur lui-même, qui cache une aptitude particulièrement utile : il entend les pensées des personnes qu’il regarde. Ça va notamment l’aider à éviter le suicide de cette lycéenne accusée à tort de tentative de meurtre.

Park Soo Ha a développé ce pouvoir depuis un accident de voiture dans sa prime jeunesse, qui a touché son cerveau. A cet instant précis, c’est Jang Hye Sung accompagnée de Seo Do Yun, alors toutes deux lycéennes, qui furent témoin du drame. En réalité, il ne s’agissait pas d’un accident mais du meurtre du père de Park Soo Ha par un individu menaçant de les tuer si elles révélaient la vérité. Évidemment, Seo Do Yun s’était défilée, tandis que Jang Hye Sung, bon gré mal gré, avait fini par envoyer le meurtrier derrière les barreaux.

i hear your voice lee jong suk sbs

Menacée de mort, Jang Hye Sung ne sait pas que Park Soo Ha veut protéger celle qu’il considère comme une fille intègre et jolie. Il est d’ailleurs amusant de voir comment notre héros va peu à peu déchanter et se rendre compte 10 ans plus tard que l’objet de son amour fantasmé est en fait une fille détestée par tous à cause de son fichu caractère. Tout effort pour caractériser davantage le héros est plutôt bénéfique, surtout quand il semble à première vue limité à ce registre.

i hear your voice courtroom

Comme je le disais plus haut, ce drama mêle habilement plusieurs thématiques, mais on ne pourra s’empêcher de tiquer sur les rebondissements au tribunal (où tout le monde se coupe la parole et intervient comme il veut), ou sur certaines scènes qui montrent que le drama est filmé bien trop vite (cf la prothèse dentaire ramassée interchangée bas et haut entre deux plans). Dans cet univers, il ne faudra donc pas s’étonner si notre héros lycéen capable de réparer les lumières dans les rues, tout seul, dans le noir, sans se prendre du jus, et surtout sans outils et sans pièces de rechange. Bref, on sent l’intérêt de la symbolique, mais ça manque un peu de finition.

Il faut donc fermer les yeux sur quelques scènes, mais on prend néanmoins beaucoup de plaisir à suivre ces aventures, grâce à une bonne BO, et une mise en scène qui à défaut d’être soignée, s’attarde suffisamment longtemps sur ses personnages pour qu’on puisse s’y attacher. Je ne pense pas que ce rythme pourra suivre longtemps, mais ça fait plaisir de voir ce dosage millimétré qui évite le larmoyant ou le loufoque. La série impose très facilement son ton, et le duo d’acteurs m’est très sympathique.

Alors oui, vraiment, ça vaut le coup de poursuivre un peu pour voir si ce drama continuera à naviguer entre ses thématiques…

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Dramas coréens à venir (Printemps 2013)

C’est le printemps (ou presque) ! Je vous propose aujourd’hui un tour d’horizon des 35 prochains dramas coréens. L’article se veut le plus complet possible à l’heure où je vous parle (début mars), et il faut donc s’attendre à de possibles remaniements de casting, des annulations de dramas dans les jours prochains.

On espère que le printemps fournira de meilleurs dramas que ce début d’année tristounet. Comme souvent, le câble sera en tête des attentes, surtout pour ce mois de Mars. A contrario, je suis inquiet des rumeurs d’une collusion supposée de MBC avec le gouvernement et de sa capacité de censure – n’ayons pas peur des mots (cf l’épisode City Conquest, en bas de page). C’est d’autant plus dommage que certains de ses dramas contiennent des thématiques sociales au potentiel subversif.

Encore une fois, ce fut un vrai plaisir d’enquêter sur ces prochaines productions. Un peu comme pour les upfronts américains, le plaisir est dans l’annonce et l’attente…

The Virus

The Virus (OCN, 1er Mars). OCN nous propose un sujet original (pour la Corée), avec une équipe médicale qui cherche à lutter contre un virus dont la mortalité atteint les 100 %. On retrouvera Uhm Ki Joon qui a joué dans l’excellent Ghost. Le scénario vient de l’auteur de Heartstrings, donc méfiance. Petit teaser ici. J’attends avec impatience le second épisode pour vous en parler.

lee soon shin is the best

Lee Soon Shin is the best (KBS, 9 Mars). Prévoyez une cinquantaine d’épisodes pour ce drama classique, où notre héroïne (interprétée par IU) est une jeune femme sans succès mais chaleureuse qui croise un jour un homme riche et froid (Jo Jung Suk) et va le convertir. La bande-annonce n’a pas l’air très engageante.

Nine nine time travels

Nine : Nine Time Travels (TVN, 11 Mars) Voilà un drama qui nous propose à nouveau de voyager dans le temps, sauf que notre héros ne pourra le faire que 9 fois pour résoudre un crime commis il y a 20 ans. Et à chaque voyage,  il change un peu plus le présent… Le concept est alléchant. Je suis moins enthousiaste pour les acteurs Lee Jin Wook (Someday, Alone in love), et Jo Yoon Hee (Lie To Me). Mais aux commandes on retrouve les responsables de Queen In Hyun’s Man. Bref, à regarder de très près. Les différents teasers mettent l’accent sur le drame et le mystère.

The End of the World

The End of The World (JTBC, 16 Mars) Sur le papier, on dirait que la trame est identique à The Virus. Mais il s’agit de l’adaptation d’un roman, et surtout, le ton est moins celui de la science fiction que celui du drame humain. C’est tout simplement le drama que j’attends le plus, car aux commandes il y a l’équipe d’A Wife’s Credentials (le meilleur drama de l’année précédente). Pour le teaser, c’est ici.

i summon you gold

I summon you, gold (MBC, Mars ?). Le drama a subitement changé de producteur, et … d’acteur principal (on devait avoir Lee Jong Hyuk d’A gentleman’s dignity). Bref, c’est la débâcle, impossible de savoir si le weekend drama pourra être diffusé mais j’en doute fortement. La thématique était celle des problèmes d’argent de la classe moyenne. Désolé pour l’image, j’ai pas pu résister (les fans de Once upon a time comprendront le titre).

park seon yeong

Crazy Love (TVN, Mars) TVN tente le daily drama, avec Park Seon Yeong qui rencontre l’amour de sa vie le jour où elle est au plus bas. Il m’en faudrait plus pour être attiré.

Gu Am Heo Joon

Gu Am Heo Joon (MBC, Mars) Remake du drama historique Heo Joon, cette série racontera donc les aventures d’une figure célèbre de la médecine orientale. Ce dernier a en effet écrit au 16è siècle le Donguibogam, un guide classant les symptômes selon les organes affectés et non selon les maladies. Il contient notamment beaucoup de préceptes pour une vie saine et équilibrée. Le drama devrait dépasser les 120 épisodes, ce qui devrait décourager les plus curieux. Dommage, car le drama devrait avoir de solides acteurs, comme Kim Ju Hyeok (My wife got married), Baek Yun Shik (Harvest Villa) ou Park Jin Hee (Giant).

kim hyun joo

Cruel Palace – War of the flowers (JTBC, 23 Mars) Le drama prendra la place de Childless comfort. Au menu, l’histoire d’une concubine intrigante qui tentera de mettre son fils illégitime à la place du prince. Je suis curieux de voir ce que le réalisateur de Personal Taste peut donner sur le câble. Le casting n’est pas très connu. On retrouvera notamment Kim Hyun Joo (Twinkle Twinkle). Un petit teaser ?

kim tae hee jang ok jung

Jang Ok Jung, Living in love (SBS, fin Mars début avril) 24 épisodes. Il s’agit d’un drama historique revisitant une figure bien connue des amateurs de sageuks : Jang Hee Bin, la fameuse concubine du roi Sukjong (qui s’opposera à la reine In Hyun). Ici, elle devrait séduire grâce à ses talents… dans la mode. Hum. Avec la jolie Kim Tae Hee (My Princess) et Yoo Ah In (Sungkyunkwan Scandal). Je ne suis pas sûr que cette énième histoire mérite le détour, mais pourquoi pas.

kim hye soo

God of the workplace (Office God, anciennement appelé Please come back miss kim) (KBS, 1er Avril) semble a priori n’être qu’une énième rom-com dans le milieu du travail. Mais il s’agit du remake de Haken no hinkaku, un jdrama de 2007. Espérons donc que les relations de travail seront un peu plus élaborées (la fiction japonaise évoquait le sort du travail temporaire) au lieu de se focaliser sur les disputes amoureuses. Avec Oh Ji Oh (Chuno), et Kim Hye Soo (The Thieves), j’avoue ne pas savoir à quoi m’attendre. Mais la scénariste a écrit beaucoup de Drama Special, dont le fabuleux The Great Gye Choon Bin… Gardons confiance.

beast monstar

Monstar (MNET, 6 Avril) La chaîne musicale du câble tente de produire un drama sur le parcours d’une star de la chanson déchue, obligée de retourner sur les bancs de l’école… pour y monter un groupe évidemment ! Les acteurs n’ont aucune expérience ou presque puisqu’il s’agit d’un membre du groupe BEAST (Yong Jun Hyung) et une mannequin Ha Yeon Soo. Seul élément positif, il y a des gens talentueux derrière la caméra et au script, déjà responsables de Sungkyunkwan Scandal et Arang and the magistrate. Je pense malheureusement que le show n’est réservé qu’aux fans de kpop, mais j’espère me tromper.

all about my love

All About my Love (All about my romance) (SBS, 10 Avril) Le drama aura la lourde tâche de succéder à That winter the wind blows. Mais le sujet peut être intéressant. Il s’agit d’une romance secrète entre deux personnalités politiques opposées. La bonne nouvelle c’est que Shin Ha Kyun est de la partie. C’est un excellent acteur de cinéma ayant notamment joué dans le drama Harvest Villa. Il sera opposé à l’actrice Lee Min Jung (Big). Le reste du casting est également intéressant, avec Han Chae Ah (Gaksital) et Park Hee Soon (Evasive Inquiry Agency). Espérons que le résultat sera supérieur à Protect the Boss qui était la précédente réalisation des producteurs.

lee dong wook

Mandate of Heaven (Heaven’s order) (KBS, mi-avril après IRIS 2). Voilà encore un drama historique médical, avec cette fois-ci un médecin oriental qui tente de sauver sa fille mourante et qui est accusé d’avoir voulu empoisonné le roi. Le casting est déjà quasiment terminé. On retrouvera Song Ji Hyo (Gye Baek) et Lee Dong Wook (il m’a étonné dans Wild Romance). On croise les doigts pour une bonne surprise, les personnes derrière la caméra n’étant pas du tout habituées aux sageuks.

when a man loves song seung hun

When a man loves (MBC, avril après 7th level civil servant) verra le retour de Song Seung Hun après la débâcle de Dr Jin, dans un drama qui espérons le devrait bénéficier d’un bon réalisateur (celui d’Arang and the magistrate) et d’une scénariste capable du pire comme du meilleur (The Equator Man). Notre héros devrait tomber amoureux (ou profiter ?) successivement de la femme d’un boss de la mafia puis d’une autre jeune femme (Shin Se Kyung). Je suis plutôt content de retrouver Chae Jung Ahn (Coffee Prince), d’ailleurs. Espérons que le triangle amoureux sera à la hauteur.

lee sung ki gu family book

Gu Family Book (MBC, 1er Avril après Horse Doctor) mise sur la popularité de Lee Seung Ki (My Girlfriend is a Gumiho) et de Suzy (Dream High). Il s’agirait d’une version revisitée du Gumiho, où notre héros serait mi-monstre mi-humain et chercherait à tout prix à devenir humain. Et comme l’héroïne serait une très bonne guerrière… Le scénariste de Baker King et le réalisateur de Secret Garden sont de la partie. Je croise les doigts.

Special Affairs Team TEN

Special Affairs Team TEN 2 (OCN, Avril) OCN reprend son casting pour la suite des aventures de cette unité d’élite chargée d’élucider les crimes les plus violents. Les amateurs seront ravis…

jung gyu woon

Wonderful Mama (SBS, Mai) sera le prochain weekend drama de Jung Gyu Woon (History of a salaryman), où il incarnera un homme responsable, en conflit avec une collègue arriviste et superficielle (Jung Yoo Mi), dont il tombera amoureux. Et si le drama s’appelle ainsi, c’est parce que la mère de Jung Yoo Mi est atteinte de la maladie d’Alzheimer et qu’elle veut se dépêcher d’engager ses enfants sur la « bonne voie ». J’aime beaucoup les fictions sur la maladie d’Alzheimer, mais j’espère que cet argument sera correctement utilisé.

Princess aurora poster

Princess Aurora (MBC, Mai ?). Adapté du film du même nom, le drama devrait donc nous parler de l’enquête qui vise une meurtrière particulièrement féroce. On imagine mal MBC donner suffisamment de liberté à cette fiction pour parvenir à restituer le caractère dérangeant (et poignant) de l’œuvre originale, qui m’avait marqué à l’époque.

Moon Geun Young

The Goddess of fire Jeongi (MBC, Juin ) Moon Geun Young pourrait jouer dans ce drama retraçant la vie d’une fameuse potière kidnappée durant l’invasion japonaise. Le scénariste serait le responsable de Warrior Baek Dong Soo ce qui n’est pas franchement une référence vu son script. Mais Moon Geun Young peut compter sur sa horde de fans pour faire le buzz.

JouounoKyoshitsu the queen's classroom

The Queen’s Classroom (MBC, Juin) Remake de la série japonaise du même nom (encore appelée Joo no Kyoshitsu), où une prof diabolique munit régulièrement ses élèves, jusqu’à ce qu’ils décident de réagir. A l’heure où le système éducatif coréen est de plus en plus pointé du doigt, il est plutôt intéressant de voir un school drama où le prof est une figure autoritaire contestée. Là encore, je doute que MBC permette d’aller très loin (surtout quand on sait ce qu’elle a fait de City Conquest, jugé trop subversif pour le gouvernement). Mais on ne sait jamais.

Uhm Tae Woong

Lee Soon Shin’s unauthorized biography (SBS, Juin) Yi Sun Shin était un amiral au sens tactique très développé qui coula des centaines de navires japonais lors de leur invasion au 16è siècle. Véritable héros national (et respecté jusqu’au Japon), son histoire sera revisitée à l’occasion de ce drama, qui propose de répondre à une simple question : s’il avait survécu à ses blessures, se serait-il opposé au roi Sunjo de l’époque pour construire un véritable empire maritime ? Le rôle titre devrait revenir à Uhm Tae Woong (The Equator Man). Il va falloir un réalisateur à la hauteur pour évoquer les scènes de combat maritimes…

knife and flower

Knife and flower (KBS, 3 Juillet) est encore un autre sageuk. L’histoire d’amour (et de vengeance) entre la fille du roi de Goryeo et un écrivain. Les personnes derrière le projet n’ont pas suffisamment d’expérience pour susciter un quelconque enthousiasme.

Enfin, voici les dramas qui n’ont pas encore de date …

doctor frost

Doctor Frost (OCN, 2013) Peu d’informations sur ce projet qui devrait reposer sur le manhwa eponyme de Lee Jong-Bum, qui raconte l’histoire d’un psychologue au génie sans pareil. Vu le succès de l’œuvre originale, on espère que le drama sera aussi réussi.

gong hyo jin

I hear your voice (KBS, 2013) On parle de Gong Hyo Jin (The Greatest Love) pour ce drama dans l’univers judiciaire, où notre héroïne – rabaissée – sera obligée de défendre des gens qui sont pour une écrasante majorité d’entre eux, des coupables. On imagine évidemment qu’elle va trouver un innocent dans cette botte de paille.

lee ha na

Detective Choi il Woo (MBC, 2013). Un seul nom à retenir : Lee Ha Na (Alone in love) ! Enfin elle revient dans les dramas. Bon il s’agit d’un crime drama apparemment, où nos héros se mettent en danger pour résoudre des enquêtes, mais qu’importe. Son retour est déjà un évènement. Ce remake d’une série de 1971 (oui vous avez bien lu !) devrait davantage utiliser des thématiques sociales et humaines que des intrigues tarabiscotées, ce qui me va parfaitement. On parle également de Kim Byung Man pour le rôle masculin. I want. Now.

Her Majesty the queen (MBC, 2013) Les producteurs d’All In remettent ça, avec l’histoire d’un fils de gangster qui devient champion de boxe, et celle d’une fille d’un accroc aux jeux d’argent, obligée de faire concours de beauté. Partis de très bas, ils vont aller jusqu’en haut de l’affiche, donc.

Enfin, il nous reste à parler des dramas qui n’ont toujours pas de network, ou qui sont toujours au point mort et dont j’ai déjà parlé dans la sélection de cet hiver. On retrouve donc la liste habituelle des adaptations bloquées (My Sassy Girl, Temptation of Wolves) ou des biographies arrêtées (Iron King). Pas de nouvelles non plus de Love Affair, de I Can’t lose

Autre projet qui tarde à se lancer : I love you Ajusshi, un drama avec Yoon Sang Hyun (Secret Garden)…

Il y a aussi les projets qui font peur comme  Gangnam Style (basé sur le manhwa Fashion King, et non PSY rassurez-vous) ou qui font envie : Celebrity est l’histoire d’une fille qui rêvait de devenir star et qui devient paparazzi, tout en entretenant une fausse liaison avec une célébrité. Il y a un côté subversif ou ironique que je rêverai de voir développer au pays des netizens.

salon h

Signalons aussi Salon H, l’adaptation du manhwa de l’auteur du raz de marée Goong (qui m’a personnellement fait bailler à de multiples reprises). Ce coup-ci c’est l’ascension d’une fille dans le domaine de la mode, donc vous imaginez bien que ce n’est pas du tout mon truc.

Et pour ceux qui attendaient City conquest : le drama est finalement annulé pour « violence excessive ». Les producteurs semblent accuser le gouvernement, qui serait intervenu. La culture coréenne étant devenue un enjeu économique, est-on en passe d’imposer une certaine vision optimiste du développement social dans le pays ? Ou est-ce que l’argument des producteurs est destiné à masquer leur incompétence et leur retard ?

Alors au final, quels sont les dramas qui vous tentent ? Pour ma part je retiens The Virus, Nine : Nine Time Travels, The End of the world, All about my love, Gu Family book, Doctor Frost, et Detective Choi Il Woo