Bilan détaillé de la saison USA 2012-2013

Après les statistiques la semaine dernière, je vous propose donc mes impressions sur cette saison américaine qui s’avéra plus riche que prévue.

J’ai une fois encore volontairement écarté les pilotes de séries. Il y aurait beaucoup à dire sur la médiocrité rampante des nouveautés (d’où mon appréhension qui augmente à chaque rentrée, malheureusement entretenue par des trailers désastreux). Mais il y aurait encore plus à dire sur la simplification des intrigues, hélas.

Je vais donc vous parler ici des 38 séries qui m’auront accroché au delà du pilote (seulement 6 ont été arrêtées en cours de route) : Arrow, Boss s2, The Walking Dead s3, Don’t trust the B in apartment 23 s2, Go on, Parenthood s4, Underemployed, Touch s2, Girls s2, Grey’s Anatomy s9, The Big Bang Theory s6, 2 Broke Girls s2, Dexter s7, Elementary, Homeland s2, Last Resort, Once upon a time s2, Raising Hope s3, The Good Wife s4, the Mentalist s5, the Mindy Project, 666 Park Avenue, Nashville, Nikita, Bunheads, Smash s2, White Collar s4, The Americans, House of Cards, Zero Hour, Cult, Red Widow, Bates Motel, Game of Thrones s3, Hannibal, Rectify, The Goodwin Games, Arrested Development s4

nouvelles séries

1/ Les nouvelles séries

honneur

A l’honneur :

Rectify

Rectify La série a réussi à rendre touchant son personnage principal sortant du couloir de la mort, sans que l’on ne sache vraiment s’il était innocent ou coupable. Car l’intérêt était ailleurs, dans la découverte d’un monde qui ne l’a pas attendu, et qui a déjà un jugement sur lui. C’est superbement réalisé pour exprimer toute la palette d’émotions d’un personnage pourtant énigmatique, et je n’en ai pas perdu une miette. Vivement la suite. (♥♥♥♥)

bunheads

Bunheads Si on m’avait dit qu’un jour j’adorerai une série sur la danse, je ne l’aurai pas cru. Mais la patte de Sherman-Palladino me manquait trop. Voilà peut-être la seule nouvelle série d’une fraîcheur et d’une bonne humeur à toute épreuve. Voilà la seule série avec une écrasante majorité de personnages féminins qui nous démontre que ce qui compte, c’est pas la parité, c’est le script. Voilà une des rares séries à l’antenne qui exploite encore le meilleur sujet qui soit : le quotidien. Non seulement la série est très drôle, ultra-référencée comme il se doit, mais en plus elle aborde tout en décalage et en modernité des problématiques plus actuelles. Les séquences de danse sont à la fois créatives et magnifiques. Malgré quelques épisodes en deçà au milieu d’une saison déjà découpée, la série est très attachante et développe de façon surprenante tout ce petit monde. Et si ABC Family ne la renouvelle pas, je leur jette un sort jusqu’à la 33è génération. (♥♥♥♥)

Les bonnes séries :

elementary

Elementary J’avais peur d’un Sherlock Holmes revisité, affublé d’une (et non pas d’un) Watson, tellement Hollywood nous a habitué aux one-shot marketing. Et pourtant, la série a su développer son duo, et surtout s’appuyer sur de solides énigmes, aux twists retords et surprenants. Pouvoir à nouveau réfléchir, établir des hypothèses devant un show policier américain, quel bonheur ! Mieux encore, la prestation des acteurs est au top (et pourtant si différente de son double anglo-saxon), et la fin de saison prend des virages plutôt osés, prouvant que la série peut aussi imposer un ton, une ambiance particulière. Une démonstration éblouissante. (♥♥♥)

nashville

Nashville Un soap dans l’univers de la country ? Là encore j’étais sceptique. Plus je plonge avec délice dans les séries coréennes, plus je suis en décalage complet avec ce que tentent de m’apporter les soaps américains. Mais Nashville a su prendre son temps pour faire évoluer ses personnages, et surtout nous donner une porte pour les comprendre, pour justifier leur comportements. D’où les bonnes surprises, du personnage affirmé d’Hayden Panettiere aux moments musicaux décrivant le ressenti de chacun. Ouf, l’émotion est là. Malgré l’avalanche de twists médiocres et une partie politique plombant l’ambiance, on arrive à s’intéresser au sort de nos personnages. Et si le final est overzetop, il donne tout de même très envie de voir la suite. (♥♥♥)

the americans

The Americans Traiter de la guerre froide au milieu des années 80, c’était une bonne idée, surtout en se positionnant du point de vue russe. Mais j’ai eu un peu de mal à m’y mettre. La faute à un couple qui a mis du temps à me convaincre (le positionnement psychologique de départ étant au mieux incompréhensible), mais également à une tension quasi inexistante dans les premiers épisodes. Fort heureusement, la série relève la tête par la suite, en forçant chacun à faire des choix devant un engrenage infernal. Mieux encore, le final ouvre enfin la perspective de parler d’une vie familiale sous un angle bien plus intéressant, et la romance entre les deux protagonistes passe enfin très bien à l’écran. (♥♥♥)

bates motel

Bates Motel La réadaptation de Psycho subit le modèle inverse. On retiendra ses débuts magnifiques, avec la relation dérangeante entre Norman Bates et sa mère, son développement psychologique qui exploite avec brio une certaine ambivalence, ou sa multitude détails qui montre que l’œuvre originale a été bien assimilée. On ira même jusqu’à apprécier ses nombreux twists, pour la plupart redoutables… Jusqu’au très laborieux reboot de la mi-saison, et le départ en vacances des scénaristes. Le final essaye de surprendre le téléspectateur avec ce que tout le monde attendait depuis l’annonce de la série, et ça, ça laisse dubitatif. J’espère vraiment retrouver ce qui m’avait plu au départ. (♥♥)

De passable à médiocre :

arrow

Arrow Arrow joue la carte d’un vengeur masqué qui n’hésite pas à tuer pour sauver sa ville. L’acteur, plutôt performant, sauve souvent la mise. Mais les scénaristes jouent la montre depuis le début, incapables de construire une mythologie correcte, nous plongeant dans des flashbacks insulaires aux intrigues copiés-collés, et essayant de nous imposer une romance bien peu convaincante. Bref, la série marche régulièrement au dessus du vide, et n’exploitera ses enjeux qu’à des moments clés de la diffusion. Vraiment dommage parce que la série a du potentiel. Espérons de nouveaux scénaristes pour la seconde saison.()

RADHA MITCHELL

Red Widow Le remake de la série hollandaise Penoza n’a elle aussi pas réussi à développer ses intrigues en milieu de saison. Heureusement cette femme obligée de bosser pour la mafia est aussi capable d’émouvoir son téléspectateur. La série n’est donc pas une simple mise en danger de l’héroïne avec des rebondissements prévisibles, et je me suis plutôt bien attachée à ce petit monde en même temps que j’y vérifiais mes hypothèses. Efficace, mais pas renversante. ()

hannibal

Hannibal Elles sont rares les séries où je suis en grand désaccord avec la communauté sériephile, mais Hannibal fait partie de celles-ci. Et pourtant j’adore Bryan Fuller (Dead Like Me, Pushing Daisies).  Je porte beaucoup plus d’importance au fond qu’à la forme, et les hallucinations répétitive de notre héros m’ont passablement irrité. Oui, la série a un sous-texte, mais elle oublie l’essentiel : raconter une intrigue policière. Et sur ce plan là, c’est un massacre, même la 5è saison de Mentalist fait mieux question raccourcis et invraisemblances. Si la série voulait évoquer le rapprochement psychologique entre le tueur en série et son « ami », elle pouvait le faire sans essayer de nous raconter en une minute comment coincer le coupable d’un crime tellement sordide que les mises en scènes de Dexter passent pour du barbouillage. Je n’aime pas les séries qui se décrédibilisent, qui frustrent parce qu’on a pas eu l’intelligence d’appliquer la moindre once de raisonnement aux intrigues annexes. Je n’aime pas les séries qui répètent ad nauseam la même chose sur une dizaine d’épisodes (on aura compris qu’Hannibal aime faire goûter de curieuses choses à ses convives). Et surtout, j’ai eu beaucoup de mal avec ces échanges soporifiques. Je savais déjà que Bryan Fuller avait besoin de bons dialoguistes pour relever ses œuvres, j’en ai eu une fois de plus la preuve. Je me suis ennuyé, je me suis endormi un nombre incalculable de fois devant la série. Et si j’en perçois ses qualités graphiques, je suis incapable de l’apprécier globalement. La mise en scène des meurtres ne me fait plus rien, étant donné que l’on a que rarement pris la peine d’évoquer les victimes comme des êtres humains (cf ma critique de The Fall, bien plus réussie sur ce point). Hannibal est totalement dénuée d’émotion, et c’est un obstacle insurmontable pour moi. ()

the mindy project

The Mindy Project J’aurai adoré tomber sous le charme de Mindy Kaling et de son amour des comédies romantiques. Hélas, la série est beaucoup trop centrée sur son héroïne plus agaçante que touchante. Pire, elle a pour acolyte Morgan dont les frasques délirantes déséquilibrent le show. Par moment, le show redresse la barre, insufflant enfin un peu d’émotion, montrant qu’elle a compris les codes qui l’inspirent, mais restant incapable de les utiliser à bon escient. Fort heureusement pour elle, certains dialogues font mouche, et le personnage de Danny Castellano est suffisamment bien écrit pour être attachant. Mais le final raté ne laisse que peu d’espoir. ()

go on

Go On Autre show égo-centré (cette fois sur Matthew Perry), Go On aurait du être une comédie intelligente sur ces groupes de parole, sur l’espoir d’une vie meilleure. Elle n’aura été qu’une galerie de personnages dont le développement n’a jamais été envisagé. Tout tourne autour de notre héros, qui en fait des tonnes. Pire, les gags sont d’un niveau lamentable, donnant ainsi l’impression que le script a parfois été écrit en deux minutes chrono. La bonne ambiance générale ne suffit visiblement pas. Voilà une annulation que je ne regretterai pas. (0)

Last Resort Après l’excellent pilote, quelle déception ! Au lieu de faire monter la pression sur ces militaires trahissant les Etats Unis, la série n’arrive pas à nous attacher aux sorts des personnages, aux comportements aléatoires et incohérents. Tout ou presque est écrit avec les pieds. Chaque « révélation » n’en finit plus de tomber à plat, les épisodes sont prévisibles, très mal rythmés, et on peine à savoir quel était le propos de la série. La définition d’une daube. (0)

underemployed

Underemployed Sympathique série sur des jeunes adultes qui peinent à trouver le chemin du travail. L’esprit est positif, humoristique, et les personnages attachants. Mais c’est pas toujours très bien joué, et cette naïveté, cette foi inébranlable en l’avenir a fini par m’agacer. D’autant que le scénario force la chance de nos héros, et chacun se montre bien trop compréhensif. Enfin, il faut croire que la jeunesse n’a qu’un seul mot à la bouche : party. C’est peut-être mon côté ronchon, mais j’ai frisé l’overdose de fêtes. ()

zerohour_zps3bdcc70d

Zero Hour Mélanger la science et la religion, le paranormal et les nazis, c’était s’assurer un concept à la Indiana Jones, et j’avoue avoir été plutôt agréablement surpris par les twists tout au long de l’aventure, avec une découverte progressive des enjeux qui faisait plaisir à voir tant ils étaient osés. Les puzzles étaient également très sympathiques, mais le manque de cohérence dans le développement des personnages, et le peu de moyens alloués ne permettent pas une seule seconde de rendre ce spectacle crédible. Masochiste, je suis resté au bout pour savoir comment ils allaient conclure, et j’ai reçu une gigantesque gifle, à vous faire passer l’envie de vous investir dans n’importe quelle série un tant soit peu mythologique. Complètement incohérente, elle ne répond à rien, n’explique rien. On sombre dans le n’importe quoi, avant d’être effaré par l’ultime séquence, qui donnerait envie à Gandhi de frapper à mort les scénaristes de la série. (0)

666 park avenue

666 Park Avenue Là aussi, cette série fantastique peine à susciter l’effroi ou l’horreur, avec ses effets spéciaux médiocres. Ses personnages se baladent dans cet hôtel diabolique, mais aucune idée n’est réellement exploitée. On passe du coq à l’âne, avec de intrigues qui donnent davantage envie de rire que de se réfugier derrière son canapé. La série ose le n’importe quoi, sans tenir son fil conducteur. Impossible de s’émouvoir sur quoi que ce soit, le final en déconcertera plus d’un. Un gâchis impardonnable. (0)

séries arrêtées

2/ Les séries arrêtées :

dont trust the b

Dont’ trust the bitch in apartment 23 s2 La série avait su me faire revenir avec ses gags absurdes et ses personnages délicieusement égoïstes, mais après une entrée en matière satisfaisante, cette seconde saison s’est avérée être un massacre sur tous les plans ou presque. En se concentrant sur les thématiques de mensonge et d’honnêteté, le show tourne en boucle, révélant froidement au téléspectateur qu’il n’a plus rien à dire. Le trash et la provocation sont tellement mal utilisés que 2 Broke Girls parait comme un chef d’œuvre à côté. Sans compter que l’irritant Dawson n’en finit plus de prendre de la place au mépris du concept initial. C’est devenu rapidement lourdingue. Et j’ai abandonné au sixième épisode, à l’aube de son annulation.

touch s2

Touch s2, c’est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire. Le show avait réussi à faire oublier Jack Bauer en se concentrant sur des thématiques et un puzzle humaniste, certes naïf, mais sympathique. Il avait fini par prendre le chemin d’une mythologie bancale, et cette seconde saison bifurque vers le sauvetage d’enfants dans une paranoia très mal développée. On retrouve non pas un journaliste père de famille mais un Jack Bauer qui part flinguer à tout va. Le propos humaniste disparait, et on roupille ferme. J’ai tenu 4 épisodes avant son annulation.

white collar 04e10

White Collar s4 J’arrivais toujours à revenir auprès de cette série sympathique, grâce à la complicité des deux personnages principaux. Et puis, peu à peu, les intrigues se sont simplifiées et on ressent cruellement l’essoufflement créatif de la série. Les épisodes n’ont plus aucun twist, aucune tension, et l’arc principal concernant la famille de notre escroc s’avère extrêmement prévisible. Au 11ème épisode, j’ai fini par lâcher prise. Il n’y avait plus rien à en tirer.

Cult

Cult Il ne suffit pas d’avoir un bon concept pour faire une bonne série. Mêler la fiction, le fan-universe, et une conspiration, c’était peut-être s’assurer d’un buzz médiatique, mais il faut encore suivre. C’est terriblement mal joué, les dialogues ont 3 minutes de retard pour nous expliquer ce qu’on avait déjà compris, et le show veut tellement se prendre au sérieux que le décalage n’en est que plus ridicule. Affligeant. Et j’ai tenu 4 épisodes !

The Goodwin Games

The Goodwin Games Après un excellent pilote plein de rythme, d’humour, et twists sympathiques, j’avais décidé de donner une chance à cette comédie boudée par la chaine. J’ai fini par comprendre la raison de sa diffusion. Les épisodes suivants sont lamentables, tournent à vide, en voulant en faire des tonnes sur des gags creux et insipides, sans compter la quasi totalité des répliques balancées par des acteurs qui n’y croient plus. Ouch ! 4 épisodes et ça sera tout pour moi, merci.

House of Cards

House of Cards Si l’ambition du projet était impressionnante pour Netflix, elle était en décalage avec le résultat perçu à l’écran. Certes, avec son casting de luxe et son univers décortiquant les requins de la politique, la série ne manque pas d’atouts. Seulement voilà, Boss est passé par là, et le rythme lancinant des épisodes a fini par me faire prendre de plus en plus de distance avec une série qui aurait pourtant du m’inciter au binge-watching (vu que Netflix a mis tous les épisodes disponibles sans délai). Du coup après 6 épisodes, j’ai pas eu envie de reprendre.

anciennes séries

3/ Le retour des anciennes séries :

honneur

A l’honneur :

arrested development 405

Arrested Development s4 J’avoue être perplexe devant la frilosité des critiques, car cette saison fut pour moi un coup de maître, réussissant une nouvelle forme d’écriture parfaitement adaptée à son nouveau support (Netflix). J’en ai déjà parlé dans ma critique complète : comprendre un gag d’un épisode précédent a quelque chose de jouissif, et se surajoute au plaisir de dénicher tous ces gags d’arrière plan, que ce soient des clins d’œil à l’univers de la série ou des créations originales. A l’exception de deux épisodes un peu en dessous, j’ai adoré retrouver tout l’humour de la série, et j’ai bien plus rigolé devant elle que devant une bonne dizaine de nouveauté comiques réunies. Et vu les pourparlers j’espère qu’une cinquième saison verra le jour. (♥♥♥♥)

boss 202

Boss s2 Moins centrée sur la symbolique, davantage concentrée sur le jeu des alliances, cette seconde saison est tout aussi magistrale que la première. Les retournements de situation sont imprévisibles, et surtout parfaitement orchestrés. Avec ses acteurs, ses intrigues sur le mal qui rampe dans la ville, et ses multiples niveaux de lecture, la série enfonce le clou et s’impose définitivement comme un des plus beaux joyaux télévisuels de ces dernières années. En annulant ce petit miracle, Starz s’est suicidée. (♥♥♥♥)

game of thrones 03e04

Game of Thrones s3 Autant la seconde saison se perdait en évoquant les multiples nouveaux personnages, autant cette troisième saison récolte enfin les fruits. J’accroche beaucoup moins aux romances développées au delà du Mur. Peut-être au fond parce que je n’attends que de voir le sang couler. Et sur ce plan là j’ai été servi. Cette gigantesque histoire  a su trouver les images pour redevenir épique (mention spéciale à Khaleesi), passionnante (les intrigues à King’s Landing), et émouvante (Arya). C’est aussi dans cette saison que l’on perçoit enfin les ambitions de Margaery Tyrell. Dommage que du côté de Théon il ne s’y passe pas grand chose d’intéressant. Mais globalement j’ai trouvé que cette saison avait beaucoup plus d’ampleur que la précédente. Et j’ai vraiment hâte de voir la suite. (♥♥♥)

nikita 311

Nikita s3 J’étais parti pour détester le virage pris par la série, avec ses missions de justiciers, et l’intrusion du fantastique qui annihilait tout changement radical. Et puis, petit à petit, l’antagonisme autour d’Amanda s’est reconstruit, les rebondissements ont pris de l’ampleur, et si le show a perdu de sa vivacité, il s’est largement rattrapé en seconde partie. J’espère juste que les 6 derniers épisodes de la série (la saison 4) clôtureront le tout de manière efficace. (♥♥♥)

raising hope 314

Raising Hope s3 Plus encore que la saison précédente, la série a fait preuve d’une créativité débordante. Elle a poussé un peu plus loin le curseur sur le trash, aussi, tout en exploitant ses thématiques (cf le double épisode spécial Alzheimer). Les références pullulent : du Parrain à Retour vers le Futur, en passant par Modern Family … Bref, la série est encore plus drôle et je veux voir Garrett Dillahunt nominé un jour aux Emmys. (Oui je sais je peux toujours rêver). (♥♥♥)

big bang theory 06e20

The Big Bang Theory s6 La saison confirme l’orientation des saisons précédentes : les personnages féminins sont désormais parfaitement intégrés, permettant de sortir un peu du schéma habituel. Ça a développé l’imagination des scénaristes qui se sont surpassés, au point de prêter à Sheldon une romance… forcément particulière. Amy recherche une intimité, Raj se trouve une copine digne d’intérêt, Sheldon n’en finit plus de mettre les pieds dans le plat avec les femmes. La série ouvre des portes, mais sans mettre en danger son cast. Et surtout, les dialogues ont encore progressé. Pour un amateur de citations comme moi, c’était Noel à chaque épisode ou presque. (♥♥♥)

walking dead 301

The Walking Dead s3 La série a toujours du mal à développer ses intrigues en dehors des début et fins de périodes (merci les hallucinations de Rick), mais on sent que le remaniement opéré a eu du bon. Les personnages n’agissent plus systématiquement de façon incohérente, sans réfléchir au danger. L’approche est méthodique, raisonnée. Les personnages inutiles sont éliminés, et la saison se paye même le luxe de revenir nous parler du passé, afin de mieux nous montrer l’évolution morale de nos héros. Une renaissance. (♥♥)

good wife 322

The Good Wife s4 Après un début de saison catastrophique (l’intrigue de Kalinda jouée en boucle, les affaires traitées au tribunal manquant sérieusement d’imagination), la série a peu à peu repris du poil de la bête pour finir – enfin – par changer les règles du jeu. Il était temps. L’écriture progresse de manière impressionnante au fil de la saison, donnant suffisamment de rebondissement à des intrigues enchevêtrées, et permettant de nous faire oublier la mécanique trop huilée et donc trop prévisible de ses joutes oratoires. Cette surabondance d’excellentes intrigues va de pair avec les enjeux, et la série démontre une fois de plus sa maîtrise dans l’écriture. Du coup j’ai vraiment hâte de voir cette cinquième saison. (♥♥)

parenthood 401

Parenthood s4 Bizarrement, alors que c’est la saison de la reconnaissance pour tous ceux qui l’avaient injustement boudée, cette saison de Parenthood n’a pas réussi à me convaincre autant que l’an dernier. Certes, Monica Potter est exceptionnelle et l’arrivée d’un tel drame a permis à la série d’atteindre des sommets dans l’émotion, mais je ne peux pas oublier non plus ma frustration quant à la relation de Sarah. Si j’en crois certains recrutements pour l’année prochaine, on risque même d’abîmer sérieusement l’image d’un personnage masculin. La série court ainsi le risque de s’éloigner de la description du quotidien pour des intrigues soap plus vendeurs, et un peu de promo musicale en supplément. Et c’est franchement dommage. Heureusement, le casting reste parfait, et toutes les orientations prises n’étaient pas dénuées d’intérêt cette saison. Je reste profondément attaché à ces personnages, à leurs psychologies, à leurs différences de raisonnement, et à leurs ambitions. (♥♥)

Pas mal :

dexter 703

Dexter s7 Après une sixième saison qui avait touché le fond, Dexter a retravaillé ses intrigues. Plus question de le mettre en danger. Il s’agit d’exploiter sa relation avec Deb’, et Jennifer Carpenter fait un très bon boulot. Cerise sur le gâteau, l’arrivée d’Yvonne Strahovski a apporté à la série une réflexion salutaire, tandis que l’intrigue policière prenait un tournant particulièrement émouvant. Bref, de quoi donner envie de voir la dernière saison de ce serial killer. ()

2 broke girls 208

2 Broke Girls s2 On sentait bien le potentiel de la série l’année dernière, et sans arriver à se métamorphoser, cette saison a su délivrer quelques épisodes très bien écrits. Les défauts sont toujours là, mais les dialogues arrivent de mieux en mieux à exploiter le côté trash, ce qui rend le visionnage beaucoup plus drôle. Sur le plan des arcs, par contre, on peut légitimement se demander si les scénaristes savent où ils vont. Bref, la série s’améliore, et c’est plutôt rassurant de voir qu’elle ne s’appuie plus uniquement sur son duo très sympathique. ()

smash 02e12

Smash s2 Mais quelle mouche les a piqué ? Au lieu de développer les intrigues originelles, les scénaristes ont choisi de multiplier les protagonistes et les environnements musicaux, éloignant chaque personnage, enlevant ainsi tout l’intérêt de la série, à savoir l’opposition entre Karen et Ivy. La nouvelle comédie musicale peine à assurer, en raison d’un univers visant davantage MTV que les planches de Broadway. Et en plus le nouveau venu est proprement insupportable. Le côté flamboyant s’est perdu en route, et le final est une vraie gifle aux fans de la série. Pourtant, de temps en temps la magie opère, au détour d’une phrase ou d’un numéro musical plus travaillé. Malgré tous ses innombrables défauts, je sens que je vais regretter la série. (0)

once upon a time 02e21

Once upon a time s2 Voilà peut-être ma déception de l’année, la plus cinglante car inattendue. La première saison a été un vrai bonheur pour moi, entre la découverte du puzzle, du passé des personnages, les contes revisités… Et patatras, les auteurs n’ont pas su étendre l’univers sans briser la magie. Finis les puzzles, bonjour les intrigues soporifiques, les comportement incohérents mettant même en péril l’équilibre des personnages. Tout est simplifié à l’extrême, on veut faire du spectaculaire et de l’action avec des monstres, sans en avoir les moyens (la démonstration était pourtant limpide avec le dragon l’année dernière !), bref, on s’éloigne complètement de ce qui faisait la force de la série. Reste heureusement quelques bonnes idées, et de maigres épisodes pour redresser la barre en fin de saison, mais l’envie n’est plus là. Quel gâchis. (0)

On coule :

greys anatomy 913

Grey’s Anatomy s9 Année après année, je ne sais plus quoi dire sur cette série que je regarde plus par habitude que par envie. Après un léger mieux la saison passée, je me suis de nouveau profondément ennuyé devant ces intrigues prévisibles et des histoires médicales vues et revues. Le démarrage a été laborieux avant que l’humour ne revienne. Mais ce qui a définitivement plombé la série pour moi, ce ne sont même pas les personnages, c’est ce qu’on leur permet de faire. Mention spéciale au nouveau boulot d’Avery en fin de saison. De plus en plus incohérent. De moins en moins émouvant. (0)

girls 202

Girls s2 J’avais beaucoup de critiques à adresser aux girls l’an passé, mais je les attribuais à une erreur de jeunesse. Hélas, la série tourne déjà en rond, et il faut un certain masochisme pour avoir envie de regarder ces filles stupides, irresponsables démontrer leurs immaturités. Heureusement, de temps en temps, un épisode fait réagir, provoque une certaine réflexion. Mais l’inconstance demeure. Lena Dunham a déjà pris le melon. (0)

mentalist 508

The Mentalist s5 A part deux épisodes un peu plus travaillés que les autres, ce fut clairement la saison de trop pour Simon Baker. Les intrigues policières sont tellement simplistes et l’humour tellement dissimulé qu’on s’endort très rapidement. Pire, aucun membre de l’équipe n’arrive à développer une intrigue personnelle intéressante. Quant à Red John, vous voulez vraiment que j’en parle ? Les baffes se perdent. (0)

homeland

Homeland s2 Une fille insupportable, des artifices scénaristiques répétés, une histoire d’amour inexplicable… Plus le temps avance plus 24 renaît. Entre les épisodes bouche-trou et les incohérences, Homeland  s’est totalement perdu. On pourra cependant lui reconnaître une seule qualité : la volonté d’aller de l’avant, et de multiplier les rebondissements. Mais ses avancées ne sont pas du tout maîtrisées. (0)

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Bilan de semaine 19

arrow 113

Arrow 1.13 Et bien voilà ! C’était pas bien compliqué, pourtant, d’exploiter enfin les motivations des personnages tout en leur permettant d’avancer dans la mythologie de la série. L’épisode délivre tout ce qu’on attend, du père de Laurel à la mère d’Oliver. Et même si la dernière séquence est un peu trop spectaculaire, elle a le mérite d’avoir vraiment envie de revenir la semaine suivante. Du côté de l’île, par contre, c’est toujours le désert scénaristique, la révélation finale n’apportant strictement rien.

Bunheads 1.15 Encore une fois, l’épisode est un peu déséquilibré. Il manque un peu d’énergie et d’humour, même si certaines scènes sont ouvertement délirantes. J’espère qu’on en a fini avec le frérot inutile. Et curieusement alors que je réclamais davantage de place pour Liza Weil, son personnage commence aussi à me taper sur les nerfs. On avait compris qu’elle n’y connaissait rien en art, pas besoin de nous répéter le sketch à l’infini.

Call The Midwife 2.03 Bien que j’adore le show, je ne peux m’empêcher de trouver que les personnages sont trop lisses, trop honnêtes, trop … parfaits par moments. Jenny découvre toute seule que le chirurgien souffre de Parkinson, abandonne son Jimmy pour qu’il se marie, .. .J’aurai bien voulu qu’elle arrête d’être la fille modèle, qu’elle se laisse emporter par la colère… au lieu de pleurnicher dans son coin.

elementary 114

Elementary 1.14-1.15 Le 14ème épisode est brillant, car non seulement le travail de déduction est remarquable, mais en plus il possède un très bon twist. A cela se rajoutent 3 bons points : Joan qui participe activement à l’enquête, l’exploration du côté auto-destructeur de Sherlock, et une amusante enquête dans l’appartement de Watson. Peut-être un de mes épisodes préférés jusque là. J’ai évidemment moins apprécié l’épisode suivant, qui possédait une intrigue moins travaillée et un poil prévisible. Mais elle avait l’avantage d’explorer une fois de plus l’addiction de Sherlock.

Girls 2.04 C’est mieux. Il y a quelques bonnes répliques et des échanges qui mettent une fois de plus en exergue l’égocentrisme et l’immaturité des filles. Et surtout un bien meilleur équilibrage des caractères. Mais pourquoi fallait-il finir sur un truc aussi dégueulasse ?

Grey’s Anatomy 9.14 Tout comme le semaine dernière, l’épisode part d’une bonne idée (l »hyper-protocolisation de la prise en charge) et en fait un peu n’importe quoi. Effacer un dossier médical avec une simple tablette utilisateur, c’est tout simplement impossible, même en partant du principe d’un logiciel buggué. L’image de l’hôpital qui se personnifie par un médecin, en revanche, c’est tout à fait commun à l’heure où la concurrence est rude. Mais jamais vous n’entendrez un médecin dire qu’il n’a que 15 minutes pour vous diagnostiquer et vous traiter !! Et doit-on vraiment fermer les yeux sur la prise de risque énorme de faire rouvrir les urgences en secret pour un patient, alors qu’aucun circuit de soin n’existe ? Mais ce qui m’a fait le plus de peine au fond, c’est ce traitement manichéen à bisounoursland, avec comme je l’annonçais il y a des semaines, le futur rachat de l’hôpital par nos nouveaux millionnaires. De quoi avoir envie de jeter sa télécommande. Pour le reste, l’intrigue entre Karev et son interne était également beaucoup trop annoncé à l’avance pour ressentir la moindre émotion. Tout ça pour ça.

My Mad Fat Diary 1.04 Très bon, encore une fois. Bon, je m’attendais à ce que notre héroïne ait un nouvel obstacle sur la voie du bonheur, mais c’est toujours drôle, tendre, et magnifiquement interprété. L’actrice a des mimiques spectaculaires.

nashville 112

Nashville 1.12 Vraiment, j’aime beaucoup la série, au risque de me répéter, car le traitement est tout sauf manichéen (en tous cas bien mieux écrit que sa concurrente directe – smash). On peut comprendre toutes les réactions, même celle d’Avery ou du mari de Rayna qui réfléchit sur les conséquences de son infidélité (au passage, un grand merci de ne plus nous parler de politique !!).  J’aime de plus en plus ce qu’ils font du personnage d’Hayden Panettiere, qui en a marre d’être la figure de prou de la musique commerciale. En bonus, l’épisode est bourré de très belles chansons. Bravo.

Nikita 3.10 Après ma lourde déception de la semaine dernière, l’épisode était parvenu à me faire rêver un peu en imaginant la disparition définitive de Heidecker. Hélas, il ne s’agit là que du point de départ d’une longue traque pour que Michael retrouve sa main. C’était pourtant une bonne idée de le laisser handicapé aux commandes de Division, car cela redistribuait enfin les cartes dans une saison sans twists et sans enjeux excitants. Heureusement, l’épisode se termine sur une autre possibilité très alléchante : Division doit reprendre les missions de feu Percy, elle va être utilisée sans scrupules par le gouvernement américain. Enfin de nouvelles pièces apparaissent dans cette partie d’échec monotone.

raising hope 317

Raising Hope 3.16-3.17 FOX continue d’accélérer la diffusion de la série, ce qui risque de me poser des problèmes d’addiction bien plus tôt que prévu. La série continue en effet d’être très créative et multiplie les allusions aux autres séries télé. Ainsi, dans le premier épisode, c’était la vengeance de Greg Garcia pour l’annulation de My name is Earl et un aperçu du processus de décision des chaînes de télévision. Dans le second c’est une brève imitation de Carrie (Homeland) par Sabrina. Mais surtout les épisodes n’oublient pas d’être drôles. Le somnambulisme héréditaire et la sex tape inspiratrice étaient d’excellentes histoires originales.

Smash 2.02 Je me suis profondément ennuyé. L’épisode de reprise avait déjà le mauvais goût d’un reset précipité, cette fois-ci c’est bien pire, car le redémarrage de l’histoire est tout sauf passionnant. Les numéros musicaux sont lamentables, les nouveaux personnages de vraies tête-à-claques (mention spéciale à l’imbuvable love interest de Karen). Et les caprices de Julia achèvent le show. Il reste quelques maladroits moments entre Ivy et Derek (c’est toujours mieux que rien) pour tenter de nous sauver du naufrage. Peine perdue. Ça va être dur de se remotiver pour regarder la suite.

The Americans 1.02 Toujours pas entièrement convaincu par la série, notamment pour son traitement psychologique des personnages. Impossible de saisir ce qu’est réellement l’héroïne, non pas à cause d’un flou mystérieux, mais à cause des innombrables volte-faces de son caractère. Dans le pilote c’était la Mère Russie avant tout, et elle était peu attachée à sa famille. Ici, c’est tout l’inverse : son mari veut continuer la mission coûte que coûte, et elle fait preuve à la fois de pitié pour sa victime et d’amour pour sa famille. Heureusement l’épisode a enfin la bonne longueur. Mais j’attendais autre chose qu’une simple écoute et des clichés sur les russes qui adorent le caviar. Bof, bof. Et vu le magnifique plongeon d’audience, je ne pense pas être le seul à être dépité.

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The Big Bang Theory 6.15 Excellent épisode. Décidément les scénaristes ont de très bonnes idées. J’aurai presque voulu voir ces nouvelles colocations sur le long terme. En tous cas c’était très bien écrit pour faire monter la pression de part et d’autre du couloir. Quant à Raj’, il nous aura permis d’entre-apercevoir la maman d’Howard, une vraie figure mythologique de la série comme Vera dans Cheers ou Maris dans Frasier. Heureusement ils n’en font pas trop, mais je suis sûr que plein de gens ont fait des arrêts sur image. Bref, hilarant. La saison est exceptionnelle.

The Mindy Project 1.14 Le détournement de Quand Harry rencontre Sally et Nuits blanches à Seattle était attendu depuis le début de la série, et si la première partie du scénario ne fonctionnait pas, cet épisode remet les pendules à l’heure. C’était surjoué, déformé, ridiculisé, mais c’était plutôt bien vu (Dommage, je voulais la scène du taxi !).  Par contre, la série n’arrive toujours pas à avoir des gags visuels réussis. Morgan devient de plus en plus horripilant. En tous cas j’aimerai vraiment que Mindy Kaling explore davantage ses personnages, entre celle qui croit que la vie doit ressembler à une comédie romantique et celui qui n’arrive pas à montrer son côté sensible.

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2 Broke Girls 2.15 Les réparties sexuelles fusent. Les blagues communautaires sont encore plus présentes (et osées). Impossible de résister. Un épisode bien écrit, même si les dernières séquences comme souvent manquent de finition. Avec un meilleur scénario, l’épisode aurait vraiment pu décoller.

Touch 2.01-2.02 J’avais de sérieuses inquiétudes quant à la suite de la série. Elle avait commencé un puzzle humaniste, et s’était terminée en laissant de côté ce dernier. Restait la promesse de développer la mythologie de la série. Hélas, cela passe par une redéfinition des missions de chacun. Ainsi il s’agit maintenant de ramener Amelia à Lucy tout en protégeant Jake d’Aster Corps. Avec en prime un grand méchant qui tue tous les prodiges capables d’utiliser la fameuse séquence de Dieu. Bref, le show n’a plus du tout la même allure : c’est devenu simpliste, moins humaniste, on ne s’amuse plus à reconstituer un puzzle d’évènements pouvant modifier le destin. On s’ennuie ferme, parce qu’on se retrouve avec un show paresseux, semblable à tant d’autres, usant de ficelles énormes pour retrouver des informations lors des enquêtes. Je ne vois toujours pas ce qu’apporte Maria Bello à part crier toutes les deux minutes qu’elle veut revoir sa fille. Et Jake lui-même ne sert plus à grand chose, c’est son père qui redevient un homme d’action, se retrouve au milieu de kidnapping en esquivant les balles. Je tente encore un 3ème épisode histoire d’être sûr, mais je vais très probablement m’arrêter là, c’est un carnage.

Utopia 1.04 J’avoue avoir été perdu par les motivations de Jessica Hyde, RB et Milner, le récit se complexifiant de plus en plus (et les informations sur certains évènements ne nous sont racontés que par de minces dialogues, il faut vraiment suivre avec attention, et avoir une bonne mémoire). Mais j’aime vraiment comment les auteurs lient la grande conspiration avec l’actualité : les OGM, les grandes entreprises agro-alimentaires, le SRAS, le vaccin anti-grippe, … Il y a vraiment de quoi faire ! Sans compter qu’après la scène de carnage à l’école, voilà qu’on brise un autre tabou, celui de l’enfant meurtrier. Une série complètement dingue.

White Collar 4.13 Le scénario est de plus en plus affligeant, avec des escroqueries qui se résument à un simple échange de médaillon. Mozzie n’est plus assez roublard et drôle. Bref, on s’ennuie ferme. Je crois que je vais abandonner là…

Quelques mots sur House of Cards (USA) et Dancing on the edge (UK) pour finir, puisque je n’ai pas pu faire la critique de leurs pilotes (à mon grand regret car mon état de santé ne me le permettait pas) et que j’ai bien avancé dans leur visionnage.

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Je n’ai pas vu la série britannique House of Cards, donc je ne peux évidemment pas la comparer, en revanche je n’ai cessé d’opérer un rapprochement avec Boss, pour lui préférer cette dernière. House of Cards est ambitieuse, mais sa théâtralité est très maladroite, à la différence de Boss. Sa mise en scène est plate, et j’ai eu beaucoup de mal à me faire à ce personnage parlant à la caméra. Faire des clins d’œil au téléspectateur pour essayer de l’impliquer ou lui pointer du doigt le ballet qui se passe sous ses yeux, aucun problème. En revanche, je n’aime pas du tout quand il se met à nous expliquer les choses, sans parvenir à une certaine connivence avec son supposé public. Ça s’est amélioré par la suite, mais ça n’a pas été facile. Ensuite, le monde qui nous est présenté est bien moins corrompu que dans Boss, ce qui rend la partie d’échec moins passionnante : il n’y a au fond que peu de personnes pouvant gêner notre « héros », et chaque épisode est excessivement linéaire. Mais la plongée dans ce monde reste fascinante, et on se demande toujours comment un être aussi abject peut avoir autant d’influence. J’ai moins été sensible à la femme de notre héros, qui accepte les escapades de son homme tant que cela sert ses intérêts. Là encore, la comparaison avec Boss fait mal, très mal, même, puisque la psychologie de cette dernière était bien plus évoluée. Bref, c’est un joli coup pour Netflix, mais loin de la réussite escomptée. (critique sur les 5 premiers épisodes)

dancing on the edge

Dancing on the edge fut en revanche un énorme coup de cœur. J’ai toujours adoré les thématiques autour du jazz, la façon dont il transforme radicalement la société et ses codes. Le jazz c’est la musique de la liberté. Alors évidemment, j’ai été ravi de voir un Londres des années 30 en plein tournant créatif, révolutionnant les mœurs et la vision de l’homme noir, des bas quartiers (faiblement évoqués certes) jusqu’à l’aristocratie. Jamais je n’ai ressenti un problème de rythme, comme j’ai pu l’entendre ça et là. Même si l’intrigue n’a pas beaucoup de bouleversements, on a vraiment envie de suivre cette épopée, ni prétentieuse ni pompeuse, et de vibrer au son d’une musique exceptionnelle. C’est de plus parfaitement joué et mis en scène (merci Poliakoff). Vraiment, courez le voir. Vivement la suite ! (critique sur les deux premiers épisodes)