Empress Ki [Pilote – Corée]

Empress Ki poster

Nouveau sageuk de MBC, d’une durée programmée de 50 épisodes, Empress Ki signe d’abord le retour d’une figure incontestable des rôles féminins d’action : Ha Ji Won. Et à vrai dire, le choix de casting apparait d’autant plus évident que ces deux premiers épisodes mettent largement l’action et les rebondissements au premier plan.

Nous faisons donc la connaissance de notre héroïne qui va devenir l’impératrice Ki. Son enfance est expédiée en 15 minutes, ce qui change des habituels 4 à 8 épisodes de présentation. Ha Ji Won ne souffrira pas de l’ombre de ses consœurs moins âgées. Petite fille, Ki Seung Nyang est capturée avec sa mère (et tant d’autres) pour devenir esclave ou prostituée, et satisfaire ainsi les Yuan (chinois) voisins. Une situation qui ne plait guère au prince héritier de Koryeo (Joo Jin Mo, Bicheonmu) qui décide de les libérer. Hélas, au lieu de réussir à s’échapper, ces femmes sont massacrées une à une. Ki Seung Nyang perd sa mère, qui lui dit avant de mourir que son père, de la famille Ki, est toujours vivant et qu’elle pourra le retrouver via une bague commune.

ha ji won empress ki

Désormais jeune adulte, Seung Nyang renommée SungNyang se fait passer pour un homme. Rompue au tir à l’arc et au combat, elle essaye, avec d’autres brigands, de racheter les jeunes femmes capturées. Et elle semble obéir aux ordres d’un homme machiavélique, qui rêve de prendre la place du prince héritier et de s’asseoir sur le trône…

empress ki ha ji won joo jin mo

C’est ce conflit de succession qui va amener SungNyang à se rapprocher du prince héritier – sans qu’elle connaisse sa vraie identité (un classique). Et une fois le royaume provisoirement sauvé, SungNyang va alors découvrir qui est son père. Elle s’engage comme officier dans les troupes du commandeur Ki, et part escorter le prince Yuan exilé à Koryeo, et que beaucoup de monde voudrait voir mort…

empress ki ha ji won ji chang wook

Ces deux premiers épisodes impriment un rythme rapide, et à vrai dire, plutôt rafraichissant. Les évènements s’enchainent, les mystères sont vite résolus, les liens établis facilement, ce qui fait qu’on a guère le sentiment de s’ennuyer devant un spectacle qui reprend pourtant tous les codes scénaristiques habituels.

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C’est propre, efficace, et les moyens alloués sont conséquents. D’une part, les chorégraphies utilisent de manière correcte les ralentis (ce qui n’est pas toujours le cas malheureusement). D’autre part la reconstitution fait appel à suffisamment de figurants pour mieux nous immerger dans l’univers.

On ne passe pas de longues minutes à se morfondre sur la mort de personnages, les flashbacks sont extrêmement raccourcis, bref, on a l’impression d’avoir une histoire écrite avec un seul souci : optimiser le temps d’antenne pour happer le téléspectateur. On retrouve ainsi la patte des responsables d’History of a salaryman qui depuis longtemps cultivent l’art du rebondissement devant la profondeur des personnages.

empress ki ha ji won

Malheureusement, cette façon de raconter l’intrigue n’a pas permis de vraiment nous intéresser aux enjeux. D’ailleurs, quels sont-ils finalement ? On a eu un aperçu du destin de notre héroïne (impératrice) et de sa vie amoureuse, et on sait qu’elle est à la recherche de son père. Mais on a plutôt l’impression d’avoir une intrigue générique qui n’arrive pas à trouver son souffle. Bref, si les évènements sont là, il manque une atmosphère, de l’émotion, et du caractère.

Heureusement la bande originale, et le soin apporté à la réalisation permettent de mieux faire passer la pilule. Mais le rythme devra tôt ou tard fléchir pour permettre un peu plus de place au développement des personnages et des enjeux. La série a un grand atout : elle a le temps. Mais pour avoir envie de faire ce long voyage, il faut avant tout s’impliquer dans le destin de nos personnages. Or les codes sont tellement réutilisés que cet aspect générique et accéléré n’arrive jamais à totalement s’effacer.

Mais les courageux et les fans de l’actrice y trouveront sans doute leur compte.

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[Pilote – Corée] The King 2 Hearts

On le sait, les sud-coréens aiment les scripts qui parlent de réunification de la Corée. Les exemples abondent, y compris dans les dramas récents, comme Hanbando. The King 2 Hearts (nom en mauvais anglais de la série) est donc une nouvelle tentative sur ce thème.

Le sous-texte est d’ailleurs très présent dans la série. Quand l’auteur choisit de nous présenter brièvement l’enfance des protagonistes, il nous ramène à une date clé : celle de la chute du Mur de Berlin. Un rêve d’unification pacifiste, un modèle pour la Corée. Qui pourrait lui en vouloir ?

Pour autant, ce n’est pas la carte du réalisme qui a été choisie. Pour raconter un rapprochement entre les deux nations, on va nous imposer deux idées :

la première c’est que l’univers présenté est alternatif : la Corée du Sud n’est plus une république mais une monarchie parlementaire. Si on pouvait craindre une certaine nostalgie romantique façon conte de princes et princesses, on est vite rassuré. Le Roi n’a qu’une fonction honorifique, il est un symbole. « Une marionnette » comme semble le décrire le jeune frère du roi. A part un titre, la royauté ne provoque pas de bouleversement majeur pour la fiction. Et on comprend ce choix de raviver une monarchie : pour réunifier un peuple, l’amour entre le frère du Roi sud-coréen et une militaire nord-coréenne est une image plus forte qu’entre deux habitants moyens.

La deuxième idée c’est que ceux qui sont opposés à la réunification ne sont pour le moment pas du tout les dirigeants des deux pays (nous sommes dans une période d’accalmie): ce sont les influences extérieures. Si les USA sont évoqués, la Chine est bizarrement absente. Mais pour symboliser ces intérêts divergents, l’auteur va nous inventer un groupuscule de trafiquants d’armes, le Club M, qui voit donc d’un très mauvais œil la fin de sa revente d’armes de part et d’autre de la DMZ. Évidemment, ce Club M regorge d’étrangers caucasiens, avec à sa tête un coréen fou qui vient de prendre le pouvoir suite au meurtre de son père. Un coréen ne peut être contre la réunification, à moins d’être fou. (Regardez Shiri pour vous en convaincre).

Ce réalisme est mis à mal, mais c’est secondaire car la série navigue difficilement entre les scènes, ce qui rend le visionnage moins plaisant. En effet, alors que la production nous affirme qu’il s’agit d’une comédie noire, on a surtout beaucoup de mal à s’adapter aux ruptures de tons. Ce n’est pas un problème d’univers – je vais y revenir – mais plutôt de personnages.

Je veux évoquer ici le rôle d’Ha Ji Won, une militaire plutôt combative, particulièrement douée dans son boulot. La comparaison avec Secret Garden, où elle tenait un rôle proche, ne va pas à son avantage. Dans Secret Garden, on percevait une certaine fragilité derrière ses allures de femme forte, mais jamais de la naîveté, ce qui rendait le personnage crédible. Dans King 2 Hearts, cette femme maline, douée pour les arts martiaux, peut s’effrayer quand un homme la touche, pleurer facilement, et croire ce qu’on lui raconte dès qu’il s’agit d’aborder les relations homme-femme. Un décalage qui fait mal, même si on ne cesse de nous répéter qu’elle ignore tout de la vie parce qu’elle cherche à tout prix à paraitre « en contrôle ». L’interprétation d’Ha Ji Won est du coup beaucoup moins subtile, et sans être irritante, disons que ça casse les scènes émouvantes. Une nuance appréciable, cependant : le dialecte nord-coréen employé permet de mieux faire passer la sensibilité de la jeune femme, qui ne connaît pas du tout ce qu’est l’aegyo. Malheureusement pour moi, vu mes compétences linguistiques, cet aspect là m’échappe totalement.

Autre personnage qui connaît des ratés, celui du fou précédemment présenté. Passe encore l’idée d’un fou excentrique président d’une organisation à visées criminelles, mais le rendre magicien et le faire effectuer des tours de magie lors de sa réunion annuelle, c’est trop délirant pour moi par rapport à l’ambiance de la série. Ou alors il aurait mieux valu raccourcir ses scènes interminables. J’en profite pour demander au scénariste l’intérêt de faire croire à une tentative de meurtre lors d’un tour de passe-passe pour finir par une séance de torture dans l’arrière-salle. Bref, je n’adhère pas, mais alors pas du tout à ce méchant digne d’Austin Powers. C’est lourdingue, ni drôle, ni effrayant, ça se passe à des années lumière de nos autres protagonistes, et ça prend beaucoup, beaucoup trop de temps d’exposition.

Il y a donc un déséquilibre dans ces deux premiers épisodes, et on sent un manque de finition. La comédie noire prend son temps pour arriver, elle est encore absente, et certaines histoires peinent à prendre du rythme. Le premier épisode, à cet égard, est particulièrement long, et il faut s’accrocher avant de pouvoir trouver quelques scènes de comédie intéressantes. Et la musique n’aide pas : orchestrale et pompeuse, elle en fait de trop par rapport à ce qui se passe à l’écran, et on finit par être embarrassé devant ce décalage entre l’ambition affichée et le résultat.

Si j’ai choisi de mettre les mauvais points en avant, heureusement, la série a quelques atouts.

Déjà, l’approche intellectuelle « humaniste » bien que paradoxalement manichéenne et simpliste me plait beaucoup. Quand il s’agit d’explorer la Corée du Nord, on ne nous montre pas des gens pauvres, mourants de faim, ou un univers sale et dépassé. On nous montre un monde en retard, des affiches de propagande rétro, celle d’une Corée qui n’a pas su prendre son envol économique comme sa grande sœur, et qui se retrouve donc à vivre des plaisirs simples. Certes, leur métro est froid et ancien, leur téléphone n’est pas dernier cri comme notre héros sud-coréen aime à le faire remarquer, mais on ne se moque pas de ce peuple, capable de chantonner au coin du feu, d’organiser des fêtes spartiates, avec pour accompagnement musical un simple accordéon. On ne se moque pas, parce que ce sont des coréens eux aussi. L’approche se veut aussi un minimum honnête : on mentionne les morts au détour d’une table, la fierté de chaque pays, on ne vit pas dans un monde subitement rose. Notre héroïne expliquera même qu’elle a assassiné plusieurs personnes (et j’espère que ce point ne sera pas oublié dans l’histoire lorsqu’il s’agira de créer notre couple).

Autre point positif : le personnage principal interprété par Lee Seung Ki (My girlfriend is a gumiho), jeune frère du Roi : il ne veut pas de responsabilités. Non seulement il est lâche, inapte au combat et fainéant, mais en plus il n’a pas conscience que son peuple le perçoit comme un simple profiteur. Enfin, les auteurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère puisqu’il est capable d’une très grande méchanceté. Comme toujours dans ce cas là, pour le rendre sympathique, il faut qu’il soit incapable de maîtriser son destin, obligé de suivre les ordres de son frère, manipulé par la nord-coréenne, … C’est vraiment drôle, et c’est la parfaite dose de piment qui manquait jusque là.

Il faut dire qu’il y a quelques bonnes répliques, et quelques clins d’œil humoristiques qui valent le détour. Comme lorsque notre nord-coréenne interprétée par Ha Ji Won tombe en pâmoison devant une affiche de Hyun Bin (son partenaire dans Secret Garden). On nous rappelle d’ailleurs le défilé de célébrités qui sont partis faire leur service… et on nous montre que les nord-coréens ne sont pas insensibles au charme des beautés sud-coréennes !

On retient surtout un pitch intéressant qui permet de parler des deux Corées, et d’un seul peuple. Notre héros, frère du Roi, se retrouve obligé – suite à un subterfuge et à un chantage – de participer à la première compétition militaire où des soldats des deux pays combattront ensemble. Évidemment, il n’est pas doué pour ça. Les nord-coréens, eux, ont préféré désigner leur entraineur : en l’occurrence une femme respectée mais qui fait fuir tous ses prétendants. Elle accepte donc de participer à cette compétition, car on lui fait la promesse de lui trouver un compagnon adéquat en retour. L’entrainement pour la compétition ne va pas être de tout repos…

Au final, mes premières impressions pour la série sont quand même en demi-teinte. J’ai plaisir à retrouver ces acteurs, l’histoire est intéressante, parfois drôle, mais il y a de sérieux problèmes d’équilibre dans les scènes, un rythme mollasson, une perception délicate/maladroite de l’héroïne, et un méchant insupportable. Ce n’est pas sans potentiel, et pour tout dire il y a quand même un certain capital sympathie, mais vu les séries concurrentes du moment il paraît plus sage de mettre le visionnage en attente.

Dramas coréens à venir (édition Novembre 2011)

Après un long break dans mes présentations, voici donc les dramas coréens à venir (et ceux qui viennent tout juste de commencer). Il faut évidemment prendre tout ceci avec précaution, puisque ça bouge toujours… Les « general service channels », avec l’explosion du câble, sont en train de changer la donne, notamment parce que les plus grandes stars sont appelées en renfort. On peut les comprendre puisqu’ils y bénéficient de meilleures conditions de travail pour la plupart.

Me too, Flower (MBC), le drama fait déjà parler de lui de la plus mauvaise manière : remplacement à la dernière minute de l’acteur principal pour cause de blessures, et planning extrêmement serré pour arriver à filmer la série à temps pour la diffusion. L’histoire est celle d’une jeune policière qui tombe amoureuse de son patron, lequel cache bien des choses. On retiendra dans le cast la présence de Lee Ji Ah (The Legend), et celle de Seo Hyo Rim (Scent of a woman). Mais tout cela n’augure rien de bon. (diffusion commencée le 9 novembre).

Ce drama sera suivi en Janvier sur la même chaîne par The Moon embracing the Sun, un fusion sageuk romance, inspiré du roman écrit par celui qui a donné Sungkyunkwan Scandal. Kim Soo Hyun (Dream High) y jouera un roi de la dynastie Joseon, amoureux d’une shaman, interprétée par Han Ga In (Bad Guy). Un projet à suivre si vous avez aimé Sungkyunkwan Scandal.

Lights and Shadow (MBC) fait circuler de charmantes photos rétro. Une histoire vraie qui va nous plonger pendant 50 ans dans les débuts du showbiz coréen, de la guerre du Vietnam en 1959 à nos jours (le coup d’état du 16 Mai 1961, l’assassinat de Park Chung Hee en 1979, etc..). Le drama va-t-il pouvoir reconstituer toutes ces années ? En tous cas le contexte est original, et je suis curieux de voir comment on va parler de l’extrême censure de l’époque. A noter qu’il va faire 50 épisodes, c’est un investissement… mais pour les passionnés d’histoire, peut-être que cela vaut le coup. , Le cast est assez intéressant : le vétéran Kim Min Jong, l’impeccable Lee Pil-Mo (du très beau film Dance with the wind) la jolie Nam Sang Mi (Time between Dog and wolf), et l’équipe est celle qui a donné le mythique Jumong (un très grand dramas qui a contribué à l’Hallyu, avec plus de 80 épisodes). Ça débute le 28 Novembre, préparez vos soirées…

Just Like Today ou Be like today (MBC) est un drama familial qui devrait raconter les aspirations et les déboires de la génération baby-boom. Nous y verrons leurs difficultés financières, leurs quêtes pour donner un sens à leur vie. C’est notamment le retour de la petite nouvelle Han Groo après le tonitruant Killer K (je suis admiratif  car elle a sacrifié son enfance pour son rêve – en enchainant les heures après sa journée scolaire, un exemple parmi d’autres de l’extrême pression que se mettent les élèves coréens) mais le reste du casting est essentiellement composé d’acteurs dans la cinquantaine. C’est un daily drama (donc au moins une centaine d’épisodes) et ça commence le 21 Novembre.

Strangers 6 (MBC), une collaboration entre le Japon, la Chine et la Corée pour une histoires d’experts protégeant les intérêts économiques de leurs pays. 22 épisodes diffusés en 2012 si tout va bien. Je suis curieux de voir le résultat même s’il n’y a pas de grands noms associées au projet. Ce n’est pas la première initiative de ce genre, mais c’est une démarche intéressante.

Pas de news  concernant Onjo Biryu, encore rien sur le mystérieux Triptaka (un recueil de textes bouddhistes sacrés pendant l’époque de Goguryeo). Après l’orgie de sageuks ces derniers mois, je ne vais pas m’en plaindre.

Absolutely Him (MBC), où la prochaine comédie romantique qui fait déjà du buzz malgré sa sortie programmée en 2012, en raison du casting réunissant TOP aka most wanted korean male, et Kim Ha Neul. C’est tiré du manga du même nom, c’est à dire qu’il s’agit d’une femme qui achète un robot pour devenir son parfait petit ami. Top, en robot… un rôle sur mesure.

Brain (KBS) est un médical drama prévu pour la mi-novembre. L’histoire d’une lutte pour le pouvoir au sein d’un service de neurochirurgiens, où notre héros deviendra peu à peu meilleur. Côté casting, je retiens surtout Shin Ha Kyun (je l’avais adoré dans Harvest Villa). On essaiera surtout d’oublier le remplacement entier du casting alors que les acteurs avaient déjà commencé leur promo !

Wild Romance (Agressive Romance) (KBS), prévu pour Janvier prochain est décidé à nous raconter comment un joueur de baseball et une garde du corps, championne de judo, tombent amoureux. Décidément la femme coréenne est bien représentée dans les disciplines d’arts martiaux. Lee Dong Wook et Yoon Eun Hye ne sont pas envisagées malgré la rumeur, mais on devrait retrouver Lee Si Young (Poseidon), une actrice qui a pratiqué de la boxe. Mais ce qu’il faut retenir surtout, c’est la grande nouvelle concernant la scénariste, puisqu’on retrouvera la talentueuse Park Yeon Seon (Alone in love, Evasive Inquiry Agency, White Christmas) à l’écriture, en collaboration avec le réalisateur de Women in the sun. J’ai hâte d’en savoir plus, c’est déjà le drama que j’attends le plus.

Dream High (KBS) aura une deuxième saison, prévue pour Janvier également. Même format, nouveau cast… Même histoire ? Les ados vont en raffoler.

Autre projet de KBS pour 2012, celui de porter devant le petit écran Doll Mask, l’histoire d’un combattant en arts martiaux luttant contre l’invasion japonaise dans les années 30. Le réalisateur devrait être celui de Story of a man.

Enfin, le projet qui fait le plus de buzz sur KBS pour l’année prochaine est Love Rain. Un évènement, puisqu’il s’agit du retour des personnes qui ont mis au monde Autumn my heart et Winter Sonata. Attendez-vous donc à du mélo larmoyant : l’histoire d’un couple qui n’a pas réussi à être ensemble dans les années 70, mais qui verra peut-être leurs propres enfants s’aimer dans notre temps. Le casting fait l’effet d’une bombe pour ados, avec Jang Geun Suk (You’re Beautiful) et Yoona des Girls Generation (dont les qualités d’actrice sont bien éloignées de ses qualités de chanteuse malheureusement).

Des fois en lisant le pitch d’une série on mesure le décalage avec nos pensées occidentales. Je cite celui d’If tomorrow comes‘ : une jeune fille au bon cœur pense que respecter ses parents contribue à son propre bonheur. Hmm. Je relis. Hmm. Ok, je savais que le respect des aînés prenait une part importante en Corée, mais là ils poussent le bouchon un peu loin… C’est sorti fin Octobre sur SBS, avec Seo Woo (Cinderella Sister).

Je passe sur le daily drama My Daughter the flower qui narre les aventures d’une fille et de sa mère qui n’est pas sa mère biologique.

Autre concept, Take Care of us captain, prévu pour fin décembre. Histoire de varier les approches, nous voilà à l’aéroport. Ça vous dit une histoire d’amour entre pilote, co-pilote et contrôleur aérien ? Gu Hye Sun (the greatest love, the musical), elle, a répondu présent. Pas sûr que j’en fasse autant, tant le reste du casting m’indiffère.

Prévu pour Janvier 2012, History of a salaryman (SBS) va nous raconter l’histoire d’un salarié moyen qui lutte contre la solitude. Les producteurs de Giant sont derrière, donc le projet est à suivre. Le casting est désormais bouclé, avec côté masculin Lee Bum So (Giant), Jung Gyu Woon (Romance Town) et côté féminin Jung Ryu Won (My name is Kim Sam Soon) et Hong Soo Hyun (l’amie jalouse dans Lie To Me).

Pour les projets situés bien plus loin, signalons le drama Beautiful life qui devrait être le retour de la star Moon Geun Young (The Painter of the wind, Cinderella Sister, Marry me Mary). Il s’agit d’une histoire d’amour entre une infirmière et un neurochirurgien. On a encore le temps d’en savoir plus, c’est prévu pour septembre 2012.

Hanbando ou Korean Peninsula (à ne pas confondre avec le film de 2006) devrait réunir l’excellent Hwang Jung Min et Kim Jung Eun (I am Legend) bien que l’on parlait de Ha Ji Won et Jang Dong Gun pendant un moment. C’est un drama politique ambitieux, véritable blockbuster traitant d’une Corée unifiée, où les ressources naturelles sont rares. On y voit un scientifique devenir président. Un drama post-apocalyptico-écologico-scientifique ? Le synopsis est en tous cas très alléchant. Décidément le câble apporte d’intéressantes idées. Il faudra attendre Janvier pour la voir sur la nouvelle chaîne CSTV/TV Joseon. J’ai hâte.

Et si Jang Dong Gun change son fusil d’épaule, peut-être va-t-il se rabattre sur A gentleman’s dignity, le nouveau drama du scénariste de Secret Garden. On sait peut de chose pour le moment si ce n’est qu’il s’agit d’une histoire d’amour entre trentenaires.

Pour les amateurs de séries policières la chaine câblée OCN nous promet Ten dans quelques jours (le 18 Novembre pour être précis). Le pitch n’a rien de passionnant : l’histoire d’une unité spéciale chargée de résoudre des affaires classées. Le héros devrait être la star de Giant, Joo Sang Wook.

Prévu pour la nouvelle chaîne JTBC, voilà un nouveau drama qui va faire du bruit : Padam padam the sound of his and her heartbeats. Le casting fait rêver : le talentueux Jung Woo Sung (Athena, A moment to remember), le charismatique Kim Bum (Boys Before Flowers), et la jolie Han Ji Min (Capital Scandal). Il s’agit d’une histoire d’amour entre un prisonnier et une femme, avec l’intervention d’un ange gardien.Ça devrait arriver début décembre.

Vous en voulez encore, des titres bizarres ? Voilà Fermentation Family. Est ce que ça sent bon ? On a quelques indices : la scénariste de Devil et Revenge, une histoire mystérieuse d’un gangster orphelin qui pour retrouver son passé, travaille dans un célèbre restaurant qui prépare le fameux kimchi (plat fermenté). On retrouvera notamment Park Jin Hee (The Woman who still wants to marry). Pourquoi pas… C’est pour mi-décembre, toujours sur la nouvelle chaine jTBC.

Pour les amateurs de sageuk (dramas historiques), qui sont nombreux, jTBC a également pensé à vous en vous proposant Queen In Soo. Situé dans la période Joseon, le drama vous racontera les habituelles intrigues politiques et les conflits entre les 3 femmes les plus influentes de cette période. Dans le rôle titre, Chae Si Ra, vétéran du genre. C’est prévu pour décembre.

Saving Madame Go Bong Shil (ou Go ! Mrs Go !) mise sur la popularité des korean idols. Au programme, les premiers débuts de Luna de F(x), et de Kim Kyu Jong (SS501), encadrés par des acteurs expérimentés comme Chun Ho Jin (City Hunter). Enfin, le réalisateur de The Legend et Bicheonmu devrait donner un peu de cachet à l’ensemble. Réservez vos soirées à partir de décembre sur CSTV pour une trentaine d’épisodes. L’histoire ? Une femme âgée d’une cinquantaine d’années s’installe à Séoul après la perte de son mari, et écrit des best seller.

A l’heure où j’écris ces lignes, le mini-drama Bang Ja Chronicles (The Servant) (CGV) devrait bientôt se terminer après 4 épisodes nous racontant une histoire d’amour inspirée du film The Servant. Ce film réécrivait avec audace le célèbre conte de la fidèle Chun-Hyang, qui préféra mourir plutôt que trahir son fiancé. Dans cette nouvelle version, c’est le serviteur qui séduit la belle à la place de son maître, et enchaine les leçons de séduction. On nous promet beaucoup de scènes dénudées, ce qui explique peut-être sa popularité dans les recherches sur internet. En tous cas le premier épisode a été un joli succès d’audience.

Grand nouvelle pour les fans de K-pop, What’s up devrait enfin arriver sur le petit écran le 3 décembre sur MBN. Pour rappel, cette série située dans le monde de la musique (et dont les premiers trailers faisaient penser à Fame), n’avait pas réussi à trouver sa place sur la grille. L’explosion récente des chaines de télé a changé la donne.

Diffusé également au début du mois de décembre sur MBN (le 5 décembre) , Vampire Idol a un pitch complètement délirant : un jeune vampire veut devenir une star de la pop. Il s’agit d’une sitcom qui devrait faire plus de 100 épisodes. Les amateurs de No Min Woo (My girlfriend is a gumiho) vont être ravis.

Et si l’univers des sitcoms coréennes vous plait, voici You’re here, you’re here, you’re really here (Come, Come, Absolutely Come), débutant au même moment sur la même chaine pour un nombre d’épisodes impressionnant (120). L’histoire est celle de trois personnes (un jeune homme et deux jeunes  femmes) qui décident de vivre sous le même toit. L’objectif avoué est de s’inspirer de la sitcom américaine Friends. Une tentative d’américanisation qui sera intéressante à visionner. Mais pourquoi je vous en parle ? Parce qu’il y a la sublime actrice de Soulmate, Lee Soo Kyung, bien sûr. Elle était parfaite dans cette « fausse » sitcom.

Enfin, si vous ne voulez pas vous engager dans une longue sitcom, MBN a également pensé à vous, avec Bolder by the day, l’histoire d’une famille de militaires. La série ne devrait compter qu’une cinquantaine d’épisodes.

Je passe sur Heaven’s garden, qui nous parle de réconciliation familiale à la campagne. Prévue sur Channel A pour le mois de décembre, la série n’a pour l’instant pas grand chose pour elle.

Channel A devrait également nous proposer une vraie success story, celle de Lee Young Suk qui a commencé à vendre des légumes dans un petit magasin et qui possède plus d’une trentaine de magasins dans le monde aujourd’hui. Ca s’appelle Bachelor’s vegetable store (ou Veggie Store) et c’est prévu pour fin décembre, avec le duo Wang Ji Hye (insupportable dans Personal Taste mais parait-il géniale dans Protect the boss) et Ji Chang Wook (Warrior Baek Dong Soo). Autant dire que le casting suscite de l’intérêt. Mais au final j’espère qu’on va suivre l’ascension du jeune homme, pour éviter le cliché du prétentieux riche et arrogant.

Au rayon des projets de la chaine pour décembre, le retour d’Eugene (Wonderful life, Baker King) avec le drama Color of woman est finalement compromis, l’actrice ayant préféré s’occuper de sa sœur victime d’un grave accident. Le héros sera interprété par Jae Hee (Three Dads, One Mom), qui revient de son service militaire obligatoire. Signalons surtout qu’il s’agit d’un drama qui aura la chance d’avoir une vraie équipe de scénaristes. Fini le scénariste qui travaille seul. On espère fortement que cela aura un impact positif dans l’écriture de cette romance.

On attend toujours des nouvelles de Jeon Woo Chi, le drama inspiré du film du même nom. Probablement abandonné, mais j’ai pas lu de confirmation.

Le projet de Choi Ji Woo, Medical College, ne semble pas avancer non plus.

Évidemment parmi les projets qui enflamment le net figure en bonne place Full House 2. Non, vous ne rêvez pas, le drama qui est à l’origine de la vague coréenne va avoir une suite. Enfin… on nous promet une nouvelle histoire, un casting différent, donc vous pouvez voir à quel point le produit est bien labellisé. Mais un tel nom fait encore vendre malgré sa qualité assez déplorable par rapport aux standards d’aujourd’hui (abus de flashbacks, longueurs, répétitions). Néanmoins c’est quand même le drama qui aura connu de multiples clones pendant des années. C’est prévu pour être diffusé en Mars au Japon, mais le casting n’arrête pas de bouger. Je suis plus que dubitatif, vous l’aurez compris.

Enfin, signalons le projet de drama Speed pour CSTV, situé dans l’univers des courses automobiles, et qui devrait réunir 3 chanteuses du groupe Girls Generation (Yoona, Yuri et Soo young). Le réalisateur d’Iris serait partant.

Au final, qu’en retenir ? Pour ma part ça sera probablement Hanbando, Padam Padam, Wild Romance, Lights and shadow.

Sélection de dramas coréens à venir (printemps 2011)

Il était temps que je refasse une sélection, histoire d’y voir un peu plus clair parmi les nombreux dramas à venir. Ce coup-ci, ma présentation respectera un semblant d’ordre chronologique…

Comme souvent, ce sont les castings qui déterminent en grande partie l’attrait de la série, ne vous fiez donc pas trop aux pitchs qui manquent d’originalité.

A noter que je compte vous parler prochainement de Manny, la série de TvN, qui vient de débuter. L’histoire d’une nanny, qui est un homme (man + nanny = manny). Je suis curieux de voir le résultat, les premières critiques semblent plutôt bonnes. Dès que possible, le pilote sera critiqué ici.

The Greatest Love (MBC, 4 mai) : anciennement nommé the discovery of affection, ce nouveau drama des sœurs Hong devrait nous plonger dans l’univers d’un groupe de musique au sommet de leur talent, avec une chanteuse qui prétend être dans une relation avec une autre star. Le casting est intriguant, puisqu’il réunit Cha Seung Won (City Hall, Athena) et Gong Hyo Jin (Pasta). On devrait y trouver la colocataire d’Ha Ji Won dans Secret Garden, Yoo In Na, ainsi qu’une ex-chanteuse du groupe Baby V.O.X  (dont est issue Yoon Eun Hye), Lee Hee Jin. Les dramas des sœurs Hong font souvent des hits (cf. You’re Beautiful), ce drama est donc à surveiller de très près.

Baby-faced beauty signera le grand retour de Jang Nara après tant d’années passées en Chine. Ce drama sera diffusé sur KBS le 2 Mai et racontera l’histoire d’une trentenaire qui paraît très jeune, et qui se retrouve embauchée dans une société de design de vêtements. Pas de quoi être emballé…

KBS prévoit de diffuser le 8 Mai le mini drama (4 épisodes) Perfect spy ou l’histoire d’un homme que l’on prend à tort pour un espion et un meurtrier. Le casting ne me dit rien du tout, mais on n’est pas à l’abri de bonnes surprises dans ce genre de projets. En effet, si ça peut se rapprocher de la qualité de certains drama special de KBS, ça peut tout de même se révéler intéressant.

Romance Town (ex Maids) prévu pour le 11 Mai sur KBS parle d’une domestique fière et travailleuse. Ce n’est évidemment pas sur l’histoire qu’il va falloir se pencher, mais davantage sur le cast, avec Sung Yu Ri (Hong Gil Dong) et notamment Kim Min Joon (Someday).

Mais le véritable évènement de ce mois de Mai sera sans conteste le drama Lie To Me (à ne pas confondre avec la série américaine du même nom), qui devra arriver le 9 Mai sur SBS. Avec de tels acteurs, impossible de lui dire non. Yoon Eun Hye (Coffee Prince) revient enfin à la télévision et Kang Ji Hwan (Coffee House) sera son partenaire. Yoon Eun Hye incarnera une jeune femme qui prétend être mariée avec lui. Je croise les doigts pour une comédie romantique à la hauteur de leurs talents !

Je passe sur les dramas de plus de 100 épisodes comme the women of our home (kbs) ou while you were sleeping (sbs)…

L’autre drama attendu avec fébrilité est prévu pour le 25 Mai sur SBS, c’est City Hunter. Oui, vous ne rêvez pas, j’en avais déjà parlé lors de ma précédente sélection, c’est bien l’adaptation « live » du célèbre manga. Ryô Saeba (« traduit » par Nicky Larson en français) sera interprété par Lee Min Ho (Personal Taste, Boys over Flowers). Les fausses affiches – en attendant la vraie – pullulent sur le net, j’en ai mis une que j’aime beaucoup. Lee Min Ho aura pour partenaire Park Min Young qui a pris du galon depuis Sungkyunkwan Scandal. Les premières photos de tournage montrent le héros à dos … d’éléphant !

Peu de choses filtrent pour un autre drama du mois de Mai sur KBS, Sweet Palpitations  (ex Sweet Pitapat). Tout juste sait-on qu’il s’inspirerait du très long drama Glad to love you (où des familles qui se détestent doivent apprendre à vivre ensemble après le mariage de leurs enfants).

Sur MBC le 30 Mai, nous devrions avoir une autre histoire de menteuse, avec Ripley. L’histoire est inspirée du cas réel d’une professeur ayant fait croire qu’elle était diplômée de Yale. Lee Da Hae a le rôle titre. Je n’ai jamais été fan de l’actrice même si j’ai aimé My Girl à l’époque. Non, ce qui m’intéresse, surtout, c’est le retour de Kang Hye Jung (Flowers for my life, Welcome to Dongmakgol, Old Boy). Un an après la naissance de son enfant, elle revient enfin dans le monde des dramas. Bon ce n’est qu’un second rôle, mais c’est mieux que rien. Autre atout du drama, la présence de Micky Yoochun, après son carton dans Sungkyunkwan Scandal.

A côté Miss Ajumma et son histoire de femme divorcée paraît bien plus fade, avec son maigre cast et les premières armes du réalisateur. Pourtant c’est un sujet encore bien trop rare à la télévision coréenne. C’est prévu pour le 30 Mai sur SBS pour les plus curieux et les plus courageux. Pour info, une Ajumma est une femme en âge d’être mariée.

You’ve Fallen for me ( ex Festival), le 29 Juin sur MBC m’intéresse davantage. Certes, c’est encore un drama dans le domaine de la musique, mais il s’agit surtout, semble-t-il,  d’une rencontre amoureuse de deux genres musicaux différents (traditionnel et moderne). Le casting est aussi la réunion de deux acteurs de You’re Beautiful (la sympathique Park Shin Ye et et le fade Jung Yong Hwa) ce qui en fait tout de même un drama à surveiller. C’est pour le 29 juin sur MBC.

Le 30 Juin sera l’occasion de tester la nouvelle série de TvN, I need romance. L’histoire de femmes libérées, à la Sex and the City. Le casting ne me dit pas grand chose, mais si le ton est à la hauteur de son ambition, vu que nous ne sommes pas sur les chaînes traditionnelles, ça peut donner quelque chose.

En Juillet sur SBS nous devrions pouvoir voir un fusion sageuk (un drama historique avec un « jeune » cast, comme Damo). Honorable Baek Dong Soo est issu d’un manhwa (manga coréen). Au programme, donc, arts martiaux et conspiration pendant la période Joseon. Des rumeurs laissent penser que Kim Bum (Boys over flowers) pourrait remporter le premier rôle. De quoi s’assurer une bonne audience ?

Autre sageuk en préparation pour le mois de Juillet sur KBS, King Gwanggaeto the great, qui devrait donc parler de ce personnage historique célèbre roi de goguryeo qui réussit à unifier les 3 royaumes de Corée (en l’an 400 après JC).

Toujours pour le mois de Juillet, le retour d’Han Ye Seul (Tazza, Will it snow at christmas) dans le drama de KBS Spy Myung Wol. Elle y incarnera une espionne nord-coréenne chargée d’enlever une star de l’Hallyu. Mais évidemment, les choses ne sont jamais si simples. Elle va tomber amoureuse… de sa victime. Oui le pitch rappelle un peu le sympathique film Spy Girl, sorti en 2004 avec Kim Jung Hwa (Life is beautiful) et Gong Yoo (Coffee Prince). En fonction du casting du lead in masculin, ça pourrait donc se révéler intéressant. Et pourquoi pas un acteur qui jouerait son propre rôle ? Je croise les doigts.

Prévu désormais pour le 14 septembre sur SBS, Tree with Deep Roots a désormais les scénaristes de Queen Seon Duk. Encore un drama historique, cette fois basé sur le roi Sejong qui inventa l’alphabet coréen moderne. Au programme de l’adaptation de ce bestseller : une sombre histoire de meurtres d’universitaires. On peut raisonnablement penser que le drama sera fastueux comme l’était Queen Seon Duk. D’ailleurs, les chaînes se sont battues pour obtenir le projet, preuve de la confiance dans les capacités des auteurs. Le casting est en cours mais Jang Hyuk (Windstruck) est fortement pressenti. C’est une bonne nouvelle, j’aime beaucoup l’acteur. Peut-être aura-t-il un rôle à la mesure de son talent.

Octobre sera le retour d’ Ha Ji Won, qui décidément n’arrête pas de tourner. Le nom du projet ? Hanbando, ou Korean Peninsula. Tournage prévu cet été pour ce drama à fort budget -9 millions de dollars- qui parle d’une Corée… réunifiée ! S’agit-il d’un univers alternatif ? Décidément les coréens aiment bien modifier le régime politique de leur pays (par exemple, Goong rétablissait une monarchie au pays du matin calme). Le très bon Jang Dong Gun (Taegukgi) sera le président de ce nouvel état et je ne doute pas une seconde de ses capacités, Ha Ji Won sera sa partenaire, et JaeJoong (Sunao ni narenakute) le chef de la National Intelligence Service. On peut déjà prévoir de nombreuses scènes d’action et de coûteux effets spéciaux. Échappera-t-on aux défauts d’autres blockbusters d’action comme Iris ? Espérons-le…

God’s Quizz aura droit à une seconde saison en Octobre. Pour rappel, cette série médico-légale avait été diffusée l’année dernière sur OCN.

Pour le reste, d’autres dramas pré-produits attendent désespérément une date de diffusion. Birdie Buddy, What’s up, The Musical (cf ma dernière sélection) ne réussissent pas à trouver de la place dans les grilles. Une situation pour le moins énervante quand on sait à quel point les deux derniers dramas sont attendus par les fans.

Certaines productions se sont même arrêtées, comme Poseidon à cause des conditions de tournage, mais également à cause du manque de confiance dans le résultat à l’écran. Il est probable que ce drama soit finalement annulé lui aussi car impossible de tourner en « live ».

On attend toujours des nouvelles de Could it be fruit Candy annoncé il y a maintenant 2 ans (!!), ce qui inquiète les fans de Go Ah Ra.

Ca n’avance pas non plus pour le sageuk de MBC, Onjo Biryu, ou la superproduction Jeon Woo Chi – tiré du film et sans diffuseur pour le moment.

Toujours pas de nouvelles du retour d’Han Ji Min (Capital Scandal) devant l’écran pour le drama familial de KBS, Shower, annoncé en fin d’année dernière.

Le sort de Faith est également incertain, après les départ successifs des lead in. (Kang Ji Hwan a finalement rejoint Yoon Eun Hye pour Lie To Me). Le budget de cette série médicale historique est colossal (28 millions de dollars). Le coût serait du essentiellement aux effets spéciaux. J’avoue être curieux de voir si ça se rapproche d’un Jin. Il reste quelques noms pour porter le projet  : le producteur de The Legend, ou Lee Philip. Ce qui n’est pas rien. Mais le tournage aurait du commencer au mois d’Avril et plus rien ne bouge faute de casting. Je crois qu’il vaut mieux ne rien dire de plus pour ne pas transmettre la poisse. En tous cas je sais que cette nouvelle ne fera pas plaisir à quelqu’un…

Entre temps, un nouveau projet a vu le jour : Medical College, qui comme son nom l’indique est un mélodrame dans l’univers des étudiants en médecine. Ce drama marque le retour de la superstar Choi Ji Woo (Winter sonata). On ne sait pas encore quelle chaîne va le diffuser.

Au final,  je retiens 5 dramas vraiment alléchants : Lie To Me (loin devant), The Greatest Love, You’ve fallen for me, Ripley, City Hunter…  De quoi oublier ces derniers mois plutôt décevants ? En tous cas l’incertitude qui plane sur de très nombreux projets n’est pas très rassurante. Sans parler de crise dans le monde des dramas coréens, il y a là matière à réflexion sur le mode de production et de diffusion actuelle, les sommes mises en jeu étant de plus en plus importantes. Doit-on sacrifier le polissage de la série en tournant « live » et en faisant les effets spéciaux à la dernière minute ? Ou risquer le tout pour le tout en produisant entièrement un drama soigné mais qui ne verra peut-être jamais son public ?

EDIT : Pour retrouver une sélection des dramas à venir cet hiver 2011, vous pouvez aller ici.