Récapitulatif des nouveautés hors USA (1er semestre 2013)

récapitulatif television hors usa

A force d’avoir le nez dans le guidon, je me suis dit qu’il serait peut-être utile de faire un petit bilan des séries non américaines. Vous trouverez donc ici tout ce qui m’a enthousiasmé (ou non) depuis Janvier, au rayon des séries occidentales et asiatiques. Les séries américaines sont exclues de ce récapitulatif car elles ont leur propre bilan saisonnier (lequel arrivera dès que possible).

L’exercice est intéressant parce qu’il permet de confirmer que le jugement sur pilote est loin d’être infaillible (cf Orphan Black). Mais je l’ai surtout conçu comme un moyen rapide de répondre à la question : qu’est ce qui m’a plu pendant la première moitié de l’année (hors USA) ? L’idée, c’est surtout de vous donner envie d’aller voir ailleurs, et la période estivale est idéale pour cela.

Vous trouverez donc la liste des critiques de pilotes selon leur appréciation (feu vert, orange ou rouge) et leurs origines (occidentales ou asiatiques), et le cas échéant une recommandation si j’ai continué le visionnage de la série. Pour les séries occidentales cette recommandation dépend tout simplement du ratio de bons épisodes (notés toute la saison pendant les bilans hebdomadaires).

Les présentations sont volontairement tranchées pour faciliter la lisibilité et le choix (il y a quand même plus de 50 séries !). Et je vous encourage vivement à lire les critiques complètes pour avoir un avis plus nuancé. De même, les notes ne sont là qu’à titre indicatif.

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  • Séries occidentales :

A titre d’information, voici quelques critiques publiées ce semestre et portant sur des rattrapages des années précédentes : Hellfjord, Miranda saison 1 à 3the hour s1 à s2,

Ce n’est pas une nouveauté, et pourtant, elle mérite qu’on parle d’elle : la deuxième saison de la fiction britannique Call the midwife continue son exploration du progrès médical dans les années 50, en orientant de plus en plus son propos sur la condition féminine : de la maltraitance conjugale à l’employabilité des femmes enceintes, en passant par les méthodes barbares d’avortement. Incontournable. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Quelques séries ont été visionnées sans avoir de pilote critiqué :

Broadchurch s1, Une enquête policière britannique sur la mort d’un enfant dans une petite localité côtière. Une intrigue prévisible et pleine de ficelles, mais parfaitement rythmée, dotée d’une très bonne ambiance et qui sait se rendre émouvante. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Complicit, La traque du terrorisme vue par nos amis britanniques ne se réduit pas à un jeu du chat et de la souris. Elle nous rappelle à chaque instant les valeurs que l’on cherche à défendre. Un dilemme éreintant, une brillante introspection, une mise en scène exemplaire. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Dancing on the edge Londres, les années 30, la percée d’un groupe de jazz, la discrimination raciale. Une très bonne ambiance, une excellente bande sonore, malheureusement gâchées par une intrigue policière sans twists satisfaisants et des épisodes bouche-trou. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 12/20]

Vikings. Série irlando-canadienne réécrivant l’histoire de ces guerriers. Plutôt inhomogène, alternant de jolies scènes de combat avec d’autres complètement ratées. L’aspect théologique là aussi oscille entre découverte et incohérence. Le souffle épique est dilué par des personnages pas du tout attachants, ce qui pose problème pour une dramaturgie déjà prévisible. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 12/20]

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Feu vert (les séries qui vous font de l’œil dès le premier épisode) :

A place to call home   Une fiction australienne située après la seconde guerre mondiale, où une femme mystérieusement débrouillarde côtoie une richissime famille. Une saga aux trames simplifiées, mais avec des personnages attachants. Émotion garantie. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 14/20]

Dates

Dates Une fiction britannique au concept original, racontant un premier rendez-vous entre deux personnes apparemment opposées. Non seulement c’est fin parce que ça décortique parfaitement les modes de pensée de chacun, c’est brillamment joué, mais en plus certains personnages reviennent par la suite faire d’autres rencontres. Un sujet inépuisable et émouvant. Un petit bijou [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation 17/20]

the Fall Une fiction irlandaise sur un tueur en série, père de famille aux pulsions perverses qui cache bien son jeu. Avec Gillian Anderson en enquêtrice affirmée. Retourne l’estomac. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 16/20 ]

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Utopia Une fiction britannique paranoïaque mettant en danger un groupe d’individus. Mise en scène magnifique, twists diaboliques, violence décapante. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 18/20]

the Village Une fiction britannique qui raconte l’évolution d’un village de la première guerre mondiale à nos jours. Une première saison poignante [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 13/20]

In the flesh Une fiction britannique qui nous propose de revisiter le mythe des zombis, en leur donnant une chance de s’intégrer à la population via un traitement. Beaucoup de pistes de réflexion mais trop court dans son développement. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 13/20]

my mad fat diary

My Mad Fat Diary Une fiction britannique avec pour héroïne une adolescente obèse qui essaye de se reconstruire. Délicieusement drôle et touchante.  [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 17/20]

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Feu orange (les fictions dont les pilotes peinent à convaincre):

Family Tree  Mockumentary en coproduction HBO-BBC qui raconte comment un homme s’imagine un autre destin en cherchant dans sa généalogie. Décalée sans être humiliante pour ses personnages, mais manquant de vivacité. [Statut : arrêtée ]

The Politician’s husband Une fiction britannique sur un couple politique pris dans l’engrenage de l’ambition de chacun, la dureté du milieu, et leurs enfants. A la fois peu subtile et oubliant de développer ses personnages. [Statut : arrêtée]

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Feu rouge : (les fictions dont les pilotes ne donnent pas envie de continuer)

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Orphan Black Une fiction canadienne sur une jeune femme qui prend l’identité d’une flic qui lui ressemble. Une intrigue conspirationniste sur le clonage humain, drôle, rythmée mais incohérente et peu attachante. [Statut : finalement suivie, et terminée – critique complète ; Recommandation : 12/20]

Top of the lake Coproduction anglo-australo-américano-néozélandaise racontant la violence masculine dans un univers où une jeune fille enceinte disparaît. Née de la vision militante de Jane Campion, manipulatrice, grossière, écœurante. [Statut : arrêtée]

Bluestone 42 Comédie britannique sur une troupe militaire en Afghanistan. Lourdingue, simpliste. [Statut : arrêtée]

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  • Séries coréennes :

Du point de vue des séries coréennes, le début d’année a eu un démarrage très lent, avec peu de fictions convaincantes. Ça s’est fort bien rattrapé depuis, ouf !

Pour information, j’ai également critiqué le Drama Special : A culprit among Friends

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Feu vert :

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Cruel Palace – War of flowers Sageuk de JTBC sur une période noire d’une Corée asservie, où les conflits de pouvoir au palais permettent l’ascension d’une concubine ambitieuse. Textes et interprétation classique, mais mise en scène léchée et mature, dramaturgie lourde mais efficace, évolution très intéressante des personnages féminins. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 16/20]

Shark Drame basé sur le mythe d’Orphée, une histoire de vengeance qui prend son temps. Avec de solides acteurs, une bonne mise en scène et une intrigue captivante. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ;  Recommandation : 15/20]

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Childless Comfort un drama familial qui donne astucieusement beaucoup de clés pour comprendre l’évolution de la société coréenne. S’ajoute à cela une peinture attachante des caractères de chacun et des thématiques qui prennent le temps de se développer. [Statut : suivie ; Recommandation 16/20]

Monstar Un highschool drama musical sur une popstar retournant à l’école. Avec des passages musicaux vraiment émouvants, la sensation d’une déclaration d’amour à la musique, et une interprète charmante, on en oublierait presque la simplicité des intrigues. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 14/20]

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That Winter the wind blows l’histoire d’une jeune héritière aveugle qui se fait duper par quelqu’un qui se fait passer pour son frère. Un drama habile, qui maintient à merveille l’ambiguïté des personnages, et développe son sujet avec suffisamment de twists pour être haletant. Réalisation impeccable, acteurs formidables, il n’y a guère que la fin bâclée qui vient gâcher le plaisir. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation 16/20]

I hear your voice Drama sympathique sur une avocate  flemmarde au caractère bien trempé qui rencontre un jeune homme capable de lire dans les pensées. Bien équilibré, malgré quelques scènes manquant de finition, avec de bons personnages et un background convaincant. [Statut : suivie et en cours de diffusion ; Recommandation 14/20]

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Heartless City Drama sombre et complexe dans l’univers de la pègre, avec son lot de twists savamment planifiés, à la mise en scène léchée et mature. Une ambition qui impressionne. [Statut : suivie et en cours de diffusion ; Recommandation 16/20]

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Feu orange :

Dating Agency Cyrano Le 4ème volet des Flower Boys tente de mêler les rebondissements d’une fiction d’espionnage à des affaires de coeur, mais échoue à présenter des personnages attachants. Tellement superficiel que le rythme fait penser à une fiction américaine. [Statut : arrêtée]

Jang ok Jung Living in love Un sageuk qui démarre un peu dans tous les sens, donnant le sentiment d’avoir une fiction mal écrite, brouillonne, mais dont les thématiques restent intéressantes. [Statut : arrêtée]

Queen of the office un remake d’un drama japonais, qui essaye de reprendre tous ses codes déjantés et transgressifs, omettant de nous donner des personnages sympathiques. Un délire à prendre pour ce qu’il est, mais guère plus. [Statut : arrêtée]

The End of the World

The End of the world Lente, trop lente plongée dans l’univers d’une épidémie mortelle. Souci de réalisme, ambiance oppressante, mais personnages à peine dessinés. [Statut : en pause ; Recommandation : 13/20]

The Virus Profitant de mêmes thèmes médicaux, le drama n’arrive jamais à décoller, préférant des rebondissements peu crédibles au développement de ses personnages. [Statut : arrêtée]

Nine : Nine Time Travels Remonter dans le temps pour changer le présent ? Voilà une fiction qui aurait du mieux exploiter le registre du fantastique. De la réalisation aux acteurs, l’ensemble est résolument plat. [Statut : arrêtée]

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Incarnation of Money Recyclage des auteurs du fabuleux History of a salaryman pour une fiction qui démarre bien trop mollement pour lui prêter attention, même avec Kang Ji Hwan au générique. L’argent n’achète pas tout. [Statut : arrêtée, mais sera peut être reprise vu certains échos]

Lee Soon Shin is the best Un weekend drama qui ne réinvente pas la roue, mais profite plutôt bien du charme de son interprète féminine. Demande malheureusement un investissement horaire trop important par rapport à ce qu’elle apporte.[Statut : arrêtée]

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Feu rouge :

Mandate of heaven Sageuk simplifié, lissé, unidimensionnel, sans enjeux intéressants, sur un médecin oriental qui veut sauver sa fille. Tellement prévisible qu’il en est soporifique. [Statut : arrêtée]

All about my romance Gags surjoués dans l’univers politique coréen, burlesque rendant les personnages détestables, sans aucune pointe de créativité. Dommage pour les acteurs. [Statut : arrêtée]

Gu Family Book Drama un peu trop prémâché, limite manipulateur, et surtout incohérent, qui reprend à sa sauce le mythe du gumiho. [Statut : arrêtée]

When a man loves drame sans surprises sur un chef de gang qui tombe amoureux. Caractères poussés aux extrêmes, rythme bien trop lent, et un manque flagrant d’implication. [Statut : arrêtée]

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Gu Am Heo Joon Très long sageuk (120 épisodes) sur le fameux médecin royal ayant écrit une encyclopédie de la thérapeutique orientale. Manquant peut-être un peu de personnalité pour avoir le courage de s’y mettre. [Statut : arrêtée]

Iris 2 Suite au fameux blockbuster, véritable condensé d’incohérences, avec une mise en scène calamiteuse et « cheap ». A réserver aux amateurs de la franchise. [Statut : arrêtée]

Level 7 Civil Servant Modifiant le concept du sympathique film d’espionnage My girlfriend is an agent, le drama loupe le coche, et nous propose un festival de clichés horripilants noyé dans une intrigue poussive. [Statut : arrêtée]

Queen of Ambition (Yawang) Une histoire de vengeance sans réelle personnalité, servie par de bons acteurs, mais au récit bancal, affadissant des enjeux déjà présentés dans les premières minutes. [Statut : arrêtée]

Flower Boy next door troisième volet des flower boys qui fait du surplace et n’arrive jamais à toucher le téléspectateur, la faute à un humour délavé, et au sujet (la solitude) très mal exploité. Même si Park Shin Ye peut se révéler touchante. [Statut : arrêtée]

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  • Séries japonaises :

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Feu vert :

saikou no rikon

Saikou no rikon Description jubilatoire d’un couple qui se déchire, trouvant le ton idéal pour parler des défauts de chacun sans verser dans la caricature. Incontournable [Statut : suivie ; Recommandation : 16/20]

Itsuka Hi no Ataru Basho de Drame humain sur la rédemption après la prison, avec des personnages simples et attachants qui cherchent à se reconstruire. Parfois un peu longuet, et ne bénéficiant pas d’une réalisation suffisamment soignée, mais le propos, qui ne cherche pas la pitié, est vraiment touchant. [Statut : suivie , Recommandation : 14/20]

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Feu orange :

Shotenin Michiru no Mi no Uebanashi

Shotenin Michiru no Mi no Uebanashi Une jeune femme égoïste découvre qu’elle a gagné à la loterie, alors que dans le même temps sa vie bascule peu à peu dans l’horreur. Le virage incohérent qui survient après des épisodes « vides » m’a convaincu de ne pas continuer. [Statut : arrêtée]

Biblia Koshodou no Jiken Techou Une plongée dans les livres et la promesse d’un récit romantique malheureusement complètement détruites par une bande sonore electro. Amis de la poésie, abstenez-vous. [Statut : arrêtée]

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Feu rouge :

kumo no kaidan

Kumo no kaidan Le drama plutôt longuet, fait l’impasse de son sujet intéressant (l’exercice illégal de la médecine) pour se vautrer dans des mystères sans imposer son ambiance. Soporifique. [Statut : arrêtée]

Mahoro Ekimae Bangaishi Une histoire décalée autour de deux personnages glandeurs. Effarant par son humour complètement raté et son propos vide de sens. A fuir. [Statut : arrêtée]

Share House no Koibito Une jeune femme agacée par sa solitude, un alien un peu excentrique et un dépressif vont vivre sous le même toit. On rêve d’un truc chaleureux, drôle, on obtient une série sans propos, ennuyeux et pas très originale. [Statut : arrêtée]

Nobunaga no chef Croisement improbable de Jin et d’un food drama, la série évoque un cuisinier moderne qui se retrouve dans les guerres d’unification du Japon. Dépourvue de toute émotion, filmée sans moyens, sans ambition, voire sans script. [Statut : arrêtée]

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Gu Family Book [Pilote – Corée]

Gu Family Book

Gu Family Book, énième reprise de la fable du Gumiho, cette créature mythique dévorant les foies des humains, nous propose une plongée plutôt bienvenue dans le fantastique après tant de mois passés dans les drames humains modernes. Malheureusement, le spectacle offert n’est pas à la hauteur de ses ambitions.

gu family book fx

On ne critiquera pas les moyens engagés, car les effets spéciaux pullulent, et sont tout à fait corrects. La réalisation, sans atteindre le meilleur du câble, parvient vraiment à immerger le téléspectateur dans ce monde où cohabite l’homme… et le monstre. On a même certains paysages vraiment superbes qui permettent de passer outre l’abus de lucioles bleues.

Non, le problème est ailleurs. Avec sa volonté d’accentuer toutes les scènes poignantes, tout en se ridiculisant avec des incohérences, on finit par ne plus savoir sur quel pied danser. Le drama veut trop bien faire, il en rajoute dans le pathétique en mettant le personnage féminin principal dans la pire des situations, et oublie de réfléchir à ce qu’il nous raconte.

gu family book lee yeon hee

Attention, cette critique détaille l’histoire des deux premiers épisodes pour en démontrer ses incohérences.

On fait connaissance avec Seo Hwa (Lee Yeon Hee, Ghost), la mère de notre futur héros (Lee Seung Ki n’apparaîtra pas dans les deux premiers épisodes, qui servent d’introduction). Seo Hwa, a vu son père mourir, piégé et trahi par son ami de longue date. Avec son frère et sa servante, elle est rachetée, et doit devenir gisaeng, obligée de coucher avec le tueur de son père. Le drama alternera avec joie les séances d’humiliation, de torture, jusqu’au viol de la servante. On vous a dit qu’on ne plaisantait pas. C’est poignant. Dérangeant, même. Le récit promet d’être manichéen.

gu family book choi jin hyuk

Seo Hwa arrivera tout de même à s’enfuir, pourchassée par les soldats du meurtrier de son père, et finalement recueillie par un gumiho amoureux, Gu Wol Ryung (Choi Jin Hyuk, I Need Romance), qui prend une apparence humaine. Après plus de 1000 ans à se tourner les pouces, ce dernier ne suit pas les conseils de son ami, et se décide donc à se mêler des affaires des humains. Accrochez-vous bien, ça va commencer (un peu) à déraper. Notre Gumiho fou amoureux veut donc immédiatement se marier (!!!) avec son humaine. (Une histoire de droits, pour lui, sans doute. Ou alors parce que Seo Hwa ne peut pas tomber enceinte hors mariage, il y a des limites dans l’abomination). Seo Hwa a beau demander des nouvelles de son frère et de sa servante (entretemps pendus), pendant 3 mois elle ne va pas quitter son gentil mari qui lui offre des lapins, des clémentines et des papillons à volonté. Et là, le charme est rompu. Leur histoire d’amour foudroyante est difficile à avaler, d’autant plus que notre héroïne se résume vraiment à la victime fragile. Pour en rajouter dans l’émotion (qui ne vient pas), la musique m’a paru bien trop forcée. Il s’agit évidemment d’une histoire de sensibilité puisqu’au vu des commentaires sur Dramabeans, la gente féminine trouvait tout ça très romantique. Moi ça me fait penser à une femme soumise qu’on achète. Gu Wol Ryung, veut protéger sa femme, et parce qu’il veut connaître l’amour d’une femme, veut devenir humain. (Or on nous montre parfaitement que cet amour est possible sans qu’il devienne un homme, d’où mon incompréhension totale sur le plot principal). Gu Wol Ryung, de plus, commet une faute impardonnable, il préfère mentir et voir sa femme sourire plutôt que de lui annoncer que ses proches sont morts. Dans le même temps sa femme un peu cruche n’a pas l’air de vouloir en savoir davantage.

Attention, ça se corse. Gu Wol Ryung ne doit plus utiliser ses pouvoirs magiques devant des hommes pendant 100 jours, ce qui lui permettrait à terme d’avoir accès au Gu Family Book, et donc de devenir humain. Mais en cas d’accroc à cette règle, il deviendra un démon sanguinaire pour des milliers d’années. Sauf si sa femme reste amoureuse, et si elle ne l’est plus, il faudra la tuer (Aspirine, quelqu’un ?). Rien que la règle des 100 jours sans rien faire donne le tournis, puisque ça voudrait dire que tous les jours notre Gumiho est obligé d’utiliser ses pouvoirs devant les humains, sous peine de devenir un démon sanguinaire, non ? Toute magie démarre par un sort, pas par l’absence de sorts. Ça évite justement de telles cacophonies quand on veut construire une mythologie. Enfin, la logique de la série n’en est plus à ça près.

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Après avoir utilisé ses pouvoirs (et montré son côté monstrueux) Gu Wol Ryung va finalement se faire tuer chez lui (enfin, on suppose) parce que sa belle ramène consciemment ceux qui veulent sa mort. Oui, vous avez bien lu. Après une conversation avec ses ennemis, Seo Hwa se rend compte que Gu Wol Ryung lui a menti, alors quitte à mourir, autant tuer son amant monstrueux par la même occasion. L’inconstance du personnage féminin trouve ici ses limites.

Vous parlez d’une histoire d’amour, vous. En plus, là on ne sait plus trop ce qui s’est passé. Avant de se faire tuer, Gu Wol Ryung tente de tuer Seo Hwa (pour ne pas devenir un démon sanguinaire et parce que sa belle ne l’aime plus, vous vous rappelez). Mais en même temps qu’il meurt, on sent que Seo Hwa l’aime toujours. Va-t-il revenir en démon ? Est-il réellement mort ? Là je dois dire que je suis passé complètement à côté du tragico-romantisme de leur relation.

Enfin pour finir, Seo Hwa a une révélation qui lui sauve la vie. Elle est enceinte. Elle n’arrêtait pas de vomir dès qu’on lui annonçait la mort de quelqu’un, mais pileau moment où son bourreau s’approche, elle sent son bébé bouger. Elle est épargnée donc (hors caméra), profitant du départ soudain du big boss. Ce même big boss – qui voulait à tout prix sa mort parce qu’il n’avait pas pu la violer il y a quelques mois – décide soudain de partir du champ de batailles. Une envie pressante assurément.. La ficelle, pour moi, a bien du mal à passer.

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Vous devinez la suite. Le bébé naît. Seo Hwa veut le tuer avant de s’apercevoir sous la lumière bleutée qu’il a apparence humaine. Là encore, à force de vouloir créer une dramaturgie excessive (va-t-elle vraiment tuer son enfant ?), le scénariste se prend les pieds. Même sans lumière bleutée, elle a forcément du se rendre compte du visage de son bébé lorsqu’elle l’a mis au monde et enveloppé dans un linge ! Afin de corser les choses Seo Hwa va l’abandonner dans la rivière, et le bébé sera recueilli – et élevé – par quelqu’un d’autre. Ouf.

Il y a parfois des dramas qui vous donnent envie de donner des claques aux scénaristes. Celui-ci en fait partie. Je peux tolérer quelques incohérences (après tout c’est un peu la règle dans le petit monde des dramas coréens), mais à ce point… Entre le mariage, l’histoire d’amour incompréhensible, le besoin de redevenir humain, les règles absurdes sur cette transformation, le sauvetage in extremis de Seo Hwa, le bébé qu’elle reconnait subitement, …

C’est d’autant plus dommage qu’artistiquement, la série s’en sort très bien. La rythme est élevé, on ne s’ennuie pas et son côté poignant, malgré ses excès manichéens, a parfois fonctionné chez moi. Il y a plein de raisons pour fermer les yeux devant ses défauts et j’ai conscience d’avoir une critique exagérément négative. Mais là, désolé, je ne peux pas passer outre.

Les fans de Lee Seung Ki continueront sans doute l’aventure, mais j’ai de sérieux doutes vu le naufrage de ces épisodes introductifs. Espérons que l’alchimie entre Suzy et Lee Seung Ki sera bonne. Une relecture de cette histoire d’amour monstre/humain pourra peut-être améliorer les choses.

Oui, je suis déçu. D’autant plus déçu que beaucoup de monde semble avoir apprécié ces deux épisodes. I just don’t get it, this time.

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Dramas coréens à venir (Printemps 2013)

C’est le printemps (ou presque) ! Je vous propose aujourd’hui un tour d’horizon des 35 prochains dramas coréens. L’article se veut le plus complet possible à l’heure où je vous parle (début mars), et il faut donc s’attendre à de possibles remaniements de casting, des annulations de dramas dans les jours prochains.

On espère que le printemps fournira de meilleurs dramas que ce début d’année tristounet. Comme souvent, le câble sera en tête des attentes, surtout pour ce mois de Mars. A contrario, je suis inquiet des rumeurs d’une collusion supposée de MBC avec le gouvernement et de sa capacité de censure – n’ayons pas peur des mots (cf l’épisode City Conquest, en bas de page). C’est d’autant plus dommage que certains de ses dramas contiennent des thématiques sociales au potentiel subversif.

Encore une fois, ce fut un vrai plaisir d’enquêter sur ces prochaines productions. Un peu comme pour les upfronts américains, le plaisir est dans l’annonce et l’attente…

The Virus

The Virus (OCN, 1er Mars). OCN nous propose un sujet original (pour la Corée), avec une équipe médicale qui cherche à lutter contre un virus dont la mortalité atteint les 100 %. On retrouvera Uhm Ki Joon qui a joué dans l’excellent Ghost. Le scénario vient de l’auteur de Heartstrings, donc méfiance. Petit teaser ici. J’attends avec impatience le second épisode pour vous en parler.

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Lee Soon Shin is the best (KBS, 9 Mars). Prévoyez une cinquantaine d’épisodes pour ce drama classique, où notre héroïne (interprétée par IU) est une jeune femme sans succès mais chaleureuse qui croise un jour un homme riche et froid (Jo Jung Suk) et va le convertir. La bande-annonce n’a pas l’air très engageante.

Nine nine time travels

Nine : Nine Time Travels (TVN, 11 Mars) Voilà un drama qui nous propose à nouveau de voyager dans le temps, sauf que notre héros ne pourra le faire que 9 fois pour résoudre un crime commis il y a 20 ans. Et à chaque voyage,  il change un peu plus le présent… Le concept est alléchant. Je suis moins enthousiaste pour les acteurs Lee Jin Wook (Someday, Alone in love), et Jo Yoon Hee (Lie To Me). Mais aux commandes on retrouve les responsables de Queen In Hyun’s Man. Bref, à regarder de très près. Les différents teasers mettent l’accent sur le drame et le mystère.

The End of the World

The End of The World (JTBC, 16 Mars) Sur le papier, on dirait que la trame est identique à The Virus. Mais il s’agit de l’adaptation d’un roman, et surtout, le ton est moins celui de la science fiction que celui du drame humain. C’est tout simplement le drama que j’attends le plus, car aux commandes il y a l’équipe d’A Wife’s Credentials (le meilleur drama de l’année précédente). Pour le teaser, c’est ici.

i summon you gold

I summon you, gold (MBC, Mars ?). Le drama a subitement changé de producteur, et … d’acteur principal (on devait avoir Lee Jong Hyuk d’A gentleman’s dignity). Bref, c’est la débâcle, impossible de savoir si le weekend drama pourra être diffusé mais j’en doute fortement. La thématique était celle des problèmes d’argent de la classe moyenne. Désolé pour l’image, j’ai pas pu résister (les fans de Once upon a time comprendront le titre).

park seon yeong

Crazy Love (TVN, Mars) TVN tente le daily drama, avec Park Seon Yeong qui rencontre l’amour de sa vie le jour où elle est au plus bas. Il m’en faudrait plus pour être attiré.

Gu Am Heo Joon

Gu Am Heo Joon (MBC, Mars) Remake du drama historique Heo Joon, cette série racontera donc les aventures d’une figure célèbre de la médecine orientale. Ce dernier a en effet écrit au 16è siècle le Donguibogam, un guide classant les symptômes selon les organes affectés et non selon les maladies. Il contient notamment beaucoup de préceptes pour une vie saine et équilibrée. Le drama devrait dépasser les 120 épisodes, ce qui devrait décourager les plus curieux. Dommage, car le drama devrait avoir de solides acteurs, comme Kim Ju Hyeok (My wife got married), Baek Yun Shik (Harvest Villa) ou Park Jin Hee (Giant).

kim hyun joo

Cruel Palace – War of the flowers (JTBC, 23 Mars) Le drama prendra la place de Childless comfort. Au menu, l’histoire d’une concubine intrigante qui tentera de mettre son fils illégitime à la place du prince. Je suis curieux de voir ce que le réalisateur de Personal Taste peut donner sur le câble. Le casting n’est pas très connu. On retrouvera notamment Kim Hyun Joo (Twinkle Twinkle). Un petit teaser ?

kim tae hee jang ok jung

Jang Ok Jung, Living in love (SBS, fin Mars début avril) 24 épisodes. Il s’agit d’un drama historique revisitant une figure bien connue des amateurs de sageuks : Jang Hee Bin, la fameuse concubine du roi Sukjong (qui s’opposera à la reine In Hyun). Ici, elle devrait séduire grâce à ses talents… dans la mode. Hum. Avec la jolie Kim Tae Hee (My Princess) et Yoo Ah In (Sungkyunkwan Scandal). Je ne suis pas sûr que cette énième histoire mérite le détour, mais pourquoi pas.

kim hye soo

God of the workplace (Office God, anciennement appelé Please come back miss kim) (KBS, 1er Avril) semble a priori n’être qu’une énième rom-com dans le milieu du travail. Mais il s’agit du remake de Haken no hinkaku, un jdrama de 2007. Espérons donc que les relations de travail seront un peu plus élaborées (la fiction japonaise évoquait le sort du travail temporaire) au lieu de se focaliser sur les disputes amoureuses. Avec Oh Ji Oh (Chuno), et Kim Hye Soo (The Thieves), j’avoue ne pas savoir à quoi m’attendre. Mais la scénariste a écrit beaucoup de Drama Special, dont le fabuleux The Great Gye Choon Bin… Gardons confiance.

beast monstar

Monstar (MNET, 6 Avril) La chaîne musicale du câble tente de produire un drama sur le parcours d’une star de la chanson déchue, obligée de retourner sur les bancs de l’école… pour y monter un groupe évidemment ! Les acteurs n’ont aucune expérience ou presque puisqu’il s’agit d’un membre du groupe BEAST (Yong Jun Hyung) et une mannequin Ha Yeon Soo. Seul élément positif, il y a des gens talentueux derrière la caméra et au script, déjà responsables de Sungkyunkwan Scandal et Arang and the magistrate. Je pense malheureusement que le show n’est réservé qu’aux fans de kpop, mais j’espère me tromper.

all about my love

All About my Love (All about my romance) (SBS, 10 Avril) Le drama aura la lourde tâche de succéder à That winter the wind blows. Mais le sujet peut être intéressant. Il s’agit d’une romance secrète entre deux personnalités politiques opposées. La bonne nouvelle c’est que Shin Ha Kyun est de la partie. C’est un excellent acteur de cinéma ayant notamment joué dans le drama Harvest Villa. Il sera opposé à l’actrice Lee Min Jung (Big). Le reste du casting est également intéressant, avec Han Chae Ah (Gaksital) et Park Hee Soon (Evasive Inquiry Agency). Espérons que le résultat sera supérieur à Protect the Boss qui était la précédente réalisation des producteurs.

lee dong wook

Mandate of Heaven (Heaven’s order) (KBS, mi-avril après IRIS 2). Voilà encore un drama historique médical, avec cette fois-ci un médecin oriental qui tente de sauver sa fille mourante et qui est accusé d’avoir voulu empoisonné le roi. Le casting est déjà quasiment terminé. On retrouvera Song Ji Hyo (Gye Baek) et Lee Dong Wook (il m’a étonné dans Wild Romance). On croise les doigts pour une bonne surprise, les personnes derrière la caméra n’étant pas du tout habituées aux sageuks.

when a man loves song seung hun

When a man loves (MBC, avril après 7th level civil servant) verra le retour de Song Seung Hun après la débâcle de Dr Jin, dans un drama qui espérons le devrait bénéficier d’un bon réalisateur (celui d’Arang and the magistrate) et d’une scénariste capable du pire comme du meilleur (The Equator Man). Notre héros devrait tomber amoureux (ou profiter ?) successivement de la femme d’un boss de la mafia puis d’une autre jeune femme (Shin Se Kyung). Je suis plutôt content de retrouver Chae Jung Ahn (Coffee Prince), d’ailleurs. Espérons que le triangle amoureux sera à la hauteur.

lee sung ki gu family book

Gu Family Book (MBC, 1er Avril après Horse Doctor) mise sur la popularité de Lee Seung Ki (My Girlfriend is a Gumiho) et de Suzy (Dream High). Il s’agirait d’une version revisitée du Gumiho, où notre héros serait mi-monstre mi-humain et chercherait à tout prix à devenir humain. Et comme l’héroïne serait une très bonne guerrière… Le scénariste de Baker King et le réalisateur de Secret Garden sont de la partie. Je croise les doigts.

Special Affairs Team TEN

Special Affairs Team TEN 2 (OCN, Avril) OCN reprend son casting pour la suite des aventures de cette unité d’élite chargée d’élucider les crimes les plus violents. Les amateurs seront ravis…

jung gyu woon

Wonderful Mama (SBS, Mai) sera le prochain weekend drama de Jung Gyu Woon (History of a salaryman), où il incarnera un homme responsable, en conflit avec une collègue arriviste et superficielle (Jung Yoo Mi), dont il tombera amoureux. Et si le drama s’appelle ainsi, c’est parce que la mère de Jung Yoo Mi est atteinte de la maladie d’Alzheimer et qu’elle veut se dépêcher d’engager ses enfants sur la « bonne voie ». J’aime beaucoup les fictions sur la maladie d’Alzheimer, mais j’espère que cet argument sera correctement utilisé.

Princess aurora poster

Princess Aurora (MBC, Mai ?). Adapté du film du même nom, le drama devrait donc nous parler de l’enquête qui vise une meurtrière particulièrement féroce. On imagine mal MBC donner suffisamment de liberté à cette fiction pour parvenir à restituer le caractère dérangeant (et poignant) de l’œuvre originale, qui m’avait marqué à l’époque.

Moon Geun Young

The Goddess of fire Jeongi (MBC, Juin ) Moon Geun Young pourrait jouer dans ce drama retraçant la vie d’une fameuse potière kidnappée durant l’invasion japonaise. Le scénariste serait le responsable de Warrior Baek Dong Soo ce qui n’est pas franchement une référence vu son script. Mais Moon Geun Young peut compter sur sa horde de fans pour faire le buzz.

JouounoKyoshitsu the queen's classroom

The Queen’s Classroom (MBC, Juin) Remake de la série japonaise du même nom (encore appelée Joo no Kyoshitsu), où une prof diabolique munit régulièrement ses élèves, jusqu’à ce qu’ils décident de réagir. A l’heure où le système éducatif coréen est de plus en plus pointé du doigt, il est plutôt intéressant de voir un school drama où le prof est une figure autoritaire contestée. Là encore, je doute que MBC permette d’aller très loin (surtout quand on sait ce qu’elle a fait de City Conquest, jugé trop subversif pour le gouvernement). Mais on ne sait jamais.

Uhm Tae Woong

Lee Soon Shin’s unauthorized biography (SBS, Juin) Yi Sun Shin était un amiral au sens tactique très développé qui coula des centaines de navires japonais lors de leur invasion au 16è siècle. Véritable héros national (et respecté jusqu’au Japon), son histoire sera revisitée à l’occasion de ce drama, qui propose de répondre à une simple question : s’il avait survécu à ses blessures, se serait-il opposé au roi Sunjo de l’époque pour construire un véritable empire maritime ? Le rôle titre devrait revenir à Uhm Tae Woong (The Equator Man). Il va falloir un réalisateur à la hauteur pour évoquer les scènes de combat maritimes…

knife and flower

Knife and flower (KBS, 3 Juillet) est encore un autre sageuk. L’histoire d’amour (et de vengeance) entre la fille du roi de Goryeo et un écrivain. Les personnes derrière le projet n’ont pas suffisamment d’expérience pour susciter un quelconque enthousiasme.

Enfin, voici les dramas qui n’ont pas encore de date …

doctor frost

Doctor Frost (OCN, 2013) Peu d’informations sur ce projet qui devrait reposer sur le manhwa eponyme de Lee Jong-Bum, qui raconte l’histoire d’un psychologue au génie sans pareil. Vu le succès de l’œuvre originale, on espère que le drama sera aussi réussi.

gong hyo jin

I hear your voice (KBS, 2013) On parle de Gong Hyo Jin (The Greatest Love) pour ce drama dans l’univers judiciaire, où notre héroïne – rabaissée – sera obligée de défendre des gens qui sont pour une écrasante majorité d’entre eux, des coupables. On imagine évidemment qu’elle va trouver un innocent dans cette botte de paille.

lee ha na

Detective Choi il Woo (MBC, 2013). Un seul nom à retenir : Lee Ha Na (Alone in love) ! Enfin elle revient dans les dramas. Bon il s’agit d’un crime drama apparemment, où nos héros se mettent en danger pour résoudre des enquêtes, mais qu’importe. Son retour est déjà un évènement. Ce remake d’une série de 1971 (oui vous avez bien lu !) devrait davantage utiliser des thématiques sociales et humaines que des intrigues tarabiscotées, ce qui me va parfaitement. On parle également de Kim Byung Man pour le rôle masculin. I want. Now.

Her Majesty the queen (MBC, 2013) Les producteurs d’All In remettent ça, avec l’histoire d’un fils de gangster qui devient champion de boxe, et celle d’une fille d’un accroc aux jeux d’argent, obligée de faire concours de beauté. Partis de très bas, ils vont aller jusqu’en haut de l’affiche, donc.

Enfin, il nous reste à parler des dramas qui n’ont toujours pas de network, ou qui sont toujours au point mort et dont j’ai déjà parlé dans la sélection de cet hiver. On retrouve donc la liste habituelle des adaptations bloquées (My Sassy Girl, Temptation of Wolves) ou des biographies arrêtées (Iron King). Pas de nouvelles non plus de Love Affair, de I Can’t lose

Autre projet qui tarde à se lancer : I love you Ajusshi, un drama avec Yoon Sang Hyun (Secret Garden)…

Il y a aussi les projets qui font peur comme  Gangnam Style (basé sur le manhwa Fashion King, et non PSY rassurez-vous) ou qui font envie : Celebrity est l’histoire d’une fille qui rêvait de devenir star et qui devient paparazzi, tout en entretenant une fausse liaison avec une célébrité. Il y a un côté subversif ou ironique que je rêverai de voir développer au pays des netizens.

salon h

Signalons aussi Salon H, l’adaptation du manhwa de l’auteur du raz de marée Goong (qui m’a personnellement fait bailler à de multiples reprises). Ce coup-ci c’est l’ascension d’une fille dans le domaine de la mode, donc vous imaginez bien que ce n’est pas du tout mon truc.

Et pour ceux qui attendaient City conquest : le drama est finalement annulé pour « violence excessive ». Les producteurs semblent accuser le gouvernement, qui serait intervenu. La culture coréenne étant devenue un enjeu économique, est-on en passe d’imposer une certaine vision optimiste du développement social dans le pays ? Ou est-ce que l’argument des producteurs est destiné à masquer leur incompétence et leur retard ?

Alors au final, quels sont les dramas qui vous tentent ? Pour ma part je retiens The Virus, Nine : Nine Time Travels, The End of the world, All about my love, Gu Family book, Doctor Frost, et Detective Choi Il Woo