[Pilote – Corée] Goblin

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Goblin, nouveau drama de tvN, encore appelé The Lonely Shining Goblin ou Goblin : The Lonely and Great God fait rapidement sensation au point d’éclipser l’autre fiction du moment (The Legend of the blue sea). En ce moment le drama est devenu le sujet préféré des netizens coréens. Il faut dire que Goblin est un vrai poids lourd, à commencer par son casting qui ravira les nostalgiques du milieu des années 2000.

En effet, c’est le grand retour de Gong Yoo (Coffee Prince, 2007 ;  on oubliera le pathétique Big des soeurs Hong). Sa carrière prend un joli tournant avec le succès du film Dernier Train pour Busan (qui aura hélas droit à un autre remake via Gaumont). Avec Lee Dong Wook (My Girl, 2005) pour l’accompagner, l’affiche fait plaisir. Quelques réserves pas forcément très justifiées se font entendre du côté de l’actrice Kim Go Eun (Cheese in the trap). Enfin, la présence de Yoo In Na (Queen In Hyun’s Man) rend le drama tout simplement incontournable.

Du côté du scénario, la légendaire Kim Eun Sook est aux commandes, ce qui  a priori ne destinait pas le script à un haut niveau de complexité (City Hall, Secret Garden, The Heirs, Descendants of the Sun). Nous verrons que pour une fois la mythologie est un peu plus fouillée que d’habitude (j’ai dit fouillée, pas forcément cohérente !). Elle a aussi un fort penchant pour les personnages masculins extrêmement froids et impassibles, et autant dire que c’est l’un des principaux reproches que l’on peut faire à l’issue du visionnage de Goblin. Heureusement notre héros va faire tomber sa carapace au fur et à mesure, et Gong Yoo est plutôt doué pour ça.

Les premiers épisodes ont aussi une durée beaucoup plus importante. Libérez 3 heures de votre emploi du temps pour voir les deux premiers chapitres. On passe ainsi beaucoup de temps dans la violence et le drame sanglant, pour assister à la transformation de notre héros, jadis général guerrier, en un Goblin, créature mythique coréenne (Dokkaebi). Oubliez la description issue des contes du pays du matin calme : notre Goblin en est un peu éloignée. Ici il n’a pas un gros bâton (le fameux dokkaebi club) pour faire apparaître des choses, mais une épée qui coupe bien. De façon surprenante il peut léviter, se téléporter, influence la météo… et il aime faire des farces. Il est riche (et près de ses sous), et semble punir la méchanceté.

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Notre héros (Gong Yoo) a vu sa famille (et notamment sa sœur) se faire assassiner par un roi jaloux. Transpercé par le biais de son épée magique il meurt. Il est ensuite victime d’une malédiction : devenu immortel, il ne peut oublier les drames de sa vie. Seule la « femme du goblin » pourra le libérer – et le tuer définitivement – en lui retirant son épée invisible. En attendant ce jour, notre héros voyage à travers les pays (d’une porte à l’autre – très pratique !), et se tient à l’écart des vicissitudes humaines. Jusqu’au jour où il sauve la vie d’une jeune femme enceinte. Cette dernière donnera alors naissance à une fille, Ji Eun Tak (Kim Go Eun), marquée du sceau du gobelin, et capable de voir les fantômes. Est-elle la future femme du gobelin ? Sera-t-elle capable de voir l’épée du gobelin, pourra-t-elle la lui retirer ?

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Leurs interactions sont plutôt charmantes : Ji Eun Tak fait apparaître le gobelin en éteignant un feu, et le principe donne lieu à de jolies scènes comiques et touchantes. Le show nous dévoile aussi les règles du jeu au fur et à mesure (peut-elle vraiment l’appeler en pensant à lui ?, qui est invisible, qui peut toucher qui…), d’autant qu’un troisième personnage dynamite une relation un peu trop prévisible. Pour l’instant pas de triangle amoureux au programme et c’est tant mieux. Lee Dong Wook joue le Grim Reaper, cette créature qui « collecte » et oriente les morts. Imaginez un peu son double problème : une fille qui aurait du mourir est protégée par un gobelin, qui lui aussi ne devrait plus faire partie de ce monde. Le show explorera le personnage pour lui donner un passé (avec Yoo In Na ?) qu’il ne peut se remémorer (les épisodes 3 et 4 donnent quelques indices sur son passé, il suffit d’être attentif à une certaine bague, et au fait qu’on nous dise que pour devenir Grim Reaper il faut avoir accompli des choses horribles pendant sa vie humaine). Ainsi, l’antagonisme est parfait : le gobelin, immortel, se souvient de son cruel passé et cherche à mourir pour ne plus souffrir ; le grim reaper, chargé des morts, souffre parce qu’il ne se souvient de rien. Beaucoup de scènes exploitent l’opposition frontale de ces personnages, qui finissent par habiter ensemble alors qu’ils ne peuvent se voir en peinture. Voilà le point fort du récit pour le moment : chacun se sert de ses pouvoirs pour énerver l’autre. Mais on sent vite qu’une forte amitié est en train de naître.

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La romance verse aussi dans la symbolique (la feuille d’automne mise sous plastique) mais elle reste assez déroutante, avec une héroïne qui clame d’emblée son envie de se marier avec le héros. Ses motivations sont hélas assez basiques: elle souffre d’avoir été élevée par une famille cupide, et rêve d’un petit ami pour quitter un monde de misère. Cela dit le personnage reste jovial et enfantin, ce qui rend le personnage plus sympathique. L’actrice est plutôt bonne dans ce registre. Mais les sautes d’humeur des différents personnages finissent par agacer : tantôt dépressifs, boudeurs, ou joyeux. Le récit prend régulièrement des virages en épingle, empêchant de plonger dans l’ambiance du moment. A l’inverse, le show verse parfois dans la mise en scène emphatique lorsqu’il faut présenter notre héros guerrier, passant de longues minutes dans un registre qui finit par mettre mal à l’aise.  Pourtant le show sait émouvoir, lorsqu’il évoque la mort, par le biais du Grim Reaper.

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Signalons aussi de très gros moyens pour les effets spéciaux, avec globalement une mise en scène magnifique, profitant des points de vue québecois comme des pontons sur l’océan. La bande originale profite de la présence de Lasse Lindh (souvenez-vous de Soulmate !), de Chanyeol (du groupe EXO), de 10cm, … Sympathique, même si pour le moment je n’ai pas encore eu de coup de coeur.

Le drama reste malin, utilisant sa mythologie pour faire rebondir l’action, multipliant les scènes humoristiques, donnant une certaine densité que ne possède pas Legend of the blue sea, par exemple. Avec son rythme, ses petits mystères et ses révélations, le charme de son casting, et une bonne dose d’humour, il ne nous reste plus qu’à croiser le doigts pour ressentir un peu plus d’empathie pour le duo principal… Mais même en l’état, Goblin est vraiment immanquable !

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[Pilote-Corée] Big

La nouvelle comédie romantique des sœurs Hong (You’re Beautiful, The Greatest Love) a débarqué sur le petit écran il y a quelques jours. Et je suis plutôt content de l’évolution de leur écriture.

J’ai un problème avec leurs séries, c’est qu’au fil du temps leur symbolisme à outrance a fini par empêcher une réelle émotion avec leurs personnages. En d’autres termes, si les clins d’œil, les allégories, les parodies, sont légion, cela donne un discours certes amusant et référencé, mais cela ne doit pas empiéter sur l’essentiel : le sentiment amoureux qui se développe dans le couple.

Les sœurs Hong ont revu leur copie, nous proposant des épisodes au rythme nettement plus calme, reposant davantage sur leurs acteurs (et sur leurs mimiques) que sur leur fameux symbolisme. Oh, il y en a encore, dans de nombreux plans, avec les anges qui se tendent la main, mais cela est bien peu devant l’orgie de leurs précédentes productions.

Le rééquilibrage a-t-il eu lieu ? On pourrait le penser, puisque nos personnages disent plus clairement les choses, sans passer par de multiples métaphores. De même pour l’intrigue, qui ne prend aucun détour pour avancer : les secrets tombent rapidement. On en profite donc pour rester avec nos personnages et explorer leurs situations, leurs comportements, et leurs décalages avec le monde.

Ainsi, notre héroïne Gil Da Ran (Lee Min Jung, Smile You) est désormais une apprentie professeur (elle doit encore réussir ses examens) qui pense être très chanceuse dans la vie. Il y a plusieurs mois alors qu’elle faisait un petit boulot, à la suite d’une mauvaise livraison de fleurs à un mariage, elle tente de récupérer le bouquet de la mariée en plein vol et … se brise le bassin devant un séduisant médecin, pédiatre hospitalier, Seo Yoon Jae (Gong Yoo, Coffee Prince). Une demande en mariage plus tard, la voilà fiancée et heureuse. Mais ce médecin ne semble pas décidé pour aller au bout de son engagement, et l’évite depuis.

Elle croise sur le chemin de son école un élève de 18 ans, Kang Kyung Joon (Shin Won Ho, Bachelor’s vegetable store) impertinent, immature, orphelin, et – croit-elle – pauvre (alors qu’en fait il attend de profiter de l’héritage de ses parents décédés). Son comportement lui cause quelques problèmes, mais le jeune homme est sensible à sa détresse, et tente de l’aider à se faire respecter par son fiancé. Kang Kyung Joon et Seo Yoon Jae vont alors tragiquement se rencontrer sur les lieux d’un accident, et plonger au même instant dans la mer en contrebas. Le médecin tente de sauver le jeune homme dans l’eau en lui tendant la main… Et un échange de corps se produit.

A l’hôpital, l’âme du jeune  Kang Kyung Joon prend le contrôle du corps du médecin Seo Yoon Jae, tandis que l’autre reste dans le coma. Comme dit plus haut, on aurait pu penser que ce secret allait perdurer un bon nombre d’épisodes, mais en fait Gil Da Ran finit par comprendre et accepter ce coup du sort. Il va falloir « gérer » les ennuis que provoque ce jeune de 18 ans dans le corps de son fiancé adulte et musclé. C’est là le premier intérêt de la série, car Gong Yoo, est comme prévu, phénoménal dans ses mimiques, incarnant à merveille cet esprit immature, ce gaffeur gentil mais jamais rebelle, cynique ou à claquer (ouf !). C’est dit, on est dans le plaisir le plus basique, mais avec moi ça fonctionne parfaitement. C’est pour ça que j’avais adoré Coffee Prince, parce que c’est dans ce jeu d’acteurs que l’on ressent une certaine innocence, une joie de vivre, une désinvolture qui vous donne la pêche pour la journée.

Malheureusement ce jeu de mimiques « au naturel » n’est pas facile à demander chez les acteurs, et Lee Min Jung surjoue nettement au début de la série, donnant un personnage limite caricatural, et forcé. Je peux comprendre le choix qui a été fait : donner à son personnage adulte un peu d’enfance (en lui faisant dessiner des cœurs en rêvassant, par exemple) mais le dosage n’était pas à mon goût. Rien de catastrophique, heureusement, puisque ça s’arrange un peu une fois la dimension dramatique et les premiers enjeux établis.

L’arrivée de la mort et des émois amoureux est plutôt bien réalisée, et je tiens à souligner l’accompagnement musical, réussi, même si la caméra a tendance à s’attarder un peu trop longuement sur les scènes. La transition s’est faite sans dommage, c’est pourquoi je suis plus optimiste par rapport à the greatest love par exemple, parce qu’on arrive à ressentir les sentiments de nos personnages, sans image, sans esbrouffe ni métaphore, directement dans les yeux de nos acteurs. C’est plus old school sans doute, mais plus efficace selon moi.

Et puis même si l’on ne rit pas tout le temps, la comédie est bien là, même sans les mimiques des héros. Quelques situations inconfortables, ridicules, sans être humiliantes dont une à l’image disons osée. Rien de sophistiqué ni d’original, la série ne révolutionne rien dans le genre, mais on se laisse prendre au jeu facilement, car nos personnages sont sympathiques.

C’est donc drôle, il y a de l’émotion bien amenée, Gong Yoo est parfait et fait le show à lui tout seul (c’est fou comme il m’avait manqué !), et ça prend le temps de positionner les choses sans partir dans des délires. Je vais peut-être me réconcilier avec les sœurs Hong. On nous promet d’ailleurs un Gong Yoo tiraillé entre Lee Min Jung (la fiancée du médecin), Jang Hee Jin (son ex), et Suzy de Miss A (la copine de notre jeune homme). Comment va-t-il gérer tout ça ? Sans parler de l’hôpital, de l’oncle et de la tante du jeune homme, du mariage dans un mois et de la belle-famille du médecin !

Et maintenant, à moi la pizza congelée (mais moi je ne vais pas oublier d’ôter son emballage plastique).

Suicides, accidents et maladies en séries au pays du matin calme

Si vous suivez un peu l’actualité de la fiction coréenne, vous êtes sans doute au courant du récent suicide de l’acteur Park Yong-Ha. J’avoue avoir pris la nouvelle très à coeur, étant donné que c’était un acteur brillant, qui avait fait merveille dans la série Story of a man (aka Slingshot). Quand on sait qu’il y jouait un homme dont le frère se suicide et bouleverse ainsi toute la famille, c’est d’autant plus troublant. Il avait aussi joué dans Winter Sonata et On Air, et juste avant l’annonce de son décès, je me réjouissais de voir son nom accolé à celui de la délicieuse Yoon Eun Hye dans la future série Comrades/Love Song dont je vous parlais dans mon article sur les séries coréennes à venir. Le projet avait tout du hit (bien qu’il faille se méfier du buzz, puisque beaucoup de projets se sont finalement révélés décevants, comme le dernier Road Number one, avec Kim Ha Neul.)

Il s’avère que Park Yong Ha était très dévoué envers son père, malade d’un cancer de l’estomac en phase terminale. Ayant de plus une forte tendance à la dépression (ce qu’il reconnaissait de lui-même dans plusieurs interviews), il aurait donc choisi de mettre fin à ses jours.

Adieu Park Yong Ha, ton absence va créer un vide.

Outre le drame humain personnel (qui montre d’ailleurs à quel point les liens familiaux sont encore importants en Corée du Sud), j’avais envie de revenir sur le nombre impressionnants de suicides, d’accidents et de maladies dans le petit monde des acteurs coréens.

C’est un fait, en Corée, comme le dit Ladyteruki dans sa très brillante présentation de la télévision coréenne, (même si je ne suis pas tout à fait d’accord lorsqu’elle dit que passé le service militaire les acteurs font plus difficilement carrière, bien sûr beaucoup sont oubliés mais la plupart rebondissent grâce à la grande quantité d’oeuvres produites chaque année, et le public a de la mémoire, par exemple Gong Yoo de Coffee Prince est sorti de son service, acclamé par les fans), c’est un fait, disais-je, les suicides d’acteurs font régulièrement la une de la presse. Ce petit monde n’est pas épargné et subit une vraie pression. Il faut voir par exemple à quel point une simple affaire de consommation de drogue (cannabis, ecstasy) est devenue un scandale brisant la carrière de ceux qui y sont impliqués (Joo Ji Hoon), ou bien comme les harcèlements de la presse sont éreintants. On se souvient par exemple de Choi Jin Shil, qui s’est suicidée car ne pouvant plus supporter les fausses accusations qu’on lui portait (elle aurait profité du suicide d’un autre acteur Ahn Jae Hwan pour prêter de l’argent avec intérêts). D’une manière générale, la presse people et le comportement des internautes, prompts à lancer toutes sortes de rumeurs, semblent vraiment scandaleux. Mais outre les rumeurs, ce sont beaucoup de jugements et de critiques sur la moindre action, la moindre apparence des stars (critiques sur le poids, la chirurgie esthétique omniprésente là-bas). Je trouve aussi que les fans sont particulièrement dangereux (on se souviendra de la pauvre Yoon Eun Hye qui aura subi des jets d’eau vinaigrée dans son oeil, ce qui a abîmé la cornée de l’actrice).

Parmi les suicides, on peut ainsi nommer celui de l’actrice Jung da Bin ou de l’actrice Lee Eun Ju (Bungee Jumping of their own, Lover’s concerto) qui s’est suicidée suite à la scène de nue qu’elle avait tourné dans The Scarlett Letter.

Mais c’est peut-être aussi du côté des mentalités qu’il faut chercher une explication. La dépression n’est pas considérée comme une maladie comme chez nous, mais comme une faiblesse honteuse, et le seul moyen de réparer sa fierté et son honneur semble être le suicide.

Cette mort n’est pas la seule malédiction frappant les acteurs coréens. Je pense notamment à des accidents ou des maladies graves, phénomènes plutôt fréquents là-bas.

Ainsi, la Corée aura perdu le très sympathique acteur de Coffee Prince (Lee Eon) par un accident de moto, tandis que l’actrice Jang Jin Young est morte d’un cancer de l’estomac juste après son mariage.

Ce sont à chaque fois des évènements qui bouleversent le pays, mais rien ne change. Il faut croire que ces tragédies contribuent à ce que ce pays reste le roi de la fiction mélodramatique.

The first shop of Coffee Prince

Je continue ma petite présentation des séries coréennes immanquables. Objet de toutes les passions, adoré par des millions de fans, The First Shop of Coffee Prince (communément appelé Coffee Prince) est peut-être le drama coréen plus populaire . Et pour une fois, popularité rime avec qualité. Diffusée sur MBC en juillet et aout 2007, elle fait désormais office d’étalon. Rien que ça.

Go Eun Chan est une jeune femme qui, pour faire survivre sa famille, multiplie les petits boulots. Son apparence plutôt masculine lui permet d’obtenir un job particulier auprès de Choi Han Kyul, qui la prend pour un homme. Ce dernier est séduit par le personnage, et le prend sous son aile lorsqu’il s’agit de fonder un café où les employés ne sont que des hommes. Go Eun Chan accepte pour des raisons financières, continue de mentir, et l’amour s’en mêle…
De son côté, Choi Han Sung, cousin de Choi Han Kul, retrouve son amour Han Yoo Ju qui l’a quitté il y a deux ans. Ce couple essaye tant bien que mal de se reconstruire.

J’avais déjà craqué pour la bouille sympathique de l’actrice Yoon Eun Hye dans Goong (c’était d’ailleurs le seul point fort du show). Ce coup-ci j’ai pu me rendre compte à quel point elle avait du charisme, et que son jeu était « ultra-cute », si vous me passez l’expression. J’avoue ne pas comprendre les critiques concernant le jeu de l’actrice, que j’ai trouvé bien au contraire très convaincante, largement au-dessus de bon nombre de shows. M’enfin quand on sait que l’actrice s’est vu détruire la cornée par un fan armé d’un pistolet à eau vinaigrée, on comprend mieux à quel point elle est adorée/détestée sans commune mesure. Comme des millions d’autres, je suis complètement tombé sous le charme, bien qu’elle soit habillée de façon masculine pendant tout le show (les cheveux courts ça change pas mal de choses si vous avez déjà vu des photos de l’actrice en temps normal !).

Mais si je ne taris pas d’éloges sur l’actrice, c’est aussi parce que pour une fois le partenaire masculin (Gong Yoo) est à la hauteur. Je veux dire, vraiment, à la hauteur. J’avais pas vu ça depuis Bae Young Joon dans Winter Sonata (forcément, je suis fan) et Bi dans Full House. Il s’en dégage une vraie alchimie à l’écran, et c’est un régal de voir ces deux là s’aimer, avec de grands sourires. Gong Yoo, très attendu, vient d’ailleurs de finir son service militaire et devrait tourner un film / comédie musicale avec l’excellente Im Soo jung (a tale of two sisters, ing, happiness).

Car oui, la série papillonne dans le ventre, surtout dans le dernier tiers, je me suis mis à sourire béatement, c’est plus du charme, c’est du sortilège. Du bonheur en barre.

Pourtant à la base, la série n’avait rien pour se démarquer : les 3 premiers épisodes ont l’air tellement classique, on sent les intrigues, le carré infernal, les clichés du couple qui se déteste/s’aime, sans compter qu’une fois encore le gars est un riche héritier et la fille une pauvrette sans le sou mais qui a le cœur sur la main.

Mais je m’accroche, c’est vraiment très sympathique, et puis le show démarre au 4è épisode. C’est finalement très drôle (excepté une ou deux séquences où le héros de 30 ans joue avec ses robots en plastique – je veux bien des trucs nunuches et enfantins dans les shows asiatiques, mais j’ai une limite quand même).

La série continue crescendo, on se prend d’affection pour les personnages et après une fausse piste qui aurait pu jouer sur mes nerfs, le pitch de la série est sabordé. c’est le renouveau du show. Fini les intrigues, place à la gaieté, aux rires… J’aime quand les auteurs comprennent que ce ne sont pas les rebondissements qui font une série, mais la vie réelle de leurs personnages. Rectification : je n’aime pas, j’adore.

Dès lors, j’ai fondu, il n’y avait plus aucun moyen de résister à l’avalanche de scènes mignonnes. D’autant que sans parler de thématiques adultes, je trouve que la série reflète un peu mieux son époque : des baisers, beaucoup de baisers, du contact physique filmé, et même du sexe hors mariage. Les scènes sont du coup plus réalistes, moins théatralisées, les personnages « vivent », on leur laisse le temps de s’exprimer. Oh bien sûr ce n’est qu’une très légère avancée au pays du matin calme, mais ça méritait d’être signalé.
J’ai beaucoup aimé le fait que la série ne dramatise pas à outrance les scènes de disputes, et l’ensemble forme donc un tout très très chaleureux.
Vous l’aurez compris, personne ne résiste au charme de la série. Je dis bien personne.

Malgré tout, la série n’est pas sans failles : le fond du scénario aurait pu être brillant avec le thème de l’amour homosexuel. M’enfin la série s’affranchit de ses limites pour la bonne cause : le plaisir du téléspectateur, et là il est atteint haut la main, pour peu qu’on ne soit pas allergique au bonheur partout, partout, partout…

Vous voulez une série qui vous donne la pêche, n’hésitez plus !
officiel MV :

fanmade Mv particulièrement réussie :