Tag d’un drama-addict

C’est le printemps, brisons la glace. Suite au tag de minalapinou, je relève le défi et j’essaye de répondre à quelques questions concernant ma passion pour les dramas.

Notez que plusieurs articles sur ces thèmes sont en préparation (une liste de mes dramas préférés, et un petit guide pour inciter des sériephiles à se mettre aux dramas coréens – guide qui prend du temps, beaucoup de temps, n’espérez pas avant au moins quinze jours).

1/Depuis quand regardes-tu des dramas ? Quel a été ton 1er drama ? Comment as-tu découvert les dramas ?

Début 2005 fut un tournant dans ma sériephilie. Alors que ça faisait des années que j’explorais avec passion les séries américaines (je pense qu’on peut parler de véritable addiction à partir de Quantum Leap, diffusée en France en 1993, ce qui fait environ 18 ans de dépendance). En fait on peut dire que j’ai entamé ma révolution asiatique du petit écran (car c’en est une !) par un choc… cinématographique (My Sassy Girl). Le genre de film qui vous montre à quel point vous aviez un vide sans le savoir. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que je peste souvent contre le manque d’émotion et le manque de développement psychologique des « nouvelles » comédies romantiques américaines. La rencontre avec la sensibilité coréenne fut donc une révélation. Après une telle incursion, et tout en enchaînant les classiques coréens du même genre en très peu de temps, j’ai fini par tomber sur des listes de fictions coréennes qui comportaient également des dramas. Full House était le carton du moment et n’en finissait pas d’avoir des éloges. Ce fut donc mon premier. Une expérience convaincante, même si j’ai du faire usage de l’avance rapide par moments. Mais j’étais charmé, ensorcelé (et quand on découvre un univers on est beaucoup plus patient). Il y avait là quelque chose d’unique, qui apaise les cœurs, rend joyeux ou triste. C’était trop tard. Il fallait que j’en vois d’autres.

Et très vite je me suis également penché sur les dramas japonais (si ma mémoire est bonne ça doit être Ichi Rittoru No Namida – One litre of tears).

Donc oui, on peut dire que le cinéma a été un tremplin, mais de très courte durée. Et contrairement à une écrasante majorité sur le web, je ne suis pas du tout passé par les mangas ou les animes, que je connais toujours très peu. On va dire que c’est dû à mon âge !

2/ Si tu ne devais garder qu’un drama, lequel ce serait et pourquoi ?

Bon, ça fait un moment que le suspense est dévoilé. J’en parle partout autour de moi et ma plus grande joie a été de voir cette série adoptée (par exemple, chez Tite Souris). Alone In Love est le drama qui m’est le plus précieux. Je sais que dans le domaine des séries on abuse des superlatifs, mais croyez-moi, ce drama est un chef d’œuvre. Parfaitement équilibrée, elle fait naître l’émotion sans basculer dans la mièvrerie ou dans le pathos. Ce qu’on voit à l’écran ce ne sont pas des hommes ou des femmes, mais des cœurs blessés, à nu, qui se cherchent, se trompent ou se mentent. Il y a là une démarche sincère, honnête, pure qui ne peut que convaincre le téléspectateur. C’est un récit à la fois léger et profond qui permet un vrai recul sur la vie, le sens donné à l’amour. Le tout sublimé par une réalisation efficace mettant en avant le talent des acteurs (Son Ye Jin et Lee Ha Na m’ont bouleversé, tout simplement).

3/ Si tu devais nommer un drama à éviter absolument, lequel ce serait et pourquoi ?

J’ai tendance à oublier les mauvais souvenirs, avec tout ce que je regarde, mais je dirai Snow White. Parce que ça a été ma première déception. A l’époque, je découvrais les dramas « classiques » et j’étais tellement convaincu par ce nouvel univers que je me suis lancé dans le premier drama disponible, sans regarder les critiques. C’est là que j’ai compris que les dramas sont surtout histoire d’équilibrage. Snow White a été extrêmement pénible à regarder, même en avance rapide : un carré amoureux qui joue sur la jalousie au point de répéter les mêmes scènes en chaque fin d’épisode, peu d’humour, mal joué, bref, la catastrophe. Mais j’ai appris ma leçon, et désormais je lis un peu plus les critiques avant de me lancer tête baissée.

4/Quel est le drama que tu n’as pas encore vu et qui te tente énormément et pourquoi ?

J’ai toujours une tonne de dramas à voir, et malheureusement mes envies varient constamment en fonction de ce que je lis. Là j’ai lu tellement de bonnes choses sur Life is Beautiful que j’ai extrêmement envie de le voir. Problème : le drama fait … 63 épisodes. Ce qui représente l’équivalent temps plein de 3 dramas minimum… Du coup j’hésite beaucoup. (D’autant que j’avais également envie de regarder un autre drama de 50 épisodes : Gloria, Bae Doo Na oblige, même si le drama serait apparemment nettement en dessous de mes attentes).

J’ai envie de regarder la série car non seulement plusieurs critiques aguerris la considèrent comme un joyau, mais en plus elle permettrait de naviguer entre émotion et réflexion personnelle. En d’autres termes, elle ne se contenterait pas de faire de l’émotion bon marché, elle serait profonde, humaniste… Bref, tout ce que j’aime. En plus j’ai cru comprendre qu’elle parlait également d’homosexualité, ce qui au pays du matin calme est encore trop rare.

5/ Quel est le drama qui ne te tente absolument pas et pourquoi ?

J’ai déjà bien du mal à retenir ceux qui m’intéressent, alors un drama qui ne me tente pas… 😉 On va dire Road Number One ? La déception était proportionnelle à l’attente (dire que j’en avais fait la vignette d’un récapitulatif de mes attentes !). Et vu que tous les avis sont unanimes (ce qui n’est pas fréquent), pas de regret. Je regarderai à nouveau Kim Ha Neul dans un autre rôle…

J’en profite pour dire à quel point je me fais avoir régulièrement en attendant un drama à cause de son casting. Mais bon, je suis irrécupérable, j’ai toujours envie d’y croire…

6/ Tes acteurs et actrices préférées ?

Vous avez déjà pu avoir des indices en regardant ma présentation succincte de quelques acteurs et actrices de Corée du Sud. Mais je vais compléter un peu. Ça me fait d’ailleurs penser qu’il faudrait que je mette à jour ces fiches, faites l’été dernier. Ça bouge beaucoup au pays du matin calme ! Et puis tant qu’à faire, rajouter quelques fiches supplémentaires, aussi !

Et oui je sais que l’illustration vient d’un film (April Snow – dont la critique tarde toujours mais elle n’est pas oubliée pour autant rassurez-vous). Cette photo permet de réunir deux talents au charisme inégalé : la sublime Son Ye Jin et le mythique Bae Yong Jun.

  • Actrices coréennes (ça va être facile) :

Son Ye Jin, Bae Doo Na, Yoon Eun Hye, Moon Geun Young, Ha Ji Won, Jun Ji Hyun, Song Hye Kyo, Park Si Yeon, Lee Ha Na, Park Shin Ye, Kang Hye Jung.

  • Actrices japonaises (ça va être plus court) :

Ueno Juri, Ayase Haruka, Kichise Michiko, Ito Misaki, Toda Erika, Shida Mirai et … Ueto Aya (Oui, je sais honte à moi, il y en a là dedans qui ne savent pas bien jouer mais j’ai aussi mes faiblesses)

  • Acteurs coréens (ça va être long) :

Bae Yong Jun, Bi, Cha Tae Hyun, Lee Byung Hun, Jung Woo Sung, Gong Yoo, Hyun Bin, Hwang Jung Min, Lee Min Ho, Jang Geun Suk, Jang Hyuk, Lee Sun Gyun, Park Ki Woong, Kam Woo Sung, Kang Ji Hwan, Shin Ha Kyun, Kim Kang Woo…

  • Acteurs japonais :

Abe Hiroshi, Watabe Atsuro, Domoto Tsuyoshi, Tamaki Hiroshi, Nagase Tomoya, Matsuoka Masahiro, Kimura Takuya

7/ Ton meilleur souvenir drama ?

Quand j’ai revu Coffee Prince avec ma fiancée qui devenait accroc. Quand je l’ai vu pleurer dans Summer Snow. Ces deux dramas ont été bouclés en un temps record.

Je pense que les meilleurs souvenirs sont quand on les partage. Tout simplement.

8/ Qu’est ce que tu dirais à une personne qui ne regarde pas de dramas pour la convaincre d’en regarder ?

Disons que c’est un processus lent, il faut y aller par petites doses : susciter la curiosité en regardant un drama quand elle est là (« c’est quoi ce que tu regardes ? »), faire entrer progressivement la personne dans cet univers (le cinéma est un très bon moyen), et seulement après commencer à proposer quelques dramas.

Maintenant, pour ce qui est de convaincre à plus grande échelle : il faut expliquer, encore expliquer, et donner envie en étant enthousiaste mais réaliste (rien n’est pire que de décevoir, et en cela le choix du premier drama est crucial). Ça fera l’objet d’un article à part entière (oui je fais du teasing).

Sans une certaine ouverture d’esprit, l’échec est prévisible. Mais ça ne me démotive pas : je milite toujours pour une meilleure diffusion des dramas (et notamment coréens).

Voilà, merci pour ce tag (et merci de m’avoir lu !)

A moi de demander à Livia, Tite Souris et Lady d’y répondre, si elles veulent bien.

Publicités

Acteurs et actrices coréennes : Bae Doo Na

Bae Doo Na / Bae Du-na est probablement la jeune actrice la plus talentueuse au monde. C’est ainsi que commence la critique dithyrambique de subwaycinema, intitulée tout simplement « We love Bae Du-na« . Je pourrais m’arrêter là, réécrire ce qui a été dit sur ce rat à la beauté renversante, sur l’énergie qu’elle dégage, sur la lumière qu’elle vole. Je pourrais employer tant de superlatifs qu’ils ne voudraient plus rien dire. Et pourtant, elle les mériterait tous.

Bae Du-na n’est pas Jeon-Ji-hyeon, ce n’est pas une mannequin aux formes parfaites, elle est tout simplement ce qu’on lui demande qu’elle soit : une actrice qui joue avec son coeur, et qui stupéfie par l’audace de ses choix de films. A son actif une dizaine de séries dramatiques, et autant de films. Je ne l’ai découverte qu’au travers de la modeste série Country Princess, où elle interprétait une fille qui devait se battre contre son destin. C’était l’occasion de découvrir une partie de l’étendue de son, de s’en rapprocher, de l’aimer.

Côté films, l’actrice éblouit producteurs et réalisateurs, au point d’être la première actrice coréenne à jouer dans un film japonais. Le film Linda Linda Linda (2005) n’est pourtant pas n’importe quel film, un de ces films commerciaux surfant sur la vague des teen movies où des ados surmontent un défi en vivant une expérience de groupe. N’importe quel film aurait monté de toutes pièces des rebondissements pour empêcher ce groupe de rock éphémère de jouer un remake des Blue Hearts (Linda Linda Linda). Mais ce film capte l’essence même de l’adolescence, son désir de rompre avec la monotonie, de s’affirmer, sans pour autant décrire les tourments amoureux. Un film sur ces petits riens qui font tout, sur ces visages de Bae Du-Na qui vit la peur ou masque son embarras. La jeune actrice parviendra à capter toute la lumière, ne laissant que les miettes a ses consoeurs, comme l’illustre le parcours de son personnage d’adolescente coréenne effacée parlant peu le japonais et qui se retrouve chanteuse d’un groupe de rock en 3 jours.

Ce personnage d’adolescente qui prend son destin en main, c’est sa force. Elle l’aura déjà très bien interprété dans Take care of my cat, en compagnie d’autres personnages qui se cherchent.

Mais l’actrice a plus d’un tour dans son sac, elle prendra le risque de se dénuder et de jouer avec son corps dans Plum Blossom.

de jouer dans un film d’horreur (ring virus) et dans un film détonnant comme Barking dog never bites, dans une comédie romantique malheureusement pas très réussie comme do you like spring bear ?, ou dans des blockbusters comme Tube ou l’excellent film fantastique  The Host.

Elle est également à l’affiche du premier volet de la trilogie de Park Chan-Wook (Sympathy for Mr Vengeance).Autant de films cultes à son actif. Autant de facettes sombres ou joyeuses qui lui permettront en peu de temps de devenir la chouchou des réalisateurs coréens, à défaut d’accéder à la popularité.

Son intelligence du jeu et son charisme n’a aucun équivalent sur le marché. Et si les jeunes ados préfèreront se tourner vers des jeunes filles à la plastique éblouissante après quelques opérations, il ne faudrait pas qu’ils oublient que le talent pur, c’est beau également. Du reste, Bae Du-na sait utiliser ses charmes : son sourire et ses yeux sont tellement expressifs qu’ils vous feront fondre de bonheur.

Côté séries, outre Country princess, Bae Doo Na a joué dans le drama Someday (dont je ferai la critique un de ces jours). Mais on retiendra également Rosemary, How to meet a perfect neighbor, ou l’adaptation de la série japonaise Dragon Zakura qui devint God of Study en Corée.

Elle continue également de jouer au Japon, puisqu’elle elle a eu le premier rôle d’Air Doll, le film de Hirokazu Koreeda (Still Walking, Nobody knows), qui est sorti à Cannes dans la catégorie Un certain regard.

S’il y a bien un regret, c’es qu’à son image, elle soit si décalée qu’elle ne parvient pas à trouver un rôle qui pourrait la faire davantage aimer du grand public. Mais Bae Doo Na, fille d’actrice, photographe, a l’avenir devant elle.

Elle joue actuellement dans le nouveau drama du week end sur MBC (Gloria, 50 épisodes), une série sur la vie de gens qui travaillent dans un nightclub.