Full House

Full House est le drama coréen dont on parle le plus quand on parle d' »Hallyu« , c’est à dire du rayonnement culturel coréen qui explose dès la fin des années 90. Diffusé en 2004, il aura été un énorme succès populaire, propulsant 2 superstars dans toute l’asie : Jung Ji Hoon (Bi/Rain), et Song Hye Kyo.

L’Hallyu n’est d’ailleurs pas terminée, puisque Bi vient d’obtenir pour la première fois un MTV award pour son rôle dans Ninja Assassin, devançant Angelina Jolie, Channing Tatum, Chris Pine et Sam Worthington… Un MTV award, ce n’est peut-être rien pour nous occidentaux, mais ça veut dire qu’une superstar asiatique vient enfin de rentrer un tant soit peu dans le système hollywoodien, même si le chemin reste encore très long. Quant à Song Hye Kyo, après un film indépendant américain, et une coproduction Corée-Thailande-Japon, elle tourne en Chine avec Wong Kar Wai The Grand Master (l’histoire d’Ip Man, mais au lieu de Donnie Yen ça sera Tony Leung, et Zhang Ziyi).

Mais revenons à Full House. Ce drama a été ma première série coréenne. Son concept de base a été souvent copié par la suite, même si aujourd’hui fort heureusement la page semble être tournée.

La jolie Han Ji Eun (Song Hye Kyo), une écrivain ratée, vit toute seule dans une grande maison. Mais ses amis dans le besoin, pour pouvoir vendre la maison, vont lui jouer un tour en lui faisant croire qu’elle a gagné un séjour en Chine. Bloquée là-bas, sans le sou, Han Ji Eun va devoir demander de l’aide à un acteur coréen imbu et arrogant, Lee Young Jae (Bi) qu’elle a croisé dans l’avion. Mais il s’avère que ce dernier vient d’acheter sa maison. Pour récupérer son bien, Han Ji Eun va devoir accepter un faux contrat de mariage avec l’insupportable Lee Young Jae.

(Autant dire que des histoires de contrats entre deux personnes obligées de cohabiter ensemble, ça va fleurir pendant quelques années…)

La série est très drôle, et les deux acteurs ont énormément d’alchimie ensemble. Song Hye Kyo, fraiche, enjouée, face à Bi, particulièrement fourbe et mesquin. On s’attache très vite à ces personnages bien écrits, même s’ils sont surjoués, ça fait partie du charme. Ca devient de plus en plus romantique, et on sort des épisodes avec le sourire aux lèvres.

Mais la série a quand même de gros défauts ; On pourrait presque dire qu’elle a été rallongée avec des histoires répétitives vers les 2/3 de la série, alors qu’elle n’avait déjà plus grand chose à dire.

Heureusement, les mimiques de l’un et l’autre rendent la série incontournable.

La séquence ridicule de la comptine coréenne des 3 ours est devenue culte :

Bien sûr avec le recul, la série a pris de l’âge, elle est lente, répétitive, et les fictions coréennes se sont améliorées depuis (il y a bien mieux pour commencer les dramas coréens), mais il restera toujours un petit bout de Full House dans mes pensées quand je regarde un drama.

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Petite sélection des dramas coréens à venir

Il n’est pas toujours facile de se repérer dans les sorties de séries asiatiques, puisqu’elles n’ont pas du tout le même calendrier que les séries américaines. Voici donc une petite sélection purement, absolument, totalement subjective et contestable des dramas coréens susceptibles de m’intéresser dans les mois à venir. (Avec moins de dramas historiques, donc).

Mais d’abord un petit aparté. Je suppose que vous avez tous une petite liste de séries à voir, et finalement l’été, période américaine plus creuse en termes de sorties (quoique, ça l’est de moins en moins), c’est une bonne période pour se mettre à jour au niveau asiatique.

Pour ma part, j’ai encore Iris, Chuno, That Fool, You’re Beautiful, Personal Taste et Cinderella Sister à voir, tandis que Coffee House qui vient de démarrer n’en finit plus de me faire des yeux doux. Et j’en oublie (God of Study, Harvest Villa, Pasta, Soul, Summer Scent, Triple..) pour ne pas me faire du mal.

Le problème, c’est que je ne peux m’empêcher en même temps de loucher vers les productions à venir.

Bad Guy vient à peine de commencer et après avoir vu le teaser, j’aime cette ambiance noire et un brin mélancolique. La mise en scène a l’air d’être soignée, la réalisation a été confiée à l’homme derrière Winter Sonata, Autumn Tale et I’m sorry i love you (des mélos « extrêmes ») mais je me méfie du montage des bande-annonce. On y retrouve Kim Na-Gil (Queen Seon-Duk), la jolie Han Ga In qui n’avait plus fait parler d’elle depuis un moment (physiquement elle me fait penser à Son Ye Jin quand elle était plus jeune), Kim Jae Wook (l’un des acteurs de Coffee Prince), et la prolifique Oh Yun Soo.

A voir donc, si le mélo a bien été remplacé par du suspense.

J’attend particulièrement Road Number One, un drama historique sur le début de la guerre de Corée en 1950. Le budget est  important (environ 10 millions d’euros). Et cette tragédie qui coupa la péninsule en 2 nations est à mon sens plus intéressante que les drama historiques habituels façon Damo. Même s’il faut se méfier d’une lecture patriotique qui a parfois surgi dans les fictions coréennes traitant de ce sujet. Ce qui est également intéressant, c’est qu’on y verra pour la première fois Kim Ha Neul dans un nouveau registre (elle a toujours été parfaite dans les comédies romantiques ou les comédies d’action). On y retrouve aussi So Ji Sub (I’m sorry i love you) et Yoon Kye Sang (Triple). Ca commence le 23 Juin sur MBC.

Toujours dans un contexte de guerre (je suppose, vu son affiche), Comrades sera l’adaptation du film chinois Comrade almost a love story (avec Maggie Cheung). 10 ans de voyage et de séparation d’un couple. Avec le retour de Park Yong Ha (Story of a man).

Non, je n’aurai pas le courage de me lancer dans le drama patissier King of baking (basée sur l’histoire réelle de la firme Paris baguette – ça ne s’invente pas), car même s’il bénéficie de la présence d’Eugene (Wonderful life), 36 épisodes, c’est un investissement trop important. Pour les courageux ça commence le 9 Juin.

Je suis en revanche un peu plus intéressé par What’s up, un drama basé sur l’apprentissage de la musique à l’Université. Une belle brochette de jeunes acteurs : Im Joo Eun (Soul, et le délirant et malheureusement non sous-titré Me Ri Dae Gu’s Attack and Defense Battle), Im Joo Hwan (Boys before flowers), Jun Hye Jin (Smile, you). Ca devrait être diffusé en Juillet.

Le hype commence déjà à monter pour la nouvelle production des soeurs Hong (basée sur la légende coréenne du renard aux 9 queues qui dévore des foies humains (Eh oui, chacun son conte !). Ca s’appelle My girlfriend is a Gumiho / My girlfriend is a nine-tailed fox. Et rien qu’en lisant le titre vous aurez compris le scénario. Avec les soeurs Hong aux commandes, on peut être optimiste. Et puis maintenant que l’on sait que Shin Min Ah a pris le rôle titre… C’est prévu pour le mois d’Août.

Et juste avant, s’il y avait besoin d’une preuve que les idées se copient rapidement, nous aurons droit également en Juillet à Gumiho : Tale of the fox child, qui provient d’un script récompensé dernièrement. Il s’agira là d’une toute autre ambiance puisqu’on nous promet un drame historique plein de suspense. Avec Han Eun Jung (Wonderful life). De quoi piquer ma curiosité.

Le drama musical, un nouveau filon ? Nous aurons droit en Août à I am Legend, l’histoire d’une jeune femme qui divorce et revient à son premier amour : la musique. Elle va ainsi constituer un groupe de rock. C’est joué par Kim Jung Eun, après le départ regretté de Kim Sun Ah (My name is Kim Sam Soon).

Après What’sup, I am Legend, viendra en seconde partie d’année le drama The Musical, avec Gu Hye sun (Boys over flowers). Peu de choses filtrent encore, on parle de rêves et d’amour de talents musicaux. A voir, donc, si on a pas déjà eu l’overdose.

Je n’oublie pas le drama special (un épisode) à venir le 5 Juin sur MBC : Our slightly risque relationship, avec Lee Sun Gyun (Coffee Prince, Pasta), un acteur que j’aime beaucoup.

Encore moins Athena, la suite/spin-off d’Iris, sans Lee Byung Hun, mais avec l’excellent Jung Woo Sung (au ciné : A moment to remember, The good the bad the weird). Autant dire que ça promet. A venir après l’été, sûrement.

Enfin, le hype de l’année vient sûrement au drama Runaway, par ceux qui sont derrière Chuno, et qui pourrait réunir les deux plus grandes superstars coréennes : Rain (Full House, le film i’m a cyborg but it’s ok et le film américain Ninja Assassin) et Jeon ji hyun (My Sassy Girl, Windstruck, Il Mare, Daisy, A man once a superman). Pour un peu on croirait au poisson d’avril. Et pourtant ça pourrait venir en septembre-octobre…

Article modifié le 8 Juin : Il semblerait que cette association de rêve ne se fera pas, Jeon Ji Hyun  ayant refusé le rôle. Un rêve s’écroûle…

A noter également que le drama Comrades pourrait être renommé en Love Song. Les droits de diffusion aux USA auraient également été achetés par la Warner (!) (source : Javabeans).

Pour une sélection des dramas fin 2010 début 2011, rendez-vous ici.

The first shop of Coffee Prince

Je continue ma petite présentation des séries coréennes immanquables. Objet de toutes les passions, adoré par des millions de fans, The First Shop of Coffee Prince (communément appelé Coffee Prince) est peut-être le drama coréen plus populaire . Et pour une fois, popularité rime avec qualité. Diffusée sur MBC en juillet et aout 2007, elle fait désormais office d’étalon. Rien que ça.

Go Eun Chan est une jeune femme qui, pour faire survivre sa famille, multiplie les petits boulots. Son apparence plutôt masculine lui permet d’obtenir un job particulier auprès de Choi Han Kyul, qui la prend pour un homme. Ce dernier est séduit par le personnage, et le prend sous son aile lorsqu’il s’agit de fonder un café où les employés ne sont que des hommes. Go Eun Chan accepte pour des raisons financières, continue de mentir, et l’amour s’en mêle…
De son côté, Choi Han Sung, cousin de Choi Han Kul, retrouve son amour Han Yoo Ju qui l’a quitté il y a deux ans. Ce couple essaye tant bien que mal de se reconstruire.

J’avais déjà craqué pour la bouille sympathique de l’actrice Yoon Eun Hye dans Goong (c’était d’ailleurs le seul point fort du show). Ce coup-ci j’ai pu me rendre compte à quel point elle avait du charisme, et que son jeu était « ultra-cute », si vous me passez l’expression. J’avoue ne pas comprendre les critiques concernant le jeu de l’actrice, que j’ai trouvé bien au contraire très convaincante, largement au-dessus de bon nombre de shows. M’enfin quand on sait que l’actrice s’est vu détruire la cornée par un fan armé d’un pistolet à eau vinaigrée, on comprend mieux à quel point elle est adorée/détestée sans commune mesure. Comme des millions d’autres, je suis complètement tombé sous le charme, bien qu’elle soit habillée de façon masculine pendant tout le show (les cheveux courts ça change pas mal de choses si vous avez déjà vu des photos de l’actrice en temps normal !).

Mais si je ne taris pas d’éloges sur l’actrice, c’est aussi parce que pour une fois le partenaire masculin (Gong Yoo) est à la hauteur. Je veux dire, vraiment, à la hauteur. J’avais pas vu ça depuis Bae Young Joon dans Winter Sonata (forcément, je suis fan) et Bi dans Full House. Il s’en dégage une vraie alchimie à l’écran, et c’est un régal de voir ces deux là s’aimer, avec de grands sourires. Gong Yoo, très attendu, vient d’ailleurs de finir son service militaire et devrait tourner un film / comédie musicale avec l’excellente Im Soo jung (a tale of two sisters, ing, happiness).

Car oui, la série papillonne dans le ventre, surtout dans le dernier tiers, je me suis mis à sourire béatement, c’est plus du charme, c’est du sortilège. Du bonheur en barre.

Pourtant à la base, la série n’avait rien pour se démarquer : les 3 premiers épisodes ont l’air tellement classique, on sent les intrigues, le carré infernal, les clichés du couple qui se déteste/s’aime, sans compter qu’une fois encore le gars est un riche héritier et la fille une pauvrette sans le sou mais qui a le cœur sur la main.

Mais je m’accroche, c’est vraiment très sympathique, et puis le show démarre au 4è épisode. C’est finalement très drôle (excepté une ou deux séquences où le héros de 30 ans joue avec ses robots en plastique – je veux bien des trucs nunuches et enfantins dans les shows asiatiques, mais j’ai une limite quand même).

La série continue crescendo, on se prend d’affection pour les personnages et après une fausse piste qui aurait pu jouer sur mes nerfs, le pitch de la série est sabordé. c’est le renouveau du show. Fini les intrigues, place à la gaieté, aux rires… J’aime quand les auteurs comprennent que ce ne sont pas les rebondissements qui font une série, mais la vie réelle de leurs personnages. Rectification : je n’aime pas, j’adore.

Dès lors, j’ai fondu, il n’y avait plus aucun moyen de résister à l’avalanche de scènes mignonnes. D’autant que sans parler de thématiques adultes, je trouve que la série reflète un peu mieux son époque : des baisers, beaucoup de baisers, du contact physique filmé, et même du sexe hors mariage. Les scènes sont du coup plus réalistes, moins théatralisées, les personnages « vivent », on leur laisse le temps de s’exprimer. Oh bien sûr ce n’est qu’une très légère avancée au pays du matin calme, mais ça méritait d’être signalé.
J’ai beaucoup aimé le fait que la série ne dramatise pas à outrance les scènes de disputes, et l’ensemble forme donc un tout très très chaleureux.
Vous l’aurez compris, personne ne résiste au charme de la série. Je dis bien personne.

Malgré tout, la série n’est pas sans failles : le fond du scénario aurait pu être brillant avec le thème de l’amour homosexuel. M’enfin la série s’affranchit de ses limites pour la bonne cause : le plaisir du téléspectateur, et là il est atteint haut la main, pour peu qu’on ne soit pas allergique au bonheur partout, partout, partout…

Vous voulez une série qui vous donne la pêche, n’hésitez plus !
officiel MV :

fanmade Mv particulièrement réussie :