[Pilote US] The Event

The Event était la nouvelle série que j’attendais le plus, et je suis bien content de voir qu’elle remplit parfaitement son contrat. Oui, il y a un grand vide depuis la fin de séries comme Lost ou 24, mais ce n’est pas parce qu’elle remplit un vide que la série me plait. Elle a au contraire beaucoup d’atouts dans sa manche pour devenir un nouveau point de repère des seriephiles.

Raconter le pilote n’est pas chose aisée, tant de nombreux flashbacks empêchent de comprendre ce dont il s’agit. Le teaser de la série l’annonçait bien : on ne saura pas exactement ce qu’est ce fameux évènement. On navigue ainsi entre série d’action classique, série conspirationniste et série fantastique. Et je dois dire que j’aime bien ça, ne pas savoir. Ca permet de très agréables rebondissements.

J’ai vraiment apprécié le rythme de l’histoire, outre le découpage, je n’ai pas senti le temps passer (et pourtant j’avais vu les previews qui dévoilaient 90 % des intrigues). Il y a une vraie volonté d’aller de l’avant, ce qui est primordial pour un pilote : il faut convaincre dès les premières minutes, captiver son auditoire, et The Event réussit tout cela haut la main.

Le pilote disais-je aussi, met le paquet sur les rebondissements, manipulant toutes nos idées préconçues sur le but des personnages, les uns après les autres. C’est vraiment réjouissant de voir un pilote nous mener en bateau comme cela. Mais plus encore que les rebondissements, c’est l’aspect puzzle qui me plait le plus : reconstituer un à un les pièces pour reconstruire l’histoire. Les fans de théories bizarroïdes peuvent déjà se préparer… Ce qui est rassurant, c’est que la mise en scène ne cherche pas à cacher les personnages : un arrêt sur image est toujours possible sur la dernière scène choc, et on peut y voir tout ce que l’œil n’a pas eu le temps de saisir. Pas d’artifice ni de mensonges, donc, et c’est un très bon point également : pas d’invraisemblances malgré des effets spéciaux un peu limites.

En ce qui concerne les acteurs, je n’ai pas grand chose à dire, leurs temps d’exposition respectifs sont un peu courts pour jauger de leur pertinence, mais d’un point de vue totalement subjectif, j’ai adoré revoir Jason Ritter et Laura Innes. Ca me fait plaisir de revoir Jason dans un grand rôle, même si apparemment il fait un peu trop héros propret.

Il est évidemment trop tôt pour savoir si la série va pouvoir continuer sur ce rythme, le fil twitter de Michael Aussiello semble être rassurant pour la suite, avec un second épisode qui devrait déjà délivrer 3 réponses majeures.

Bref, vous l’aurez compris, je suis conquis, The Event est bien parti pour être la série de la rentrée sur les networks. Rythmée, intriguante, captivante, il me tarde vraiment de voir la suite. En plus elle a fait de bonnes audiences, croisons les doigts pour éviter une nouvelle annulation à la Flashforward (pour l’anecdote j’avais eu du mal avec cette série je crois que j’ai pas dépassé le deuxième épisode malgré son pitch plus qu’alléchant).

[Classement de mes attentes pour la rentrée américaine] 7 – The Event (NBC)

C’est sûr, l’absence de Lost à la télévision va poser un énorme problème, n’en déplaise à ses détracteurs. On a bien tenté de nous faire croire que Flashforward pourrait pallier ce manque, mais dès le pilote on avait vite compris que ça n’irait pas bien loin. Du pitch fort attrayant, rien n’avait subsisté pour maintenir l’intérêt.

Mais alors pourquoi attendre une énième série conspirationniste ? Parce que je ne peux pas croire que le genre feuilletonnant est mort. Actuellement je regarde Rubicon (AMC), qui distille une très bonne ambiance de paranoïa, à défaut de faire avancer l’intrigue. Je reste persuadé qu’on peut encore faire quelque chose de bien sur les networks.

J’ai lu quelques propos rassurants sur les réponses distillées rapidement afin de ne pas perdre d’audience. On verra si ça reste captivant et cohérent.

Du reste, ça pèse beaucoup dans la balance, mais voir Jason Ritter à nouveau sur le petit écran, ça fait un bien fou. J’adore cet acteur. Il était impeccable en incarnant le grand frère en chaise roulante dans Joan of Arcadia, hilarant dans The Class (Oui, je suis une des rares personnes qui ait vraiment aimé la défunte sitcom), et incarnait un parfait boyfriend dans Parenthood.

Le reste du cast me plait bien : ça fait plaisir de revoir – entre autres – Laura Innès (ER), Zeiljko Ivanek (Heroes). La seule chose qui fait peur, c’est de voir Evan Katz (24) showrunner.  Oui, j’ai un peur de voir des évènements abracadabrantesques se succéder pour maintenir l’audience.

En fait, ce n’est pas que je crois en The Event, c’est que je veux désespérement y croire. La rentrée me dira si je me faisais des illusions.

Bilan de la saison 2009-2010 (US)

La saison télévisuelle américaine s’est désormais achevée, et il est temps de faire un petit bilan personnel. Une saison qui s’est finalement avérée un peu mieux que la catastrophe prévue. Vous trouverez en liens des critiques plus détaillées sur certaines séries (Monk, Lost, 24, Parenthood, Life Unexpected, White Collar, V, Men of a certain age, Modern Family, The Mentalist, Chuck, The Big Bang Theory, et House)

J’aurai pourtant essayé beaucoup de séries cette saison, j’en avais déjà parlé lors de mon bilan mi-saison :

Le domaine médical n’a visiblement pas bien réussi cette saison : Trauma, Three Rivers mettent l’accent sur le spectaculaire, tandis que Mercy revisite la profession d’infirmière (qui comme chacun le sait a son diplôme de médecine en poche). Bref, c’est à se demander si quelqu’un sait encore parler de problèmes de santé en dehors de House, depuis la fin d’ER.

Du côté juridique, vous me direz, on a bien tenté un croisement avec Grey’s anatomy, ça s’appellait The Deep End. Mais l’audience médiocre n’aura pas permis d’en voir beaucoup plus. De mon côté j’ai lâché l’affaire dès la fin du pilote, les personnages n’étant pas du tout attachants. Le monde des avocats est-il trop froid pour en faire quelque chose de plus léger ? Non, puisque Ally Mc Beal était drôle et attachant. La copie est donc à revoir. Et vu les upfronts – j’en reparlerai – on est davantage dans une période plus acerbe et sarcastique (J’adore House mais il faudrait voir à ne pas en mettre partout).

De toute manière, cette saison c’était aussi la tentative de reprendre les vieilles recettes. Avec la fin de Lost, Flashforward aurait du logiquement prendre sa succession. Mais quand on a un cast aussi peu charismatique, et des flashbacks réutilisés toutes les 10 minutes, on ne peut que zapper.

J’avais misé beaucoup d’espoir sur des séries de mi-saison. Pourtant entre les promesses sur le papier et le résultat à l’écran, le décalage fut énorme. Par exemple, Human Target devait être une série d’action avec McG aux commandes. Mais le héros est vraiment trop sûr de lui, indestructible, pour que je ressente le moindre intérêt au show. Autre exemple : Happy Town. Des mystères de disparitions et de meurtres dans une petite ville, avec un joli cast (des acteurs d’October Road, Amy Acker, Sam Neil), a priori ça devrait donner quelque chose de palpitant. Mais au final ça m’a fait penser à un sous Harper’s Island (qui lui-même était déjà très caricatural). Pauvre Amy !

Au rayon sitcom, j’ai essayé Community mais je n’ai jamais accroché aux délires de la série. On aura beau me dire que la série fait des références à la pop-culture, fait de l’auto-dérision, ça reste de l’humour ras les pâquerettes. Mais dois-je préciser que j’adore Arrested Development ? Peut-être lui redonnerai-je une chance un jour.

J’avais aussi tenté le retour de Kelsey Grammer (fan de Frasier oblige), mais Hank n’avait rien de percutant. Pour rire, il aurait fallu des dialogues davantage ciselés et surtout des acteurs talentueux pour lui donner la réplique. Dès les premières minutes, c’était une série sous-budgétisée. Dommage !

Enfin, j’ai également tenté Gravity, agréablement séduit par le thème et les acteurs (forcément, j’ai beaucoup aimé Yvan Serguei dans Les Repentis). Faire une série sur le suicide et le mal de vivre fallait oser. Malheureusement, j’ai trouvé ça très creux, et très inégal. Alors que certaines scènes sont bien trouvées, d’autres ne dégagent aucune émotion. Je suis vraiment embêté, parce qu’il arrive parfois qu’on a très envie d’aimer une série, mais qu’on y arrive pas.

Commençons par la fin

Cette saison, une page se tourne. Lost et 24 tirent leur révérence. L’une en ayant une dernière saison controversée, mais que j’ai pourtant adoré (il suffit de lire ma critique pour comprendre), l’autre en étant toujours aussi décevante.

Deux manières originales différentes de concevoir une série en utilisant le facteur temps pour détourner les contraintes habituelles (et en créer d’autres). Deux séries qui auront marqué la décennie 2000, et qui ne seront pas si facilement remplaçables.

Cette saison fut aussi l’occasion de dire adieu à Monk. Je passe sur la résolution du fil rouge de la série, vraiment décevante sur le motif, ce qui a minimisé l’impact émotionnel. Il est vraiment dommage d’avoir prolongé cette série indéfiniment, au point que son arrêt soit passé inaperçu.

Une autre série prolongée artificiellement, parce qu’elle n’avait plus rien à raconter, fut Heroes. Cette dernière saison n’aura rien changé, même si j’ai apprécié l’arrivée de Robert Knepper (T.Bagwell dans Prison Break). Je ne vais pas enfoncer le clou, tant cette série fut une déception après une si belle  entrée en matière. Aucune psychologie des héros, juste de la mise en scène pour montrer les pouvoirs des différents protagonistes, et des rebondissements capillotractés. Difficile de s’attacher à cette série que j’ai suivi pour avoir une fin. Une fin à l’image de la série, qui n’apporte rien. Mais il parait qu’un téléfilm est en prévision. Espérons que ce ne soit pas comme celui de Prison Break.

Une saison aura suffi à développer une petite sitcom sympathique, Accidentally on purpose. « Drôlement » bien ajustée, elle doit évidemment beaucoup à Jenna Elfman. Je ne pense pas vraiment la regretter puisque les auteurs ont eu le bon goût de clôturer l’histoire. L’ensemble forme un tout très cohérent, et même si c’est finalement très conventionnel, j’ai beaucoup ri.

Enfin, ce fut aussi l’arrêt de Dollhouse, qui n’en finissait plus de développer son potentiel, avec une saison 2 brillante, tout simplement. Joss Whedon avait encore raison.  J’attends les DVD avec impatience. Et quoi que vous puissiez en penser, Eliza Dushku me manque déjà.

Du neuf avec du vieux

Cette année encore, on a utilisé de vieilles recettes. Et pour certaines séries ça a plutôt bien marché, puisque j’ai eu quelques coups de cœur.

Parenthood, d’abord, qui aura su rendre à la série familiale toute ses lettres de noblesse. En plus d’avoir un cast parfait, une vraie alchimie, elle sait être émouvante et drôle. Attention tout de même à ne pas tomber dans l’excès d’optimisme, mais que ça fait du bien d’avoir une série qui donne un peu d’espoir. Si vous n’êtes toujours pas convaincus, allez voir ma critique.

Autre coup de cœur cette saison, Life Unexpected. Si vous avez la nostalgie des séries de la WB, cette série est peut-être celle qui s’en rapproche le plus. Emouvante bien que parfois prévisible, attachante, psychologiquement cohérente, elle développe des histoires romancées sur l’éducation et la responsabilisation sans ostracisme. Finalement, elle sait bien s’adapter à son temps. En ajoutant une pincée de romance et de bonne humeur, il n’en fallait pas plus pour que je tombe sous son charme.

Dans un autre registre, White Collar aura également su me charmer. Il était temps que je trouve une série réussie sur les escrocs, avec une aussi belle alchimie entre les acteurs. Je n’oublie cependant pas quelques épisodes moins réussis que d’autres, et un final peu satisfaisant, mais dans l’ensemble je n’ai pas boudé mon plaisir.

Comment dresser un portrait attachant de quadragénaires masculins ? Tel fut le défi relevé avec brio par Men of a certain age sur TNT. Cette magnifique série m’aura enchanté de bout en bout, notamment par son cast fabuleux (Scott Bakula, Andre Braugher, sans oublier Ray Romano qui fut une vraie bonne surprise). Dotée d’un ton sensible sans tourner au ridicule ses personnages (ce n’est pas un mockumentary, ouf !), la série pose son rythme, et renvoie intelligemment à notre propre existence. Une vraie pépite.

Enfin, la dernière surprise fut le remake de V. Je m’attendais à quelque chose de catastrophique, alors peut-être que ça m’a rendu plus clément. Mais même si la série accumule les défauts (cast dans l’ensemble peu charismatique, rythme élevé oubliant de donner de la profondeur aux thèmes et aux personnages, effets spéciaux peu crédibles), elle n’en reste pas moins plutôt agréable à suivre. (Merci Morena Baccarin, d’ailleurs, pour sa très bonne prestation !). Et maintenant je me demande bien comment ils vont se détacher de l’histoire originale.

Une petite forme

Au rayon des déceptions, cette année, figure en premier lieu Fringe. Oui, je sais, vous allez me dire que la saison s’est bien rattrapée sur la fin. Mais c’était trop tard. En fait, je me rends compte avec le recul que je n’ai jamais eu une saison à la hauteur de la précédente. Je voulais des loners réussis. Manque de bol, la quasi-totalité des loners de cette saison sont complètement ratés. 

Fringe a réussi le tour de force de m’endormir plusieurs fois cette saison. Quant au fil rouge, je cherche encore les raisons pour lesquelles je n’ai vraiment pas été fan. Est-ce parce qu’il s’agit d’un mélange entre des thèmes vus et revus ? Est-ce parce que le final est beaucoup trop prévisible, et cliché ? Quelque chose s’est cassé dans la mécanique de première saison, peut-être est-ce du au fait que Joshua Jackson est devenu subitement agent sur le terrain et monsieur réponse-à-tout ? Qu’on a tenté de nous vendre une romance qui n’avait rien à faire là ? En tous cas je sais que ce qui m’a manqué cette saison, c’est un vrai développement des intrigues. Et alors que sur le fond l’univers de Fringe est cohérent, sur la forme, il y aurait beaucoup de choses à revoir : du rythme, un peu plus d’humour (la série est nettement plus triste cette saison), des scènes qui exprimeraient un peu plus le ressenti des personnages (parce qu’ Olivia Dunham reste froide, quelque soit son habillement, tout comme Peter). Même John Noble m’a déçu cette année, lui qui était pourtant ma raison principale de regarder la série. Pourquoi avoir mis en retrait son humour et avoir assombri son personnage ? Le résultat est que je ne sais pas si je vais continuer de regarder la série l’année prochaine. Si je continue, ça sera probablement par défaut (absence de fantastique à la télé, et/ou pas de nouvelles séries intéressantes).

Une autre série constamment en sursis, c’est How i met your mother, que je continue de regarder par habitude plus que par plaisir. Que dire sinon que cette saison supplémentaire aura été médiocre, avec des gags lourdingues (et qu’on nous répète pendant tout un épisode, en plus), et des personnages qui sont tous devenus irritants. Dois-je mentionner aussi que la série continue de nous escroquer avec une « mother » qui n’est même plus évoquée ? Seuls subsistent quelques rares moments sympathiques, distillés ça et là. Je n’ai qu’une hâte : que la série se termine, avec au moins un épisode qui nous montrera la fin de cette histoire qui n’en est pas une.  Et qu’on cesse de nous rabacher qu’elle est le nouveau Friends, par pitié !

Je ne reviens pas sur Dexter, je n’ai finalement pas grand chose de plus à ajouter à mon bilan d’automne. Je suis curieux de voir comment la saison 5 va repartir.

Des compagnons inconstants

Grey’s anatomy aura vécu une saison chaotique. Rafraichissante en début de saison, elle aura repositionné ses personnages, apporté de nouvelles dynamiques. Hunt et Robbins deviennent intéressants, de nouvelles têtes arrivent. Et puis les histoires doivent être réécrites suite au départ soudain de Katherine Heigl. La seconde moitié de saison aura de longs moments de flottements, mais une fois encore la fin de saison est réussie. Tandis que l’épisode final marquera les mémoires, tant c’est une rupture de ton. Un épisode bourré de suspense et d’hémoglobine (peut être trop!), qui me rappelle un peu le fameux épisode d’ER en sixième saison (Be Still my heart, avec Kellie Martin).

The Mentalist, aura su faire une bonne saison 2, malgré une deuxième partie de saison moins intéressante que la première. Je n’oublie, pas, en effet, un arc bien amené, au final captivant, qui compense l’arrivée d’un personnage maladroitement exploité. Mais cette part de mystère aura peut-être sa signification en troisième saison. De toutes façons, j’ai encore une fois pris un grand plaisir à suivre les enquêtes d’un grand manipulateur.

Modern Family, nouvelle série comique encensée par les critiques, a su ne pas trop appuyer son mockumentary pour rester une série qui peut rire avec ses personnages. Les épisodes ne sont pas tous réussis, mais Ty Burrell mérite le détour.

Les valeurs sûres

Chuck c’est toujours le cocktail réussi de romance, d’action, d’humour. S’il y avait bien une inquiétude à ce sujet à la fin de la saison 2, c’est que les scénaristes n’arrivent pas à se dépêtrer du guépier dans lequel ils venaient de mettre leur héros. Il n’en est rien, la saison 3 aura permis de me procurer des moments de plaisir intenses en bouleversant les relations entre les personnages. Cette tactique est évidemment à double tranchant, puisqu’elle risque de réduire le nombre de rebondissements possibles. Mais je ne vais pas pour autant regretter cette orientation : les personnages sont au top de leur forme (excepté au BuyMore), mon côté shipper a été repu, et le rythme est toujours là. Bien sûr je pourrai regretter 2 guest stars, mais si ça a permis d’en arriver là, pourquoi pas. Au final, j’appréhende la saison 4. Mais j’espère qu’une fois encore, j’aurai eu peur pour rien.

Quant à House, me direz-vous ? Cela fait maintenant chaque saison qu’on nous dit que la série décline. Il n’en est rien. Cette saison aura davantage développé les personnages environnant House, en apportant des histoires plus intéressantes. Je regretterai tout de même le départ d’un des personnages clés de la série (n’en déplaise à ses détracteurs), mais je me dis qu’un retour n’est pas impossible. Une équipe recentrée, un House « modifié », de quoi se concentrer sur l’écriture de chaque épisode. Et cette saison en aura apporté d’excellents, que ce soit en début ou en fin de saison, et je n’oublie pas quelques cas médicaux bien tordus comme je les aime. J’ai d’ailleurs particulièrement apprécié un épisode particulier qui donnait un éclairage tout à fait différent sur la série, en donnant de multiples niveaux de lecture (épisode 6.13 – 9 to 5). Sans révéler la fin de saison, on pourra regretter le fait que House se soaperise un peu, mais le fait est que ça aura permis de donner à Hugh Laurie une prestation magistrale, qui fait voler en éclats son personnage à la toute fin de saison. Reste l’avenir, et d’après ce que j’en ai lu, les scénaristes vont persister dans cette nouvelle voie, et je suis vraiment optimiste. Parce que House n’a pas encore fini sa mutation, et qu’il sera intéressant de le voir se confronter à de nouvelles réalités, loin de ses habitudes. Donc, oui, je suis toujours aussi fan, et j’ai très hâte de voir cette saison 7.

La saison 3 de Big Bang Theory aura beau avoir été inconstante, je n’oublie pas les nombreux fous rires que la série m’aura encore apporté cette année. Oui, la geekerie est une excellente ressource comique même si cette saison elle fut un peu plus en retrait. Mais la série a su faire évoluer ses personnages, sans les casser, et ça n’était pas facile. Cette saison, s’il y a bien une sitcom que j’attendais impatiemment chaque semaine, c’était Big Bang Theory. Sans le moindre doute. J’en profite pour crier mon mécontentement envers le sort réservé à la série en France: entre la VF absolument effroyable et les coffrets DVD disponibles uniquement dans une seule enseigne, à un prix prohibitif, il y a de quoi pleurer amèrement.

Toujours en cours

Je finis ce tour d’horizon de la saison en parlant des autres séries que je regarde en ce moment, et qui ne sont pas terminées. J’y reviendrai sans doute dans des billets détaillés à la fin de leur saison. Je reviendrai aussi probablement sur The Pacific, la mini-série d’HBO sur la guerre du Pacifique. (Je ne l’ai pas encore terminée).

Tout le monde entend parler de Treme, par les créateurs de The Wire. Treme se passe à la Nouvelle-Orléans, après l’ouragan Katrina, et la série sait nous plonger lentement et délicatement dans ce monde musical. J’ai à vrai dire, eu un peu de mal à me mouiller, bien que j’aime beaucoup le jazz New Orleans (j’ai baigné dedans en étant petit). Il me fallait un peu de temps pour m’accorder à la température, la série voulant réaliste, mais surtout très peu rythmée. Et c’est quand j’ai enfin aimé certains personnages (Davis le passionné et Annie l’amoureuse), que je me suis aperçu que j’avais un problème avec le regard politique de la série. A en croire les personnages, tout ce qui leur arrive est la faute des autres : les politiciens -locaux et nationaux, la police, les touristes qui n’y connaissent rien. Pire, il ne fait que très peu mention de la criminalité effroyable qui règne dans la ville. Voir des touristes se balader dans les quartiers chauds et en revenir tout guillerets parce qu’ils ont vécu une expérience sensationnelle, ça m’a un peu chatouillé. A force de dépeindre la Nouvelle Orléans comme une cité martyre où il y fait pourtant bon vivre, je me suis dit qu’on était plus dans le réalisme, mais dans la propagande. Je peux comprendre la passion, j’adore lire, regarder ce qui a été fait par des passionnés, mais je n’aime pas quand on nous présente qu’une seule version. Mais peut-être que la série va revenir sur cet état d’esprit. Je l’espère en tous cas. J’en suis au 7è épisode, et juste parce que j’ai envie de parler frivolités après la politique, Lucia Micarelli, moitié coréenne, moitié italienne, est plutôt jolie en plus d’être très bonne violoniste.

Je reviens aussi sur la saison 2 de Party Down, la série comique déjantée de Starz. Je suis ravi de revoir les personnages pour l’instant, même si je n’adhère pas au remplacement de Jane Lynch par Megan Mullaly, et que j’aime moins la mise en retrait de Lizzy Caplan. Ca reste drôle, même si je trouve que la série a un peu perdu de son éclat. A voir pour la suite.

En conclusion, cette saison télévisuelle aura eu des moments extrêmement forts. J’en conserverai : la fin de Lost et de Dollhouse, les arrivées de White Collar, Life Unexpected, Men of a certain age et Parenthood, le final de la saison 6 de Greys’ anatomy, la très bonne saison de House avec les deux premiers épisodes, le départ d’un personnage, l’épisode centré sur Cuddy et le final bouleversant, les moments Penny/Sheldon dans Big Bang Theory, l’arc Sam Bosco de The Mentalist, les moments shipper de Chuck et les révélations…

Et vous ?

Bilan de la saison automnale 2009 (USA)

Cela fait maintenant quelques années que les saisons télévisuelles américaines sont moins percutantes, apportant de moins en moins de nouveautés réussies. La grève des scénaristes n’a fait qu’accentuer cela. Beaucoup de discussions sur le Net tournent autour de la fin d’un âge d’or, c’est à dire la fin d’une création foisonnante qui amenait des séries cultes sur le petit écran.

Alors à chaque début de saison je me surprend à rêver de nouvelles trouvailles, de nouveaux joyaux propres à réveiller la flamme d’un passionné. Cette année encore j’avais de sérieux doutes en lisant les résumés de ces nouvelles séries.

L’heure du bilan a sonné. Je vous propose un petit tour d’horizon rapide de ce que j’ai vu.

La sitcom Community ne m’aura tenu en haleine que le temps d’une poignée d’épisodes. Malgré un cast sympathique, la série est prévisible, moralisatrice alors qu’elle tente des gags délirants…malheureusement pas drôles du tout (même au 74è degré).

Pour me consoler je me suis accroché à Modern Family, une autre sitcom au casting détonnant. De bons gags, une certaine sympathie, mais rien d’exceptionnel comme tentent de nous le faire croire certains critiques. Et puis bizarrement j’ai de plus en plus de mal avec la réalisation façon The Office, où les personnages témoignent devant la caméra d’une pathétique existence qu’ils sont les seuls à ne pas connaître. (J’ai tenu à peine quelques minutes devant Parks and Récréation tellement c’est repompé).

Quitte à regarder une sitcom, j’ai aucune honte à voir quelque chose de plus classique, comme Accidentally on purpose. J’avais pas trop accroché à Dharma et Greg, mais Jenna Elfman m’a agréablement surprise par sa bonne humeur et son dynamisme. Eh bien, Accidentally on purpose, c’est un mélange très subtil : Une pincée de sitcoms familiales à l’ancienne mais adapté aux moeurs actuelles (une grossesse imprévue peut-elle créer une famille, surtout quand il s’agit d’un choc générationnel entre les deux futurs parents ?), une pincée de gags plus « osés » (grâce à la jeunesse de certains protagonistes), et une réalisation conventionelle. Tout cela sent bon l’équilibre, et la magie opère : les personnages deviennent très sympathiques. Et fait curieux, j’ai tenu jusqu’à maintenant sans me dire que cela n’avançait pas, ou que cela faisait redite. C’est du plaisir, tout simplement.

Vous allez croire qu’en matière de sitcoms je suis très classique, c’est ma foi un peu vrai quand j’y pense. Bon, je ne le suis pas au point d’apprécier « Hank« , énième sitcom ratée de notre inégalable KelseyFrasierGrammer. Que voulez-vous, pour réussir une sitcom purement classique, il y a tout simplement un niveau d’écriture que personne ne peut plus atteindre désormais (Mes sitcoms préférées ? Friends, Frasier, Seinfeld, et … Arrested Development).

Et puis il y a ces autres sitcoms dont le résumé me fait peur : Cougar Town avec Courteney Cox-la quarantaine toujours séduisante- qui chasse l’homme (la peur de vieillir fait décidément naître des séries égocentriques), The Middle repompé sur Malcolm in the Middle (qui déjà à la base est loin d’être une réussite)…

Non, cette année, je me concentre sur The Big Bang Theory, seule comédie délirante assumée, auto-parodique, référencée, et magistralement interprétée (Jim Parson mérite des éloges encore plus appuyés). Oh bien sûr, la série n’est pas tout le temps réussie, mais elle a un capital culte. En amoureux des bons dialogues, des piques décisives, de joutes verbales sans fin, j’ai du reconnaître que la geekerie était un supplément savoureux.

Parler de How I met your mother m’est déjà beaucoup plus pénible. C’est la série qui m’horripile : promesses jamais tenues, gags de moins en moins drôles, destruction du seul personnage qui en valait la peine, et à peine lancée dans une voie sans issue, la voilà qui refait marche arrière. C’est pas facile de se séparer d’une série qu’on a suivi pendant plusieurs années, plus par habitude d’ailleurs que par réel plaisir. C’est peut-être aussi du au fait que c’est une série que l’on aime vendre comme un nouveau « Friends » alors qu’elle en est à des années lumière. J’irai peut-être jusqu’à la centième, vu que les derniers épisodes tentent – maladroitement, mais c’est déjà ça – de redresser la barre d’un navire qui coule…

En parlant de navire qui coule, je n’ai pas regardé la 9è saison de Scrubs. C’est un choix délibéré. Tout comme pour moi Prison Break ne continue pas avec un ultime téléfilm pourri, Scrubs s’arrête en huitième saison, avec un soupir de soulagement, en essayant de donner une cohérence et une certaine nostalgie. Ressusciter les morts, outre que c’est moralement répréhensible et que ça devrait être puni par la loi, c’est jamais bon. Enfin… je dis ça, mais je suis prêt à renier ces dernières paroles si jamais Pushing Daisies ressuscite, si vous me refaites revenir Caroline Dhavernas à la télé, ou si un miracle survient pour Dollhouse.

Au rayon dramas, je dois dire que je suis davantage excité par la mi-saison à venir (Parenthood, Chuck, Lost, Life unexpected, human target, ou Happy Town) que par ce qui m’a été proposé jusqu’à maintenant.

J’ai volontairement zappé Melrose place (je vous ai dit qu’il fallait pas faire revenir les morts, déjà ?), et Beautiful Life (y a des limites à l’indécence 😉 ). J’ai également zappé Glee (bien que savoir que Joss Whedon va réaliser un épisode me fait douter un peu), parce que je déteste Ryan Murphy (j’ai jamais compris le culte autour de Nip/Tuck, et vu comment il a détruit Running with Scissors…).

Flashforward avait pour lui un pitch alléchant… Et ça en restera là. J’ai tenu tant que j’ai pu, devant ces personnages anti-charismatiques et dont on se contrefout complètement, devant cette réalisation baclée, mais non, l’avancée de la mythologie de la série n’aura pas suffi à me convaincre. C’est un peu comme Jericho qui ne m’a pas tenu en haleine très longtemps, mais là au moins j’aimais une partie du cast. Flashforward, le nouveau Lost ? C’te blague…

J’ai tenté aussi les nouveaux med-show (on ne se refait pas), pour voir s’il y avait de place entre House et Grey’s Anatomy depuis l’arrêt d’Urgences. La réponse est non. Trauma balance des images chocs pour pallier à une profondeur psychologique caricaturale. Mercy et sa jolie Michelle Trachtenberg tentent de faire du sous-Grey’s Anatomy en nous expliquant que ce sont les infirmières qui sauvent le monde (!). Et enfin Three Rivers nous la joue CSI 2030 avec des histoires d’organes dans un complexe hospitalier avec des écrans tactiles (voire 3D) de la taille d’un mur avec bien sûr un accès à une base de données énorme dès l’arrivée du patient. Ah l’imagerie médicale fantasmée à Hollywood ! Bon Three Rivers ça sentait pas bon depuis le départ, mais j’étais curieux de voir enfin un acteur coréen dans les premiers rôles d’une série américaine (en l’occurrence Daniel Henney, célébré comme il se doit en Corée). Ben en fait j’ai rien vu. Et je préfère oublier !

Au niveau des retours, c’est assez catastrophique pour Fringe, qui après un bon départ se plante lamentablement avec des loners soporifiques. Le série est en danger, et c’est dommage parce que je lui trouve toujours du potentiel, et puis un peu de fantastique à la série, ça fait pas de mal. Outre l’absence d’enjeu satisafaisant (un combat entre deux mondes parallèles avec des méchants qui n’en finissent plus de concocter un plan diabolique qu’Olivia devait empêcher  mais maintenant c’est trop tard ! (reprenez votre respiration) ); le problème c’est aussi qu’ils ont changé un peu la dynamique en mettant Joshua Jackson en avant, il est subitement passé de conseiller à agent sur le terrain. La dynamique père-fils est toujours là, heureusement, et il y a même plus de scènes pour l’assistante. Je visionne la série avec beaucoup moins d’entrain, et ça remet même en cause l’éventuel achat de la première saison en DVD.

Heroes, c’est toujours du n’importe quoi. Ca part dans tous les sens. Avec quelques moments appréciables, c’est toujours ça de pris. Ce qui vaut le coup, en fait ça reste la prestation de T-Bag, pardon, Robert Knepper. Et puis on a moins de Grunberg, de Larter et surtout de Ramamurthy. Bon faudra toujours m’expliquer l’intérêt d’une intrigue d’une sourde et muette qui émet des couleurs en jouant de la musique… Comme toujours dans Heroes, les pouvoirs des héros sont là pour en mettre plein la vue, pas pour être utiles…

Je ne reviens pas sur la fin de Monk, j’en ai fait un billet.

Dexter s’est vu conclure sa quatrième saison sur un cliffhanger, chose étrange. La série va avoir du mal à repartir, il faudra un temps d’explication, un temps pour démêler l’inextricable pour rendre le tout cohérent. Et malheureusement la sortie du producteur originel n’annonce pas le meilleur. A part ça, Dexter a réalisé une saison moyenne, mais pas si mauvaise comme j’ai pu le lire. Comme d’habitude, la série a soufflé le chaud et le froid (que ce soit la prestation de John Lithgow ou une intrigue soap sans intérêt), mais j’ai davantage apprécié le chemin psychologique de Dexter, à contrario des autres saisons. Un regret, énorme, toutefois :  on nous a toujours présenté Dexter comme un tueur pas si méchant parce qu’il tue des assassins. Et il s’en était toujours sorti en ne tuant aucun innocent (la fin de la deuxième saison est magistrale à cet égard). Alors quand enfin les scénaristes nous présentent une situation contraire, je m’imaginais de sérieuses complications psychologiques, un développement, quelque chose. Que nenni, c’est presque comme si rien ne s’était passé. Voilà l’exemple parfait de potentiel narratif complètement gâché.

Grey’s anatomy remonte bien la pente. C’est le chamboulement question personnages, avec une dynamique et une intéraction toute nouvelle. Je ne suis pas certain que les petits internes ne soient là pour autre chose que des triangles amoureux ou des couples à faire/défaire, mais j’apprécie beaucoup une nouvelle régulière : Jessica Capshaw qui joue la pédiatre Robbins. Même Hunt regagne en intérêt, c’est dire. Bref, pour l’instant c’est assez rafraichissant. Mais pour combien de temps encore ?

House effectue une bonne saison (Mais en tant que fan, suis-je encore objectif ?). Après une entrée en matière tonitruante (le double épisode est un des meilleurs de la série), les anciens personnages ont enfin de la matière. Une vraie renaissance, mais de courte durée. Le départ de Jennifer Morrison m’a rendu un peu amer, d’autant que c’était un de mes personnages préférés, qui avait encore du potentiel. Heureusement, la série conserve ses qualités d’écriture, et balance efficacement ses histoires d’un personnage à l’autre. Même Wilson aura droit à un bon épisode. Et puis la relation House-Cuddy prend un nouveau tour, à voir, donc…

The Mentalist réalise pour l’instant une excellente 2è saison. Ce show a progressivement grandi, de sympathique, il m’est devenu incontournable. Cette année, il y a davantage d’approfondissement des personnages secondaires (Enfin Robin Tunney ! Et il ne manque plus que Cho, mon préféré), un arc très convaincant et palpitant, toujours de l’humour… Non, vraiment, The Mentalist assure et j’attends avec impatience les prochains épisodes. Que soient conspués ceux qui décrient sans savoir ses nominations à différentes récompenses 😉 On peut être classique et réussi.

Dollhouse. J’ai toujours défendu le show, même à ses débuts, où la déception était palpable vis-à-vis du ton et des arcs. On en a profité pour critiquer le cast, que je trouvais pourtant bien, y compris Eliza Dushku vu l’importance du défi. Cette deuxième saison a redonné la foi à ceux qui n’y croyaient plus, et me concernant, m’a rendu encore plus accroc. Oui, quand Joss s’installe dans une série, il lui faut toujours du temps, pour que les pièces s’imbriquent, que la mythologie s’installe, que le ton humoristique arrive peu à peu, pour que les personnages trouvent leur utilité. Rappelez-vous Angel ! Et maintenant qu’on y est, la série est annulée. Trop tôt, beaucoup trop tôt. Je n’espère pas un miracle, mais que la série se termine en beauté (et peut-être des comics pour prolonger l’histoire). Le dernier épisode s’intitulera Epitaph two ? Oui la Fox vient de tuer pour la deuxième fois une série fantastique (dans tous les sens du terme).

Je termine ce bilan par deux bonnes surprises (il en fallait quand même !).

La première, plus raisonnable, c’est le remake de V. Ca n’a certes pas l’envergure de la série originelle. Ca s’installe très vite. Mais le cast dans son ensemble, à défaut d’être très bon, est efficace, et l’histoire se laisse suivre sans déplaisir, même pour les nostalgiques. Certes, 4 épisodes, c’est court, mais la série part dans de bons rails, et c’était loin d’être gagné d’avance. Ah, et Morena Baccarin est également une très bonne surprise. (Elle avait un trop petit rôle dans Firefly, alors V, c’est la séance de rattrapage, mais sans les cheveux longs).

La seconde bonne surprise, c’est White Collar. Bon, ma chère et tendre avait commencé à regarder pour Matthew Bomer. Je suis resté pour l’alchimie entre les acteurs (Tim De Kay était éblouissant dans Carnivàle et il l’est encore plus en changeant de registre, son personnage lui sied comme un gant), le rythme, l’humour, et la sympathique mythologie qui se met en place. C’est vraiment une série auquelle on s’attache petit à petit. Un peu comme l’avait été The Mentalist, avec son personnage principal malin et manipulateur. Un regret : Tiffany Thiessen (What about Brian) aurait mérité un peu plus de temps d’antenne (mais sa grossesse en est peut-être la cause si j’ai bien compris).

En bref, 3 nouveautés que je suis avec plaisir (Accidentally on purpose, V, White Collar), une assez bonne reprise pour l’ensemble des shows que je suivais jusque là, et surtout l’attente de Janvier, pour que les choses sérieuses commencent enfin…