Bilan de mon année télé 2011

Je tiens encore à m’excuser pour le manque de mise à jour ces derniers temps, et je vous remercie pour votre fidélité, le fait est que j’ai un peu de mal à me remotiver pour la suite, ma vie personnelle étant ce qu’elle est. Je me suis aperçu, en plus, que je n’avais même pas fêté le deuxième anniversaire du blog début décembre (!).

Mais je tenais quand même à évoquer – rapidement – cette année télé.

Commençons si vous le voulez bien, par les dramas asiatiques. L’année dernière j’avais formulé le souhait d’en regarder davantage, étant de plus en plus frustré par l’actualité et par certaines reviews élogieuses. Autant le dire tout de suite, ce ne fut pas le cas. Une fois de plus, je n’ai pas pu abandonner certaines séries américaines en cours, et je n’ai donc pas pu libérer plus de place sur mon agenda.

Pour autant, j’ai trouvé cette année dramas en demi-teinte.

Du côté japonais, j’ai définitivement abandonné toute tentative de regarder une ou deux séries de saison. Curieusement, cette année 2011 je n’ai pas vu beaucoup de dramas japonais en entier. Je n’avais pourtant pas pour habitude d’abandonner des dramas aussi facilement, mais avec les problèmes techniques (la généralisation d’un format que je ne peux lire dans des conditions de visionnage confortables), et un investissement moindre pour les personnages, je n’ai pas eu de véritable coup de cœur cette année, Jin saison 2 exceptée. J’ai même du mal à terminer la deuxième saison d’Hotaru no Hikari, moi qui avait pourtant adoré la première. La réalité, c’est que j’aurai du réserver plus de place à la découverte, ou laisser plus de chance à une série pour s’installer (comme Love Shuffle). C’est toujours frustrant de se dire qu’on passe à côté de plein de choses par manque de temps, et il va vraiment falloir que je ré-équilibre tout ça.

Du côté coréen, là aussi, j’ai été surpris par mon manque d’investissement à moyen terme. Le problème, c’est que je n’ai même pas le temps de commencer un drama que les prochains me font encore plus saliver. (C’est fou comme je suis devenu accroc aux annonces de casting, aux teasers, aux posters). Et puis, à force de lire des reviews, vient le doute. Aurais-je du continuer The Musical, Flower Boy Ramyun Shop, 49 days, Dream High, My Princess… (Pour Flower boy je crois qu’il va falloir me forcer, vu les critiques dithyrambiques) ? Aurais-je du tenter de visionner des dramas plus « girly » comme I need romance ? C’est souvent une question de cible, et cette année j’ai trouvé moins de dramas capables de me toucher, en tant qu’homme. Entre les k-pop idols et les flower boys, j’ai eu du mal à m’y retrouver. Après un hiver passé à me réjouir de certaines scènes de Secret Garden, j’attendais avec impatience le retour des comédies romantiques, lesquelles se sont révélées sympathiques (Baby-faced beautyThe Greatest Love) mais ne réussissant jamais à réunir l’intégralité des ingrédients requis. L’exemple parfait étant Lie to me. Avec un tel casting, une telle alchimie, j’ai pu vivre de belles scènes, mais l’ensemble manquait de liant pendant les 90 % du temps. Je peux d’ailleurs pleurer amèrement sur le retour de comédiennes que j’aime beaucoup : Yoon Eun Hye bien que convaincante, n’a pas choisi le meilleur drama avec Lie to Me. Quant à Kang Hye Jung, que j’attendais tellement depuis Flowers for my life, elle n’a quasiment aucun rôle dans Miss Ripley. Reste à m’investir, peut-être, sur la reine Kim Sun Ah et Scent of a woman. Mais ce que j’ai pu en lire laisse à penser que le drama n’a pas su aller au bout de son concept.

Heureusement, il y eut le drama City Hunter, qui malgré son nombre affolants de faux cliffhangers, a su rester passionnant. Et puis d’autres productions se sont révélées de très bonnes surprises, comme White Christmas et son ambiance, mais aussi Killer K dont l’action survitaminée, la tension ont permis de contrebalancer un scénario en tous points risible. Et puis, j’ai pu rattraper quelques dramas comme  l’épique The Legend, le déjanté Coffee House, le mystérieux Harvest Villa voire même quelques KBS Drama Special. De quoi oublier mon temps perdu devant Manny. Allez, l’année prochaine, je vais essayer de m’investir davantage dans un genre auquel j’ai toujours été réticent (les dramas historiques), et tenter par exemple Princess Man…Mais au final, c’est plutôt l’approche du drama coréen en tant que tel qui m’a plu cette année (collaborer à Critictoo pour essayer de trouver une liste de séries pouvant donner envie aux curieux, faire des dossiers sur la culture coréenne dans les séries (le korea special event va reprendre ne vous inquiétez pas), m’amuser avec les produits dérivés ou essayer de saliver devant la liste de dramas à venir…)

Enfin, venons-en aux séries américaines. La fin de saison précédente a déjà fait l’objet d’un billet, et comme je n’ai pas fait de réel bilan de la rentrée mis à part un article regroupant les critiques des pilotes, voici donc mes impressions. La saison précédente j’ai du dire adieu à Life Unexpected, V, Traffic Light, Chicago Code, Better with you, et Men of a certain age. Quelles séries allaient pouvoir combler ce vide ? Contre toute attente, et malgré le niveau plutôt moyen de la rentrée, je me suis surpris à accrocher à de nouvelles séries.

Parmi elles, Once upon a time signe le retour du fantastique à la télévision, et malgré des effets spéciaux au budget limité, et un enfant casse-pied, le récit est suffisamment bien tricoté avec notamment des flashbacks intéressants pour à la fois nous faire réfléchir via quelques puzzles et pour nous émouvoir sans niaiserie (ce qui n’est pas facile vu le sujet du conte de fée). Le casting est impeccable, et vu mes réactions aux premiers rebondissements, je suis attaché aux personnages. Bref, en 7 épisodes, à part un épisode en deçà, j’ai vraiment été conquis.

Je n’ai pas eu le temps de faire un bilan de la première saison, passée à la vitesse de la lumière, mais déjà je peux dire que j’ai adoré Boss. La petite Starz jouait gros, mais a réussi à diffuser une petite pépite. Bien sûr tout le monde ne va vous parler que de Kelsey Grammer, que j’adore (on ne dira jamais assez à quel point Frasier était une sitcom exceptionnelle), mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est le sens de la mise en scène. Ces détails qui cherchent à rendre grandiloquent la moindre prise de vue. Il y a là une approche qui permet à la fois une lecture réflexive et surtout, émotionnelle. Comment éprouver de la compassion pour un être abject mais malade, qui s’accroche désespérément à ce qui lui reste : le pouvoir, alors qu’il a tout perdu par sa faute. Il y aurait tant à dire sur l’irruption de la maladie, présente dans chaque processus de décision, mais niée autant que possible. Tant de choses à dire sur les nombreux rebondissements dans cette lutte de pouvoir, ces coups bas, cette distorsion de la réalité, cette chasse à l’homme médiatique et la corruption généralisée. La série de cette fin d’année, assurément. (La première partie étant réservée à Game of Thrones).

Je nuance mon appréciation sur Homeland, qui fait déjà les gros titres un peu partout. Si la série a d’indéniables qualités : d’excellents interprètes, du suspense, un joli puzzle à déchiffrer, certains rebondissements m’ont fait tiquer. Un peu comme 24, la série n’arrive pas à prolonger son thriller sans décrédibiliser l’intelligence des personnages et certaines facilités. De fait, beaucoup d’évènements sont prévisibles et, il faut bien le dire, rageants. Mais je n’ai pas boudé mon plaisir, ça faisait longtemps qu’on avait pas eu une série aussi passionnante.

Hormis ce trio de tête, deux autres séries dramatiques ont su m’accrocher : Pan Am et Ringer. Deux séries dont l’ambition démesurée se frotte aux dures réalités : la reconstitution politique pour l’une, le puzzle d’un thriller pour l’autre. Au final, on se retrouve avec deux séries superficielles, au charme limité.Une amère déception surtout pour Pan Am, qui à défaut, aurait pu être davantage passionnante si au moins les histoires de cœur n’étaient pas aussi ridicules.

Et puis il y a les séries dont on se lasse très vite. L’année dernière ce fut Hawaï 5-0, qui n’arrivait pas à donner un background intéressant à ses personnages. Cette année, c’est notamment le cas de Person of Interest. Oui,c’est un formula show, mais le concept aurait pu donner d’intéressants rebondissements. Une fois les personnages dessinés de manière minimaliste, il ne reste plus qu’à bailler. Si quelques épisodes se sont révélés plaisants, on tourne vite en rond. Autre show policier abandonné, Prime Suspect. La prestation de Maria Bello n’est pas en cause, mais l’évolution de la série laisse pantois. Sur un concept on ne peut plus basique, voilà que les scénaristes ont choisi d’affadir le personnage principal et ses relations difficiles dans un univers policier macho. Et comme les enquêtes policières n’en sont pas (aucun raisonnement, aucune astuce, juste la chance ou le hasard pour découvrir le coupable), j’ai jeté l’éponge.

Je passe volontairement sur les séries qui m’ont fait fuir, comme Terra Nova. Reportez-vous au billet concernant les pilotes si besoin.

Heureusement, cette rentrée est aussi le retour des séries comiques. Après avoir échappé à l’horripilante New Girl, à la soporifique Whitney ou aux improbables mâles en perte de repères (Last Man Standing, Man Up, How to be a gentleman), j’ai trouvé deux jolis couples : le premier, fauché, qui baigne dans les blagues sexuelles et les réparties agressives (2 Broke Girls), le deuxième, entre un père et une fille qui essayent de s’accommoder à leur nouvelle vie déjantée dans les suburbs (Suburgatory). Malgré tout, les épisodes sont assez inconstants, mais j’espère toujours une amélioration.

Et heureusement que les nouveautés sont là, car au niveau des reprises, c’est la catastrophe. Dexter (saison 6) réussit l’exploit de détruire à peu près tout ce qui restait de la série (la relation « familiale ») tout en sombrant dans la mise en scène ridicule. The Walking Dead (saison 2) m’a fait autant d’effet qu’une boîte de somnifères excepté la jolie scène finale. House (saison 8) n’a pas su rebondir après sa calamiteuse fin de saison dernière, proposant des épisodes sans aucune perspective intéressantes pour les personnages malgré un cast plaisant et des cas médicaux guère passionnants. How i met your mother (saison 7) n’a réussi à retrouver l’humour que le temps d’un épisode, juste avant de tout détruire à nouveau. Modern Family (saison 3) n’arrive pas à faire évoluer ses personnages, et ses gags sont archi-prévisibles. Grey’s Anatomy (saison 8) a certes donné de meilleurs épisodes que la saison passée avec un peu plus d’humour, mais on est encore loin du niveau acceptable pour me faire à nouveau apprécier les personnages.

Quelques séries réussissent peu à peu à se sortir de leur bourbier : The Good Wife (saison 3), d’abord (qui a développé une relation auquel je n’accroche pas au lieu de montrer un fil rouge et des enjeux intéressants), et The Mentalist (saison 4) qui après l’énorme gifle du season premiere a donné quelques épisodes plus sympathiques pour se faire pardonner. Enfin, le retour de Chuck (saison 5) fut très décevant, avec un manque flagrant d’imagination et d’intrigues efficaces. Les derniers épisodes ont heureusement su redresser la barre : il fallait retourner à la spécificité de la série.

Alors que reste-t-il comme moments forts dans cette semaine ? Nikita (saison 2) tout d’abord, qui a su densifier son univers sans perdre en cohérence ni en enjeux. Parenthood (saison 3), ensuite, malgré quelques maladresses de personnages et une émotion en dessous de la saison passée. Enfin, pour les séries comiques : deux constantes : The Big Bang Theory (saison 5), qui a développé avec délice le personnage d’Amy, et Raising Hope (saison 2) qui fait toujours preuve de créativité.

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[30 days drama challenge] days 27-28 drama populaire détesté / drama impopulaire adoré

Avec une telle profusion de séries, faire son choix et s’orienter n’est pas chose facile. D’autant que la popularité de certaines séries ne veut pas forcément dire que vous l’apprécierez vous aussi. Et inversement, il arrive que l’on puisse avoir un vrai coup de cœur pour une série boudée sur internet.

Le problème de ce genre de questions c’est qu’il est rare que je m’accroche pour un drama que je n’apprécie pas, qu’il soit populaire ou non… Mais dans ce cas, suis-je vraiment pertinent ? Pour juger une œuvre, il faudrait déjà l’avoir vu en entier (ou tout du moins une bonne partie), non ?

  • Corée :

détesté :

Je n’ai pas eu le courage de continuer Dream High. Je ne suis pas allergique à la K-pop (je me soigne et mes cures sont de plus en plus rapprochées), mais j’ai eu l’impression que le drama devait davantage son engouement à la popularité de ses stars qu’à ses intrigues et à son jeu d’acteur. J’ai eu tout de même quelques commentaires positifs m’encourageant à poursuivre l’expérience, mais peut-être aussi suis-je un peu vieux pour m’immerger dans une telle atmosphère. Et puis surtout les premières prestations scéniques étaient lamentables. Autant je suis admiratif de certains danseurs/danseuses du monde de la k-pop, autant la série n’avait pas l’air d’être à la hauteur de ses ambitions.

adoré :

Lie to me a vite eu son lot de détracteurs, et sans dire que j’ai adoré, j’ai pourtant apprécié la plupart des épisodes. Je m’en expliquerai prochainement, mais j’ai été happé par le duo principal, au point que le reste n’avait finalement plus beaucoup d’importance. Que voulez-vous, il suffit que je vois un couple heureux pour que je me mette à sourire bêtement. Et puis, on ne reverra pas avant longtemps une aussi belle alchimie, d’aussi belles scènes de baisers, voire même une héroïne qui ne se contente pas de vouloir épouser le prince charmant (et riche). Oubliés, les incohérences, les personnages inutiles, les intrigues ultra-classiques, la musique mal utilisée (du moins au début), à partir du 10è épisode (et au changement de PD : Producer-Director), la série se recentre sur l’essentiel et nous en met plein la vue. Pas étonnant que les fans se mettent à imaginer que Yoon Eun Hye et Kang Ji Hwan forment un vrai couple en dehors de l’écran, tant ces deux là font plaisir à voir.

  • Japon :

détesté : Hana yori dango. Ce drama bénéficie d’une telle popularité que malgré mes réticences je m’y suis plongé. Ce fut laborieux, mais j’ai persisté jusqu’au bout. Mis à part l’héroïne principale, bien mimi, les personnages sont de véritables caricatures et il m’a été très difficile de m’attacher à eux. Et pour moi le couple central ne fonctionne pas. On aura beau mettre un soleil couchant et les musiques adéquates, ça ne colle pas avec le développement psychologique du bad boy au cœur tendre. Rappelons-le, c’est un ignare friqué, irrespectueux, hautain, violent, sadique, qui subitement tombe amoureux de la victime qu’il … torture ! Oui j’insiste sur le « subitement ». Je peux comprendre que le garçon qui sort les poings soit le fantasme de la pré-adolescente (et encore), m’enfin, un peu de cohérence ! Surtout que ses premières scènes sont particulièrement violentes et qu’il est très dur d’apprécier un personnage qui se conduit ainsi (et j’ai fait une coupure de visionnage de 2 mois !). L’autre garçon, c’est le cœur tendre mystérieux, romantique, qui fait la pose « parogencyl blancheur système » en faisant « hé, hé » au lieu de s’expliquer. Les deux autres garçons n’ont pas le même temps d’antenne, ce sont les faire-valoir, mais ils réussissent quand même à s’envoyer des pains de façon complètement invraisemblable, parce que les deux autres en ont décidé aussi. C’est vous dire le niveau ! J’ai conscience d’être dur, mais j’avoue qu’aujourd’hui je n’ai toujours pas compris l’engouement pour cette série, mis à part qu’elle a été la première pour bon nombres de dramaphiles.

adoré : Manhattan love story. Voilà une série qui mériterait un bond de popularité, tant elle est originale et tarabiscotée. Et pourtant, tout comme Koi Ga shitai (qui a néanmoins quelques articles élogieux), cette série passe inaperçue sur le net. Ça ne vous intéresse pas, un puzzle amoureux délirant ?

  • USA :

détesté : J’ai essayé True Blood, mais il n’y a rien à faire, désolé, c’est pas pour moi. Et j’avoue que j’en cherche encore l’intérêt , je continue à lire de ci de là les impressions sur différents épisodes… Mais bon je vois fleurir sur la toile davantage de captures d’écran de scènes dénudées que des textes saluant la qualité des intrigues, alors je me console (peut-être à tort) en me disant que je ne loupe pas grand chose, malgré la puissance du marketing.

Et puis il y a aussi des séries auxquelles je voudrais accorder une seconde chance, comme Doctor Who. Parce que j’ai jamais pu avoir le courage de lancer la suite, après des débuts aussi laborieux. Pourtant le kitsch ne me pose pas de problème (Buffy l’était bien lors de ses premiers épisodes), mais non, je suis passé à autre chose, et je continue de me dire, jour après jour, que j’aurai du persister, vu l’engouement…

adoré : Huge. La série est malheureusement passée inaperçue l’été dernier, et j’encourage autant que possible son visionnage. Voilà une série qui était originale et montrait pour une fois les ados obèses sous un autre jour. Fini l’obèse rigolo, le faire-valoir au héros, dans cette série tout le monde a des problèmes de poids. Huge est en réalité une très fine description de leur bagage émotionnel. Et j’avoue que je préfère m’intéresser à des ados qui ont un manque de confiance en eux que des ados friqués qui se droguent ou s’envoient en l’air à la moindre opportunité.

Les produits dérivés des dramas coréens

Le temps de quelques articles consacrés aux séries américaines, j’avais déjà abordé quelques objets collector fascinants. Mais il était temps de montrer un peu l’univers des produits dérivés des dramas coréens. (Un article tout trouvé à l’approche de la Saint Valentin)

On savait déjà que les dramas coréens étaient une source de revenus non négligeables pour les tour opérateurs (qui organisent des visites des lieux de tournage de dramas populaires, comme Winter Sonata). L’industrie musicale se porte bien elle aussi (cf les OST).

Et en ce qui concerne les produits dérivés proprement dits (cadeaux, collectors), il y a un secteur qui marche très bien, c’est la peluche. Il faut dire que les dramas coréens font de plus en plus de placement de produit.

On peut dire que tout a commencé avec My Name is Kim Sam Soon. L’apparition de la peluche en forme de cochon (« Sam Sook ») a suscité tellement de réactions positives après la diffusion de l’épisode que beaucoup de monde a cherché à l’acheter. Le cas de Kim Sam Soon est emblématique, puisque son personnage principal est une sorte de Bridget Jones, où son physique et son franc-parler n’attire pas vraiment la gente masculine. Cela a occasionné un fort processus d’identification des téléspectatrices, et la peluche en forme de cochon a fini par symboliser cet espoir d’une histoire d’amour.

La peluche se vend encore très bien aujourd’hui puisque le drama continue d’être diffusé dans le monde. Ce qui fait que le marché des produits dérivés de dramas reste florissant. La peluche de 45 cm de haut coûte 60 euros sur YESASIA).

Depuis, quelques dramas ont voulu récupérer ce phénomène. L’intérêt est évident : il s’agit de donner une identité forte au drama, et de rassembler les fans autour de ces symboles.

Ainsi, on pourra par exemple retenir la peluche cochon-lapin de You’re beautiful. On saluera l’ingéniosité du concept (sa création dans la série est hilarante et irrésistible), et le souci du détail, puisque le cochon-lapin va être affublé d’autres produits dérivés au cours de sa carrière.

Comptez dans les 36 euros pour une taille de 55 cm de haut sur YESASIA.

(Il existe d’autres boutiques sur le net, évidemment, mais dans un souci de comparaison, je reste autant que possible sur YESASIA).

A noter qu’il existe en version plus petite mais avec une fonction enregistreur, pratique pour dire des messages à l’élu de votre cœur. Ça vaut 33 euros pour 35 cm de hauteur (YESASIA).

Autre peluche qui envahit les chambres, la peluche en forme de chat (myoo noir ou blanc, dessiné par ARKA) dans Secret Garden ;

Le prix lui, monte en flèche dès qu’il s’agit d’un drama récent.

Ça vaut quand même 86 euros pour une taille de 60 cm et 24 euros pour une taille de 25 cm.

Et ça sort dans les jours à venir sur YESASIA.

Ou encore, plus surprenant, la peluche en forme de… cuisse de poulet ! (My girlfriend is a gumiho), puisque l’héroine dévore les cuisses de poulet dans le drama.

Mmhh une cuisse de poulet géante sur votre lit ?

Préparez vos sous si vous avez faim, parce que ça vaut quand même 80 euros pour un mètre de hauteur (YESASIA)

En tous cas, si vos amis n’apprécient pas, vous pouvez toujours demander à votre chien. Qui sait ?

Dernière peluche en date : la peluche Otto (Dream High).

Oui ça a l’air d’une poupée vaudou.

Mais là on fait dans l’écologique, n’espérez pas vous en tirer pour moins de 50 dollars.

A ce prix là, avec une bonne paire de chaussette et un peu de créativité, il devrait être possible de faire pareil, non ?

Outre les peluches, ce sont souvent les bijoux ou accessoires de mode qui sont privilégiés (le public féminin étant, comme vous l’aurez deviné, souvent le cœur de cible).

You’re beautiful aura fait fort, d’ailleurs, entre la pince à cheveux (24 euros sur tofebruary) et le pendentif étoilé (19 euros sur tofebruary).

Il est d’ailleurs recommandé de ne pas tenter de l’écraser pour le recoller, je doute qu’il soit possible de le reconstituer comme dans le drama.

Et puis évitez de la perdre dans les salles de spectacle, je ne pense pas qu’on vous autorisera à fouiller la salle après les heures de fermeture.

Mais parfois, la machine à placer des produits a ses ratés. Par exemple, Boys over flowers récupèrera le même pendentif que celui… de You are my destiny !

Oups… !

Je passe volontairement sous silence les innombrables boucles d’oreilles, porte-clés, posters, cartes postales, calendriers, stickers et pogs (oui on trouve même les stickers et les pogs mentionnés dans You’re Beautiful pour 20 euros) , stylos, tapis de souris, sacs plastiques à l’effigie de vos héros de dramas préférés. Sachez que plus la popularité du drama est importante, plus vous pourrez vous payer ces choses là… à prix d’or bien entendu. (11 euros le tapis souris, quand même !).

Plus rigolo, vous pouvez vous procurer les chaussettes de fans d’Oska (que porte Ha Ji Won dans Secret Garden). 7 euros la paire sur YESASIA. Ridicule assuré.

Ou alors Hyun Bin qui en fait des tonnes sur le mug Secret Garden (18 euros bien dépensés sur YESASIA).

Bref, le business des produits dérivés a encore de beaux jours devant lui.

[Pilote] Dream High

Nous avons déjà évoqué ici la K-pop, et sa progression jusque dans nos contrées. Il faut pourtant bien comprendre que pour certains artistes, la voie royale reste la conquête des USA après celle de l’Asie. Boa ou Rain par exemple s’y cassent les dents. Mais l’ambition perdure. C’est un peu comme si la Corée du Sud avait le besoin de se faire reconnaître musicalement par les USA.

Tout cela explique donc l’introduction toute particulière de la série Dream High, qui nous annonce qu’à l’horizon 2018, pour les 60è grammy awards, un artiste coréen , K, sera récompensé, notamment pour son meilleur album. Mais pour en arriver là, la série va nous montrer les débuts de différents artistes. Le postulat de la série semble donc simple : faire les paris sur l’identité de cette future star internationale (l’un des 6 artistes présents sur une photo), artiste que l’on va voir grandir, mûrir devant nos yeux.

Oui, la série musicale est à la mode. Ce n’est d’ailleurs pas un concept novateur, mais il fonctionne suffisamment pour attirer du monde devant les écrans. D’ailleurs, après You’re Beautiful (dont la review ne devrait plus trop tarder sur ce blog), le filon va être particulièrement exploité cette année, entre Dream High, What’s up et The musical.

Dream High est produit par Bae Yong Joon, qui veut utiliser sa popularité exceptionnelle au profit de la série. Il apparaît donc lui-même dans la série comme le producteur / narrateur de cette success story et directeur d’une école pour artistes. Sa présence, pour autant n’apporte pas grand chose à la série. Même s’il est charismatique, il est vraiment trop calme et inexpressif pour qu’on aime son personnage.

L’histoire nous présente donc Go Hye Mi (Suzy du groupe Miss A), une étudiante douée pour le chant classique. Imbue d’elle-même, ayant, il faut bien le dire, un caractère de chien, elle est admirée par son amie Yoon Baek Hee (Ham Eun Young, du groupe T-ARA, Coffee House), ingénue, qui ne pense qu’à lui ressembler en oubliant de s’affirmer. Go Hye Mi, malheureusement pour elle, voit son rêve s’écrouler. Son père, criblé de dettes, est en fuite pour éviter que les usuriers mafieux ne s’en prennent à lui. Go Hye Mi va donc devoir trouver une solution pour trouver un toit pour elle et sa petite sœur. Pour rembourser cette dette, elle est contrainte de signer un engagement pour réussir l’audition à l’école pour artistes, et donc devenir riche et célèbre. Cela doit être une formalité pour Go Hye Mi, vu sa maîtrise des vocalises.

Mais l’audition est un échec. Pire encore, elle sonne le glas de l’amitié entre Go Hye Mi et Yoon Baek Hee : Go Hye Mi est prête à enfoncer son amie pour avoir sa place, mais c’est finalement Yoon Baek Hee, trahie, qui renaît, s’affirme et obtient son ticket d’entrée.

Alors que tout semble perdu pour Go Hye Mi, le directeur semble vouloir donner une seconde chance à quelques artistes, sans vraiment s’expliquer (une ficelle scénaristique très déplaisante). 3 personnes peuvent rejoindre le groupe : elle, mais aussi Jin-Gook (TaecYeon, du groupe 2PM), un garçon qui essaya à maintes reprises de la sauver des griffes des usuriers et un solide gaillard resté à la campagne, Song Sam Dong (Kim Soo Hyun)…

Vous comprenez très vite que le casting issu du monde de la K-Pop est ce qu’il peut y avoir de plus attrayant avec une telle histoire. Car en plus d’être conventionnelle, la mise en scène est médiocre, grandiloquente au point de croire à une parodie, et le rythme de l’intrigue est suffisamment haché pour y perdre de l’intérêt: on se perd dans des apparitions de personnages caricaturaux (mention spéciale au danseur mystérieux qui parle en anglais – trop la classe – et à la fille qui chante très bien mais qui est moche et grosse, remake de 200 pounds beauty, avec en plus mauvais maquillage).Ce n’est ni drôle, ni dramatique, c’est juste… sans âme.

Pour autant, la série trouve sa force dans quelques personnages. Il aurait été facile de présenter l’héroïne comme quelqu’un de foncièrement gentil, qui subit malheureusement différents coups du sort. Il n’en est rien. Un peu comme dans le début de The Vineyard man, l’héroïne est tête à claques, rien n’est fait pour qu’on l’aime. Même sa situation précaire n’inspire pas beaucoup de pitié (et c’est un comble dans un drama coréen). C’est donc dans l’évolution de son caractère et de celui de sa Némésis que réside l’intérêt du programme. En effet, à l’inverse, Yoon Baek Hee est présentée comme la fille trop aimable, et le clash lors de l’audition révèle une seconde nature qui apporte beaucoup à un personnage jusqu’alors trop lisse.

Au niveau des parties musicales, malheureusement, je n’ai pas trouvé de performances émouvantes ou enthousiasmantes (une remarque qui vaut également pour le jeu de ces « acteurs »). Ce qui est dommage quand on parle de découverte de talents. Il est évidemment trop tôt pour juger de la qualité de l’OST, mais on est loin de You’re beautiful par exemple.

Bref, la série, présentée ainsi, a un gros manque de finition, c’est un ensemble de pièces qui unes à unes sont de mauvaises qualité, mais dont on se prend à espérer que leurs interactions donneront un peu d’émotion (pourvu que les personnages aient des affinités intéressantes !). Le double épisode n’a fait qu’effleurer ces possibilités. Ce potentiel, à vrai dire, relève davantage de l’incantation que de la certitude. La série semble susciter un peu d’engouement en ce moment, mais j’ai tendance à me méfier, d’autant que la présence de chanteurs issus du monde de la K-pop n’y est sans doute pas étrangère.

En tous cas au vu des 2 premiers épisodes, difficile d’être enthousiaste. Il est vrai que je suis loin de la cible visée. Je préfère passer mon tour pour le moment.