Liebster Award (nouveau tag)

liebster-award

Avec un bon mois de retard (et toutes mes excuses), me voilà donc en train de répondre à ce nouveau tag envoyé par Mina et Kaa. Un tag plus personnel, très plaisant (merci les filles !), dont les règles sont les suivantes :

1/ donner 11 infos sur vous

2/ Répondre aux questions que le blogueur vous pose

3/Nommer à son tour d’autres blogueurs

4/Lui trouver de nouvelles questions.

5/publier l’article.

Je demande à tous mes lecteurs un peu d’indulgence sur les croustillantes révélations que je m’apprête à faire. (Bon c’est l’été, il y a moins de monde pour lire mes bêtises, il paraît).

Mes 11 infos sur moi

Love

1/ Plus j’avance en âge, plus je change d’opinion sur la vie. C’est sans doute parce que je passe à côté de plein de choses (du fait de mon état de santé), mais c’est aussi parce que je me recentre sur l’essentiel à mes yeux : l’amour. J’ai toujours été quelqu’un de romantique (et ça se reflète dans mes critiques de série ou de films), mais depuis que je suis marié, c’est encore plus flagrant. L’amour, c’est ce qui me nourrit, ce qui me construit, ce qui fait que je peux me projeter, encore et toujours. Encore aujourd’hui, quand je dis « je t’aime » à mon épouse plusieurs fois par jour, j’en tremble. Je ressens cette force qui m’anime, ce besoin de me mettre mon cœur à nu. Au point que j’ai peur de lasser ma femme qui entend ces mots depuis 9 ans. Et pourtant j’espère sincèrement rester ainsi jusqu’à la fin des temps. Voilà aussi pourquoi j’abhorre le cynisme qui se répand partout sur internet. Non, parler de relations amoureuses, ce n’est pas niais ou guimauve, c’est juste essentiel, parce qu’on ne peut pas vivre sans amour. Ça me fait penser à l’épisode 1.08 de Dates qui raconte que même Hitler et Staline se sont mariés (et qui se termine en démontrant l’inverse de ce que je viens de dire, mais qu’importe !).

je-sais-cuisiner-pour-mes-doudousnr-de-martine-camilleri

2/ J’adorerai pouvoir mieux cuisinier. J’achète ou je récupère des tas de livres de cuisine. Je salive devant les photos. Mais je me lance rarement. Entre la quête des aliments – forcément fatigante pour moi – et la vaisselle de 3 heures qui s’en suit, je renonce presque toujours. Sans compter l’aspect financier. Dernière lubie en date : l’achat de couteaux de cuisine un peu plus sophistiqués (et plus gros) qui font peur à ma femme (pourtant elle a pas vu Psycho). Bref, je reporte, je reporte, et presque tous les jours je rêve de me mettre aux fourneaux. Maintenant, je me dis qu’avec le prochain tournant dans ma vie (cf le point 11 mais chut pas de spoiler), je vais forcément m’y mettre.

journées courtes

3/ Ce qui m’amène au point suivant : mes journées sont trop courtes. Non, sérieusement. Mes journées sont trop courtes. Je suppose que ça doit être pareil chez vous, mais je ressens tout le temps cette frustration de n’avoir pas pu faire telle ou telle chose dans la journée. Mes capacités physiques étant désormais réduites (même si elles se sont légèrement améliorées avec le temps), je suis aussi devenu lent. Non seulement je ne peux plus sortir de chez moi sans avoir peur de ne pas pouvoir tenir debout, mais en plus chez moi je n’arrive plus à mettre la seconde vitesse. Vous savez, quand il y a un truc à faire en urgence. Je dois bouger lentement, faire attention à mes gestes, m’allonger et m’asseoir régulièrement. Et j’en ai marre.

evaluation

4/ Du coup, mon Iphone 3GS dont l’écran est abîmé et illisible sur un bon tiers (merci Apple pour la fiabilité de tes produits), me sert beaucoup. J’ai renoncé à y lire internet n’ayant pas trop envie de consommer davantage d’antalgiques. Et là, je suis en plein drame. Il n’y a désormais plus aucune application twitter qui fonctionne désormais sous ios 4.3 (Non je ne passerai pas au 5, ça ralentit trop la bécane). Voilà qui explique pourquoi je suis de plus en plus en décalage avec ma TL. Du coup je me rabats sur les jeux. Non pas ceux qui vous détaillent votre CV sur facebook, mais les jeux de gestion de Kairosoft, les tower defense, … Au point que j’ai eu envie de faire un post complètement hors sujet sur mes jeux préférés. Mais bon je tiens à ma ligne éditoriale (et vous aussi je suppose).

hop-la

5/ Ma vie est tellement passionnante que je ne sais pas comment je vais arriver à vous donner ces anecdotes croustillantes sur ma folle vie de bourlingueur canapé-chaise-lit. (J’exagère à peine, mais surtout ça fait un point de rempli, hoplà).

hopla gambsheim style

6/ Hoplà. Les plus détectives d’entre vous auront remarqué ce vocabulaire typiquement alsacien. Il parait que je suis un peu chauvin, dixit ma femme qui a traversé la France pour me rejoindre. Mais bon. Qu’y puis-je si j’aime ma région ? Il y fait si bon vivre (quand c’est pas la canicule ou l’hiver). Hum. Cela dit, un conseil si vous n’êtes pas du coin : ne vous avisez jamais d’assimiler les alsaciens à des allemands. Jamais. Sous peine d’avoir mal aux fesses et de ne jamais pouvoir goûter à autre chose que la choucroute sous vide et les fausses tartes flambées surgelées.

Hopla-Guys

7/ Plus je fais ce tag, plus je me dis que 11 anecdotes, quand même, c’est trop.

(… hoplà. Bon ça commence à se voir…)

le mystere de la camera

8/ Jusqu’en classe de 3ème, à la question : « que voulez-vous faire plus tard ? », je répondais « chanteur ». Ça en étonnait plus d’un. Mais secrètement, je rêvais d’être écrivain. J’ai toujours aimé écrire. J’ai même écrit jusqu’en 6ème des dizaines d' »histoires dont vous êtes le héros« . Oui, des enquêtes policières ou des univers guerriers, avec des choix à faire, des lancers de dés, etc… Ian Livingstone n’avait qu’à bien se tenir. J’inventais même mes propres jeux de société pendant une période. Oui j’étais un enfant à l’imagination débordante.

Kiwi

9/ J’ai une sensibilisation croisée latex-kiwi. Voilà un détail intéressant, j’en suis sûr. Mais le tout c’est de s’en rappeler dix ans plus tard quand l’envie vous prend de manger un kiwi. Hum.

dontforget

10/ J’oublie tout. Je me moque souvent de mon faux Alzheimer débutant sans doute pour repousser cette maladie qui fait tellement peur et que j’ai malheureusement trop étudié. Mais réellement, je commence à fatiguer ma femme car je ne me souviens jamais de ce qu’elle vient de me dire. Pour ça, écrire sur Internet, c’est génial. A moi les souvenirs illimités comme s’ils sortaient de mon cerveau. Ah oui, tiens, j’ai réellement dit ça, moi ? Mais bien sûr que l’orthographe des noms des acteurs coréens, ça n’a aucun secret pour moi ! ^^

PapaBox

11/ J’ai gardé le meilleur pour la fin. Je vais être PAPA. Pour Noël (Oui, le plus beau cadeau). J’ai attendu avant de dire la nouvelle, vu notre immense douleur et notre déception en tout début d’année. Mais ce coup-ci ça devrait être bon (même si en tant que grand angoissé, je fais devenir chèvre ma femme en la surveillant et en lui interdisant tout ce qu’elle aime manger). Du coup moi qui n’arrête pas de cogiter et de me projeter la nuit, ça y est, vous imaginez maintenant mon état d’esprit. De l’annonce quasi irréelle à l’attente insupportable. 9 mois c’est long. Je vois le ventre de ma femme s’arrondir. Et ça y est, j’ai envie de prendre le bébé dans mes bras. Je vois nos futures nuits blanches. J’entends les cris. Je panique à l’idée de devoir ramasser une cuillère par terre 40 fois par jour. Mais j’ai tellement envie de lui faire découvrir le monde. Tellement envie. Même si je sais que je ne serai pas à un papa qui fera du sport avec sa progéniture, et qui sera plutôt limité question déplacements. J’ai tellement de choses à lui expliquer. Tellement d’amour à lui donner. Tellement. Et si c’est une fille, promis, elle s’appellera pas Khaleesi.

Sur cette bonne nouvelle, passons donc aux questions un peu plus intéressantes. Parce que bon, je doute vraiment que ma vie privée vous intéresse à ce point.

Les questions de Mina et Kaa :

Fast-typing

1/ Y a-t-il une différence flagrante entre vos débuts sur le blog et aujourd’hui (dans votre manière d’écrire et/ou d’appréhender des dramas, par exemple) ?

Oui, le blog a sensiblement évolué. A l’origine je pensais écrire régulièrement des bilans de dramas une fois terminés, puis peu à peu, l’attrait des nouveautés a pris le dessus, et je ne parle désormais que des premiers épisodes des nouveaux dramas, je réserve mes impressions sur un drama entier lors d’un bilan de fin d’année voire des bilans occasionnels. Ça n’est donc plus pareil, et j’ai parfois le sentiment de faire le grand écart entre un jugement un peu trop rapide d’un côté, et un résumé bien trop bref de l’autre. Mais je ne peux pas écrire davantage, malheureusement. Plus de temps devant le clavier = moins de temps pour visionner, c’est aussi simple que ça.

Après pour ce qui est de l’attitude vis à vis des dramas, forcément, aussi, ça change. Mais ce n’est pas le blog qui est responsable, c’est tout simplement le goût qui évolue un peu. J’aime de plus en plus les fictions plus adultes de JTBC, mais fort heureusement ça ne m’empêche pas encore d’apprécier les rom-coms légères.

pseudo

2/ Écrivez-vous sous votre nom réel ou derrière un pseudo? Si c’est un pseudo, d’où vient-il?

Ah. Le pseudo « Eclair ». Non, il ne fait pas référence à une pâtisserie. Mais d’aussi loin que je me rappelle j’ai toujours choisi ce pseudo. L’envie d’être rapide, sans doute. Hum. Mais ça fait tellement longtemps (plus de 15 ans) qu’honnêtement je ne m’en rappelle plus.

tenchu manhattan love story

3/ En quel personnage de drama aimeriez-vous vous cosplayer/déguiser s’il existait une convention sur les dramas de la même échelle que Japan Expo ?

Me déguiser, moi, jamais. Autant je trouve ça sympa de voir des jeunes vivre leur passion, autant moi ça ne me branche pas du tout. Je suis bien trop introverti. Cela dit, pour la question, je serai Bushoooo d’Hotaru no hikari ou Tencho le gérant du café dans Manhattan Love Story, histoire de pouvoir courir dès que besoin.

manque_de_qualite_temporaire_television_livre

4/ Selon vous, qu’est-ce qui fait qu’un drama/une série est bon(ne) ou mauvais(e)?

Ah non mais ça c’est le sujet d’une thèse. Vous avez trois jours de lecture devant vous ?

Disons que l’avantage majeur d’une fiction télévisuelle, c’est qu’elle rentre chez vous. Elle s’insinue dans votre quotidien. Vous avez plaisir à revoir vos personnages, ils en deviennent presque une autre famille. Une fiction réussie, ce sont donc des personnages attachants, avant tout. Ça ne veut pas dire qu’ils doivent être forcément sympathiques, mais on doit avoir envie de savoir ce qu’ils vont devenir. Tiens là, je suis en plein visionnage de Gavin & Stacey (pour préparer le terrain du remake US à la rentrée), et bien la fiction réussit parfaitement ce défi.

Après on rentre plus encore dans le subjectif. Sans rentrer dans des généralités casse-gueules, j’ai l’impression que le renouveau des séries en France passe uniquement par le rafraichissement des concepts. C’est bien, parce qu’on a tellement diffusé le même genre de programmes qu’on ne peut que saluer la manœuvre. Mais avoir un sujet sociétal ne fait pas tout. Bien au contraire, il peut être enfermant.

Je recherche donc des séries qui peuvent m’émouvoir. Que ce soit de la peur, de l’amour, donnez moi un frisson. Mais pas n’importe comment. Construisez patiemment votre histoire, vos personnages, rendez-les « humains », cohérents, et l’émotion viendra toute seule. J’ai un faible pour les séries qui trouvent leur ton, en abordant le quotidien. Il n’y a rien de plus fabuleux que d’arriver à retranscrire les sensations du quotidien. Décrivez moi un couple en long et en large, leurs pensées, leurs ambitions, mettez les face à des choix de vie, … Prenez votre temps. Ne les faites pas changer de partenaire toutes les minutes. Équilibrez la prévisibilité des intrigues avec l’imprévisibilité de la vie.

Je porte aussi une grande attention aux dialogues. Référencer la pop-culture, c’est bien, faire un bon timing c’est encore mieux. On ouvre pas sa bouche pour ne rien dire. On explique dans un drama, et dans le domaine de la comédie, on cherche le percutant. Plus les dialogues sont travaillés, plus j’aime.

Je suis moins exigeant avec la réalisation. Elle compte, évidemment, mais dans le même temps mes plus grandes claques télévisuelles n’ont pas connu les moyens financiers actuels. Bref, une réalisation moyenne est largement rattrapable par son contenu. On dira aussi deux mots aux critiques cinéma qui viennent sur le terrain des séries sans comprendre que ces deux médias sont certes proches mais n’ont pas du tout les mêmes objectifs. Une série n’est pas un film, ne sera jamais un film, ne doit jamais être un film, quand bien même on lui donne un réalisateur de ciné. Dans le même temps j’aime bien l’identité culturelle : quand je regarde un drama coréen, j’ai envie de retrouver cette prise d’image, cette attention aux couleurs, aux visages, aux paysages.

Et puis il ne faut pas oublier la bande sonore. Un drama coréen sans musique n’a strictement aucun intérêt. Malgré ses gimmicks, ses reprises, c’est la musique qui soutient d’abord l’émotion. C’est aussi une manière de s’approprier la série. J’aime écouter de la musique de dramas ou de série (Ramin Djawadi a fait un générique de Game of Throne entêtant).

Après, il y a bien évidemment la cohérence de la fiction. Et là je m’emberlificote un peu. Autant je peux apprécier une fiction qui multiplie les rebondissements de manière jouissive, autant je recherche la cohérence dans des dramas qui prennent leur temps. Bref, c’est un peu pour moi ce qui définit la frontière entre ce que beaucoup appellent le guilty pleasure, et les autres fictions. Il y a des moments où voir un personnage agir de manière idiote, subitement, ça vous donne envie de jeter la télécommande.

Enfin, il y a aussi la question de la mythologie, et plus généralement des enjeux, des buts. Un drama comme Big a été une vraie gifle parce que la seule raison de continuer son visionnage était l’envie de connaître la manière dont le scénariste allait démêler ses nœuds. Une série comme Lost, au contraire, ne m’a pas frustré par sa fin, parce que ce qui comptait, au fond, c’était cette sensation permanente de mystères à résoudre. Le curseur n’est donc pas facilement identifiable là aussi.

Une bonne série, ou un bon drama se doit aussi d’avoir du rythme. Pas forcément des rebondissements. La nuance est de taille, car cela joue forcément sur la cohérence de l’ensemble de l’oeuvre. Les dramas coréens l’ont bien compris avec souvent une structuration qui alterne la comédie et le drame. C’est le changement de ton, au fond, qui est à la manœuvre. Brutal, il casse l’immersion. Trop doux, il endort.

On touche aussi des choses plus intimes dans les séries, ou les dramas. Personnellement mon esprit divague souvent devant ma télé, en réflexion à certaines thématiques. La mort, l’amour, la maladie, la solitude, la façon de voir la vie, de la comprendre, de la saisir. Que fait-on là sur terre, au fond ? Là aussi les dramas coréens, au rythme plus doux, favorisent cette introspection, laissent du temps pour s’imprégner, pour réfléchir, pour vivre l’émotion différemment. On peut aussi se projeter. Ah oui, tiens, j’aimerai bien faire ce voyage. Depuis combien de temps n’ai-je pas dit à ma famille que je l’aime ? Il ya aussi la réflexion sociétale. Par exemple à l’époque c’est grâce à Six Feet Under que j’ai pu saisir le questionnement sur l’homosexualité. (Ne riez pas, mais je sortais  déjà très peu en cette période, et je ne connaissais personne dans mon entourage qui vivait cela). Les fictions sont aussi une formidable ouverture d’esprit sur le monde. Les séries m’ont appris la tolérance, le goût de s’intéresser à d’autres cultures. Ça ne veut pas dire pour autant qu’elles ne vous laissent aucun esprit critique. Je déteste toujours la manipulation à travers des fictions dont le seul but est de démontrer une idée, en ne laissant aucun contradicteur (Top of the Lake ou The New Normal, oui je pense à vous deux).

Bref, il y aurait encore beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à dire.

korean wave

5/ Comment jugez-vous la manière dont est abordée la pop-culture Sud-Coréenne (ou Japonaise, au choix) dans les médias Français ?

Je trouve que les français regardent trop leurs nombrils. Quand je lis certains commentaires d’articles évoquant la Corée du Sud, je me dis qu’il y a encore du chemin à faire. On passera rapidement sur les allusions racistes considérant tout asiatique comme un chinois, ou pire comme un « chinetoque ». On évitera aussi Twitter, dont la lecture de certains trends vous retirent immédiatement 100 points de QI.

Mais ce qui me frappe c’est l’angle d’attaque, comme si le pays était devenu la cible des anti-libéraux de tous poils. Oui, le modèle sud-coréen s’exporte, n’en déplaisent aux journalistes français. C’est peut-être le signe d’une solide orientation, d’une vision politique et économique qui donne des conditions de travail lamentables à ses acteurs, mais c’est surtout le signe que ça plait. Et ça, il faudra bien l’analyser un jour, hein, et pas réduire son public à de « stupides adolescents ».

Mention spéciale à Canal +, entre son traitement de l’arrivée de Girls Generation ou ses raccourcis honteux sur les dramas coréens dans leurs émissions. C’est tellement simple de critiquer ce que l’on ne veut pas comprendre, sans laisser aux connaisseurs une seule chance d’exprimer la raison de leur intérêt.

Loin de moi l’idée d’imposer la K-pop comme un chef d’œuvre de musicalité, mais avec un minimum de recherche on peut très bien trouver des titres parfaitement calibrés, sucrés, qui vous rendent simplement heureux de chanter. Il y a un aspect festif, optimiste que l’on ne peut nier, et qui est une des raisons de ce succès.

Pour les dramas, la percée est là. Les festivals séries s’y intéressent un peu. Et vraiment j’aurai adoré voir la réaction de sériephiles devant Going my Home à SériesMania par exemple. Par contre, à lire un peu sur le net, je sens un peu un préjugé du style « les dramas coréens sont un genre de télénovéla »,ou « soap fait à la va-vite ». Les journalistes qui n’y connaissent rien ont vite fait le rapprochement avec Plus Belle la Vie, et c’est exactement le genre de désinformation qui m’exaspère.

Pour l’instant on en est donc à « soap », « phénomène pour ados », et le classique « boys band » (alors que ça n’a strictement rien à voir avec nos boys band des années 90). On est loin d’avoir une vraie approche culturelle (et décomplexée) de la question. Là dessus se greffent deux attitudes : les optimistes « au moins on parle de ce que j’aime », ou l’attitude élitiste « je préférais quand on en parlait pas avant, c’était mon univers à moi ». Moi je reste dans la case combattante. C’est aussi une des raisons d’être du blog, après tout.

Voilà.

Fin du tag

Pour ce tag, en ce qui concerne les nominations d’autres personnes, vu que j’arrive en dernier, j’avoue ne plus savoir à qui m’adresser. Mais si quelqu’un veut reprendre le flambeau et répondre aux questions suivantes (ici ou sur un autre blog), n’hésitez pas..

3D Character and Question Mark

Voilà donc mes questions (plutôt simples et courtes, pour pas vous embêter longtemps) :

1/ Combien de temps en moyenne par semaine passez-vous sur Internet à lire des blogs sur le sujet de votre passion (dramas, séries) ?

2/ Combien de temps en moyenne par semaine consacrez-vous à regarder des séries/dramas ?

3/ La diversité de l’offre (via le câble) vous frustre-t-elle ?

4/ Vos 5 dernières recommandations en matière de séries/dramas ?

5/ Avez-vous déjà été à des festivals de séries ? Si non, pourquoi ?

Encore un grand merci à Mina et Kaa pour ce tag très intéressant. J’espère ne pas vous avoir assommé avec toute cette lecture. Mais je suis content d’avoir abordé tous ces sujets, c’était une très belle occasion, donc merci de me l’avoir donnée.

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Bilan de mon année télé 2011

Je tiens encore à m’excuser pour le manque de mise à jour ces derniers temps, et je vous remercie pour votre fidélité, le fait est que j’ai un peu de mal à me remotiver pour la suite, ma vie personnelle étant ce qu’elle est. Je me suis aperçu, en plus, que je n’avais même pas fêté le deuxième anniversaire du blog début décembre (!).

Mais je tenais quand même à évoquer – rapidement – cette année télé.

Commençons si vous le voulez bien, par les dramas asiatiques. L’année dernière j’avais formulé le souhait d’en regarder davantage, étant de plus en plus frustré par l’actualité et par certaines reviews élogieuses. Autant le dire tout de suite, ce ne fut pas le cas. Une fois de plus, je n’ai pas pu abandonner certaines séries américaines en cours, et je n’ai donc pas pu libérer plus de place sur mon agenda.

Pour autant, j’ai trouvé cette année dramas en demi-teinte.

Du côté japonais, j’ai définitivement abandonné toute tentative de regarder une ou deux séries de saison. Curieusement, cette année 2011 je n’ai pas vu beaucoup de dramas japonais en entier. Je n’avais pourtant pas pour habitude d’abandonner des dramas aussi facilement, mais avec les problèmes techniques (la généralisation d’un format que je ne peux lire dans des conditions de visionnage confortables), et un investissement moindre pour les personnages, je n’ai pas eu de véritable coup de cœur cette année, Jin saison 2 exceptée. J’ai même du mal à terminer la deuxième saison d’Hotaru no Hikari, moi qui avait pourtant adoré la première. La réalité, c’est que j’aurai du réserver plus de place à la découverte, ou laisser plus de chance à une série pour s’installer (comme Love Shuffle). C’est toujours frustrant de se dire qu’on passe à côté de plein de choses par manque de temps, et il va vraiment falloir que je ré-équilibre tout ça.

Du côté coréen, là aussi, j’ai été surpris par mon manque d’investissement à moyen terme. Le problème, c’est que je n’ai même pas le temps de commencer un drama que les prochains me font encore plus saliver. (C’est fou comme je suis devenu accroc aux annonces de casting, aux teasers, aux posters). Et puis, à force de lire des reviews, vient le doute. Aurais-je du continuer The Musical, Flower Boy Ramyun Shop, 49 days, Dream High, My Princess… (Pour Flower boy je crois qu’il va falloir me forcer, vu les critiques dithyrambiques) ? Aurais-je du tenter de visionner des dramas plus « girly » comme I need romance ? C’est souvent une question de cible, et cette année j’ai trouvé moins de dramas capables de me toucher, en tant qu’homme. Entre les k-pop idols et les flower boys, j’ai eu du mal à m’y retrouver. Après un hiver passé à me réjouir de certaines scènes de Secret Garden, j’attendais avec impatience le retour des comédies romantiques, lesquelles se sont révélées sympathiques (Baby-faced beautyThe Greatest Love) mais ne réussissant jamais à réunir l’intégralité des ingrédients requis. L’exemple parfait étant Lie to me. Avec un tel casting, une telle alchimie, j’ai pu vivre de belles scènes, mais l’ensemble manquait de liant pendant les 90 % du temps. Je peux d’ailleurs pleurer amèrement sur le retour de comédiennes que j’aime beaucoup : Yoon Eun Hye bien que convaincante, n’a pas choisi le meilleur drama avec Lie to Me. Quant à Kang Hye Jung, que j’attendais tellement depuis Flowers for my life, elle n’a quasiment aucun rôle dans Miss Ripley. Reste à m’investir, peut-être, sur la reine Kim Sun Ah et Scent of a woman. Mais ce que j’ai pu en lire laisse à penser que le drama n’a pas su aller au bout de son concept.

Heureusement, il y eut le drama City Hunter, qui malgré son nombre affolants de faux cliffhangers, a su rester passionnant. Et puis d’autres productions se sont révélées de très bonnes surprises, comme White Christmas et son ambiance, mais aussi Killer K dont l’action survitaminée, la tension ont permis de contrebalancer un scénario en tous points risible. Et puis, j’ai pu rattraper quelques dramas comme  l’épique The Legend, le déjanté Coffee House, le mystérieux Harvest Villa voire même quelques KBS Drama Special. De quoi oublier mon temps perdu devant Manny. Allez, l’année prochaine, je vais essayer de m’investir davantage dans un genre auquel j’ai toujours été réticent (les dramas historiques), et tenter par exemple Princess Man…Mais au final, c’est plutôt l’approche du drama coréen en tant que tel qui m’a plu cette année (collaborer à Critictoo pour essayer de trouver une liste de séries pouvant donner envie aux curieux, faire des dossiers sur la culture coréenne dans les séries (le korea special event va reprendre ne vous inquiétez pas), m’amuser avec les produits dérivés ou essayer de saliver devant la liste de dramas à venir…)

Enfin, venons-en aux séries américaines. La fin de saison précédente a déjà fait l’objet d’un billet, et comme je n’ai pas fait de réel bilan de la rentrée mis à part un article regroupant les critiques des pilotes, voici donc mes impressions. La saison précédente j’ai du dire adieu à Life Unexpected, V, Traffic Light, Chicago Code, Better with you, et Men of a certain age. Quelles séries allaient pouvoir combler ce vide ? Contre toute attente, et malgré le niveau plutôt moyen de la rentrée, je me suis surpris à accrocher à de nouvelles séries.

Parmi elles, Once upon a time signe le retour du fantastique à la télévision, et malgré des effets spéciaux au budget limité, et un enfant casse-pied, le récit est suffisamment bien tricoté avec notamment des flashbacks intéressants pour à la fois nous faire réfléchir via quelques puzzles et pour nous émouvoir sans niaiserie (ce qui n’est pas facile vu le sujet du conte de fée). Le casting est impeccable, et vu mes réactions aux premiers rebondissements, je suis attaché aux personnages. Bref, en 7 épisodes, à part un épisode en deçà, j’ai vraiment été conquis.

Je n’ai pas eu le temps de faire un bilan de la première saison, passée à la vitesse de la lumière, mais déjà je peux dire que j’ai adoré Boss. La petite Starz jouait gros, mais a réussi à diffuser une petite pépite. Bien sûr tout le monde ne va vous parler que de Kelsey Grammer, que j’adore (on ne dira jamais assez à quel point Frasier était une sitcom exceptionnelle), mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est le sens de la mise en scène. Ces détails qui cherchent à rendre grandiloquent la moindre prise de vue. Il y a là une approche qui permet à la fois une lecture réflexive et surtout, émotionnelle. Comment éprouver de la compassion pour un être abject mais malade, qui s’accroche désespérément à ce qui lui reste : le pouvoir, alors qu’il a tout perdu par sa faute. Il y aurait tant à dire sur l’irruption de la maladie, présente dans chaque processus de décision, mais niée autant que possible. Tant de choses à dire sur les nombreux rebondissements dans cette lutte de pouvoir, ces coups bas, cette distorsion de la réalité, cette chasse à l’homme médiatique et la corruption généralisée. La série de cette fin d’année, assurément. (La première partie étant réservée à Game of Thrones).

Je nuance mon appréciation sur Homeland, qui fait déjà les gros titres un peu partout. Si la série a d’indéniables qualités : d’excellents interprètes, du suspense, un joli puzzle à déchiffrer, certains rebondissements m’ont fait tiquer. Un peu comme 24, la série n’arrive pas à prolonger son thriller sans décrédibiliser l’intelligence des personnages et certaines facilités. De fait, beaucoup d’évènements sont prévisibles et, il faut bien le dire, rageants. Mais je n’ai pas boudé mon plaisir, ça faisait longtemps qu’on avait pas eu une série aussi passionnante.

Hormis ce trio de tête, deux autres séries dramatiques ont su m’accrocher : Pan Am et Ringer. Deux séries dont l’ambition démesurée se frotte aux dures réalités : la reconstitution politique pour l’une, le puzzle d’un thriller pour l’autre. Au final, on se retrouve avec deux séries superficielles, au charme limité.Une amère déception surtout pour Pan Am, qui à défaut, aurait pu être davantage passionnante si au moins les histoires de cœur n’étaient pas aussi ridicules.

Et puis il y a les séries dont on se lasse très vite. L’année dernière ce fut Hawaï 5-0, qui n’arrivait pas à donner un background intéressant à ses personnages. Cette année, c’est notamment le cas de Person of Interest. Oui,c’est un formula show, mais le concept aurait pu donner d’intéressants rebondissements. Une fois les personnages dessinés de manière minimaliste, il ne reste plus qu’à bailler. Si quelques épisodes se sont révélés plaisants, on tourne vite en rond. Autre show policier abandonné, Prime Suspect. La prestation de Maria Bello n’est pas en cause, mais l’évolution de la série laisse pantois. Sur un concept on ne peut plus basique, voilà que les scénaristes ont choisi d’affadir le personnage principal et ses relations difficiles dans un univers policier macho. Et comme les enquêtes policières n’en sont pas (aucun raisonnement, aucune astuce, juste la chance ou le hasard pour découvrir le coupable), j’ai jeté l’éponge.

Je passe volontairement sur les séries qui m’ont fait fuir, comme Terra Nova. Reportez-vous au billet concernant les pilotes si besoin.

Heureusement, cette rentrée est aussi le retour des séries comiques. Après avoir échappé à l’horripilante New Girl, à la soporifique Whitney ou aux improbables mâles en perte de repères (Last Man Standing, Man Up, How to be a gentleman), j’ai trouvé deux jolis couples : le premier, fauché, qui baigne dans les blagues sexuelles et les réparties agressives (2 Broke Girls), le deuxième, entre un père et une fille qui essayent de s’accommoder à leur nouvelle vie déjantée dans les suburbs (Suburgatory). Malgré tout, les épisodes sont assez inconstants, mais j’espère toujours une amélioration.

Et heureusement que les nouveautés sont là, car au niveau des reprises, c’est la catastrophe. Dexter (saison 6) réussit l’exploit de détruire à peu près tout ce qui restait de la série (la relation « familiale ») tout en sombrant dans la mise en scène ridicule. The Walking Dead (saison 2) m’a fait autant d’effet qu’une boîte de somnifères excepté la jolie scène finale. House (saison 8) n’a pas su rebondir après sa calamiteuse fin de saison dernière, proposant des épisodes sans aucune perspective intéressantes pour les personnages malgré un cast plaisant et des cas médicaux guère passionnants. How i met your mother (saison 7) n’a réussi à retrouver l’humour que le temps d’un épisode, juste avant de tout détruire à nouveau. Modern Family (saison 3) n’arrive pas à faire évoluer ses personnages, et ses gags sont archi-prévisibles. Grey’s Anatomy (saison 8) a certes donné de meilleurs épisodes que la saison passée avec un peu plus d’humour, mais on est encore loin du niveau acceptable pour me faire à nouveau apprécier les personnages.

Quelques séries réussissent peu à peu à se sortir de leur bourbier : The Good Wife (saison 3), d’abord (qui a développé une relation auquel je n’accroche pas au lieu de montrer un fil rouge et des enjeux intéressants), et The Mentalist (saison 4) qui après l’énorme gifle du season premiere a donné quelques épisodes plus sympathiques pour se faire pardonner. Enfin, le retour de Chuck (saison 5) fut très décevant, avec un manque flagrant d’imagination et d’intrigues efficaces. Les derniers épisodes ont heureusement su redresser la barre : il fallait retourner à la spécificité de la série.

Alors que reste-t-il comme moments forts dans cette semaine ? Nikita (saison 2) tout d’abord, qui a su densifier son univers sans perdre en cohérence ni en enjeux. Parenthood (saison 3), ensuite, malgré quelques maladresses de personnages et une émotion en dessous de la saison passée. Enfin, pour les séries comiques : deux constantes : The Big Bang Theory (saison 5), qui a développé avec délice le personnage d’Amy, et Raising Hope (saison 2) qui fait toujours preuve de créativité.