Mon bilan télé de l’année 2013

Le bilan de cette année 2013 sera bien plus concis que les précédents, puisque le temps m’est réellement compté ces dernières semaines. Alors j’ai opté pour une formule certes largement répandue sur la toile, mais elle vous permettra je l’espère de vous donner une petite idée de ces 12 mois télévisuels qui furent bien remplis.

Nouveau record personnel : avec 137 pilotes ou nouvelles séries abordées cette année (pour un total de 190 articles publiés), il y avait en effet de quoi faire aux 4 coins du monde.

chart tv shows

Il est toujours amusant de voir comment notre sériephilie évolue avec le temps. Lorsque Cinédramas avait un an, les USA faisaient déjà près de la moitié des articles, suivis par les coréens (un quart) et les japonais (un huitième) et le reste était soit du cinéma soit hors propos. Au bout de 4 ans, on peut constater que la part de coréen, d’américain et de japonais n’a guère changé. Non, le bouleversement majeur du blog, c’est la substitution du cinéma asiatique par les fictions européennes, et notamment britanniques. Et comme nous allons en parler juste après, cette année 2013 fut un excellent cru Outre-Manche.

Alors cette année, disais-je, plutôt que de parler de longues minutes sur des séries pas franchement passionnantes, j’ai eu envie de vous faire partager mes 30 plus gros coups de cœur de l’année, toutes origines confondues, qu’elles soient ou non des nouveautés.

Mes 30 séries marquantes en 2013 :

En Europe :

Les fictions britanniques m’auront conquis cette année.

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1 – Dates : Une fiction britannique au concept original, racontant un premier rendez-vous entre deux personnes apparemment opposées. Non seulement c’est fin parce que ça décortique parfaitement les modes de pensée de chacun, c’est brillamment joué, mais en plus certains personnages reviennent par la suite faire d’autres rencontres. Un sujet inépuisable et émouvant. Un petit bijou.

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2 – Utopia : Une fiction britannique paranoïaque mettant en danger un groupe d’individus. Mise en scène magnifique, twists diaboliques, violence décapante.

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3 – My Mad Fat Diary : Une fiction britannique avec pour héroïne une adolescente obèse qui essaye de se reconstruire. Délicieusement drôle et touchante.

peaky blinders cillian murphy

4 – Peaky Blinders Un gang de bookmakers maintient son emprise sur ses quartiers après la première guerre mondiale. Après un démarrage plutôt mou, la fiction britannique révèle son goût pour une réalisation appuyée, qui met en valeur le charisme de son interprète principal. Et malgré quelques facilités en fin de saison, la série est une des valeurs sûres de l’année.

the wrong mans james corden

5 – The Wrong Mans Tout simplement la meilleure comédie de l’année (avec le retour d’Arrested Development). Un scénario bourré de twists, un rythme soutenu, une avalanche de clins d’œil à des références cinématographiques, et un plaisir jubilatoire tout le long.

the fall 01e05

6 – The Fall : Une fiction irlandaise sur un tueur en série, père de famille aux pulsions perverses qui cache bien son jeu. Avec Gillian Anderson en enquêtrice affirmée. Retourne l’estomac.

miranda bbc miranda hart

7 – Miranda Un humour bon enfant contagieux se cache toujours dans cette troisième saison un peu moins réussie que les précédentes. Mais, maladroite et loufoque, Miranda la célibataire trentenaire reste très attachante.

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8 – Downton Abbey Malgré toute l’appréhension légitime des fans, cette 4ème saison s’est révélée agréable à suivre. Avec un seul évènement traumatisant, la série s’est un peu calmée et préfère faire répliquer ses personnages. Un bon choix, si on ferme les yeux sur le très décevant épisode de Noël.

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9 – Call The Midwife La seconde saison, imperturbable, aborde avec bonheur le progrès médical et social dans les années 50. Nos sage-femmes et sœurs œuvrent pour l’amélioration de la vie de leurs patients et de leurs enfants, et avancent enfin dans leurs vies privées pourtant très sages. Toujours aussi touchante sans jamais en faire de trop, Call the Midwife est probablement l’une des plus belles séries de ces dernières années.

Mention honorable : The Village (Une fiction britannique qui raconte l’évolution d’un village de la première guerre mondiale à nos jours. Une première saison peut-être un peu trop poignante pour son bien), Broadchurch (Une enquête policière britannique sur la mort d’un enfant dans une petite localité côtière. Une intrigue prévisible et pleine de ficelles, mais parfaitement rythmée, dotée d’une très bonne ambiance et qui sait se rendre émouvante)

Les autres pays :

Il faudra aller du côté du Canada et de l’Australie pour trouver quelques jolies perles.

orphan black bbc america

10 – Orphan Black : Une fiction canadienne sur une jeune femme qui prend l’identité d’une flic qui lui ressemble. Une intrigue conspirationniste sur le clonage humain, drôle, rythmée mais parfois incohérente et un peu moins attachante qu’espérée.

Mention honorable : A place to call home : Une fiction australienne située après la seconde guerre mondiale, où une femme mystérieusement débrouillarde côtoie une richissime famille. Une saga aux trames largement simplifiées (et prévisibles), mais avec des personnages attachants. Dommage que la première saison ne boucle pas correctement ses arcs.

Japon

Une sélection plus rigoureuse cette année. Je n’ai pas été conquis par certains gros succès comme Hanzawa Naoki, mais le Japon produit toujours quelques chefs d’œuvre.

saikou no rikon eita ono machiko

11 – Saikou no rikon : Une description jubilatoire d’un couple qui se déchire, trouvant le ton idéal pour parler des défauts de chacun sans verser dans la caricature. Incontournable.

woman hikari mitsushima

12 – Woman : Cri déchirant, appel à la solidarité, ce human drama plonge dans les difficultés d’une mère qui élève seule ses enfants et n’arrive pas à survivre. Une leçon parfois trop bavarde, mais toujours émouvante et brillante.

pan to soup to neko biyori street

13 – Pan to soup to neko biyori Exercice de style zen, tournant à l’obsession, donnant une série magnifiquement épurée sur la renaissance d’un petit restaurant de quartier par la fille de la propriétaire décédée.

Mention honorable : Itsuka hi no ataru basho de (un drame humain sur la rédemption après la prison, avec des personnages simples et attachants qui cherchent à se reconstruire. Parfois un peu longuet, et ne bénéficiant pas d’une réalisation suffisamment soignée, mais le propos, qui ne cherche pas la pitié, est vraiment touchant)

Corée du sud

Une année décevante, avec quelques rares productions de qualité disséminées ça et là. Il va falloir redresser la barre l’année prochaine !

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14 – That winter the wind blows : l’histoire d’une jeune héritière aveugle qui se fait duper par quelqu’un qui se fait passer pour son frère. Un drama habile, qui maintient à merveille l’ambiguïté des personnages, et développe son sujet avec suffisamment de twists pour être haletant. Réalisation impeccable, acteurs formidables, il n’y a guère que la fin bâclée qui vient gâcher le plaisir.

i hear your voice lee bo young

15 – I hear your voice : Drama sympathique sur une avocate  flemmarde au caractère bien trempé qui rencontre un jeune homme capable de lire dans les pensées. Bien équilibré, malgré quelques scènes manquant de finition, avec de bons personnages et un background convaincant.

heartless city jung kyung ho doctors son

16 – Heartless city : Drama sombre et complexe dans l’univers de la pègre, avec son lot de twists savamment planifiés, à la mise en scène léchée et mature. Une ambition qui impressionne.

two weeks lee jun ki blood

17 – Two weeks Ce thriller sans temps mort est l’une des belles surprises de cette année, avec un personnage principal qui se bat contre tous pour rétablir la vérité. Solide, prenant, en un mot : réussi.

answer me 1994 go ah ra

18 – Answer me 1994 Le spin off d’Answer Me 1997 était attendu au tournant et s’il reprend la même recette sans arriver à cacher ses ficelles, il arrive toujours à émouvoir en nous parlant de la famille, des amis et … d’amour. Le tout dans un contexte nostalgique qui touche encore une fois au cœur. Bien joué !

Mention honorable : Cruel Palace (Sageuk de JTBC sur une période noire d’une Corée asservie, où les conflits de pouvoir au palais permettent l’ascension d’une concubine ambitieuse. Textes et interprétations classiques, mais mise en scène léchée et mature, dramaturgie lourde mais efficace, évolution très intéressante des personnages féminins.), Shark (Drame basé sur le mythe d’Orphée, une histoire de vengeance qui prend son temps. Avec de solides acteurs, une bonne mise en scène, une intrigue captivante mais une fin décevante), Monstar (Un highschool drama musical sur une popstar retournant à l’école. Avec des passages musicaux vraiment émouvants, la sensation d’une déclaration d’amour à la musique, et une interprète charmante, on en oublierait presque la simplicité des intrigues et son rythme beaucoup trop lent)

A noter : les dramas commencés en fin d’année ne sont pas dans cette liste.

USA

Une rentrée des networks catastrophique, des annulations en série, et les séries du câble qui font la différence… Chaque année c’est la même chose… en pire ?

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19 – Getting on : Une vision parfaitement représentative d’un service gériatrique, de la maltraitance ordinaire au fonctionnement hypocrite qui affiche en grand son éthique sans en appliquer les principes. Féroce, jubilatoire, la série verse dans le mockumentary en s’attardant toutefois davantage au système qu’aux délires de ses personnages. Elle fera fuir beaucoup de monde avec son sujet, mais Getting On est pourtant l’un de mes grands coups de cœur de cette année.

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20 – Masters of sex : Pas loin d’être la meilleure nouveauté américaine de l’année, la série revisite la recherche sur le sexe dans les années 50 en une aventure scientifique et sentimentale absolument passionnante et brillamment interprétée. Très en avance sur ses idées, quitte à parfois déséquilibrer la balance, cet hymne au progrès social dépeint avec justesse et émotion la complexité de l’enchevêtrement du sexe et de l’amour.

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21 – Orange is the new black Une comédie pleine d’humanité dans l’univers d’une prison pour femmes, qui déroule méticuleusement ses thématiques de vengeance, trahisons, bouderie en évoquant l’amour et le désir. Drôle, touchante, la série se paye le luxe de donner suffisamment de complexité aux personnages pour ne jamais tomber dans une ambivalence caricaturale.

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22 – Arrested development saison 4 Le retour d’une des meilleures comédies de tous les temps fut réussi. Croisant le récit de tous ses personnages, la saison s’apparente à un puzzle humoristique, toujours aussi bourré de clins d’œil et de gags de second plan. En réinventant le script, la série perd en rythme et en oublie de s’attarder sur quelques personnages fétiches, mais qu’importe, Arrested development fut LE moment comique de l’année (avec The Wrong Mans).

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23 – Rectify L’une des plus belles nouveautés de l’année réussit à rendre touchant son personnage principal sortant du couloir de la mort, sans que l’on ne connaisse la vérité sur sa culpabilité. L’intérêt est ailleurs, dans la découverte d’un monde qui ne l’a pas attendu, et qui a déjà un jugement sur lui. Superbement réalisée, exprimant toute la palette d’émotions d’un personnage pourtant énigmatique, Rectify envoûte le téléspectateur.

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24 – Bunheads La fin de la série n’est peut-être pas aussi flamboyante que ses débuts, il n’empêche, Sherman-Palladino a réussi à rendre fraîche, drôle, émouvante l’univers de la danse, en colorant son récit moderne de toutes ses situations improbables et de ses répliques cultes. Décalée, Bunheads était tout simplement l’une des plus belles séries de cette décennie, et malheureusement ABC Family n’a jamais voulu le comprendre malgré les critiques dithyrambiques.

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25 – Elementary La meilleure nouveauté policière de ces dernières années confirme son excellence dans l’écriture, avec des intrigues tarabiscotées, un sens aigu du rythme dans le raisonnement et des twists souvent imprévisibles. Mieux encore, cette différente approche de Sherlock Holmes et Watson, elle aussi parfaitement interprétée, ne ménage pas l’émotion, et explore intelligemment leurs esprits brillants.

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26 – Game of thrones Malgré un récit cloisonné entre ses différents personnages et univers, la troisième saison de la saga ne manque pas de souffle et de séquences impressionnantes. La dimension épique est là, le show prend de l’ampleur, et fera bien habilement couler le sang. Bravo.

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27 – The big bang theory Pour ses 6è et 7èmes saisons, la comédie intègre désormais parfaitement son casting féminin, repousse les limites de Sheldon (une romance, son inadéquation avec les femmes), et enrichit ses dialogues et ses situations. Un mécanisme bien huilé.

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28 – The good wife L’écriture de la série est toujours aussi impressionnante, elle s’est bien rattrapée depuis fin 2012 (4è saison), en changeant enfin les règles du jeu et en dynamitant toutes les relations entre les personnages. Les enjeux ainsi divisés selon les « camps » n’en sont que plus passionnants.

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29 – The americans aborde d’une manière rafraichissante la guerre froide dans les années 80, avec un duo d’espions russe qui aura mis du mal à me convaincre. Une fois la psychologie des personnages mieux posée et une tension enfin présente, la série n’a pas eu de mal à devenir un rendez-vous très attendu.

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30 – Nikita Peut-être le dernier divertissement d’action qui arrivait à surprendre le téléspectateur d’épisode en épisode, avec des personnages certes pas toujours bien traités, mais une dynamique d’ensemble qui faisait plaisir. Malgré ses facilités, le show n’a pas beaucoup faibli, et il me manquera terriblement.

Mention honorable : Mom. Cette comédie s’aventure sur des terrains peu balisés avec une héroïne ex-alcoolique dont la mère a elle aussi connu tous les excès. Elle doit surtout son charme à ses interprètes, et dispose d’une galerie de personnages à fort potentiel, il ne lui manque plus qu’une meilleure écriture pour que les répliques fonctionnent vraiment.

Quelques saveurs nostalgiques, en bonus :

Cette année 2013 fut aussi pour moi le plaisir de voir ou revoir d’anciennes séries, comme quelques épisodes de Thirtysomething, la saison 5 de Cheers, l’intégrale de l’excellente comédie britannique Gavin and Stacey ou la série norvégienne déjantée Hellfjord. Quel plaisir aussi de partager la deuxième saison de la série espagnole Gran Hotel avec mon épouse. Et puis vous n’imaginez pas à quel point ça rassure de découvrir que la série animée Duck Tales (La bande à Picsou) supporte très bien le poids des années. Amis éditeurs, à quand une intégrale en DVD ? Parce que j’avoue qu’il y a un gouffre entre les productions actuelles pour gamins et celles de ma folle jeunesse, et j’aimerai bien que mon petit Antoine profite de ces merveilleuses aventures quand il aura l’âge. Et je précise bien que je ne veux pas une suite comme celle des Mystérieuses Cités d’Or, dont la simplicité et la fadeur des histoires ne laisse que peu de place à l’imaginaire (sans compter la bande originale catastrophique).

Nostalgie encore, le one-man show de Bill Cosby ne m’aura pas fait énormément rire, mais il m’aura surtout rappelé à quel point le comédien était irrésistible avec ses mimiques…

Voilà pour cette année 2013, parcourue bien trop rapidement à mon goût. Il s’en est fallu de peu pour que j’évoque la deuxième saison dÄkta Människor, toujours aussi passionnante, mais diffusée un peu trop tardivement. J’espère ne pas avoir oublié certaines séries. (Et pour répondre à la question, oui j’ai délibérément omis de citer Hannibal, n’étant pas franchement emballé par l’œuvre, aussi léchée soit-elle).

Merci, surtout, pour votre fidélité.

Et que l’année 2014 ne démarre pas sur les chapeaux de roue, car j’ai déjà du retard dans mes séries asiatiques !

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Récapitulatif des nouveautés hors USA (1er semestre 2013)

récapitulatif television hors usa

A force d’avoir le nez dans le guidon, je me suis dit qu’il serait peut-être utile de faire un petit bilan des séries non américaines. Vous trouverez donc ici tout ce qui m’a enthousiasmé (ou non) depuis Janvier, au rayon des séries occidentales et asiatiques. Les séries américaines sont exclues de ce récapitulatif car elles ont leur propre bilan saisonnier (lequel arrivera dès que possible).

L’exercice est intéressant parce qu’il permet de confirmer que le jugement sur pilote est loin d’être infaillible (cf Orphan Black). Mais je l’ai surtout conçu comme un moyen rapide de répondre à la question : qu’est ce qui m’a plu pendant la première moitié de l’année (hors USA) ? L’idée, c’est surtout de vous donner envie d’aller voir ailleurs, et la période estivale est idéale pour cela.

Vous trouverez donc la liste des critiques de pilotes selon leur appréciation (feu vert, orange ou rouge) et leurs origines (occidentales ou asiatiques), et le cas échéant une recommandation si j’ai continué le visionnage de la série. Pour les séries occidentales cette recommandation dépend tout simplement du ratio de bons épisodes (notés toute la saison pendant les bilans hebdomadaires).

Les présentations sont volontairement tranchées pour faciliter la lisibilité et le choix (il y a quand même plus de 50 séries !). Et je vous encourage vivement à lire les critiques complètes pour avoir un avis plus nuancé. De même, les notes ne sont là qu’à titre indicatif.

occident

  • Séries occidentales :

A titre d’information, voici quelques critiques publiées ce semestre et portant sur des rattrapages des années précédentes : Hellfjord, Miranda saison 1 à 3the hour s1 à s2,

Ce n’est pas une nouveauté, et pourtant, elle mérite qu’on parle d’elle : la deuxième saison de la fiction britannique Call the midwife continue son exploration du progrès médical dans les années 50, en orientant de plus en plus son propos sur la condition féminine : de la maltraitance conjugale à l’employabilité des femmes enceintes, en passant par les méthodes barbares d’avortement. Incontournable. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Quelques séries ont été visionnées sans avoir de pilote critiqué :

Broadchurch s1, Une enquête policière britannique sur la mort d’un enfant dans une petite localité côtière. Une intrigue prévisible et pleine de ficelles, mais parfaitement rythmée, dotée d’une très bonne ambiance et qui sait se rendre émouvante. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Complicit, La traque du terrorisme vue par nos amis britanniques ne se réduit pas à un jeu du chat et de la souris. Elle nous rappelle à chaque instant les valeurs que l’on cherche à défendre. Un dilemme éreintant, une brillante introspection, une mise en scène exemplaire. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Dancing on the edge Londres, les années 30, la percée d’un groupe de jazz, la discrimination raciale. Une très bonne ambiance, une excellente bande sonore, malheureusement gâchées par une intrigue policière sans twists satisfaisants et des épisodes bouche-trou. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 12/20]

Vikings. Série irlando-canadienne réécrivant l’histoire de ces guerriers. Plutôt inhomogène, alternant de jolies scènes de combat avec d’autres complètement ratées. L’aspect théologique là aussi oscille entre découverte et incohérence. Le souffle épique est dilué par des personnages pas du tout attachants, ce qui pose problème pour une dramaturgie déjà prévisible. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 12/20]

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Feu vert (les séries qui vous font de l’œil dès le premier épisode) :

A place to call home   Une fiction australienne située après la seconde guerre mondiale, où une femme mystérieusement débrouillarde côtoie une richissime famille. Une saga aux trames simplifiées, mais avec des personnages attachants. Émotion garantie. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 14/20]

Dates

Dates Une fiction britannique au concept original, racontant un premier rendez-vous entre deux personnes apparemment opposées. Non seulement c’est fin parce que ça décortique parfaitement les modes de pensée de chacun, c’est brillamment joué, mais en plus certains personnages reviennent par la suite faire d’autres rencontres. Un sujet inépuisable et émouvant. Un petit bijou [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation 17/20]

the Fall Une fiction irlandaise sur un tueur en série, père de famille aux pulsions perverses qui cache bien son jeu. Avec Gillian Anderson en enquêtrice affirmée. Retourne l’estomac. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 16/20 ]

utopia

Utopia Une fiction britannique paranoïaque mettant en danger un groupe d’individus. Mise en scène magnifique, twists diaboliques, violence décapante. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 18/20]

the Village Une fiction britannique qui raconte l’évolution d’un village de la première guerre mondiale à nos jours. Une première saison poignante [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 13/20]

In the flesh Une fiction britannique qui nous propose de revisiter le mythe des zombis, en leur donnant une chance de s’intégrer à la population via un traitement. Beaucoup de pistes de réflexion mais trop court dans son développement. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 13/20]

my mad fat diary

My Mad Fat Diary Une fiction britannique avec pour héroïne une adolescente obèse qui essaye de se reconstruire. Délicieusement drôle et touchante.  [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 17/20]

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Feu orange (les fictions dont les pilotes peinent à convaincre):

Family Tree  Mockumentary en coproduction HBO-BBC qui raconte comment un homme s’imagine un autre destin en cherchant dans sa généalogie. Décalée sans être humiliante pour ses personnages, mais manquant de vivacité. [Statut : arrêtée ]

The Politician’s husband Une fiction britannique sur un couple politique pris dans l’engrenage de l’ambition de chacun, la dureté du milieu, et leurs enfants. A la fois peu subtile et oubliant de développer ses personnages. [Statut : arrêtée]

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Feu rouge : (les fictions dont les pilotes ne donnent pas envie de continuer)

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Orphan Black Une fiction canadienne sur une jeune femme qui prend l’identité d’une flic qui lui ressemble. Une intrigue conspirationniste sur le clonage humain, drôle, rythmée mais incohérente et peu attachante. [Statut : finalement suivie, et terminée – critique complète ; Recommandation : 12/20]

Top of the lake Coproduction anglo-australo-américano-néozélandaise racontant la violence masculine dans un univers où une jeune fille enceinte disparaît. Née de la vision militante de Jane Campion, manipulatrice, grossière, écœurante. [Statut : arrêtée]

Bluestone 42 Comédie britannique sur une troupe militaire en Afghanistan. Lourdingue, simpliste. [Statut : arrêtée]

south korea

  • Séries coréennes :

Du point de vue des séries coréennes, le début d’année a eu un démarrage très lent, avec peu de fictions convaincantes. Ça s’est fort bien rattrapé depuis, ouf !

Pour information, j’ai également critiqué le Drama Special : A culprit among Friends

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Feu vert :

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Cruel Palace – War of flowers Sageuk de JTBC sur une période noire d’une Corée asservie, où les conflits de pouvoir au palais permettent l’ascension d’une concubine ambitieuse. Textes et interprétation classique, mais mise en scène léchée et mature, dramaturgie lourde mais efficace, évolution très intéressante des personnages féminins. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 16/20]

Shark Drame basé sur le mythe d’Orphée, une histoire de vengeance qui prend son temps. Avec de solides acteurs, une bonne mise en scène et une intrigue captivante. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ;  Recommandation : 15/20]

Childless Comfort poster

Childless Comfort un drama familial qui donne astucieusement beaucoup de clés pour comprendre l’évolution de la société coréenne. S’ajoute à cela une peinture attachante des caractères de chacun et des thématiques qui prennent le temps de se développer. [Statut : suivie ; Recommandation 16/20]

Monstar Un highschool drama musical sur une popstar retournant à l’école. Avec des passages musicaux vraiment émouvants, la sensation d’une déclaration d’amour à la musique, et une interprète charmante, on en oublierait presque la simplicité des intrigues. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 14/20]

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That Winter the wind blows l’histoire d’une jeune héritière aveugle qui se fait duper par quelqu’un qui se fait passer pour son frère. Un drama habile, qui maintient à merveille l’ambiguïté des personnages, et développe son sujet avec suffisamment de twists pour être haletant. Réalisation impeccable, acteurs formidables, il n’y a guère que la fin bâclée qui vient gâcher le plaisir. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation 16/20]

I hear your voice Drama sympathique sur une avocate  flemmarde au caractère bien trempé qui rencontre un jeune homme capable de lire dans les pensées. Bien équilibré, malgré quelques scènes manquant de finition, avec de bons personnages et un background convaincant. [Statut : suivie et en cours de diffusion ; Recommandation 14/20]

heartless city

Heartless City Drama sombre et complexe dans l’univers de la pègre, avec son lot de twists savamment planifiés, à la mise en scène léchée et mature. Une ambition qui impressionne. [Statut : suivie et en cours de diffusion ; Recommandation 16/20]

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Feu orange :

Dating Agency Cyrano Le 4ème volet des Flower Boys tente de mêler les rebondissements d’une fiction d’espionnage à des affaires de coeur, mais échoue à présenter des personnages attachants. Tellement superficiel que le rythme fait penser à une fiction américaine. [Statut : arrêtée]

Jang ok Jung Living in love Un sageuk qui démarre un peu dans tous les sens, donnant le sentiment d’avoir une fiction mal écrite, brouillonne, mais dont les thématiques restent intéressantes. [Statut : arrêtée]

Queen of the office un remake d’un drama japonais, qui essaye de reprendre tous ses codes déjantés et transgressifs, omettant de nous donner des personnages sympathiques. Un délire à prendre pour ce qu’il est, mais guère plus. [Statut : arrêtée]

The End of the World

The End of the world Lente, trop lente plongée dans l’univers d’une épidémie mortelle. Souci de réalisme, ambiance oppressante, mais personnages à peine dessinés. [Statut : en pause ; Recommandation : 13/20]

The Virus Profitant de mêmes thèmes médicaux, le drama n’arrive jamais à décoller, préférant des rebondissements peu crédibles au développement de ses personnages. [Statut : arrêtée]

Nine : Nine Time Travels Remonter dans le temps pour changer le présent ? Voilà une fiction qui aurait du mieux exploiter le registre du fantastique. De la réalisation aux acteurs, l’ensemble est résolument plat. [Statut : arrêtée]

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Incarnation of Money Recyclage des auteurs du fabuleux History of a salaryman pour une fiction qui démarre bien trop mollement pour lui prêter attention, même avec Kang Ji Hwan au générique. L’argent n’achète pas tout. [Statut : arrêtée, mais sera peut être reprise vu certains échos]

Lee Soon Shin is the best Un weekend drama qui ne réinvente pas la roue, mais profite plutôt bien du charme de son interprète féminine. Demande malheureusement un investissement horaire trop important par rapport à ce qu’elle apporte.[Statut : arrêtée]

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Feu rouge :

Mandate of heaven Sageuk simplifié, lissé, unidimensionnel, sans enjeux intéressants, sur un médecin oriental qui veut sauver sa fille. Tellement prévisible qu’il en est soporifique. [Statut : arrêtée]

All about my romance Gags surjoués dans l’univers politique coréen, burlesque rendant les personnages détestables, sans aucune pointe de créativité. Dommage pour les acteurs. [Statut : arrêtée]

Gu Family Book Drama un peu trop prémâché, limite manipulateur, et surtout incohérent, qui reprend à sa sauce le mythe du gumiho. [Statut : arrêtée]

When a man loves drame sans surprises sur un chef de gang qui tombe amoureux. Caractères poussés aux extrêmes, rythme bien trop lent, et un manque flagrant d’implication. [Statut : arrêtée]

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Gu Am Heo Joon Très long sageuk (120 épisodes) sur le fameux médecin royal ayant écrit une encyclopédie de la thérapeutique orientale. Manquant peut-être un peu de personnalité pour avoir le courage de s’y mettre. [Statut : arrêtée]

Iris 2 Suite au fameux blockbuster, véritable condensé d’incohérences, avec une mise en scène calamiteuse et « cheap ». A réserver aux amateurs de la franchise. [Statut : arrêtée]

Level 7 Civil Servant Modifiant le concept du sympathique film d’espionnage My girlfriend is an agent, le drama loupe le coche, et nous propose un festival de clichés horripilants noyé dans une intrigue poussive. [Statut : arrêtée]

Queen of Ambition (Yawang) Une histoire de vengeance sans réelle personnalité, servie par de bons acteurs, mais au récit bancal, affadissant des enjeux déjà présentés dans les premières minutes. [Statut : arrêtée]

Flower Boy next door troisième volet des flower boys qui fait du surplace et n’arrive jamais à toucher le téléspectateur, la faute à un humour délavé, et au sujet (la solitude) très mal exploité. Même si Park Shin Ye peut se révéler touchante. [Statut : arrêtée]

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  • Séries japonaises :

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Feu vert :

saikou no rikon

Saikou no rikon Description jubilatoire d’un couple qui se déchire, trouvant le ton idéal pour parler des défauts de chacun sans verser dans la caricature. Incontournable [Statut : suivie ; Recommandation : 16/20]

Itsuka Hi no Ataru Basho de Drame humain sur la rédemption après la prison, avec des personnages simples et attachants qui cherchent à se reconstruire. Parfois un peu longuet, et ne bénéficiant pas d’une réalisation suffisamment soignée, mais le propos, qui ne cherche pas la pitié, est vraiment touchant. [Statut : suivie , Recommandation : 14/20]

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Feu orange :

Shotenin Michiru no Mi no Uebanashi

Shotenin Michiru no Mi no Uebanashi Une jeune femme égoïste découvre qu’elle a gagné à la loterie, alors que dans le même temps sa vie bascule peu à peu dans l’horreur. Le virage incohérent qui survient après des épisodes « vides » m’a convaincu de ne pas continuer. [Statut : arrêtée]

Biblia Koshodou no Jiken Techou Une plongée dans les livres et la promesse d’un récit romantique malheureusement complètement détruites par une bande sonore electro. Amis de la poésie, abstenez-vous. [Statut : arrêtée]

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Feu rouge :

kumo no kaidan

Kumo no kaidan Le drama plutôt longuet, fait l’impasse de son sujet intéressant (l’exercice illégal de la médecine) pour se vautrer dans des mystères sans imposer son ambiance. Soporifique. [Statut : arrêtée]

Mahoro Ekimae Bangaishi Une histoire décalée autour de deux personnages glandeurs. Effarant par son humour complètement raté et son propos vide de sens. A fuir. [Statut : arrêtée]

Share House no Koibito Une jeune femme agacée par sa solitude, un alien un peu excentrique et un dépressif vont vivre sous le même toit. On rêve d’un truc chaleureux, drôle, on obtient une série sans propos, ennuyeux et pas très originale. [Statut : arrêtée]

Nobunaga no chef Croisement improbable de Jin et d’un food drama, la série évoque un cuisinier moderne qui se retrouve dans les guerres d’unification du Japon. Dépourvue de toute émotion, filmée sans moyens, sans ambition, voire sans script. [Statut : arrêtée]

Bilan de semaine 38

A place to call home 1.08 Très sympathique. J’aime vraiment de plus en plus le personnage d’Olivia, qui prend de plus en plus d’épaisseur, torturée entre la haine de celle qui l’a poussée dans ce mariage, et l’amour qu’elle porte toujours à son mari. On sent que ça va mal finir. Du côté d’Anna, la question encore controversée du contraceptif nous rappelle que nous sommes vraiment dans une fiction historique. J’ai plus de réserves sur la manière dont il est découvert. Pas vraiment futée Anna…

Dates 1.04 J’ai vraiment été touché par cette histoire pourtant maintes fois vu à la télévision. Il y avait là une approche lente, sensible d’une question ô combien personnelle. Jamais il n’y a de parti pris pour l’un ou l’autre des protagonistes. Que ce soit celle qui assume son homosexualité, ou celle qui a peur de perdre sa famille. J’aime cette idée romantique que c’est l’autre qui vous change votre vision de la vie. Vraiment Dates est une très jolie série.

Hannibal 1.10 season finale Forcément déçu. Je m’attendais à un minimum de raisonnement pour que Will soupçonne enfin Hannibal. Mais non, il a une illumination dans son délire. C’est tout. Hannibal n’est définitivement pas une série cérébrale, et définitivement pas pour moi. En plus les gimmicks du repas commencent à être insupportables. Je n’ai ressenti aucune tension pendant ce season finale, je dois vraiment pas être réceptif à la mise en scène…

Ainsi s’achèvent mes bilans hebdomadaires pour cette saison entamée en septembre 2012. L’occasion pour moi de souffler un peu pendant l’été, de me permettre de voir certaines séries à un autre rythme. Pas toujours évident de concilier cette contrainte hebdomadaire avec l’envie de faire autre chose !

Cet été, les séries ne s’arrêtent pas pour autant, et je compte bien continuer à vous parler des nouvelles séries, qu’elles soient occidentales ou asiatiques. Il est loin le temps où l’été était une période propice au rattrapage.

En ce qui concerne le blog, la semaine prochaine risque d’être moins remplie puisque je sais que je vais de nouveau être temporairement physiquement incapable de tenir sur une chaise. Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’écrire en avance, comme c’est parfois le cas. J’espère revenir devant mon clavier au plus vite.

Dès que possible, on parlera donc enfin de ce bilan de saison américaine (en deux parties comme l’année dernière : statistiques et impressions), et je vais essayer de faire un petit récapitulatif pour les autres séries (y compris asiatiques). J’ai sérieusement augmenté mes fréquences de publication d’articles (plus d’une centaine en moins de 6 mois), et j’ai pensé qu’il serait peut-être intéressant de répondre à la question : « mais au fait, en dehors des USA, il y avait quoi d’intéressant à la télé depuis ces 6 derniers mois ? ».

Je n’oublie pas non plus le bloc-notes asiatiques, une initiative qui vous a beaucoup plu. J’attends juste d’avancer un peu dans mes visionnages histoire d’avoir suffisamment de matière.

Et non je n’oublie pas non plus le dernier tag de Minalapinou. Promis.

Enfin, d’un point de vue personnel, j’espère bientôt pouvoir vous expliquer ce qui m’anime ces derniers temps ^^. Mais chuuut ^^

Rendez-vous est pris.

Dates [Pilote – UK]

Dates

J’ai toujours eu un faible pour les œuvres qui expliquent l’alchimie d’une rencontre amoureuse. Je peste depuis des années sur le déclin des comédies romantiques, transformées par Hollywood en festival de blagues sexuelles. Alors imaginez mon plaisir de voir une série décortiquer les pensées d’un homme et d’une femme lors de leur premier rendez-vous.

Dates évite soigneusement les clichés, et montre à quel point les gens d’aujourd’hui sont bloqués. On aurait pu croire qu’avec Internet, les réseaux sociaux, les rencontres seraient plus faciles. Elles sont potentiellement plus nombreuses, soit. Mais la sincérité n’est plus de mise.

Dates

Imaginez aussi le bien fou de voir enfin un homme être ouvertement sincère. Pas un dragueur lourdingue, encore moins un faux-jeton qui collectionne les numéros. Non, juste un homme qui croit à l’amour, et qui l’a perdu. Un homme qui n’a jamais su ce qu’étaient les codes de la drague car il a eu la chance de tomber sur la bonne personne dès son adolescence. David (Will Mellor, Broadchurch) n’est cependant pas le cliché du gars gentil, il a du mal à comprendre le comportement de son invitée, il peut se montrer brusque, il veut se convaincre qu’il peut encore plaire.

Dates oona chaplin

En face, il a une femme mystérieuse, Mia (Oona Chaplin, Game of thrones), qui renonce plusieurs fois à l’écouter, tout bonnement à cause de son horrible cravate. Elle ne dit pas qui elle est, ce qu’elle fait, se protège tout le long, et finira par comprendre qu’un type plutôt banal peut se révéler touchant. Pas seulement à cause de son histoire. Non. Parce que c’est un livre ouvert. Il lui rappelle que la séduction amoureuse n’est pas affaire de faux-semblants. Pour que l’étincelle arrive, il faut tout se dire. Il faut oser se livrer.

L’alchimie, c’est ça. C’est la complémentarité. Lui, avec sa sincérité, bouscule les préjugés et la façon de concevoir une relation amoureuse. Elle, avec ses piques, réveille un peu celui a qui toute l’apparence du célibataire endurci. Ils ne tombent pas d’accord, il se tournoient autour, comme un ballet, se regardent dans les yeux, se fuient, et finalement délaissent tout raisonnement pour écouter leurs cœurs.

Le romantisme d’une rencontre, la magie de ces instants, c’est peut-être le plus beau concept télé qu’il soit. On se doute que tous les épisodes ne finiront pas forcément « bien ». Mais il y a une multitude de personnages, de caractères, une palette d’émotion à explorer.

Un retour aux sources. A l’écriture. A l’interprétation. Un vrai petit miracle.

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