Récapitulatif des nouveautés hors USA (1er semestre 2013)

récapitulatif television hors usa

A force d’avoir le nez dans le guidon, je me suis dit qu’il serait peut-être utile de faire un petit bilan des séries non américaines. Vous trouverez donc ici tout ce qui m’a enthousiasmé (ou non) depuis Janvier, au rayon des séries occidentales et asiatiques. Les séries américaines sont exclues de ce récapitulatif car elles ont leur propre bilan saisonnier (lequel arrivera dès que possible).

L’exercice est intéressant parce qu’il permet de confirmer que le jugement sur pilote est loin d’être infaillible (cf Orphan Black). Mais je l’ai surtout conçu comme un moyen rapide de répondre à la question : qu’est ce qui m’a plu pendant la première moitié de l’année (hors USA) ? L’idée, c’est surtout de vous donner envie d’aller voir ailleurs, et la période estivale est idéale pour cela.

Vous trouverez donc la liste des critiques de pilotes selon leur appréciation (feu vert, orange ou rouge) et leurs origines (occidentales ou asiatiques), et le cas échéant une recommandation si j’ai continué le visionnage de la série. Pour les séries occidentales cette recommandation dépend tout simplement du ratio de bons épisodes (notés toute la saison pendant les bilans hebdomadaires).

Les présentations sont volontairement tranchées pour faciliter la lisibilité et le choix (il y a quand même plus de 50 séries !). Et je vous encourage vivement à lire les critiques complètes pour avoir un avis plus nuancé. De même, les notes ne sont là qu’à titre indicatif.

occident

  • Séries occidentales :

A titre d’information, voici quelques critiques publiées ce semestre et portant sur des rattrapages des années précédentes : Hellfjord, Miranda saison 1 à 3the hour s1 à s2,

Ce n’est pas une nouveauté, et pourtant, elle mérite qu’on parle d’elle : la deuxième saison de la fiction britannique Call the midwife continue son exploration du progrès médical dans les années 50, en orientant de plus en plus son propos sur la condition féminine : de la maltraitance conjugale à l’employabilité des femmes enceintes, en passant par les méthodes barbares d’avortement. Incontournable. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Quelques séries ont été visionnées sans avoir de pilote critiqué :

Broadchurch s1, Une enquête policière britannique sur la mort d’un enfant dans une petite localité côtière. Une intrigue prévisible et pleine de ficelles, mais parfaitement rythmée, dotée d’une très bonne ambiance et qui sait se rendre émouvante. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Complicit, La traque du terrorisme vue par nos amis britanniques ne se réduit pas à un jeu du chat et de la souris. Elle nous rappelle à chaque instant les valeurs que l’on cherche à défendre. Un dilemme éreintant, une brillante introspection, une mise en scène exemplaire. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 14/20]

Dancing on the edge Londres, les années 30, la percée d’un groupe de jazz, la discrimination raciale. Une très bonne ambiance, une excellente bande sonore, malheureusement gâchées par une intrigue policière sans twists satisfaisants et des épisodes bouche-trou. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 12/20]

Vikings. Série irlando-canadienne réécrivant l’histoire de ces guerriers. Plutôt inhomogène, alternant de jolies scènes de combat avec d’autres complètement ratées. L’aspect théologique là aussi oscille entre découverte et incohérence. Le souffle épique est dilué par des personnages pas du tout attachants, ce qui pose problème pour une dramaturgie déjà prévisible. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 12/20]

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Feu vert (les séries qui vous font de l’œil dès le premier épisode) :

A place to call home   Une fiction australienne située après la seconde guerre mondiale, où une femme mystérieusement débrouillarde côtoie une richissime famille. Une saga aux trames simplifiées, mais avec des personnages attachants. Émotion garantie. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 14/20]

Dates

Dates Une fiction britannique au concept original, racontant un premier rendez-vous entre deux personnes apparemment opposées. Non seulement c’est fin parce que ça décortique parfaitement les modes de pensée de chacun, c’est brillamment joué, mais en plus certains personnages reviennent par la suite faire d’autres rencontres. Un sujet inépuisable et émouvant. Un petit bijou [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation 17/20]

the Fall Une fiction irlandaise sur un tueur en série, père de famille aux pulsions perverses qui cache bien son jeu. Avec Gillian Anderson en enquêtrice affirmée. Retourne l’estomac. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 16/20 ]

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Utopia Une fiction britannique paranoïaque mettant en danger un groupe d’individus. Mise en scène magnifique, twists diaboliques, violence décapante. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 18/20]

the Village Une fiction britannique qui raconte l’évolution d’un village de la première guerre mondiale à nos jours. Une première saison poignante [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 13/20]

In the flesh Une fiction britannique qui nous propose de revisiter le mythe des zombis, en leur donnant une chance de s’intégrer à la population via un traitement. Beaucoup de pistes de réflexion mais trop court dans son développement. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 13/20]

my mad fat diary

My Mad Fat Diary Une fiction britannique avec pour héroïne une adolescente obèse qui essaye de se reconstruire. Délicieusement drôle et touchante.  [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation : 17/20]

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Feu orange (les fictions dont les pilotes peinent à convaincre):

Family Tree  Mockumentary en coproduction HBO-BBC qui raconte comment un homme s’imagine un autre destin en cherchant dans sa généalogie. Décalée sans être humiliante pour ses personnages, mais manquant de vivacité. [Statut : arrêtée ]

The Politician’s husband Une fiction britannique sur un couple politique pris dans l’engrenage de l’ambition de chacun, la dureté du milieu, et leurs enfants. A la fois peu subtile et oubliant de développer ses personnages. [Statut : arrêtée]

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Feu rouge : (les fictions dont les pilotes ne donnent pas envie de continuer)

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Orphan Black Une fiction canadienne sur une jeune femme qui prend l’identité d’une flic qui lui ressemble. Une intrigue conspirationniste sur le clonage humain, drôle, rythmée mais incohérente et peu attachante. [Statut : finalement suivie, et terminée – critique complète ; Recommandation : 12/20]

Top of the lake Coproduction anglo-australo-américano-néozélandaise racontant la violence masculine dans un univers où une jeune fille enceinte disparaît. Née de la vision militante de Jane Campion, manipulatrice, grossière, écœurante. [Statut : arrêtée]

Bluestone 42 Comédie britannique sur une troupe militaire en Afghanistan. Lourdingue, simpliste. [Statut : arrêtée]

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  • Séries coréennes :

Du point de vue des séries coréennes, le début d’année a eu un démarrage très lent, avec peu de fictions convaincantes. Ça s’est fort bien rattrapé depuis, ouf !

Pour information, j’ai également critiqué le Drama Special : A culprit among Friends

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Feu vert :

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Cruel Palace – War of flowers Sageuk de JTBC sur une période noire d’une Corée asservie, où les conflits de pouvoir au palais permettent l’ascension d’une concubine ambitieuse. Textes et interprétation classique, mais mise en scène léchée et mature, dramaturgie lourde mais efficace, évolution très intéressante des personnages féminins. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 16/20]

Shark Drame basé sur le mythe d’Orphée, une histoire de vengeance qui prend son temps. Avec de solides acteurs, une bonne mise en scène et une intrigue captivante. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ;  Recommandation : 15/20]

Childless Comfort poster

Childless Comfort un drama familial qui donne astucieusement beaucoup de clés pour comprendre l’évolution de la société coréenne. S’ajoute à cela une peinture attachante des caractères de chacun et des thématiques qui prennent le temps de se développer. [Statut : suivie ; Recommandation 16/20]

Monstar Un highschool drama musical sur une popstar retournant à l’école. Avec des passages musicaux vraiment émouvants, la sensation d’une déclaration d’amour à la musique, et une interprète charmante, on en oublierait presque la simplicité des intrigues. [Statut : suivie, et en cours de diffusion ; Recommandation : 14/20]

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That Winter the wind blows l’histoire d’une jeune héritière aveugle qui se fait duper par quelqu’un qui se fait passer pour son frère. Un drama habile, qui maintient à merveille l’ambiguïté des personnages, et développe son sujet avec suffisamment de twists pour être haletant. Réalisation impeccable, acteurs formidables, il n’y a guère que la fin bâclée qui vient gâcher le plaisir. [Statut : suivie, et terminée ; Recommandation 16/20]

I hear your voice Drama sympathique sur une avocate  flemmarde au caractère bien trempé qui rencontre un jeune homme capable de lire dans les pensées. Bien équilibré, malgré quelques scènes manquant de finition, avec de bons personnages et un background convaincant. [Statut : suivie et en cours de diffusion ; Recommandation 14/20]

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Heartless City Drama sombre et complexe dans l’univers de la pègre, avec son lot de twists savamment planifiés, à la mise en scène léchée et mature. Une ambition qui impressionne. [Statut : suivie et en cours de diffusion ; Recommandation 16/20]

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Feu orange :

Dating Agency Cyrano Le 4ème volet des Flower Boys tente de mêler les rebondissements d’une fiction d’espionnage à des affaires de coeur, mais échoue à présenter des personnages attachants. Tellement superficiel que le rythme fait penser à une fiction américaine. [Statut : arrêtée]

Jang ok Jung Living in love Un sageuk qui démarre un peu dans tous les sens, donnant le sentiment d’avoir une fiction mal écrite, brouillonne, mais dont les thématiques restent intéressantes. [Statut : arrêtée]

Queen of the office un remake d’un drama japonais, qui essaye de reprendre tous ses codes déjantés et transgressifs, omettant de nous donner des personnages sympathiques. Un délire à prendre pour ce qu’il est, mais guère plus. [Statut : arrêtée]

The End of the World

The End of the world Lente, trop lente plongée dans l’univers d’une épidémie mortelle. Souci de réalisme, ambiance oppressante, mais personnages à peine dessinés. [Statut : en pause ; Recommandation : 13/20]

The Virus Profitant de mêmes thèmes médicaux, le drama n’arrive jamais à décoller, préférant des rebondissements peu crédibles au développement de ses personnages. [Statut : arrêtée]

Nine : Nine Time Travels Remonter dans le temps pour changer le présent ? Voilà une fiction qui aurait du mieux exploiter le registre du fantastique. De la réalisation aux acteurs, l’ensemble est résolument plat. [Statut : arrêtée]

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Incarnation of Money Recyclage des auteurs du fabuleux History of a salaryman pour une fiction qui démarre bien trop mollement pour lui prêter attention, même avec Kang Ji Hwan au générique. L’argent n’achète pas tout. [Statut : arrêtée, mais sera peut être reprise vu certains échos]

Lee Soon Shin is the best Un weekend drama qui ne réinvente pas la roue, mais profite plutôt bien du charme de son interprète féminine. Demande malheureusement un investissement horaire trop important par rapport à ce qu’elle apporte.[Statut : arrêtée]

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Feu rouge :

Mandate of heaven Sageuk simplifié, lissé, unidimensionnel, sans enjeux intéressants, sur un médecin oriental qui veut sauver sa fille. Tellement prévisible qu’il en est soporifique. [Statut : arrêtée]

All about my romance Gags surjoués dans l’univers politique coréen, burlesque rendant les personnages détestables, sans aucune pointe de créativité. Dommage pour les acteurs. [Statut : arrêtée]

Gu Family Book Drama un peu trop prémâché, limite manipulateur, et surtout incohérent, qui reprend à sa sauce le mythe du gumiho. [Statut : arrêtée]

When a man loves drame sans surprises sur un chef de gang qui tombe amoureux. Caractères poussés aux extrêmes, rythme bien trop lent, et un manque flagrant d’implication. [Statut : arrêtée]

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Gu Am Heo Joon Très long sageuk (120 épisodes) sur le fameux médecin royal ayant écrit une encyclopédie de la thérapeutique orientale. Manquant peut-être un peu de personnalité pour avoir le courage de s’y mettre. [Statut : arrêtée]

Iris 2 Suite au fameux blockbuster, véritable condensé d’incohérences, avec une mise en scène calamiteuse et « cheap ». A réserver aux amateurs de la franchise. [Statut : arrêtée]

Level 7 Civil Servant Modifiant le concept du sympathique film d’espionnage My girlfriend is an agent, le drama loupe le coche, et nous propose un festival de clichés horripilants noyé dans une intrigue poussive. [Statut : arrêtée]

Queen of Ambition (Yawang) Une histoire de vengeance sans réelle personnalité, servie par de bons acteurs, mais au récit bancal, affadissant des enjeux déjà présentés dans les premières minutes. [Statut : arrêtée]

Flower Boy next door troisième volet des flower boys qui fait du surplace et n’arrive jamais à toucher le téléspectateur, la faute à un humour délavé, et au sujet (la solitude) très mal exploité. Même si Park Shin Ye peut se révéler touchante. [Statut : arrêtée]

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  • Séries japonaises :

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Feu vert :

saikou no rikon

Saikou no rikon Description jubilatoire d’un couple qui se déchire, trouvant le ton idéal pour parler des défauts de chacun sans verser dans la caricature. Incontournable [Statut : suivie ; Recommandation : 16/20]

Itsuka Hi no Ataru Basho de Drame humain sur la rédemption après la prison, avec des personnages simples et attachants qui cherchent à se reconstruire. Parfois un peu longuet, et ne bénéficiant pas d’une réalisation suffisamment soignée, mais le propos, qui ne cherche pas la pitié, est vraiment touchant. [Statut : suivie , Recommandation : 14/20]

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Feu orange :

Shotenin Michiru no Mi no Uebanashi

Shotenin Michiru no Mi no Uebanashi Une jeune femme égoïste découvre qu’elle a gagné à la loterie, alors que dans le même temps sa vie bascule peu à peu dans l’horreur. Le virage incohérent qui survient après des épisodes « vides » m’a convaincu de ne pas continuer. [Statut : arrêtée]

Biblia Koshodou no Jiken Techou Une plongée dans les livres et la promesse d’un récit romantique malheureusement complètement détruites par une bande sonore electro. Amis de la poésie, abstenez-vous. [Statut : arrêtée]

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Feu rouge :

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Kumo no kaidan Le drama plutôt longuet, fait l’impasse de son sujet intéressant (l’exercice illégal de la médecine) pour se vautrer dans des mystères sans imposer son ambiance. Soporifique. [Statut : arrêtée]

Mahoro Ekimae Bangaishi Une histoire décalée autour de deux personnages glandeurs. Effarant par son humour complètement raté et son propos vide de sens. A fuir. [Statut : arrêtée]

Share House no Koibito Une jeune femme agacée par sa solitude, un alien un peu excentrique et un dépressif vont vivre sous le même toit. On rêve d’un truc chaleureux, drôle, on obtient une série sans propos, ennuyeux et pas très originale. [Statut : arrêtée]

Nobunaga no chef Croisement improbable de Jin et d’un food drama, la série évoque un cuisinier moderne qui se retrouve dans les guerres d’unification du Japon. Dépourvue de toute émotion, filmée sans moyens, sans ambition, voire sans script. [Statut : arrêtée]

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Bilan de semaine 22

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Arrow 1.16 Wow. Avec un tel épisode, on peut enfin voir le potentiel de la série. Il était temps, que tous les personnages secondaires aient un but, une motivation, un secret. J’ai beaucoup aimé le fait que ce soit le Vigilante qui sauve le big bad guy sans le savoir. Autres bonnes nouvelles : deux révélations qui modifient considérablement l’échiquier, avec notamment une nouvelle personne qui connaît la vérité sur Oliver, tandis qu’on nous laisse saliver sur l’hypothèse d’une revenante. Bien joué. Je suis de nouveau accroc.

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Bunheads 1.18 finale Pas vraiment un finale, puisqu’on a l’impression que les intrigues sont stoppées brutalement. Mais quel plaisir à nouveau, de retrouver le cœur du show, avec ses jeunes danseuses et la quête d’une nouvelle carrière pour Michelle. Je n’avais pas vu venir la fin, et je dois dire que j’ai vraiment apprécié le fait que malgré ses délires, la série aborde des choses plus « intimes ». Et puis une fois encore, les scènes de danse étaient très jolies. Il y a très peu de chance que le show soit renouvelé, alors pensez à faire vos prières… Je sens que mon cœur ne supportera pas son annulation. Bunheads n’était certes pas toujours brillant et hilarant, mais elle apportait tellement de fraîcheur à la télévision ! Et j’aime le plaidoyer de zap2it à ce sujet. Pitié, ABC Family…

Call the midwife 2.06 Un bon épisode, très émouvant. L’épisode aurait pu traîner en longueur avec une réconciliation ultime sur le lit de mort, mais heureusement ils ont préféré joué la carte du changement de vie, avec au passage un regard accusateur sur la société de l’époque (une jeune femme devant cacher sa grossesse pour garder son emploi). Et puis j’ai aimé l’avènement d’un autre progrès médical : les rayons X, dont malheureusement l’usage n’était pas encore déconseillé aux femmes enceintes. Enfin, l’intrigue amoureuse trouve un échappatoire plutôt astucieux, et qui ne frustre pas de trop.

Cult 1.02 Le show est toujours incapable de se positionner autrement qu’au second degré, vu la crédibilité de la plupart des scènes. En revanche, l’intrigue est plus posée, et c’est nettement plus appréciable. Mais bon, regarder le nanar d’un nanar… Je sais pas si je tiendrai longtemps.

Dancing on the edge 1.05 final Déçu. A force de tendre vers le show policier, je m’attendais à une vraie résolution de l’intrigue. Or, si on a la solution, la manière dont on nous l’apporte est très frustrante, d’autant que l’auteur a cherché à la censurer le plus possible. Et puis le devenir de chaque personnage est traité par dessus la jambe. Après avoir tant fait monter la tension, forcément…C’est dommage parce que le show m’avait énormément plu à ses débuts, et puis il n’a pas su rester dans sa thématique. Ce qu’il a cherché par la suite n’aura réussi à me convaincre que par moments. Et avec cette fin amère, difficile de ne pas revoir son jugement à la baisse.

Girls 2.07 Très déçu. Non seulement la thématique de Jessa est cliché, mais le reste de l’intrigue est encore plus idiot, et montre une fois de plus le décalage total que j’ai avec la série dès qu’elle part dans des délires. Et non, désolé, je ne peux m’empêcher d’être moralisateur quand je vois Hannah avoir des rapports non protégés (!) dans un cimetière (!!) avec un inconnu. (Un fantasme, c’est ça ?). Tout ça pour se foutre de la gueule de ce dernier parce qu’il n’a pas réussi sa performance de débutant… et qu’il est donc forcément gay. A l’exception d’un seul personnage (et encore !), les hommes sont réduits à des pénis sur pattes.Bon, maintenant, la semaine prochaine, place à Shiri. Ne me déçois pas.

Go On 1.17 Heureusement que K avait sa parodie de Mary Poppins, parce que toute l’intrigue concernant la rupture entre Matthew Perry et Piper Perabo était honteusement soporifique. Plus que jamais une sitcom bouche-trou.

Nashville 1.14 Pas mal du tout. J’aime beaucoup la tournure des évènements. Je craignais que le frère de Gunnar allait s’incruster, et en fait il va servir à tout autre chose. Bon, j’ai toujours détesté les scènes de sexe après un drame, mais comme j’étais shipper, je pardonne. Et puis même si je n’aime pas les intrigues politiques de la série, j’aime ce que devient le personnage d’Eric Close. Enfin il s’affirme ! En plus, les numéros musicaux étaient réussis.

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Nikita 3.12 L’épisode a flirté avec la mauvaise idée (celle de faire venir des terroristes arabes dans l’univers de la série), pour finir par se rattraper majestueusement avec le parallèle entre le couple Ari Tasarov/Amanda et Michael/Nikita. La dernière scène est très symbolique et plutôt alléchante. En plus de ça, l’échiquier de la série bouge enfin (il était temps) avec l’arrivée de Tasarov. Bref, la série est à nouveau sur ses rails depuis la semaine dernière. Ça fait plaisir.

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Raising Hope 3.19-3.20 Deux énormes épisodes. Le premier a tout de même ma préférence évidemment car revoir toute la bande de My name is Eal (sans compter les innombrables références, clins d’œil et intrigues liées au show) c’était parfait. Décidément Greg Garcia est toujours amer depuis l’annulation de sa série. Le second épisode était plus classique, avec Jimmy qui découvre une fois de plus comment ses parents l’ont « protégé » des filles. Mais le running gag d’Ain’t no sunshine était irrésistible.

Smash 2.04 Le show s’améliore. Les chansons sont plus travaillées, et on voit enfin tout ce petit monde se regrouper. Malheureusement, on doit supporter de grossières intrigues amoureuses entre Karen et Whatshisname, dont la tête ne me revient toujours pas. Mais la grande idée, au fond, est d’ajouter enfin une petite note épicée à Bombshell. La scène finale était surprenante, et j’en attendais pas tant.

The Americans 1.05 Le show continue de progresser lentement. J’aime vraiment le fait que chaque camp s’espionne mutuellement. Mais je ne supporte pas la tentative de montrer la vie privée de l’agent du FBI, pour la comparer avec ce qui se passe chez ses voisins. Un peu d’imagination ! Autre problème : la mise en danger des personnages. J’en avais déjà parlé la semaine dernière. Tant qu’on ne saura pas que tout est possible, impossible de ressentir la moindre tension. Qui a vraiment eu peur quand Keri s’est retrouvé dans le coffre de la voiture ?

The Mindy Project 1.16 Épisode sympathique, parce qu’il est un peu la version rêvée d’une comédie romantique selon Mindy. Malheureusement, elle n’arrive pas à en faire quelque chose d’intéressant. J’aime bien les citations de films de Nora Ephron, j’aime quand on arrive à faire naître une complicité entre les personnages, mais je suis surtout très déçu qu’on en a pas profité pour faire avancer notre héroïne … et son collègue ! Et puis il y a toujours ces blagues douteuses, ces réparties fainéantes… J’essaye de tenir, mais le cœur n’y est plus.

The Walking Dead 3.11 Du bon et du moins bon. Et malheureusement le retour d’Andrea n’apporte pas grand chose (tout au plus sa rencontre avec Michonne était intéressante mais le personnage est tellement devenu tête-à-claques…). Je suis juste content que les auteurs n’ont pas oublié de traiter du problème Merle. Bon, ils ont savamment esquivé une confrontation avec Glenn et Maggie, mais au moins ils ont tenté par tous les moyens de le raccrocher au groupe. Merci Herschel. Mais bon sang que cette dernière scène de l’épisode était stupide et invraisemblable !

2 Broke Girls 2.18 Arf. Je suis déçu que les auteurs décident de revenir en arrière. J’étais content de voir nos serveuses dans un nouvel environnement. Ça aurait été sympa de les voir progresser… C’est quand même la raison d’être du show, non ? Et puis bon, les scènes avec la tante de Caroline étaient loin d’être drôles.

Zero Hour 1.03 Malheureusement, j’ai bien aimé. Il faut vraiment rentrer dans son concept loufoque, mais une fois qu’on arrive à fermer les yeux sur toutes les incohérences, on prend un sacré plaisir à les voir revisiter l’histoire (il fallait oser !). Surtout que l’intrigue avance vite, multiplie les questions et les révélations. J’aime les surprises. Et puis quelques guests sympathiques, comme un acteur de Lost ou la sœur (?) de Mamie Gummer ça rend le tout encore plus sympathique. Et évidemment, juste quand ça commence à devenir intéressant, ABC retire le show de l’antenne. Grrr…. Qu’ils arrivent à faire 6 millions de téléspectateurs vu la concurrence bien installée sur les autres chaînes, c’était déjà très bien, surtout pour du feuilletonnant !

Bilan de semaine 21

Une très belle semaine, avec beaucoup d’épisodes clés. L’occasion était trop belle pour arrêter quelques shows (et faire place à d’autres visionnages). Adieu donc à White Collar et Touch.

Arrow 1.15 A défaut de faire avancer la trame principale, on nous propose donc 3 romances. Or cela n’a jamais été le point fort de la série : chaque love-interest est totalement dépourvu de personnalité et ne sert qu’à résumer le caractère de nos héros. Bref, encore un autre  épisode totalement dispensable, malgré la scène finale.

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Bunheads 1.17 Un bien meilleur épisode que le précédent, avec cette fois-ci une chorégraphie plus travaillée et surtout toute la troupe réunie sous le même toit, ou presque. Avec davantage de références à la pop-culture, le show est aussi plus léger et plus drôle. Sans compter la façon dont les romances s’installent. Et j’aime toujours la façon dont les intrigues qui seraient utilisées par d’autres séries comme des intrigues principales (le mariage, le préservatif), restent en fait en arrière-plan, une façon comme un autre de rester en décalage perpétuel. Ça va être très dur de dire adieu à la série la semaine prochaine, je le sens.

Call the Midwife 2.05 C’était moins bien. Même si la thématique de la contraception était également très touchante (et le twist final vraiment diabolique !) cela tournait une fois de plus autour du sentiment de culpabilité de notre infirmière. Je n’aimerai pas que le show tourne en rond. Heureusement, j’ai bien aimé le traitement réservé à l’amour interdit entre le médecin et la bonne sœur.

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Dancing on the edge 1.04 très joli épisode, qui arrive à distiller une ambiance toute particulière. Maintenant la paranoïa est de mise, et la liste des suspects ressemble à un Cluedo. La mise en scène est prodigieuse par moment, et ce même si les numéros musicaux sont quasiment absents. J’ai très hâte de voir la fin de tout ça.

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Elementary 1.17 Excellente intrigue policière. J’aurai du employer le pluriel, car ce fut un festival de brainstorming. Beaucoup de rebondissements, mais aussi beaucoup d’humour. La relation entre Watson et Sherlock est en passe de devenir un point fort pour la série, et je suis content que Sherlock « l’entraîne ». Il n’y a rien de pire qu’un sidekick qui se contente de balancer des évidences.

Girls 2.06 C’était une bonne idée d’essayer de réunir deux personnages masculins pour voir ce qu’ils avaient à dire. Malheureusement l’expérience n’est pas très concluante, car leurs discussions et digressions sont plutôt soporifiques. Et j’ai eu du mal à sourire devant certaines situations qui se voulaient comiques. Heureusement l’arrivée d’une certaine actrice la semaine prochaine devrait renouveler mon intérêt pour la série.

Go On 1.16 Mouais. Il y avait quelques bons gags, mais le show reste toujours bien trop sage. Ni vraiment totalement délirante ou créative, ni vraiment bien écrite au niveau des dialogues, comme bien souvent l’intrigue est tellement minimaliste que le show n’a dès lors plus qu’une seule fonction : nous faire passer le temps.

Grey’s Anatomy 9.16 Il fallait y penser. Si seulement on remplaçait tous ces directeurs d’hôpitaux incapables qui ne connaissent rien à la médecine par des jeunes médecins pistonnés qui ne savent même pas ce qu’est un budget, le monde tournerait bien mieux, non ? Les auteurs avaient pourtant l’occasion de rattraper le coup, lorsqu’ils ont décidé de nous montrer qu’un tel dossier était utopique sans aucune personne qualifiée. Mais non, il faut croire que la moralisation à deux balles l’emportera toujours sur les considérations économiques dans certaines séries télé. Bon au moins ils n’ont pas saisi l’histoire du mensonge de Christina pour à nouveau la séparer de son ex-mari. Pour le reste, vous aurez compris…

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My mad fat diary 1.06 Wow. Certaines scènes étaient étrangement maladroites, et la fin un peu précipitée, mais j’ai vraiment aimé qu’on parle de toutes les intrigues développées dans la série. Par moment le show arrive à vraiment m’émouvoir, il y a là une vraie tendresse pour les personnages, noyée sous un humour finalement pas aussi méchant qu’on aurait pu craindre. Le season finale était donc réussi, et j’attends avec impatience la seconde saison. Ce fut une excellente découverte.

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Nikita 3.11 Très bon épisode, multipliant les coups tordus d’Amanda. Et puis c’est surtout l’occasion de redonner un rôle au soporifique Sean. Et je dois dire que j’aime toujours cette intrigue qui transforme Division de l’intérieur. (c’est toujours mieux que la recherche utopique d’une main artificielle parce qu’on ne veut pas d’un handicapé dans la série). En tous cas ça faisait un moment que le récit n’avais pas été aussi haletant et bourré de surprises. Nikita is back ?

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Once upon a time 2.14 Excellent épisode.Pour la première fois de la saison je m’enthousiasme vraiment pour la suite de l’aventure. Je n’ avais pas du tout pensé à cette fameuse découverte, et je suis content que l’arbre généalogique se complique de plus en plus. En plus l’épisode est essentiel pour comprendre Rumpletiltskin, et le twist final promet beaucoup. Comme quoi, il y avait encore de quoi faire avec les personnages principaux, pas besoin de rajouter de nouveaux monstres…Cela dit je ne suis pas sûr d’apprécier ce qui se passe à Storybrooke (pourquoi vouloir à nouveau confronter le réel à l’imaginaire avec un homme qui découvre la magie ?)

raising hope 318

Raising Hope 3.18 J’aime vraiment les traditions de la famille Chance, cette façon de nous plonger dans les flashbacks de l’enfance pour expliquer les délires parentaux. Et puis il fallait y penser, mettre en parallèle la commercialisation de Noël et les bonheurs simples de la vie. Arbor Day, une bonne idée !

Smash 2.03 Ah voilà enfin un épisode qui parle du processus de création, et des conflits internes. Il était temps. En plus, il y a beaucoup de numéros musicaux. Pas forcément inoubliables, mais c’est déjà ça. Par contre je n’accroche toujours pas à la nouvelle comédie musicale, qui reproduit exactement ce qui se passe entre Karen et le nouveau gars-dont-je-ne-veux pas-retenir-le-nom. Allez, encore un effort.

the Americans 1.04 Le show nous fait un rappel sur le positionnement de chacun par rapport à la mission, et là encore je suis content que tout soit clarifié (une bonne fois pour toutes ?). Pour le reste, la plongée dans l’attentat contre Reagan a donné lieu à d’intéressantes intrigues pour les deux camps. Je ne suis en revanche pas sûr d’aimer le parallélisme entre la vie de couple de l’agent du FBI et celle des espions russes. Dans l’ensemble, bon épisode donc même s’il manque ce petit plus pour vraiment faire monter la tension. Passée la découverte de la série, il faut montrer que tout peut arriver, et on en est pas encore là malheureusement.

big bang theory 617

the Big Bang Theory 6.17 Excellent ! Je suis vraiment content qu’on reparle de Raj’, et sa manière de draguer est prometteuse. Il fallait quelqu’un mal dans sa peau pour être charmé par sa personnalité, et ça fonctionne bien. J’ai hâte de voir ce que ça peut donner. Mais il ne faut pas oublier Sheldon qui suit les conseils de Penny (et d’Amy), avec toute la diplomatie qu’on lui connait. Les gags étaient d’un très bon niveau.

the good wife 414

the Good Wife 4.14 Très bon épisode, avec une montée en puissance qui rend la plupart des scènes jubilatoires…jusqu’au moment où mon rêve de voir Alicia future opposante de la firme s’est envolé. Ils ont choisi de nous rejouer la partition avec un Cary qui va probablement de nouveau partir, et Alicia qui retombe sous le charme de son patron. J’espère vraiment un twist à ce sujet. Quant à Eli Gold, j’ai adoré comment il piège son monde. Je suis moins fan de la prestation de Kyle Mc Lachlan…

the Mentalist 5.14 L’épisode a beau essayer de remplir les trous avec des scènes entre nos héros, rien n’est vraiment percutant ou amusant. La résolution de l’intrigue comme d’habitude, est ridicule. Bref, c’était nul.

the Mindy Project 1.15 Entre 2 broke girls et son marionnettiste glauque et Mindy et sa chaussette ridicule, on se demande ce qu’ont mangé les scénaristes cette semaine. C’était pas drôle du tout. A chaque fois que la série veut taper dans le délire, elle manque sa cible et on ne ressent que de l’embarras devant son écran.

The Walking Dead 3.10 Que c’était long jusqu’aux 10 dernière minutes ! Entre les errances de Rick, Merle et son frère sans compter l’apathie de Maggie, j’avais vraiment envie que Glenn prenne les choses en main. Heureusement la fin relève sacrément le niveau, impossible de savoir ce qu’il va se passer, c’était inespéré.

Touch 2.04 L’épisode confirme tout ce que je pense de cette seconde saison. Nous avons désormais une série policière, avec un kidnapping, un serial killer, une corporation de méchants, et un journaliste qui maîtrise désormais les armes à feu. Impossible de parler de puzzle humaniste après ça. Et je crois que je n’arriverai pas à surmonter ma déception, quelle que soit l’intrigue que l’on nous propose désormais. Le récit n’est pas pour autant mauvais, il a l’intelligence de balader un peu le téléspectateur avant de faire des révélations, mais je n’accroche pas aux enjeux. La faute aussi à Maria Bello devenue tête-à-claques en quelques scènes. J’arrête là.

Two Broke Girls 2.17 Je peux comprendre l’envie de parler d’un personnage glauque mais centrer l’épisode juste sur un marionnettiste, c’est courir le risque d’être répétitif, et usant. Bof, bof.

utopia 106

Utopia 1.06 Wow. Utopia a largement dépassé mes attentes, qui étaient déjà très élevées. De très loin, le meilleur show télé de ces derniers mois. Non seulement le puzzle est efficace, mais il arrive sans cesse à surprendre, tout en gardant une certaine cohérence. Ça faisait des lustres que j’avais pas été remué comme ça, et emballé par une série.

White Collar 4.14 Une intrigue ? Où ça ? On aura compris que le but était de parler de la Saint Valentin, mais cette énième histoire d’enlèvement n’a aucune imagination, c’est horriblement plat. J’arrête donc la série, sans regret.

Zero Hour 1.02 L’intrigue est toujours aussi délicieusement abracadabrantesque, et c’est ce qui justement fait son charme. Un pur blockbuster américain avec des nazis qui recherchent le paranormal, la religion catholique qui s’éloigne de ses préceptes, la téléportation dans tous les coins du globe, bref, Indiana Jones revisité. L’avantage, c’est que les mystères nous sont dévoilés, et comme l’épisode ne faiblit pas non plus en rythme, il y a de quoi passer un bon moment à condition de ne pas se focaliser sur toutes les incohérences. Mais là où The River m’agaçait, Zero Hour, curieusement, pour l’instant, est encore fun. Pour combien de temps ?

Bilan de semaine 19

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Arrow 1.13 Et bien voilà ! C’était pas bien compliqué, pourtant, d’exploiter enfin les motivations des personnages tout en leur permettant d’avancer dans la mythologie de la série. L’épisode délivre tout ce qu’on attend, du père de Laurel à la mère d’Oliver. Et même si la dernière séquence est un peu trop spectaculaire, elle a le mérite d’avoir vraiment envie de revenir la semaine suivante. Du côté de l’île, par contre, c’est toujours le désert scénaristique, la révélation finale n’apportant strictement rien.

Bunheads 1.15 Encore une fois, l’épisode est un peu déséquilibré. Il manque un peu d’énergie et d’humour, même si certaines scènes sont ouvertement délirantes. J’espère qu’on en a fini avec le frérot inutile. Et curieusement alors que je réclamais davantage de place pour Liza Weil, son personnage commence aussi à me taper sur les nerfs. On avait compris qu’elle n’y connaissait rien en art, pas besoin de nous répéter le sketch à l’infini.

Call The Midwife 2.03 Bien que j’adore le show, je ne peux m’empêcher de trouver que les personnages sont trop lisses, trop honnêtes, trop … parfaits par moments. Jenny découvre toute seule que le chirurgien souffre de Parkinson, abandonne son Jimmy pour qu’il se marie, .. .J’aurai bien voulu qu’elle arrête d’être la fille modèle, qu’elle se laisse emporter par la colère… au lieu de pleurnicher dans son coin.

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Elementary 1.14-1.15 Le 14ème épisode est brillant, car non seulement le travail de déduction est remarquable, mais en plus il possède un très bon twist. A cela se rajoutent 3 bons points : Joan qui participe activement à l’enquête, l’exploration du côté auto-destructeur de Sherlock, et une amusante enquête dans l’appartement de Watson. Peut-être un de mes épisodes préférés jusque là. J’ai évidemment moins apprécié l’épisode suivant, qui possédait une intrigue moins travaillée et un poil prévisible. Mais elle avait l’avantage d’explorer une fois de plus l’addiction de Sherlock.

Girls 2.04 C’est mieux. Il y a quelques bonnes répliques et des échanges qui mettent une fois de plus en exergue l’égocentrisme et l’immaturité des filles. Et surtout un bien meilleur équilibrage des caractères. Mais pourquoi fallait-il finir sur un truc aussi dégueulasse ?

Grey’s Anatomy 9.14 Tout comme le semaine dernière, l’épisode part d’une bonne idée (l »hyper-protocolisation de la prise en charge) et en fait un peu n’importe quoi. Effacer un dossier médical avec une simple tablette utilisateur, c’est tout simplement impossible, même en partant du principe d’un logiciel buggué. L’image de l’hôpital qui se personnifie par un médecin, en revanche, c’est tout à fait commun à l’heure où la concurrence est rude. Mais jamais vous n’entendrez un médecin dire qu’il n’a que 15 minutes pour vous diagnostiquer et vous traiter !! Et doit-on vraiment fermer les yeux sur la prise de risque énorme de faire rouvrir les urgences en secret pour un patient, alors qu’aucun circuit de soin n’existe ? Mais ce qui m’a fait le plus de peine au fond, c’est ce traitement manichéen à bisounoursland, avec comme je l’annonçais il y a des semaines, le futur rachat de l’hôpital par nos nouveaux millionnaires. De quoi avoir envie de jeter sa télécommande. Pour le reste, l’intrigue entre Karev et son interne était également beaucoup trop annoncé à l’avance pour ressentir la moindre émotion. Tout ça pour ça.

My Mad Fat Diary 1.04 Très bon, encore une fois. Bon, je m’attendais à ce que notre héroïne ait un nouvel obstacle sur la voie du bonheur, mais c’est toujours drôle, tendre, et magnifiquement interprété. L’actrice a des mimiques spectaculaires.

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Nashville 1.12 Vraiment, j’aime beaucoup la série, au risque de me répéter, car le traitement est tout sauf manichéen (en tous cas bien mieux écrit que sa concurrente directe – smash). On peut comprendre toutes les réactions, même celle d’Avery ou du mari de Rayna qui réfléchit sur les conséquences de son infidélité (au passage, un grand merci de ne plus nous parler de politique !!).  J’aime de plus en plus ce qu’ils font du personnage d’Hayden Panettiere, qui en a marre d’être la figure de prou de la musique commerciale. En bonus, l’épisode est bourré de très belles chansons. Bravo.

Nikita 3.10 Après ma lourde déception de la semaine dernière, l’épisode était parvenu à me faire rêver un peu en imaginant la disparition définitive de Heidecker. Hélas, il ne s’agit là que du point de départ d’une longue traque pour que Michael retrouve sa main. C’était pourtant une bonne idée de le laisser handicapé aux commandes de Division, car cela redistribuait enfin les cartes dans une saison sans twists et sans enjeux excitants. Heureusement, l’épisode se termine sur une autre possibilité très alléchante : Division doit reprendre les missions de feu Percy, elle va être utilisée sans scrupules par le gouvernement américain. Enfin de nouvelles pièces apparaissent dans cette partie d’échec monotone.

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Raising Hope 3.16-3.17 FOX continue d’accélérer la diffusion de la série, ce qui risque de me poser des problèmes d’addiction bien plus tôt que prévu. La série continue en effet d’être très créative et multiplie les allusions aux autres séries télé. Ainsi, dans le premier épisode, c’était la vengeance de Greg Garcia pour l’annulation de My name is Earl et un aperçu du processus de décision des chaînes de télévision. Dans le second c’est une brève imitation de Carrie (Homeland) par Sabrina. Mais surtout les épisodes n’oublient pas d’être drôles. Le somnambulisme héréditaire et la sex tape inspiratrice étaient d’excellentes histoires originales.

Smash 2.02 Je me suis profondément ennuyé. L’épisode de reprise avait déjà le mauvais goût d’un reset précipité, cette fois-ci c’est bien pire, car le redémarrage de l’histoire est tout sauf passionnant. Les numéros musicaux sont lamentables, les nouveaux personnages de vraies tête-à-claques (mention spéciale à l’imbuvable love interest de Karen). Et les caprices de Julia achèvent le show. Il reste quelques maladroits moments entre Ivy et Derek (c’est toujours mieux que rien) pour tenter de nous sauver du naufrage. Peine perdue. Ça va être dur de se remotiver pour regarder la suite.

The Americans 1.02 Toujours pas entièrement convaincu par la série, notamment pour son traitement psychologique des personnages. Impossible de saisir ce qu’est réellement l’héroïne, non pas à cause d’un flou mystérieux, mais à cause des innombrables volte-faces de son caractère. Dans le pilote c’était la Mère Russie avant tout, et elle était peu attachée à sa famille. Ici, c’est tout l’inverse : son mari veut continuer la mission coûte que coûte, et elle fait preuve à la fois de pitié pour sa victime et d’amour pour sa famille. Heureusement l’épisode a enfin la bonne longueur. Mais j’attendais autre chose qu’une simple écoute et des clichés sur les russes qui adorent le caviar. Bof, bof. Et vu le magnifique plongeon d’audience, je ne pense pas être le seul à être dépité.

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The Big Bang Theory 6.15 Excellent épisode. Décidément les scénaristes ont de très bonnes idées. J’aurai presque voulu voir ces nouvelles colocations sur le long terme. En tous cas c’était très bien écrit pour faire monter la pression de part et d’autre du couloir. Quant à Raj’, il nous aura permis d’entre-apercevoir la maman d’Howard, une vraie figure mythologique de la série comme Vera dans Cheers ou Maris dans Frasier. Heureusement ils n’en font pas trop, mais je suis sûr que plein de gens ont fait des arrêts sur image. Bref, hilarant. La saison est exceptionnelle.

The Mindy Project 1.14 Le détournement de Quand Harry rencontre Sally et Nuits blanches à Seattle était attendu depuis le début de la série, et si la première partie du scénario ne fonctionnait pas, cet épisode remet les pendules à l’heure. C’était surjoué, déformé, ridiculisé, mais c’était plutôt bien vu (Dommage, je voulais la scène du taxi !).  Par contre, la série n’arrive toujours pas à avoir des gags visuels réussis. Morgan devient de plus en plus horripilant. En tous cas j’aimerai vraiment que Mindy Kaling explore davantage ses personnages, entre celle qui croit que la vie doit ressembler à une comédie romantique et celui qui n’arrive pas à montrer son côté sensible.

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2 Broke Girls 2.15 Les réparties sexuelles fusent. Les blagues communautaires sont encore plus présentes (et osées). Impossible de résister. Un épisode bien écrit, même si les dernières séquences comme souvent manquent de finition. Avec un meilleur scénario, l’épisode aurait vraiment pu décoller.

Touch 2.01-2.02 J’avais de sérieuses inquiétudes quant à la suite de la série. Elle avait commencé un puzzle humaniste, et s’était terminée en laissant de côté ce dernier. Restait la promesse de développer la mythologie de la série. Hélas, cela passe par une redéfinition des missions de chacun. Ainsi il s’agit maintenant de ramener Amelia à Lucy tout en protégeant Jake d’Aster Corps. Avec en prime un grand méchant qui tue tous les prodiges capables d’utiliser la fameuse séquence de Dieu. Bref, le show n’a plus du tout la même allure : c’est devenu simpliste, moins humaniste, on ne s’amuse plus à reconstituer un puzzle d’évènements pouvant modifier le destin. On s’ennuie ferme, parce qu’on se retrouve avec un show paresseux, semblable à tant d’autres, usant de ficelles énormes pour retrouver des informations lors des enquêtes. Je ne vois toujours pas ce qu’apporte Maria Bello à part crier toutes les deux minutes qu’elle veut revoir sa fille. Et Jake lui-même ne sert plus à grand chose, c’est son père qui redevient un homme d’action, se retrouve au milieu de kidnapping en esquivant les balles. Je tente encore un 3ème épisode histoire d’être sûr, mais je vais très probablement m’arrêter là, c’est un carnage.

Utopia 1.04 J’avoue avoir été perdu par les motivations de Jessica Hyde, RB et Milner, le récit se complexifiant de plus en plus (et les informations sur certains évènements ne nous sont racontés que par de minces dialogues, il faut vraiment suivre avec attention, et avoir une bonne mémoire). Mais j’aime vraiment comment les auteurs lient la grande conspiration avec l’actualité : les OGM, les grandes entreprises agro-alimentaires, le SRAS, le vaccin anti-grippe, … Il y a vraiment de quoi faire ! Sans compter qu’après la scène de carnage à l’école, voilà qu’on brise un autre tabou, celui de l’enfant meurtrier. Une série complètement dingue.

White Collar 4.13 Le scénario est de plus en plus affligeant, avec des escroqueries qui se résument à un simple échange de médaillon. Mozzie n’est plus assez roublard et drôle. Bref, on s’ennuie ferme. Je crois que je vais abandonner là…

Quelques mots sur House of Cards (USA) et Dancing on the edge (UK) pour finir, puisque je n’ai pas pu faire la critique de leurs pilotes (à mon grand regret car mon état de santé ne me le permettait pas) et que j’ai bien avancé dans leur visionnage.

house-of-cards-final-poster

Je n’ai pas vu la série britannique House of Cards, donc je ne peux évidemment pas la comparer, en revanche je n’ai cessé d’opérer un rapprochement avec Boss, pour lui préférer cette dernière. House of Cards est ambitieuse, mais sa théâtralité est très maladroite, à la différence de Boss. Sa mise en scène est plate, et j’ai eu beaucoup de mal à me faire à ce personnage parlant à la caméra. Faire des clins d’œil au téléspectateur pour essayer de l’impliquer ou lui pointer du doigt le ballet qui se passe sous ses yeux, aucun problème. En revanche, je n’aime pas du tout quand il se met à nous expliquer les choses, sans parvenir à une certaine connivence avec son supposé public. Ça s’est amélioré par la suite, mais ça n’a pas été facile. Ensuite, le monde qui nous est présenté est bien moins corrompu que dans Boss, ce qui rend la partie d’échec moins passionnante : il n’y a au fond que peu de personnes pouvant gêner notre « héros », et chaque épisode est excessivement linéaire. Mais la plongée dans ce monde reste fascinante, et on se demande toujours comment un être aussi abject peut avoir autant d’influence. J’ai moins été sensible à la femme de notre héros, qui accepte les escapades de son homme tant que cela sert ses intérêts. Là encore, la comparaison avec Boss fait mal, très mal, même, puisque la psychologie de cette dernière était bien plus évoluée. Bref, c’est un joli coup pour Netflix, mais loin de la réussite escomptée. (critique sur les 5 premiers épisodes)

dancing on the edge

Dancing on the edge fut en revanche un énorme coup de cœur. J’ai toujours adoré les thématiques autour du jazz, la façon dont il transforme radicalement la société et ses codes. Le jazz c’est la musique de la liberté. Alors évidemment, j’ai été ravi de voir un Londres des années 30 en plein tournant créatif, révolutionnant les mœurs et la vision de l’homme noir, des bas quartiers (faiblement évoqués certes) jusqu’à l’aristocratie. Jamais je n’ai ressenti un problème de rythme, comme j’ai pu l’entendre ça et là. Même si l’intrigue n’a pas beaucoup de bouleversements, on a vraiment envie de suivre cette épopée, ni prétentieuse ni pompeuse, et de vibrer au son d’une musique exceptionnelle. C’est de plus parfaitement joué et mis en scène (merci Poliakoff). Vraiment, courez le voir. Vivement la suite ! (critique sur les deux premiers épisodes)