[30 days drama challenge] Day 6 : Chanson favorite tirée d’un OST

Voilà typiquement le genre de défi impossible à relever pour moi, car j’attache une très grande importance aux OST de série. Comme beaucoup de passionnés de série, je suppose, je considère que la musique est essentielle pour « rentrer » dans une fiction. Et la plupart des grands moments télévisuels sont magnifiés par la mélodie adéquate.

J’avais déjà longuement parlé des OST de séries coréennes en particulier, mais j’avais mis l’accent sur les orchestrations. Ne vous étonnez pas de trouver beaucoup de chansons douces, c’est pour pallier à la déferlante de rythmes k-pop qui petit à petit commence à rentrer dans la pièce, au grand dam de mon épouse.

Corée : Comment choisir parmi toutes ces excellentes chansons ? The Fog de Boo Hwal (Someday), what if we la chanson phare d’Alone in love, The Stuff de Lasse Lindh (Soulmate), l’OST de Coffee House ou dernièrement la chanson don’t forget me de l’ost de The Greatest Love. Je vais opter pour quelque chose de léger, qui donne la pêche : LaLaLa It’s Love de The Melody (Coffee Prince), ou Polly de The Melody. Non, finalement ça sera … Go Go Chan . Il faut dire que l’OST de Coffee Prince est exceptionnelle. (J’en profite pour ajouter une MV sooo lovely ^^ – Attention spoiler !). Si avec ça vous avez toujours pas compris que Coffee Prince est LE drama coréen idéal pour sourire bêtement à la vie….

Japon : Là aussi, la liste est longue, l’ending de Nobuta wo produce, Voyage de Ayumi Hamasaki qui sert aussi de générique de fin de My Little Chef, Wanderin’ Destiny de Globe dans Aoi Tori, Twilight d’Electric Light Orchestra dans Densha Otoko ou l’ending de My boss my hero par Sorafune, mais il y a une chanson qui a tourné en boucle pendant plusieurs mois : Prisoner of Love de la talentueuse Utada Hikaru pour le drama Last Friends.

USA : Récemment j’ai eu un coup de foudre pour le générique de Chicago Code chanté spécialement pour l’occasion par Billy Corgan. Et puis il y a certaines chansons qui restent associées à des séries, comme Teddybears feat. Cobra : Cobrastyle (pour Chuck), voire même le fameux Here with me de Dido pour Roswell. Qui pourrait oublier également les chansons interprétées par Vonda Shepard dans Ally Mc Beal : I only want to be with you, the end of the world, walk away Renee, et évidemment les danses sur Barry White  (qui inspirent encore aujourd’hui) ou le générique ? Comment ne pas penser à ces petits frissons de bonheur en écoutant Where you lead de Carole King pour Gilmore Girls ? Oui, la nostalgie passe à plein régime dès que vous écoutez les génériques de Veronica Mars (We used to be friends des Dandy Warhols), De Friends (évidemment). Comment ne pas résister au clap clap, ou au C’mon, C’mon du générique de Rescue Me ? Moi je chante sur le générique de Wonderfalls (merci Andy Partridge), where everybody knows your name (Cheers), le haha inimitable du générique jazzy Tossed salad and scrambled eggs de Frasier… Ok, là on s’éloigne déjà plus du concept de chanson. Dur dur de départager tous ces excellents titres. Alors je vais désigner une chanson de circonstance : Forever Young, de Bob Dylan dans Parenthood. (La musique vidéo officielle n’est pas interprétée par Bob Dylan)

Le pire, c’est que je suis sûr qu’après avoir rédigé cet article, je vais penser à plein d’autres chansons…

Du vieillissement des acteurs de série

Le mot est lâché. Alors que mon univers télévisuel évolue, je me rends compte que mes idoles ont pris un coup de vieux. Oui, c’est triste de vieillir.

Et pourtant, il n’y a pas si longtemps encore, je ricanais devant Courteney Cox qui tire sur sa peau fripée/botoxée. Cougar Town ?  J’y voyais là une preuve de plus de l’égo surdimensionné des actrices. Se prouver qu’on est pas has been, qu’on existe encore, qu’on peut encore susciter le désir alors que les jeunes ne cessent d’affluer, pour moi ça a quelque chose de désespéré, dans le mauvais sens du terme. C’est la vie, la roue tourne, il est temps d’accepter des rôles convenant enfin à son âge (si seulement c’était possible dans les teen shows, d’ailleurs !). Et ne me sortez pas le couplet féministe sur le phénomène des cougars, please.

Non, ce que je voulais dire, c’est que je trouve normal que les rôles soient distribués selon l’âge des acteurs. Mais ça ne m’empêche pas d’avoir un choc quand je vois Scott Bakula (Quantum Leap) vieillissant dans Men of a certain age.  C’est là que je me dis que moi aussi j’ai vieilli. J’ai mesuré le temps qui passe en voyant ces acteurs se transformer.

Cette évolution on la sent au fil des saisons. Sarah Michelle Gellar avait 20 ans quand elle a commencé Buffy. 7 ans plus tard, (« aidée » par les régimes hollywoodiens), elle ne ressemble plus beaucoup à la jeune femme qu’elle était. Aujourd’hui, en 2010…

C’est encore plus frappant en voyant Kelsey Grammer, qui passe physiquement du jeune psychiatre dans Cheers à un vieil homme proche de la retraite dans ses dernières sitcoms avortées. Le temps a donc passé si vite ?

Et rien ne m’énerve plus que ces actrices défigurées avec du botox, qui se lancent dans une course perdue d’avance au lieu d’accepter la réalité.

Oui, c’est dur de vieillir.

Et moi je vais avoir 35 ans dans 15 jours. A quoi ressembleront mes idoles d’aujourd’hui quand j’aurai 20 ans de plus ? A quoi ressemblerai-je aussi ?

L’usure des séries américaines

On en est tous conscients, au fil des saisons, une écrasante majorité de séries finit par lasser. Cette usure est principalement due au système américain, qui par le jeu des renouvellements, oblige la série à … mourir à petit feu sans terminer son histoire une bonne fois pour toutes ( a contrario de la plupart des séries asiatiques) : afin d’éviter toute répétition, la série se doit d’évoluer, et ce faisant, risque de perdre les fans de la première heure. Dans le même temps, si la série n’évolue pas, elle suscite de moins en moins l’intérêt.

En matière d’évolution, c’est très souvent l’amour qui prime. Exemple : Une tension sexuelle entre deux protagonistes qui finit au bout de plusieurs saisons par donner une relation (Je ne citerai pas la série médicale en question, pour ne pas spoiler). C’est parfois aussi des changements de caractères ou de comportements (Barney dans How i met your mother). Autant d’éléments fortement déstabilisants…

Joss Whedon disait à ce propos qu’il faut toujours donner aux fans ce qu’ils ne veulent pas. En la matière, c’est la frustration qui pousse à regarder. Et il a raison. Quoi de plus ennuyeux qu’un couple amoureux et heureux ? Souvent la réalisation de ce couple fait perdre énormément au charisme et à la verve de chacun des protagonistes impliqués (on se souviendra de Niles/Daphne dans Frasier).

C’est également cette frustration qui pour moi est aussi à l’origine du succès de Lost. La série étant l’exemple même de la frustration poussé à son paroxysme lorsqu’elle s’est terminée cette année.

Pour autant, on a tous notre propre attachement à une série. Et on regarde tous une série pour des raisons différentes. Je prend un exemple, celui du classement des séries du blogtvnews, où figure House (saison 6) en 26/40è position. Les raisons de ce désamour pour une série toujours aussi bien écrite, et à la mécanique parfaitement huilée ? L’évolution de la série (en matière amoureuse) et la non-évolution de la série (en matière d’intrigues médicales). Le tout en reprochant au personnage de House de devenir trop gentil. Pour contenter les critiques, il aurait donc fallu que House ne devienne pas « gentil » (ce qui pour moi est une aberration, je n’ai pas regardé House pour me délecter de ses remarquess acerbes mais bien parce qu’il incarnait une certaine intelligence du diagnostic a contre-courant de l’éthique bien-pensante – ce qu’il est toujours), et puis il faudrait virer tout l’aspect médical (qui est la raison pour laquelle je regarde la série). En d’autres termes, ça serait supprimer tout ce qui fait la pensée, la réflexion, le background de la série. Il y en a qui n’ont pas vu le déplorable Lie to Me ou quoi ?

Tout ça pour dire que le sentiment de lassitude qui s’installe au fil des années est à analyser, puisqu’il dépend des raisons pour lesquelles vous regardez une série. Une série comique qui ne fait plus rire, ça pose problème (Je citerai pas de série, mais je pense que vous avez tous une idée). Mais ça sous-entend aussi que c’est la qualité d’écriture elle-même qui est en cause. Si j’ai pris l’exemple d’une série comique, c’est bien à cause de l’importance de ses dialogues. Il est très rare que le même pool de scénaristes arrive à maintenir une richesse créative pendant plus de 3 ans. Des idées neuves en matière de situations et de répliques sont nécessaires, et ça passe généralement par un renouvellement de ce pool. C’est ainsi que des séries comme Cheers ont pu rester à l’antenne pendant 11 ans.

Il arrive aussi que le téléspectateur se sente floué parce que le temps d’antenne de son héros n’est plus le même. C’est un fait largement répandu, pour arriver à raconter de nouvelles histoires, on développe le background des personnages gravitant autour du héros. Développer, c’est bien, mais recentrer complètement la série sur ces personnages, c’est souvent ressenti comme une trahison. De mon côté, j’ai pas de règles établies, ça dépend de la richesse originelle du cast mais ça dépend aussi du traitement. Terminator the sarah connor chronicles a, à cet égard, montré le pire (souvent) comme le meilleur (rarement).

Parfois un personnage supplémentaire absolument détestable est rajouté au cast d’une série, et pour mieux l’incorporer, on déforme un des personnages pré-existants (Logan, le dernier copain de Rory dans Gilmore Girls).

Je n’apprécie pas non plus quand le propos de la série se déforme au profit du spectaculaire. L’exemple-type étant ER. A ses débuts, elle montrait les difficultés réelles d’un service des urgences. Puis elle a migré vers du soap et du spectaculaire (on se souviendra longtemps des histoires d’hélicoptères et même de tank aux urgences (eh oui !)).Des histoires à rapprocher de ce fameux « jump the shark« , l’histoire ridicule de Fonzie (Happy Days) sautant en ski nautique par dessus un requin, le signe que la série vire au n’importe quoi et s’ essoufle sérieusement.

Pour ma part, l’usure se ressent surtout dans des séries non feuilletonnantes. J’ai lâché CSI au bout de 4 saisons, Without a Trace à la 3ème, Monk vers la 6ème je crois, etc… (on verra ce qu’il adviendra de The Mentalist). Pour arriver à se maintenir, plutôt que d’essayer de développer le background de personnages en une ligne de dialogue disséminée durant l’enquête, il aurait plutôt fallu développer le propos. Par exemple, c’est à mon sens ce que permet encore House : conduire une réflexion sur l’éthique ou sur un thème particulier.

Pour autant, si je critique l’usure des séries américaines, je suis quelqu’un qui persévère très fréquemment dans le visionnage d’une série qui ne suscite plus le même intérêt. J’ai cette obstination, et puis il faut dire que je n’aime pas trop lâcher les séries en cours de route. Mais mon temps de visionnage se réduisant, je suis amené à faire des choix, et ça dépend en grande partie de la qualité des nouvelles séries. A la prochaine saison, Fringe et How i met your mother sont sur un siège éjectable.

Séries en DVD : coup de gueule

Il était temps que je parle un peu d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur : les coffrets DVD de séries. J’en possède moi-même de quoi tapisser plusieurs murs, donc à force…

Le prix :

J’ai le souvenir des premières éditions de séries en DVD. A l’époque, le DVD c’était pour le 7ème art, qui voudrait payer pour ce qu’il peut voir chez lui ? Après les premiers coffrets de série en cassette vidéo (les premières saisons d’X-Files, superbes, mais encombrantes) sont sorties les premières séries en DVD. Ô joie, pour tous les sériephiles du monde entier : l’heure de la VOST avait enfin sonné. Bien sûr le phénomène débuta aux USA, et bien avant la sortie en France, par exemple, paraissait là-bas un coffret DVD réunissant quelques épisodes d’Ally Mc Beal. La compression vidéo n’était pas terrible, mais c’était déjà ça. C’était cher, très cher. Quand le phénomène a débarqué en France, les sériephiles étaient des vaches à lait (parfois pas loin de 90 euros une saison). Il aura fallu un temps fou avant que les coffrets ne deviennent abordables, grâce à la popularisation des séries. Pour s’en sortir, il y a des éditions belges, ou des éditions zone 1 ou zone 2. Mais de nos jours, le média pourtant largement rentabilisé, reste tout de même un peu cher. Faut-il attendre des coffrets intégrales (qui ne sont pas sûres de paraître un jour) ?

La qualité visuelle :

Lorsque la première saison de Buffy the Vampire Slayer est sortie, l’image était pour le moins granuleuse. C’était assez compréhensible : c’était la faute aux masters. Depuis, les éditions DVD nous ont gratifié de superbes images, au point que la lecture de revues comme Les Années Laser ne servaient plus à grand chose. Mais de nos jours, il y a encore des séries récentes qui sortent avec une image scandaleusement granuleuse. Chuck, par exemple, est difficilement regardable. Pire encore que l’emploi de masters douteux, pour des histoires de marge, on compresse de plus en plus d’épisodes sur un DVD.

Les sous-titres :

Du temps de la pénurie d’éditions zone 2, les zone 1 regorgeaient de sous-titres VF (voire de VF, parfois québecoises). Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il devient même de plus en plus difficile de savoir si une édition comprend des sous-titres (VO ou VF), vu qu’il y a un grand décalage entre ce qui est annoncé officiellement et ce que l’on a finalement. C’est parfois à notre avantage : par exemple, Once and again en zone 1 a des sous-titres anglais alors qu’ils n’en font pas mention. Très souvent, les bonus ne sont pas sous-titrés. Et ne comptez pas sur les éditions zone 2 UK pour trouver vos séries inédites : elles ont tout simplement banni les sous-titres VF, voire même VO.

Pire, les éditions zone 2 diminuent dans le choix des sous-titres. Les amateurs de VOSTA peuvent ronger leurs ongles, c’est bien souvent VOSTF ou rien.

Tout le bénéfice des dvds est en train de partir peu à peu. Où est l’intérêt du DVD par rapport à une cassette vidéo ? Mais je vais y revenir.

Le packaging :

Alors là, ils ont fait très fort. Tout sériphile a probablement commencé la collection d’une série, saison par saison. Mais non malheureux, qu’as tu donc fait ! Avant d’atteindre le dernier coffret, le packaging aura changé 1 à 2 fois de taille (de gros-normal-mince, merci Alias), 1 fois de logo (Merci 24), quand c’est pas tout simplement des éditions de saisons complètes puis de moitié de saisons puis de saisons complètes (merci Ally Mc Beal).Ah les moitiés de saison, un grand classique. Tout est bon pour nous faire payer plus cher.Et à la fin bien sûr, le marketing vous proposera des intégrales que l’on rééditera chaque année dans des éditions de plus en plus moches (boîte à chaussure). Exemples types : l’édition limitée de Buffy devenue introuvable remplacée par un carton noir hideux, ou les éditions intégrale de Friends d’abord classe en noir, puis en vert (yeurk !).

Les sorties qu’on attend toujours :

Mais le plus rageant, au fond, c’est de ne pas avoir accès à ce qu’on nous a promis.

C’est plus rare du côté américain, mais ça existe.

J’attends toujours la saison 3 d’Once and Again (la dernière). Tout était prévu : le packaging, 5 dvds, des commentaires de Sela Ward ont été enregistrés, même un bétisier. Et rien, malgré les pétitions des fans. Ca devait sortir en 2005. Entre temps même la série Thirtysomething est sortie. Vous imaginez même pas la frustration alors que c’est ma série préférée of all time. Il suffit de lire un commentaire sur amazon pour comprendre :

For ‘Once and Again‘, the third and final season is the pinnacle. If a single season of a single television series ever deserved immortality on DVD, it is this one. I’ve been dreaming of it for six years.

Mais évidemment c’est du côté français que se situe les plus grandes lacunes erreurs commerciales. La France est le seul pays à avoir arrêté l’édition DVD de Frasier et de Cheers en saison 4.  Pas de sous-titres en zone 1 ni en zone 2 UK, donc impossibilité pour les français d’avoir accès à la suite de 2 des meilleures sitcoms au monde.

J’ai failli faire un plaidoyer pour Code Quantum, qui est sorti en intégralité aux USA il y a de cela plusieurs années. Mais il s’avère qu’une saison 3 va enfin sortir chez nous fin juin (la saison 1 était sorti chez nous en 2006, ils sont vraiment pas pressés). Pas de bol, j’attends la 5è dernière saison en zone 2 fr, seul moyen d’avoir des sous-titres puisque cette saison n’en dispose pas en zone 1. Il est probable que je l’aurai en 2014 à ce train là, s’ils sortent encore des dvds d’ici là.

On continue ? J’attends toujours la suite de The Practice, et la deuxième saison de Pushing daisies. Ca serait aussi sympa de nous proposer l’intégrale de Firefly (même si heureusement le zone 1 a des sous-titres).

Des bonus qui disparaissent :

Depuis quelques mois les éditions DVD deviennent de plus en plus pauvres en bonus. Une restriction imposée pour faire vendre du bluray, qui obtient ainsi un avantage substantiel par rapport au DVD. Et une autre manière aussi d’augmenter les marges.

Des exclusivités anti-concurrentielles :

Ca avait commencé avec des éditions spéciales contenant des bonus particuliers et un packaging amélioré (Heroes édition FNAC). Ca continue de nos jours avec the big bang theory disponible uniquement à la FNAC pour un prix scandaleux (merci la zone 1 vostf, ouf !)

Le zonage :

Cette limitation culturelle, à l’heure d’internet, a toujours été pour moi injustifiable. La mondialisation ne concernerait pas les biens culturels ? Pourquoi donc ?

Qui peut décider du partage culturel du monde ? Pourquoi le zonage bluray nous met dans la même zone culturelle que l’Afrique (le zonage DVD nous mettait avec le Japon). ? Pourquoi sommes nous à ce point considérés commes un tiers monde culturel par les majors ? Au delà, bien sûr, c’est aussi la question des droits dans les différents pays : a-t-elle encore un sens aujourd’hui ? Internet a permis un accès culturel multi-ethnique sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Restreindre cet accès culturel, dans un but purement mercantile, c’est restreindre notre capacité à comprendre l’Autre.

Il est quand même fou que le dézonage soit de plus en plus difficile (merci les bluray !), et que nous fermions les yeux aussi facilement.

Et les séries asiatiques alors ?

Les DVDs asiatiques, en France, sont encore une niche. L’édition cinématographique a lancé de belles vagues, mais depuis plus d’un an, il n’y a plus grand chose d’intéressant. J’ai pourtant cru à un moment donné à autre chose que des films d’art et d’essai et des films d’action, mais l’espoir est mort désormais. De plus, il serait temps qu’on arrête de cantonner les fictions asiatiques dans les animes. Quand on connaît la richesse télévisuelle du Japon et de la Corée du Sud, ça fait mal de se dire que pour l’instant une seule série a été éditée chez nous (Damo). On parlait de zonage culturel, tout à l’heure  il me semble ?

A quand Coffee prince, Alone in love, Flowers for my life ou Story of a man ? A quand Summer Snow, Last Friends, Nodame Cantabile ou Densha Otoko ?

Et les bluray maintenant ?

Alors que vous venez de vous constituer une jolie dvdthèque, voilà qu’on essaye de vous refourguer un nouveau support. Que l’on ne me parle pas de qualité, le but est de revendre une énième fois les mêmes catalogues des majors. Tant qu’on empêche pas un dvd de sortir avec le même contenu, ça ne me pose pas de problèmes, mais ces derniers temps ce n’est plus le cas, comme je l’expliquais plus haut. Le bluray n’apporte rien de plus que le dvd, à part une meilleure image. Pire, il restreint encore plus notre liberté culturelle (cf dézonage). C’est vraiment scandaleux de forcer les gens à changer de support, simplement par appât du gain.

La dématérialisation du support

Et alors qu’on essaye d’imposer le bluray dans les foyers, voilà qu’une autre arme de consommation massive arrive à nos portes : le contenu dématérialisé, qui disparait après visionnage. Le fast-food chez soi. Sauf que les tarifs pratiqués ont de quoi refroidir : aussi cher qu’un coffret DVD, qui lui au moins reste chez vous, et est visionnable autant de fois que l’on veut et à tout moment. Aussitôt vu, aussitôt oublié, aussitôt prêt à redépenser ?