City Hall

City Hall fut diffusé en 2009 sur SBS, et constitue, à mes yeux, une belle réussite.

Ce n’était pourtant pas gagné. J’ai failli lâcher prise aux premiers épisodes qui manquaient d’émotion. Mais rentrons plutôt dans le vif du sujet.

Le casting de la série réunit Kim Sun Ah (My name is kim sam soon, Scent of a woman) pour qui j’ai toujours eu beaucoup d’admiration, et Cha Seung Won (The Greatest Love), un acteur pour le moins charismatique.

Kim Sun Ah est comme toujours parfaite pour incarner l’image de la coréenne moyenne, qui travaille dur, n’est pas particulièrement jolie ou intelligente, et qui possède un caractère bien trempé. A une différence près, par rapport à Kim Sam Soon, son personnage, Shin Mi Rae n’est pas naïve quand il s’agit de parler d’amour. Shin Mi Rae a déjà connu des histoires sentimentales. Si son personnage conserve une certaine pudeur comme tout drama coréen, elle n’ira pas s’enfuir lorsque son prétendant veut l’embrasser. La nuance est de taille, car elle permet au final d’avoir une héroïne adulte sympathique, et non pas une trentenaire au comportement d’une adolescente vierge effarouchée. Shin Mi Rae, amoureuse, embrasse passionnément, et n’hésitera pas à passer une nuit dans les bras de l’homme qu’elle aime.

Shin Mi Rae, fonctionnaire de dernier grade dans la petite bourgade d’Inju, rend beaucoup de services à ses amis, ses voisins, sa mère, des commerçants qui essaient de joindre les deux bouts, car cette ville côtière est pauvre. Alors que tout le monde la traite comme une moins que rien à la Mairie où elle travaille (café, photocopies, …), elle sourit à la vie. Naïve, simplette ? Un peu. Elle trouve la force d’avancer dans les sourires qu’elle reçoit, et a finalement bien trop de choses à faire pour se formaliser. Malheureusement son ex-petit ami a abusé de sa gentillesse, et elle se retrouve avec une dette qu’elle ne peut rembourser. A moins, évidemment, qu’un pactole lui tombe du ciel… Et si elle gagnait le concours de Miss Baendaengi (Miss poisson) organisé par le nouveau Maire-Adjoint ? Malgré ses rondeurs, elle est déterminée à gagner…

Cha Seung Won incarne Jo Gook, ce Maire-adjoint au passé mystérieux. Il a brillamment réussi des études politiques, et est extrêmement ambitieux (il vise la Présidence de la Corée du Sud, rien que ça). Son intelligence, son charme naturel, son bagout, son sens tactique devraient lui permettre de grimper les échelons. Mais au lieu de viser directement un siège de député, son mentor mystérieux lui ordonne de prendre la place de maire adjoint dans la petite ville d’Inju. A lui de se débrouiller pour éjecter le maire corrompu et  pour manipuler son successeur. Quand il voit cette idiote de Shin Mi Rae se présenter à un concours de Miss dont il se contrefout, il se dit qu’il a peut-être trouvé la parfaite marionnette…

Vous l’aurez compris, le drama a pour thème la politique. En 20 épisodes, il va nous raconter comment une femme va réussir à surmonter tous les obstacles pour non seulement prendre le pouvoir, mais aussi assumer ses nouvelles responsabilités, tout en restant fidèle à ses valeurs. Car ce qui nous est dépeint est un monde politique impitoyable, corrompu, avec ses coup-bas, ses traitrises, ses calculs, ses mensonges éhontés à une population qui se désintéresse complètement de ses élus et de ses candidats. Arriver dans un tel milieu n’est pas facile, surtout quand on ne connait pas le système politique d’un pays. Pour un téléspectateur occidental, pas évident de savoir ce qu’est un Shijangnim (maire), un Bushijangnim (maire-adjoint), un président de conseil (municipal), … Ajoutez à cela beaucoup de dialogues et des personnages assez méprisables au début, et vous comprendrez ma difficulté à me laisser entraîner dans la série.

En effet, il est assez difficile de s’attacher à ce petit monde, et comme souvent dans les dramas coréens, le héros est un peu trop hautain pour vraiment s’impliquer. Cha Seung Won utilisera d’ailleurs plus d’une fois son rire forcé (ré-utilisé à outrance plus tard dans Greatest Love), ce qui fait que j’ai eu peur de ne jamais adhérer au personnage. J’avais heureusement tort, car malgré son détachement et ses manoeuvres politiques, on comprend bien vite que Jo Gook est en train de tomber amoureux. Son évolution est d’ailleurs très crédible tout le long. Voilà un homme qui ne vit que pour la politique, qui en maitrise toutes ses subtilités, et qui sait comment gagner des élections. Et puis sa rencontre avec la sincère Shin Mi Rae va le bouleverser. Il y a évidemment un côté très idéaliste dans la façon dont elle surmonte les obstacles, mais ce n’est pas pour autant d’une naïveté désolante. On se prend vite de passion pour son combat, on la soutient, on rit et on pleure (un peu ) avec elle. Shin Mi Rae n’a pas une ambition dévorante ni de rêves grandioses, elle rentre dans ce jeu politique pour améliorer le quotidien des gens qu’elle aime, et c’est tout.

Cette gentillesse ne peut  être comprise par ses adversaires. Mais malgré tout, le drama réussit à ne pas rentrer dans le jeu du manichéisme. Oui, le drama a ses « méchants », mais s’ils agissent ainsi, c’est parce qu’ils croient en ce qu’ils font, et ne se rendent pas compte qu’ils sont eux-mêmes les pièces d’un autre échiquier politique. Leurs rédemptions n’en sont que plus belles.

Autre louange à faire vis à vis du drama, c’est le soin porté aux intrigues. Si on ne nous épargne pas quelques rebondissements dont on aurait pu se passer en fin de série (probablement à cause de la rallonge d’épisodes), leurs dénouements sont suffisamment crédibles et émouvants pour se passionner pour les aventures de Shin Mi Rae et Jo Gook.

En effet, peu à peu, le drama devient de plus en plus passionnant, et ce n’est qu’en seconde partie que le charme se dévoile. Si les intrigues politiques sont toujours là, une belle place est désormais réservée au couple de personnages principaux. Et quel couple ! Souvent dans les dramas coréens les chamailleries ne vont que dans un sens, mais là, chaque personnage a du répondant. Leurs joutes verbales (matures ou immatures) sont un régal. Mieux encore, la série réussit à être très romantique, l’évolution de Jo Gook étant sincère, malgré ses stratégies politiques. Moi qui m’attendait à avoir du mal avec la froideur des débuts de Cha Seung Won, j’ai été subjugué. Le couple rayonne : la mise en scène excelle dans les échanges de regards et le cadrage de leurs rapprochements passionnés. La série ajoute la bonne dose de symbolisme amoureux tout en concrétisant nos rêves, ce qui fait que j’ai regardé les dix derniers épisodes… en une journée. Ça ne m’était pas arrivé depuis… Je crois que ça ne m’était jamais arrivé. J’ai été happé, ensorcelé par ce couple magique.

Les scénaristes ont également eu l’intelligence de ne pas créer de véritable carré amoureux. En effet, si le directeur Lee est fasciné par Shin Mi Rae, c’est davantage parce qu’il ne retrouve plus chez sa femme cette honnêteté, cette simplicité. Sa femme ne peut pas lui donner d’enfant, et aigrie, elle s’est peu à peu investie en politique, maitrisant tous les coups tordus possibles. Et si ce personnage féminin est très agaçant, il finit par être très drôle, malgré le surjeu des premiers épisodes. En outre, les difficultés de leur couple deviennent de plus en plus touchantes.

Autre originalité du drama : le héros est déjà.. fiancé. Mais on sent très tôt qu’il n’y a pas d’amour entre ces deux là, juste une histoire d’intérêt. Ce qui fait que Shin Mi Rae n’apparaît pas vraiment comme une briseuse de couples. Mais on pourra tiquer sur le fait que nos personnages ne semblent pas trop se soucier du qu’en dira-t-on.

Le drama pourrait aussi agacer : les valeurs de Shin Mi Rae feront sourire toute personne un tant soit peu passionnée par la politique. Mais qu’importe, il est permis de rêver, à la manière d’un Mr Smith au sénat, que les hommes politiques se mettent réellement au service de leurs électeurs et non de leurs propres ambitions.On notera au passage que le peuple est représenté dans sa diversité, et que l’héroïne comprendra qu’elle ne peut plaire à chacun.

Pour autant, la série ne donne jamais de leçon politique, elle se concentre vraiment sur son héroïne juste, simple, honnête. Il serait donc réducteur d’assimiler City Hall à une fable idéaliste, car bien qu’il s’agisse d’un doux rêve, cela reste avant tout une comédie romantique dans un cadre politique.

Et à ce titre, elle mérite vraiment d’être regardée, car elle figure sans problème dans le haut de sa catégorie, malgré quelques facilités scénaristiques. Tout y est : l’alchimie, les acteurs (mention spéciale pour Kim Sun Ah, bluffante de sincérité), les costumes (et les chemises !), les dialogues, les scènes, l’évolution lente et crédible des personnages, sans oublier une chanson magnifique. Et j’aime de plus en plus cette mode qui consiste à placer des pas de danse de la k-pop dans les fictions (même si je ne suis pas fan des Super Junior, Sorry sorry !).

Si vous arrivez jusqu’à mi-série, croyez-moi, vous ne le regretterez pas.

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The Greatest Love

The Greatest Love est un drama diffusé sur MBC de Mai à Juin 2011. Encore intitulé Best Love, il relate les aventures de deux célébrités coréennes. Avec un tel titre, faut-il s’attendre à une comédie romantique ambitieuse ? Détrompez-vous, ce drama des sœurs Hong est la démonstration parfaite de leur savoir-faire… et de leurs lacunes.

Critiquer un drama des sœurs Hong sur la toile est quelque chose de périlleux. Elles font l’objet d’une grande admiration, et beaucoup de passionnés suivent avec un grand intérêt leurs séries. A cela, plusieurs raisons, mais je citerai la plus importante : des références de pop-culture à tous les étages. Tout y passe : des blockbusters hollywoodien aux films coréens, des dramas concurrents ou leurs propres dramas. Elles ont l’œil pour incorporer une bonne dose de parodie et d’humour rafraichissant. Pour les fans avertis un tant soit peu intéressés à l’univers du showbiz (et coréen en particulier), ces clins d’œil appuyés valent de l’or.

Autre caractéristique des dramas des sœurs Hong, c’est leur focalisation sur la symbolique amoureuse, sa dérive étant le merchandising. Tout le monde se souvient du lapin-cochon, et des étoiles pour le héros nyctalope de You’re Beautiful. The Greatest Love pousse l’exercice encore plus loin avec l’histoire d’un cœur malade qui a besoin de se « recharger » auprès de l’être aimé, ou d’une pomme de terre qui a du mal à fleurir. Cette dernière est investie affectivement (ne riez pas !), et cela permet de jolies scènes où les dialogues prennent une grande signification. Mais utiliser sa symbolique à outrance, c’est ne compter que sur ces moments là pour faire vibrer le téléspectateur au lieu de construire davantage ses personnages. En clair : le drama souffre parfois d’un certain manque d’émotion, d’expression « concrète » des sentiments. Hélas, je l’avais déjà un peu senti lors de ma critique du pilote.

Sur le scénario, le rythme, la construction des évènements, je n’ai pas grand chose à dire à part, comme c’est souvent le cas, des obstacles montés de toute pièce à la fin du drama. Mais rappelons les faits : Goo Ae Jung, est une star déchue qui lutte pour trouver du boulot. Elle ne pleurniche pas sur son sort (ouf !), et saisit toues les opportunités qui se présentent à elle. Elle va rencontrer une superstar internationale, l’arrogant Dok Go Jin, lequel ne comprend pas ce qui lui arrive : son cœur, qui a déjà subi une opération, se met à battre étrangement quand il entend Goo Ae Jung… Goo Ae Jung, elle, ne peut pas le supporter mais grâce à lui et à ses maladresses en direct à la télévision, elle arrive à trouver un rôle dans une émission de télé-réalité de type bachelor, où un médecin doit choisir l’élue de son cœur parmi plusieurs prétendantes. Évidemment tout se complique quand l’ex-amie (et ex-star du groupe où figurait Goo Ae Jung) tombe amoureuse de ce médecin, lequel n’a d’yeux que pour Goo Ae Jung…

Le drama en profite pour parler un peu du star-system en Corée, et -malheureusement – très peu des émissions de télé. vous ne l’ignorez plus, le sujet est particulièrement sensible là-bas, où les célébrités se font littéralement assaillir par leurs fans. Les netizens se croient en effet à l’abri derrière leur écran pour poster rumeurs, attaques violentes, au point de pousser au suicide bon nombre d’entre elles. Un phénomène particulièrement grave, illustré encore récemment par l’affaire Tablo, célèbre rappeur coréen (et accessoirement mari de Kang Hye Jung et père de leur enfant). Comme un grand nombre de personnalités ont menti sur leur CV (cf. l’affaire qui a donné lieu au drama Miss Ripley ) et ont fait croire à de fausses études aux USA, un petit groupe de fans sur internet se sont acharnés sur Tablo (de son vrai nom Daniel Lee), lequel a pourtant réellement et brillamment été diplômé là-bas. Niant l’évidence et toues les preuves envoyées par le chanteur, ces netizens ont réussi à lui pourrir la vie, le chanteur ayant très peur de se montrer en public désormais. La fiction The Greatest Love montre bien comment les fans en arrivent à détester celle qui sort avec leur star préférée, mais le registre, même dramatique, reste léger. Et tout se règle très facilement. Un peu trop facilement, peut-être, mais au moins le drama ne traînera pas en longueur.

En effet, malgré quelques lacunes en terme d’émotion et le peu d’attachement à nos personnages, et le manque de surprises, les rebondissements étant assez prévisibles, la série reste très agréable à suivre. Portée par deux bons acteurs : Cha Seung Won (City Hall) et Gong Hyo Jin (Pasta) , de second lead convaincants et attrayants (Yoo in Na (Secret Garden) et Yoon Kye Sang (Triple), dotée d’un rythme soutenu, de beaucoup d’humour, de clins d’œil, et aidée par une symbolique recherchée, la fiction figure sans problème dans la moyenne haute des dramas coréens. Et ce qui permet au drama de fonctionner sur le plan romantique, c’est aussi un bon nombre de scènes de déclarations, assistées par une jolie OST. J’ai particulièrement aimé la chanson don’t forget me de Huh Gak.

En bref, une jolie comédie romantique malheureusement un peu trop millimétrée et pas assez spontanée, qui n’a pas toujours réussi à m’émouvoir. Mais j’en garde tout de même un excellent souvenir.

[Pilote – Corée] The Greatest Love

Les changements de noms étant particulièrement fréquents ces temps-ci, il a bien fallu faire un choix pour cette critique. J’ai préféré retenir The Greatest Love puisqu’il est plus répandu sous ce nom, mais sachez qu’il peut également s’appeler Best Love. Il serait d’ailleurs temps que les auteurs choisissent des noms un peu plus évocateurs. Et que les affiches aient un semblant d’unité.

Ne vous arrêtez pas au titre, il se pourrait bien que ce drama vaille le coup d’œil. Issu de l’imagination décidément fertile des sœurs Hong (You’re Beautiful, My Girlfriend is a gumiho, My Girl), cette série raconte la rencontre de deux stars plongées dans la folie médiatique.

Le regard porté sur le showbiz coréen reste pour le moins dénué de critiques. D’autres dramas avaient su montrer le tourbillon de flashs, de nouvelles, de rumeurs, et pointer du doigt la communauté internet, qui est aussi prompte à adorer une personne qu’à la haïr (You’re Beautiful, Secret Garden). The Greatest Love se permet par exemple de montrer comment les commentaires peuvent être particulièrement durs et blessants, en plus de nuire à une carrière. Mais cela n’ira pas au delà. Car le propos du drama reste le divertissement.

Et chose à mon sens plus intéressante, le drama devrait nous parler … de la télé coréenne. Après avoir parlé des émissions de variété produisant des groupes d’idoles et après avoir évoqué la création de dramas, il était temps, en effet, d’aborder les émissions de divertissements qui invitent tous les jours des célébrités : jeux télévisés, épreuves « sportives » ou cérébrales, et même.. émission pour bachelor, où une célébrité cherche l’âme sœur.

Mais il y a différents niveaux de célébrités. Prenez notre héroïne, Goo Ae Jung. Elle a commencé sa carrière comme l’une des pionnières des girls band. A l’époque bien plus sage, (disons qu’on cherchait davantage des filles mignonnes que sexy),  Goo Ae Jung avait réussi à se faire un nom. 10 ans plus tard, elle est désormais has been, et sa carrière est au plus mal : elle est obligée d’aller dans des émissions où elle se ridiculise. Que s’est-il passé ? C’est un des mystères qui sera dévoilé peu à peu. Les pièces du puzzle sont là : une dispute avec sa collègue, la rupture du groupe, les rumeurs de liaison avec un homme déjà fiancé, une autre dispute sous l’emprise de l’alcool, un album solo qui fait un bide. Bref, Goo Ae Jung cherche à relancer sa carrière, et lorsqu’elle croise celles qui lui ont succédé, des jeunes filles imbues d’elles-mêmes, elle ne peut s’empêcher de vouloir leur donner des conseils pour être aimé des gens.

Pour autant, Goo Ae Jung ne pleurniche pas sur son sort, et est capable de bien des choses pour obtenir ce qu’elle veut : mentir, se déguiser, etc… Pour tout dire, j’aime bien ce personnage volontaire, mais en deux épisodes j’ai eu du mal à m’y attacher. L’actrice Gong Hyo Jin (Pasta) n’y est pour rien. C’est juste que malgré tout ça j’ai pas réussi à être touché. Oui, il lui arrive plein d’évènements, et elle essaye de s’en sortir, mais … pour rependre une image plusieurs fois développée dans le drama, mon cœur ne bat pas pour elle.

Et à vrai dire, le personnage qui lui est promis a mis aussi beaucoup de temps à devenir sympathique. Bien sûr, le bad boy prétentieux, arrogant mais au grand cœur est un grand classique, mais avait-il besoin d’être aussi… dur ? Dok Go Jin, joué par le charismatique Cha Seung Won (Athena), est un acteur adulé, d’un tout autre niveau que la pauvre Ae Jung. Son rêve est de percer le marché américain en jouant à nouveau dans un film d’action : Ninja Assaut (Toute ressemblance avec Bi /Rain (Ninja Assassin) est évidemment… voulue). Malheureusement il n’est pas retenu pour ce rôle bien qu’il ait tenté de soudoyer le réalisateur. Sa mauvaise maîtrise de l’anglais semble poser problème. Seulement voilà, là aussi j’ai du mal à compatir, vu comment ce monsieur traite les gens avec mépris, voire même fait du mal (il tort les bras d’Ae Jung) ou fait mine de frapper un réalisateur. Son salut viendra de son cœur malade ou fatigué après une opération chirurgicale,  et des premiers signes avant-coureur de sentiments amoureux (son cœur bat étrangement quand il est en présence d’Ae Jung).

C’est notamment ce point là qui m’a donné envie de voir la suite. Oui les acteurs sont charismatiques, ça joue bien (et la scène de douche a je suppose ravi l’ensemble du public féminin), mais je voulais de l’émotion, et je l’ai enfin eu… à la fin.

Pour le reste, j’étais ravi de revoir Yoo In Na (Secret Garden) dans le rôle de l’ex-collègue d’Ae Jung (désormais responsable de l’émission de bachelor). Tandis que l’autre rôle masculin , tenu par Yoon Kye Sang (Triple), malgré son temps d’antenne très restreint m’a laissé de bonnes impressions du fait de son caractère asocial : c’est un médecin oriental qui cherche l’âme sœur et finit par faire fuir ses prétendantes en leur montrant leurs problèmes de santé. Comme on dit, la déformation professionnelle joue parfois de mauvais tours.

Ce qui m’a notamment plu dans le drama, c’est lorsque nos deux héros essayent de corriger la gaffe initiale (Ae Jung raconte à la télé que Dok go Jin a tenté de soudoyer le réalisateur américain) et ce faisant, compliquent la situation.

C’est classique, mais finalement j’ai beaucoup plus ri du fond que de la forme. Ces deux premiers épisodes, par exemple, usent de gimmicks insupportables (les « mots » qui « attaquent » les personnages). Malgré une mise en scène efficace qui donne du rythme au récit (split-screen), les gags n’ont pas été suffisamment percutants. Reste l’utilisation de la pop-culture si chère aux soeurs Hong pour se détendre les zygomatiques  entre les clins d’œil appuyés à Bi ou les scènes décalées d’infiltration à l’hôpital (avec la musique des chariots de feu de Vangelis ou Mission impossible). J’en profite au passage pour saluer la bande originale, très réussie, avec des mélodies qui accrochent, et qui sont utilisées au bon moment.

Bref, je suis davantage convaincu par la prestation des acteurs que par leurs personnages, et davantage intrigué par la suite du récit (l’émission de bachelor) que par sa mise en place initiale et les gags, un peu trop mous à mon goût (peut-être quelques mimiques supplémentaires auraient fait du bien à l’ensemble). Il manque aussi ce petit plus pour être complètement dans l’aventure : l’attachement à tout ce petit monde. Selon les dramas, ça peut prendre plus de temps que prévu, alors je veux rester optimiste.

Sélection de dramas coréens à venir (printemps 2011)

Il était temps que je refasse une sélection, histoire d’y voir un peu plus clair parmi les nombreux dramas à venir. Ce coup-ci, ma présentation respectera un semblant d’ordre chronologique…

Comme souvent, ce sont les castings qui déterminent en grande partie l’attrait de la série, ne vous fiez donc pas trop aux pitchs qui manquent d’originalité.

A noter que je compte vous parler prochainement de Manny, la série de TvN, qui vient de débuter. L’histoire d’une nanny, qui est un homme (man + nanny = manny). Je suis curieux de voir le résultat, les premières critiques semblent plutôt bonnes. Dès que possible, le pilote sera critiqué ici.

The Greatest Love (MBC, 4 mai) : anciennement nommé the discovery of affection, ce nouveau drama des sœurs Hong devrait nous plonger dans l’univers d’un groupe de musique au sommet de leur talent, avec une chanteuse qui prétend être dans une relation avec une autre star. Le casting est intriguant, puisqu’il réunit Cha Seung Won (City Hall, Athena) et Gong Hyo Jin (Pasta). On devrait y trouver la colocataire d’Ha Ji Won dans Secret Garden, Yoo In Na, ainsi qu’une ex-chanteuse du groupe Baby V.O.X  (dont est issue Yoon Eun Hye), Lee Hee Jin. Les dramas des sœurs Hong font souvent des hits (cf. You’re Beautiful), ce drama est donc à surveiller de très près.

Baby-faced beauty signera le grand retour de Jang Nara après tant d’années passées en Chine. Ce drama sera diffusé sur KBS le 2 Mai et racontera l’histoire d’une trentenaire qui paraît très jeune, et qui se retrouve embauchée dans une société de design de vêtements. Pas de quoi être emballé…

KBS prévoit de diffuser le 8 Mai le mini drama (4 épisodes) Perfect spy ou l’histoire d’un homme que l’on prend à tort pour un espion et un meurtrier. Le casting ne me dit rien du tout, mais on n’est pas à l’abri de bonnes surprises dans ce genre de projets. En effet, si ça peut se rapprocher de la qualité de certains drama special de KBS, ça peut tout de même se révéler intéressant.

Romance Town (ex Maids) prévu pour le 11 Mai sur KBS parle d’une domestique fière et travailleuse. Ce n’est évidemment pas sur l’histoire qu’il va falloir se pencher, mais davantage sur le cast, avec Sung Yu Ri (Hong Gil Dong) et notamment Kim Min Joon (Someday).

Mais le véritable évènement de ce mois de Mai sera sans conteste le drama Lie To Me (à ne pas confondre avec la série américaine du même nom), qui devra arriver le 9 Mai sur SBS. Avec de tels acteurs, impossible de lui dire non. Yoon Eun Hye (Coffee Prince) revient enfin à la télévision et Kang Ji Hwan (Coffee House) sera son partenaire. Yoon Eun Hye incarnera une jeune femme qui prétend être mariée avec lui. Je croise les doigts pour une comédie romantique à la hauteur de leurs talents !

Je passe sur les dramas de plus de 100 épisodes comme the women of our home (kbs) ou while you were sleeping (sbs)…

L’autre drama attendu avec fébrilité est prévu pour le 25 Mai sur SBS, c’est City Hunter. Oui, vous ne rêvez pas, j’en avais déjà parlé lors de ma précédente sélection, c’est bien l’adaptation « live » du célèbre manga. Ryô Saeba (« traduit » par Nicky Larson en français) sera interprété par Lee Min Ho (Personal Taste, Boys over Flowers). Les fausses affiches – en attendant la vraie – pullulent sur le net, j’en ai mis une que j’aime beaucoup. Lee Min Ho aura pour partenaire Park Min Young qui a pris du galon depuis Sungkyunkwan Scandal. Les premières photos de tournage montrent le héros à dos … d’éléphant !

Peu de choses filtrent pour un autre drama du mois de Mai sur KBS, Sweet Palpitations  (ex Sweet Pitapat). Tout juste sait-on qu’il s’inspirerait du très long drama Glad to love you (où des familles qui se détestent doivent apprendre à vivre ensemble après le mariage de leurs enfants).

Sur MBC le 30 Mai, nous devrions avoir une autre histoire de menteuse, avec Ripley. L’histoire est inspirée du cas réel d’une professeur ayant fait croire qu’elle était diplômée de Yale. Lee Da Hae a le rôle titre. Je n’ai jamais été fan de l’actrice même si j’ai aimé My Girl à l’époque. Non, ce qui m’intéresse, surtout, c’est le retour de Kang Hye Jung (Flowers for my life, Welcome to Dongmakgol, Old Boy). Un an après la naissance de son enfant, elle revient enfin dans le monde des dramas. Bon ce n’est qu’un second rôle, mais c’est mieux que rien. Autre atout du drama, la présence de Micky Yoochun, après son carton dans Sungkyunkwan Scandal.

A côté Miss Ajumma et son histoire de femme divorcée paraît bien plus fade, avec son maigre cast et les premières armes du réalisateur. Pourtant c’est un sujet encore bien trop rare à la télévision coréenne. C’est prévu pour le 30 Mai sur SBS pour les plus curieux et les plus courageux. Pour info, une Ajumma est une femme en âge d’être mariée.

You’ve Fallen for me ( ex Festival), le 29 Juin sur MBC m’intéresse davantage. Certes, c’est encore un drama dans le domaine de la musique, mais il s’agit surtout, semble-t-il,  d’une rencontre amoureuse de deux genres musicaux différents (traditionnel et moderne). Le casting est aussi la réunion de deux acteurs de You’re Beautiful (la sympathique Park Shin Ye et et le fade Jung Yong Hwa) ce qui en fait tout de même un drama à surveiller. C’est pour le 29 juin sur MBC.

Le 30 Juin sera l’occasion de tester la nouvelle série de TvN, I need romance. L’histoire de femmes libérées, à la Sex and the City. Le casting ne me dit pas grand chose, mais si le ton est à la hauteur de son ambition, vu que nous ne sommes pas sur les chaînes traditionnelles, ça peut donner quelque chose.

En Juillet sur SBS nous devrions pouvoir voir un fusion sageuk (un drama historique avec un « jeune » cast, comme Damo). Honorable Baek Dong Soo est issu d’un manhwa (manga coréen). Au programme, donc, arts martiaux et conspiration pendant la période Joseon. Des rumeurs laissent penser que Kim Bum (Boys over flowers) pourrait remporter le premier rôle. De quoi s’assurer une bonne audience ?

Autre sageuk en préparation pour le mois de Juillet sur KBS, King Gwanggaeto the great, qui devrait donc parler de ce personnage historique célèbre roi de goguryeo qui réussit à unifier les 3 royaumes de Corée (en l’an 400 après JC).

Toujours pour le mois de Juillet, le retour d’Han Ye Seul (Tazza, Will it snow at christmas) dans le drama de KBS Spy Myung Wol. Elle y incarnera une espionne nord-coréenne chargée d’enlever une star de l’Hallyu. Mais évidemment, les choses ne sont jamais si simples. Elle va tomber amoureuse… de sa victime. Oui le pitch rappelle un peu le sympathique film Spy Girl, sorti en 2004 avec Kim Jung Hwa (Life is beautiful) et Gong Yoo (Coffee Prince). En fonction du casting du lead in masculin, ça pourrait donc se révéler intéressant. Et pourquoi pas un acteur qui jouerait son propre rôle ? Je croise les doigts.

Prévu désormais pour le 14 septembre sur SBS, Tree with Deep Roots a désormais les scénaristes de Queen Seon Duk. Encore un drama historique, cette fois basé sur le roi Sejong qui inventa l’alphabet coréen moderne. Au programme de l’adaptation de ce bestseller : une sombre histoire de meurtres d’universitaires. On peut raisonnablement penser que le drama sera fastueux comme l’était Queen Seon Duk. D’ailleurs, les chaînes se sont battues pour obtenir le projet, preuve de la confiance dans les capacités des auteurs. Le casting est en cours mais Jang Hyuk (Windstruck) est fortement pressenti. C’est une bonne nouvelle, j’aime beaucoup l’acteur. Peut-être aura-t-il un rôle à la mesure de son talent.

Octobre sera le retour d’ Ha Ji Won, qui décidément n’arrête pas de tourner. Le nom du projet ? Hanbando, ou Korean Peninsula. Tournage prévu cet été pour ce drama à fort budget -9 millions de dollars- qui parle d’une Corée… réunifiée ! S’agit-il d’un univers alternatif ? Décidément les coréens aiment bien modifier le régime politique de leur pays (par exemple, Goong rétablissait une monarchie au pays du matin calme). Le très bon Jang Dong Gun (Taegukgi) sera le président de ce nouvel état et je ne doute pas une seconde de ses capacités, Ha Ji Won sera sa partenaire, et JaeJoong (Sunao ni narenakute) le chef de la National Intelligence Service. On peut déjà prévoir de nombreuses scènes d’action et de coûteux effets spéciaux. Échappera-t-on aux défauts d’autres blockbusters d’action comme Iris ? Espérons-le…

God’s Quizz aura droit à une seconde saison en Octobre. Pour rappel, cette série médico-légale avait été diffusée l’année dernière sur OCN.

Pour le reste, d’autres dramas pré-produits attendent désespérément une date de diffusion. Birdie Buddy, What’s up, The Musical (cf ma dernière sélection) ne réussissent pas à trouver de la place dans les grilles. Une situation pour le moins énervante quand on sait à quel point les deux derniers dramas sont attendus par les fans.

Certaines productions se sont même arrêtées, comme Poseidon à cause des conditions de tournage, mais également à cause du manque de confiance dans le résultat à l’écran. Il est probable que ce drama soit finalement annulé lui aussi car impossible de tourner en « live ».

On attend toujours des nouvelles de Could it be fruit Candy annoncé il y a maintenant 2 ans (!!), ce qui inquiète les fans de Go Ah Ra.

Ca n’avance pas non plus pour le sageuk de MBC, Onjo Biryu, ou la superproduction Jeon Woo Chi – tiré du film et sans diffuseur pour le moment.

Toujours pas de nouvelles du retour d’Han Ji Min (Capital Scandal) devant l’écran pour le drama familial de KBS, Shower, annoncé en fin d’année dernière.

Le sort de Faith est également incertain, après les départ successifs des lead in. (Kang Ji Hwan a finalement rejoint Yoon Eun Hye pour Lie To Me). Le budget de cette série médicale historique est colossal (28 millions de dollars). Le coût serait du essentiellement aux effets spéciaux. J’avoue être curieux de voir si ça se rapproche d’un Jin. Il reste quelques noms pour porter le projet  : le producteur de The Legend, ou Lee Philip. Ce qui n’est pas rien. Mais le tournage aurait du commencer au mois d’Avril et plus rien ne bouge faute de casting. Je crois qu’il vaut mieux ne rien dire de plus pour ne pas transmettre la poisse. En tous cas je sais que cette nouvelle ne fera pas plaisir à quelqu’un…

Entre temps, un nouveau projet a vu le jour : Medical College, qui comme son nom l’indique est un mélodrame dans l’univers des étudiants en médecine. Ce drama marque le retour de la superstar Choi Ji Woo (Winter sonata). On ne sait pas encore quelle chaîne va le diffuser.

Au final,  je retiens 5 dramas vraiment alléchants : Lie To Me (loin devant), The Greatest Love, You’ve fallen for me, Ripley, City Hunter…  De quoi oublier ces derniers mois plutôt décevants ? En tous cas l’incertitude qui plane sur de très nombreux projets n’est pas très rassurante. Sans parler de crise dans le monde des dramas coréens, il y a là matière à réflexion sur le mode de production et de diffusion actuelle, les sommes mises en jeu étant de plus en plus importantes. Doit-on sacrifier le polissage de la série en tournant « live » et en faisant les effets spéciaux à la dernière minute ? Ou risquer le tout pour le tout en produisant entièrement un drama soigné mais qui ne verra peut-être jamais son public ?

EDIT : Pour retrouver une sélection des dramas à venir cet hiver 2011, vous pouvez aller ici.