Bilan de l’année 2014

tv remote

Comme chaque année, je vous propose de faire un petit bilan de mes visionnages aux quatre coins du monde.

Cette année 2014 fut vraiment particulière. L’arrivée de notre petit garçon a eu de grandes conséquences sur mes séances de visionnage et de rédaction. Mais du point de vue des découvertes, j’ai tout de même réussi à regarder 131 nouvelles séries, approchant finalement d’assez près mon record de 137 de l’année dernière. La révolution inattendue, c’est plutôt l’origine de ces séries, avec une explosion du nombre des américaines (passant de la moitié aux 3/4), réduisant de facto le temps consacré à la découverte des séries coréennes et surtout japonaises (pas de coup de cœur japonais cette année !). Il n’y a guère que les séries britanniques qui s’en sortent assez bien.

chart séries 2014

J’ai évidemment beaucoup de regrets concernant la partie asiatique du blog, mais il faut dire aussi que j’ai été un peu refroidi par la qualité des dramas coréens pendant un bon tiers de l’année.

Alors, que retenir cette année ? La liste qui suit n’est pas un classement, mais vous propose 27 séries (et quelques autres) différentes, étonnantes, émouvantes, poussant à la réflexion, ou cherchant le divertissement pur. Une très belle année 2014, assurément.

USA

USA

Alors que les saisons des networks deviennent de plus en plus catastrophiques, 2014 fut marqué par de très beaux projets de chaînes câblées, grandes ou petites. En allant chercher l’inspiration dans de multiples genres, il y en a pour tous les goûts, ce qui ne fut pas forcément le cas les saisons passées.

rake

1/ Rake Greg Kinnear incarne à merveille cet avocat qui ne défend que des criminels, véritable séducteur narcissique, qui s’en prend plein la figure pendant 12 épisodes (en fait 13, mais la série a été remaniée par la FOX). Il n’est pas un homme brillant comme l’était House, il se rattrape aux branches comme il peut. Mais réduire la série à son personnage principal serait commettre une grave erreur. Rake a un univers extrêmement bien écrit, cohérent, avec de multiples personnages dont les vies s’entrecroisent. Je n’avais pas vu une telle maestria dans le rythme et les rebondissements depuis fort longtemps. De quoi pardonner des intrigues judiciaires un peu simplistes. C’est drôle, bourré d’excellentes répliques, réellement feuilletonnant, et Rake résume assez bien ce que je demande à une série de network. Je ne comprends toujours pas pourquoi le public l’a boudé. Et je suis forcément très déçu par son annulation. Il ne me reste plus qu’à me tourner vers la série australienne originelle, mais je pense que Peter Tolan apportait un réel plus dans la version américaine. Comme j’aime à dire : millimétrée, mais pas formatée.

fargo

2/ Fargo Adaptation télévisuelle de l’univers du film éponyme, Fargo est un petit bijou d’humour décalé fait de tueries sanglantes, de monologues étonnants et de personnages irrésistibles. La prestation des acteurs est sensationnelle, le casting grandiose (y compris des guests triple A), et la mise en scène se fait clairement plaisir pour appuyer soit l’action soit l’humour en arrière plan. La série arrive à être émouvante tout en offrant une leçon de vie au spectateur. Même la fin est délicieusement ironique. Mes seuls regrets iront à l’encontre de quelques rares épisodes un peu longuets qui se contentent de délayer le développement, mais Fargo est une telle réussite qu’on ne peut s’empêcher de demander une suite.

orange is the new black saison 2

3/ Orange is the New Black saison 2 Cette comédie dans l’univers carcéral féminin réussit à être touchante, en évoquant les trahisons, vengeances, bouderies, histoires d’amour ou de désir de ses personnages charismatiques. C’est surtout très bien dosé, ne versant jamais dans le manichéisme. Les épisodes sont parfaitement rythmés et on prend plaisir à découvrir et à voir évoluer non seulement les prisonnières mais aussi les gardiens (sacré Pornstache !). De l’humour, de l’émotion, que demander de plus ? Et si la seconde saison n’est pas aussi bonne que la première (un peu redondante, et manquant de nouveaux personnages), elle réussit à être aussi captivante.

Masters of Sex saison 2

4/ Masters of Sex saison 2 Certes, Virginia est toujours un peu trop parfaite (et donc agaçante), mais le show reste extrêmement émouvant. L’un des épisodes de cette saison est même une des plus belles réussites de l’année. Je suis juste déçu de voir la dérive de Libby. C’était un personnage équilibré en première saison et avec la montée en puissance du couple Virginia/Masters, les auteurs ont choisi la route la plus facile. Dommage. Mais Masters of sex reste une valeur sûre, démontrant plus que jamais l’intrication de l’amour et de l’intimité.

review comedy central

5/ Review Dans cette adaptation d’une série australienne, un animateur de télévision décide de faire la critique de la vie elle-même. Que ressent-on lorsque l’on vole les autres, quand on part dans l’espace, quand on sort avec une célébrité, quand on mange trop,… ? Si l’absurdité des questions et le dévouement de l’animateur font sourire, la série va pourtant prendre des accents de plus en plus féroces, détournant les codes de la real-tv pour en montrer les limites : notre animateur va ainsi progressivement perdre sa femme, sa famille, son job…On pourrait croire à une suite de sketchs, mais chaque review a ses conséquences, qui se voient sur la suivante. C’est diaboliquement malin, et très bien écrit. Mais c’est surtout très drôle, alors que je suis pourtant hostile aux mockumentarys. Peut-être parce qu’au delà de l’humiliation et de la sympathie envers le personnage principal (qui sont les piliers du genre), j’ai trouvé ma dose de délire, avec de vrais gags créatifs. Immanquable.

True Detective

6/ True Detective La série fut réellement passionnante lorsqu’elle opposait les deux visions de nos policiers, avec notamment un discours nihiliste déstabilisant. De quoi être un poil déçu lorsque la fin opte pour une simple lutte du bien contre le mal. Et si la réalisation, le jeu d’acteurs fut de haute volée (comment ne pas oublier le magnifique plan-séquence), j’ai encore en mémoire de gros passages à vide dans la narration et je déplore la faiblesse de son intrigue policière. Mais True Detective restera une œuvre majeure de la télévision, un sujet de réflexion fascinant, avec de vrais moments de grâce, vus nulle part ailleurs.

the leftovers

7/ The Leftovers La série la plus étrange du moment n’aura pas toujours réussi à me convaincre. Avec son message résolument confus, l’émotion ne pointe pas toujours le bout de son nez. Cela s’arrange heureusement au fur et à mesure des épisodes, dont certains sont vraiment grandioses. J’ai juste des difficultés à percevoir l’intérêt de l’histoire sur le long terme, d’autant que le final, même s’il est réussi, n’apporte pas grand chose de plus que le premier épisode. Ok, la disparition des proches cause des frictions, mais le propos est vite bouclé et répétitif. L’enrobage de mystères va-t-il pouvoir entretenir l’illusion plus longtemps ? En attendant, on peut savourer sa magnifique mise en scène et sa bande sonore.

the strain

8/ The Strain Un peu déçu par les effets spéciaux de la série, et la prévisibilité de son histoire, j’ai finalement bien accroché à cette énième série de vampires. La fiction mélange habilement fable et science. Alors qu’on assiste à une sorte d’apocalypse, le ton n’est pas du tout pessimiste comme The Walking Dead. On se retrouve devant des codes parfaitement assimilés et digérés, et chaque séquence d’horreur a un côté délicieusement décalé. On ne prendra pas au sérieux la menace, mais on s’amuse, et c’est bien là l’essentiel. Un petit coup de cœur pour une production bien plus charismatique que prévue.

Intruders

9/ Intruders Glen Morgan réussit à maîtriser son sujet fantastique en l’enrobant d’une bonne dose de mystère et de confusion. Cette histoire de réincarnation envoûte le téléspectateur, et n’en rajoute pas dans les effets. Comme à la bonne époque d’X-Files, voilà enfin un travail digne de ce nom sur la lumière, et une approche lente de l’angoisse. Avec Mira Sorvino (qui évite enfin les téléfilms médiocres), et John Simm (l’épatant père de famille de la série britannique The Village), chaque épisode paraît étrangement court. Bravo.

the knick

10/ The Knick En situant son action dans un hôpital de New York au début du 20ème siècle, la série aborde des thématiques riches et encore trop peu inexploitées : les avancées médicales, fruits d’une expérimentation sans filet, et le progrès social et sanitaire environnant l’hôpital. Hélas, si le choc visuel est là, l’émotion n’est pas toujours au rendez-vous, et la série se perd en jouant la surabondance de personnages corrompus ou sans scrupules. En voulant aborder trop de thèmes, le show s’éparpille souvent. Mais l’ambiance est là, grâce à Soderbergh. Une jolie découverte.

game of thrones season 4

11/ Game Of Thrones saison 4 : De loin la meilleure saison de la série. Après avoir définitivement démontré que tout était possible dans la série, et que la moralité n’avait que peu de place devant l’instinct de survie, les évènements d’importance se succèdent les uns après les autres. Non seulement le sang coule à flot comme jamais cette saison, mais j’ai réussi à me captiver pour presque chaque intrigue, ce qui était loin d’être le cas l’année précédente, où les scènes surabondantes de débauche et la propension à des dialogues inutiles ralentissaient le déroulement des intrigues. A part Danaerys, tout bouge très fortement dans cette 4ème saison. J’ose le parallèle avec la 4è saison de Lost ? On en est au point où on se sent récompensé pour notre fidélité. Tout simplement.

the good wife saison 6

12/ The Good Wife mi saison 5 à mi-saison 6 : Après une saison 4 plutôt déséquilibrée, The Good Wife arrive enfin à montrer une constance dans la qualité des intrigues. C’est sans doute parce que la série ose enfin bouleverser tous ses équilibres : du combat entre les firmes aux coups de théâtre dramatiques, de la lutte à mort à une certaine forme de réconciliation, de l’ambition professionnelle au destin politique, d’une vie familiale à une vie solitaire. Du côté des intrigues judiciaires, les twists prévisibles sont masqués par une virtuosité encore plus accrue dans les dialogues et l’enchaînement des séquences. Les auteurs prouvent ainsi leur maîtrise absolue de la forme, et ne se privent pas non plus d’égratigner les tendances de notre modernisme. Mieux encore, la sixième saison augmente encore la densité de ses histoires. Elle se paye même le luxe de donner à ses twists un temps d’antenne réduit, afin de bien comparer leur importance. La meilleure série de network diffusée actuellement, tout simplement.

olive kitteridge

13/ Olive Kitteridge la mini-série d’HBO, adaptation du bestseller d’Elizabeth Strout, m’aura beaucoup touché parce qu’elle évoque plusieurs thématiques profondément humaines : l’imprévisibilité de la vie, la mort qu’on attend, et le karma (est ce qu’on mérite les choses qui nous arrivent ? est-on capable de reconnaître nos torts et d’aller de l’avant ?). La série doit beaucoup à l’interprétation grandiose de Frances McDormand, à sa réalisation sans failles et au scénario conçu comme un livre de mémoires.

the affair

14/ The Affair Je n’aime pas trop les commentaires expliquant que la série est intéressante « malgré » son sujet (l’infidélité). Il y a toujours des choses intéressantes à dire ou à faire sur de telles thématiques. The Affair exploite la liaison adultérine en travaillant sur la mémoire de nos émotions. Un concept qui demande de prendre du recul. Ainsi la façon dont on se remémore notre vécu est souvent loin de la vérité, et révèle notre personnalité, notre inconscient. Par là, il faut comprendre les intentions respectives des personnages dans les scènes de la série. A quelques endroits du show j’étais déçu de ne pas voir la même histoire racontée sous deux points de vue différents, mais le procédé est toujours là, sous-jacent, et avec le recul on en perçoit la maitrise. Une maitrise qui permet malheureusement beaucoup de liberté dans la narration, et qui peut largement décevoir. Mais la série a su se révéler émouvante, portée par des acteurs en état de grâce. On pourra aussi chipoter sur quelques longueurs, mais dans l’ensemble la série mérite largement ses éloges.

jane the virgin

15 /Jane The Virgin La meilleure nouveauté des networks est un modèle de rythme, d’humour et d’enchevêtrement des intrigues. La série tire vraiment parti de son univers télénovela, et j’adore comment elle arrive à se moquer de son matériel (un prisonnier essaye de s’échapper grâce aux astuces dispensées à la télé, la diffusion à la télé des nominations pour le plus méchant personnage de télénovela est stoppée nette par un personnage de la série, et surtout le père de Jane est un acteur de télénovela désopilant). Mieux encore, elle enrichit ses situations par des informations visuelles prenant souvent de la distance avec ce qui se passe à l’écran. Et surtout, les mystères, twists, criminels ou amoureux, pullulent. Un énorme coup de cœur, donc, déjà bien confirmé (nous en sommes au 9ème épisode).

mom

16/ Mom J’avais déjà senti le potentiel de la série lors de la première saison, regrettant simplement le manque de finition dans les répliques et les gags. La seconde saison sert carrément de révélateur, Mom devenant ma comédie américaine la plus attendue. La qualité d’écriture est en très nette hausse. Il y a de gros efforts de fait pour donner aux épisodes une direction, et une conclusion, et surtout le show gagne en rythme, et en réparties. En plus les problèmes d’addiction de nos personnages ne sont plus un simple décor de sitcom. L’émotion est désormais de la partie.

Mentions honorables :

getting on saison 2

Getting on saison 2 Le mordant est toujours là, mais la description sans concession de la gériatrie est globalement moins mise en avant, au profit de la vie des personnages, de leur ridiculisation et des gags en dessous de la ceinture. Heureusement quand elle est là, la critique est brillamment acide, comme lorsqu’elle dénonce l’ingéniosité des professionnels qui se retourne contre le fonctionnement hospitalier, le déni du consentement, la non prise en charge de la douleur, l’inefficience récurrente de la technologie moderne. C’est terrible, révoltant, et délicieusement drôle à regarder.

from dusk till dawn

From Dusk Till Dawn : L’adaptation du film éponyme ne sera certes pas pour tout le monde, mais les amateurs de films d’action des années 90, de série B décalée, voire de série Z seront aux anges. Rarement d’ailleurs je n’aurai vu une série glisser ainsi de ton en ton : du sérieux grandiloquent au second degré assumé. Avec ses références en pop-culture à tous les étages, parvenue à son milieu de saison, la série enchaîne les clins d’œil et se fait plaisir. Jusqu’au moment où le mauvais goût des effets spéciaux, l’incohérence des personnages achève le tout dans une bouillie indigeste. Tellement nul que ça en devient jouissif. Peu d’œuvres m’auront autant marqué cette année.

Agents of SHIELD saison 2

Marvel’s Agents of SHIELD mi-saison 1 à mi-saison 2 En 2013 la série fantastique avait pris son temps au point de perdre ses téléspectateurs, mais il suffisait, une fois encore, d’avoir foi dans les productions Whedon. En recentrant son action sur ses personnages au lieu du monstre de la semaine, la série peu à peu retrouve l’équilibre entre le drame et l’humour, avant de complètement basculer vers la noirceur. Si elle s’éparpille encore un peu, à cause d’un nombre de personnages trop élevé, elle arrive enfin à captiver, avec ses mystères et ses rebondissements. Il lui manque juste une dimension supplémentaire : l’émotion. Mais quand on passe du pilote au 2.10, les progrès sont tellement visibles qu’on ne peut qu’être optimiste.

parenthood saison 6

Parenthood mi-saison 5 à mi-saison 6 Le show dévoile encore une bonne poignée d’épisodes exceptionnels, preuve s’il en est que les thématiques de la série sont riches en émotion. Avec beaucoup de finesse, Parenthood trouve le ton exact pour relater la parentalité : de la tendresse, de l’autorité, du conseil, de l’amour. Bien sûr, toutes les intrigues ne se valent pas : celles de Drew me désespèrent, et les aventures amoureuses de Sarah n’ont plus grand intérêt. Mais on peut définitivement savourer les autres. La fin de Parenthood va causer un vide énorme à la télévision américaine.

European Commission

UK/Europe

utopia season 2

17/ Utopia saison 2 Avec ses twists et ses retournements d’alliance, la série perd un peu de sa cohérence et le sentiment de danger s’est nettement atténué, mais elle reste tout de même une magnifique claque à toute la production télévisuelle actuelle.Les ellipses narratives, le choc visuel et sonore, la violence glaciale, les théories conspirationnistes ancrées sur l’angoisse collective et l’actualité, tout cela est de retour pour la plus grande joie des téléspectateurs. Assurément l’une des œuvres les plus marquantes de ces dernières années. Indispensable. Je ne me suis toujours pas remis de son annulation. La plus grosse perte de 2014.

scrotal recall

18/ Scrotal Recall C’est fou de se dire que les USA échouent à diffuser de bonnes comédies romantiques, tandis que les britanniques sortent une nouvelle pépite. C’est drôle, avec une pincée de romantisme et j’aime beaucoup l’idée moderne d’un type atteint de MST qui doit rappeler toutes ses ex, et ce faisant fait le point avec ses relations. Malgré la thématique sexuelle ou le colocataire ras-des-pâquerettes, jamais ce n’est lourdingue (une leçon pour tous nos personnages barbus américains !). La série a surtout beaucoup de rythme, de bonnes réparties, et ça dénote un gros travail d’écriture derrière. Au lieu de multiplier les aventures pour notre héros la série construit son univers, reprend progressivement les compagnes déjà entrevues dans les épisodes précédents, et on sourit à tous les détails qui annoncent un futur que l’on connait déjà. Redoutable d’efficacité. Plus encore qu’une histoire d’amour, on y parle aussi d’amitié, celle qui lie nos deux héros masculins et ça donne d’autant plus un côté « Friends » au show. A voir absolument.

detectorists

19/ Detectorists Cette comédie britannique vise l’étrangeté de certains hobbys avec un trait féroce mais plein d’humanité.  Ces hommes qui utilisent leurs détecteurs de métaux se veulent chercheurs de trésors et ne trouvent que des déchets. Passionnés, ils se mentent à eux-mêmes, sur la vie qu’ils mènent. On entre dans la description sociétale, avec beaucoup d’humour mais sans que les propos moqueurs soient blessants. Leur vie quotidienne est touchante, même. En prenant son temps, la série décoche ses traits d’humour avec précision, manipule l’absurdité, l’imaginaire, avec en bonus des déclarations d’amour toutes simples, sans fioritures, mais très émouvantes. Immanquable.

happy valley poster

20/ Happy Valley En racontant l’histoire sordide d’un enlèvement, la série vise au fond la lâcheté et la cruauté des hommes. Mais elle ne déséquilibre pas complètement son propos, laissant à la femme une autre place que celle de la victime, et cherchant à expliquer les circonstances, le comportement de chacun. On se sent vite happé par l’horreur de la situation, sans abuser d’effets gores, et on prie très fort pour que l’issue soit heureuse. De grands moments de télévision.

the fall saison 2

21/ The Fall saison 2 Malgré une mise en scène un peu moins léchée (j’ai encore en mémoire ces plans fabuleux « aériens » qui donnaient le malaise), le propos reste suffoquant, avec Jamie Dornan impeccable en tueur en série. Le show va encore plus loin, en diffusant des images malsaines et ambiguës (mais pas gores), un message troublant sur les pulsions (du tueur, de l’adolescente). Habilement, le discours positionne la femme, comment elle devient objet non seulement dans le regard du tueur, mais dans celui de ses collègues. Et puis il y a cette façon d’équilibrer les échanges sur la vulnérabilité de la femme, sur les désirs de tout un chacun, tous ces petits dialogues qui mis bout à bout vont bien plus loin que la simple démonstration d’Happy Valley. L’auteur ne va pas à la facilité, en le nommant « monstre », ou en le victimisant. Et il contrebalance systématiquement le positionnement de l’homme et de la femme. En resserrant l’étau autour du tueur, en rapprochant Stella de Paul, en impliquant la babysitter, tous les enjeux de pouvoir, de domination deviennent glaçant et je suis resté subjugué par le degré de détail psychologique, comment l’enquête progresse, révélant ce qu’il a fait, à la fois sa part d’ombre et de lumière.  Mieux, le récit prend un malin plaisir à se souvenir de tous les détails de la première saison. Mon seul regret, évidemment, est cette fin précipitée (même si on en comprend toute la symbolique, après avoir expliqué la lente agonie des victimes).

akta manniskor saison 2

22/ Äkta Människor saison 2 La série pousse encore plus loin la réflexion, en accentuant l’opposition entre les points de vue. Toutes les thématiques éthiques sont là : l’amour, la mort, la douleur, et un grand fil rouge sur ce qui fait notre humanité. Surtout, la série continue à être imprévisible, et multiple les scènes d’anthologie. Une grande, très grande série dont l’annulation fait évidemment très mal : elle avait encore tant de choses à raconter. Espérons que le remake d’AMC/Channel 4 prévu pour 2015 sera à la hauteur.

Mentions honorables :

our zoo poster

Our Zoo :  Cette fable humaniste fait très vite son chemin dans nos cœurs. Qui n’a jamais rêvé de créer un zoo de toutes pièces ? Si les moments émouvants sont là, la simplicité et la prévisibilité des dénouements rendent parfois la série un peu trop indigeste. Mais j’en garde de bons souvenirs.

The Village season 2

The Village saison 2 Moins tragique que la première saison, même si elle réserve au spectateur quelques drames, The Village réussit à raconter la montée de l’activisme ou l’amélioration de l’agriculture, mais c’est bien au niveau de ses personnages très attachants que l’on prend plaisir à suivre la saga. La plupart des habitants prennent de grands tournants dans leur vie professionnelle ou affective, et se révèlent enfin au grand jour. On regrettera comme toujours un rythme longuet et des dénouements qui s’éternisent. Mais l’évocation de cette Angleterre rurale reste toujours aussi percutante.

The Wrong Mans saison 2

The Wrong Mans saison 2 : Pas aussi bien réussie que la première, cette seconde saison est aussi beaucoup trop courte. Pas le temps de profiter du fabuleux générique de fin, nos deux compères ont un seul objectif, et les surprises tombent à plat. Heureusement le duo continue de mettre en scène les clichés des films d’action, avec beaucoup d’humour. On s’amuse, et c’est bien l’essentiel.

downton abbey saison 5

Downton Abbey saison 5 : pour la première fois devant la série j’ai rapidement déchanté. Si la multiplicité des intrigues fonctionne toujours aussi bien pour donner du rythme et de l’émotion à l’ensemble, j’ai été très déçu par leur contenu. Que dire, en effet, du couple maudit Anna/Bates dont les énièmes déboires judiciaires finissent par énerver… Il n’y a guère que l’intrigue d’Edith qui arrive à redonner l’espoir. Bref, la série est encore sauvée par l’attachement que l’on porte aux personnages, et le Christmas Special joue parfaitement sur notre corde sensible, mais pour combien de temps encore ?

call the midwife saison 3

Call The Midwife saison 3 : une saison essoufflée, qui aboutit au départ de l’actrice principale. Il n’a pas toujours été facile de trouver des histoires médico-sociales intéressantes et émouvantes. Heureusement le season finale et le Christmas Special redonnent espoir.

sherlock saison 3

Sherlock saison 3 : En trois actes, la nouvelle fournée d’épisodes ne pouvait pas coller aux attentes démesurées de ses spectateurs. Alors les auteurs ont choisi d’esquiver de manière trop facile et prévisible ce qu’ils avaient monté en seconde saison, en versant dans l’excentricité plutôt que dans le raisonnement. Il n’y guère que le second épisode qui réussit à compenser la faiblesse de ses intrigues en développant l’humour et la nature même de Sherlock. La mise en scène ambitieuse ne peut pas faire de miracle. Dans l’ensemble, une saison qui virevolte dans le vide. Mais c’est toujours sympathique de se laisser emporter.

corée

Corée du Sud

you from another star

23/ You from another star Tout ou presque a déjà été dit sur le drama qui a ravivé l’Hallyu. Un succès planétaire largement mérité, une histoire pleine d’humour, un concept capillotracté mais drôle, des rebondissements fréquents, une Jeon Ji Hyun éclatante… La perfection n’étant pas de ce monde, on pourra juste regretter une fin moins étincelante que prévue, mais le show remplit sa mission : nous divertir du début à la fin, sans temps mort, et c’était devenu plutôt rare ces derniers temps dans les dramas coréens. Incontournable.

Miss Korea

24/ Miss Korea Détrompez-vous, le drama n’est pas la simple ascension d’une reine de beauté. C’est le récit d’une jeune femme qui va donner quelques leçons à son entourage un rien machiste sur les bords. C’est aussi une histoire d’amour portée par d’excellents acteurs, une musique parfaite. Il est rare d’avoir une aussi jolie alchimie à l’écran, qui puise sur la compréhension et le respect mutuel. Un gros coup de cœur.

secret love affair

25/ Secret Love Affair Les fans du somptueux « a wife’s credential » trouveront là une œuvre tout aussi brillante, interprétée par la même actrice. Le drama va bien plus loin qu’une histoire adultérine sur fond de musique classique, il redéfinit ce qu’est l’amour, ce qu’il vaut, ce qu’il doit valoir, il clarifie les concessions, trouble la raison, et se termine en apologie de la liberté. Alors que les américains nous offraient The Affair cette même année, les coréens enfonçaient une nouvelle fois le clou en décrivant les tourments du cœur avec une émotion difficilement contenue. L’un des bijoux de l’année.

my spring days

26/ My Spring Days Un drama émouvant, bien plus malin qu’un makjang, qui ose construire une relation « différente » entre nos deux personnages principaux. Ce n’était pas gagné, au vu du pitch : une fille transplantée tombe amoureuse du mari de celle qui lui a donné son cœur. Ce dernier pourrait être son père vu son âge, et il a des enfants.  Au lieu de tomber dans des mécanismes dramatiques lourdingues, le show prend son temps, respire, laisse passer l’émotion. Le show utilise beaucoup de thématiques intéressantes qui vont plus loin que la romance « fantastique » liée partiellement à la mémoire d’une organe humain. Il en est même poignant, sur la gratitude à l’égard d’un donneur d’organe, sur le temps qu’on passe sur terre. Une approche douce de la mort, de ce qu’elle signifie, qui n’est pas sans me rappeler le fabuleux Flowers for my Life, une approche qui permettait aussi des touches d’humour. Si rare à la télévision, Kam Woo Sung (Alone in Love) était parfait, et même Soo Young m’a surpris. Un très joli drama.

Misaeng

27/ Misaeng La perle de l’année, la vraie surprise qui a déboussolé tout le monde. Le drama raconte la vie de bureau avec une mise en scène lente, soignée, nuancée, qui laisse le téléspectateur réfléchir sur le ressenti de son héros, sur sa solitude, sur ses conditions de travail, puis sur l’esprit d’équipe. Sans excès, mais avec beaucoup d’émotion. C’est aussi une histoire humaine, universelle, des sentiments que tout le monde a ressenti un jour. C’est peut-être le meilleur slice of life coréen, un point d’entrée pour les amateurs de dramas japonais. Il aura fait de Si Wan un acteur immanquable, et multiplié par 6 son audience initiale. Immanquable.

Mention honorable :

Greatest Marriage

Greatest Marriage Ce drama a tenté de bousculer bien des conventions, martelant fermement et directement son opposition à une société patriarcale. Notre mère célibataire se bat avec courage, et Park Si Yeon est une fois de plus grandiose dans ce genre de rôle. Hélas, à force de déstabiliser son auditoire, l’auteur finit par le perdre, notamment avec des seconds rôles peu engageants qui prennent de plus en plus de temps d’antenne. Sans compter que l’histoire devient de moins en moins crédible au fur et à mesure de la démonstration et perd son point de vue originel. Au final, la déception est de mise, mais reste une vraie curiosité dans le paysage.

Mes regrets (pas eu le temps de les voir) : bad guys, marriage not dating… Quant à Pinocchio il n’est toujours pas fini à l’heure où je tape ces lignes, on en reparlera donc au bilan 2015 ?

Encore un grand merci pour votre fidélité. Pourvu que cette année 2015 soit à la hauteur des précédentes, et nous apporte son lot de découvertes…

 

Bilan des semaines 14-15

Broadchurch 2.01 Je ne suis pas sûr d’aimer l’éparpillement de cette seconde saison, avec le procès du tueur de Danny, un pseudo-tueur à la recherche d’un témoin, et l’enquête non résolue de la précédente affaire d’Hardy. Je me console en me disant qu’une simple nouvelle affaire risquait d’user prématurément les mécanismes de la série. Mais tout de même, on finit l’épisode avec l’impression de ne pas retrouver ce qui faisait la force de Broadchurch, que j’estimais déjà pour ma part un peu surestimée.

call the midwife 3e09

Call The Midwife special 3.09 Superbe épisode de Noël, qui montre plusieurs facettes de la naissance : une nouvelle vie pour l’une de nos héroïnes, une adoption pour le bien de l’enfant, et l’acceptation. Les auteurs ont surtout eu le bon goût de ne pas trop en rajouter dans le mauvais traitement des mères célibataires, et ont préféré vite redonner la parole à ces autres héroïnes du jour. Le tout parfaitement mis en scène, avec Vanessa Redgrave en bonus. Magique.

downton abbey 5sp

Downton Abbey 5.sp Christmas Special L’épisode est astucieusement conçu en deux parties (un voyage chez Lord Sinderby et l’infâme Stowell histoire de s’amuser et de se dépayser, avant de lancer la résolution des arcs de la saison, entremêlant le destin des personnages avec un rythme soutenu et beaucoup d’émotion, même pour Carson. De quoi mieux faire passer certaines pilules, comme les difficultés Bates/Anna qui auront bien plombé la saison.

Elementary 3.09 Un épisode plutôt dense, qui une fois de plus court-circuite la chasse aux preuves et aux indices pour s’en tenir au raisonnement et aux nombreux rebondissements. Ça me va, à condition d’avoir une conclusion satisfaisante, mais la fin de l’intrigue est un rien précipitée, gâchant un peu ce sentiment d’avoir assisté une belle enquête.

Gotham 1.11 Plutôt content. Sans être extraordinaire, le show continue à montrer qu’il peut être bien plus qu’un simple whodunnit dans le décor de Batman. Je reste tout de même dubitatif sur l’intérêt de quelques personnages, à commencer par Barbara. Si seulement le show arrivait plus souvent à me surprendre, ça serait déjà pas mal.

Homeland 4.10 season finale : Worst season ending ever. L’épisode développe toutes les mini-intrigues complètement dispensables, ne donne aucune rétribution à ce qui s’est passé, et préfère jouer Saul en pseudo-traître avide de pouvoir. Voilà comment saborder tout l’intérêt de la saison, et cracher à la figure des spectateurs.

miranda 3e08

Miranda 3.07-3.08 Serie Finale Un peu déçu par la première partie, qui monte en épingle un drame histoire de retarder l’issue que tout le monde voulait. C’est d’autant plus dommage que les flashbacks pullulent pour nous rappeler le bon temps. Bref, j’ai largement senti l’usure de la série, à mon grand regret car le grain de folie de Miranda va beaucoup me manquer. Ce spectacle improbable, enfantin était unique à la télévision, et les larmes de Miranda Hart me sont allées droit au cœur.

mom 2e09

Mom 2.09 Un épisode qui vaut le visionnage surtout pour la prestation de Colin Hanks, absolument irrésistible. Avec une bonne tenue des répliques, la sitcom fait une bonne rentrée.

parenthood 6e10

Parenthood 6.10 Je m’attendais à plus dramatique, vu la fin de série, et au lieu de ça, l’épisode en rajoute dans l’émotion. On a frôlé le trop plein, mais comme toujours la série pointe du doigt les détails, filme les expressions avec une grande sensibilité. Même Hank a su me toucher, même s’il fait tout à l’envers. Bravo. Plus que 3. Comment se préparer au vide qui s’annonce ?

Resurrection 2.10 Plutôt déçu par la résolution des évènements, un peu comme si la montagne avait accouché d’une souris. Pas de grosse révélation, ni d’émotion, mais juste une issue un rien précipitée histoire d’en terminer avec cet arc et en faire venir un second. D’ailleurs cette histoire de prêtre ne me dit rien qui vaille. Les scénaristes savent faire monter la sauce, mais le plat qui suit est rarement goûteux.

Scorpion 1.13 Bof. La série se limite vraiment au minimum pour retenir l’attention, et cette histoire de jeu vidéo où se trouvent les planques de la CIA est beaucoup trop tirée par les cheveux pour ressentir la moindre tension. C’est pas ça qui va donner envie de continuer.

the affair 1e10

The Affair 1.10 season finale Un peu déçu que l’enquête policière ne nous emmène pas dans la recherche de la vérité en faisant la contradiction entre nos deux différents témoignages. La scène finale était sans doute trop attendue, et elle laisse sur ma faim. En revanche, j’ai beaucoup aimé tout le reste, où nos acteurs se sont réellement surpassés. Il faut prendre son temps pour digérer l’acte final de chaque souvenir (celui de Noah, centré sur l’altercation avec Scotty, et celui sur Alison, centré sur le sauvetage de Noah). Je comprends l’idée de l’auteur, à savoir que la façon dont on se remémore des choses est loin de la vérité, et révèle notre personnalité, notre inconscient. Par là, il faut comprendre les intentions respectives des personnages dans ces scènes là. Il suffit de se poser la question pourquoi Alison peut-elle (inconsciemment ou non) occulter ce qui s’est passé entre Noah et Scotty. A quelques endroits du show j’étais déçu de ne pas voir la même histoire racontée sous deux points de vue différents, mais le procédé est toujours là, sous-jacent, et avec le recul on en perçoit la maitrise. Une série intelligente et émouvante.

the big bang theory 8e12

The Big Bang Theory 8.12 Très bon épisode. Il était temps de reparler de la situation Sheldon, et de l’art des « compromis », sans le rendre horripilant. J’ai même aimé la façon dont la série utilise les clichés racistes (merci Raj’ !). On sent un certain recul sur les propos tenus, et ça fait du bien.

the good wife 6e11

The Good Wife 6.11 Wow. On en aura pourtant vu, des épisodes où tout se joue à la dernière minute, mais sincèrement je ne pensais pas qu’il réussirait à me faire autant vibrer avec Cary. Le plus beau, évidemment est de voir comment ils ont pu impliquer Kalinda. Un épisode intense donc, où l’entraînement au débat d’Alicia est finalement presque anecdotique. Quelle saison de folie !

the wrong mans 2e02

The Wrong Mans 2.01-2.04 season finale Plus courte, moins rythmée, beaucoup moins surprenante et moins drôle, le show de notre duo britannique préféré reste heureusement un spectacle haut en couleurs, passant les clichés des films d’action à la moulinette. J’aurai juste voulu un peu plus d’inventivité. Mais j’étais trop content de les revoir pour m’offusquer de ces épisodes en demi-teinte.

Bilan de semaine 25

Black Sails 1.07 Mouais. Les manipulations de Silver étaient laborieuses et il ne reste que la perspective d’une action contre Flint pour réveiller tout ça. Parce que le reste était soporifique et montre à quel point les personnages ne servent pas à grand chose. Vane, sérieusement ?

Bates Motel 2.02 Aie. C’est dommage que le show n’exploite plus vraiment l’ambiguïté du personnage de Norman, au profit des histoires des personnages secondaires. Je ne retrouve pas ce ton un peu « effrayant ». La série s’est transformée et reste agréable à suivre, mais j’attends mieux. Même la relation limite incestueuse entre Norman et sa mère est mise de côté, avec une scène de rébellion de Norman qui vient un peu de nulle part. Pourtant il n’y a pas eu de changement de scénaristes…

call the midwife 3e08

Call The Midwife 3.08 Season finale Le départ du personnage principal de la série était annoncé, et malgré une scène finale précipitée l’émotion était bien là. Une page se tourne, et j’ai eu quelques frissons à l’idée de dire au revoir -temporairement – aux personnages sur le parvis. J’ai moins été ému par l’atmosphère pesante du décès, un brin trop longue. Pour l’avoir vécu, c’est effectivement une curieuse sensation. Une vie s’en va une autre arrive…C’est le cycle de la vie.

elementary 2e18

Elementary 2.18 Toujours bluffé par la narration de la série, qui multiplie les fausses pistes, revient sur d’anciennes en trouvant un éclairage nouveau, le tout en restant surprenante. Brillant.

Grey’s Anatomy 10.15 Les histoires médicales ont vraiment été survolées, ne laissant que peu de place à l’émotion. Mais au moins le développement des personnages était plus posé. C’est devenu tellement rare…

Growing Up Fisher 1.03 Bien aimé. Le show exploite bien le handicap du père, à la fois héros et bourreau du fils. L’épisode a non seulement donné un peu plus de temps à Jenna Elfman, mais il a bien recollé les différentes intrigues sans s’attarder sur une morale lourdingue. C’était drôle, rythmé, et globalement bien écrit. Nous y sommes presque.

Hannibal 2.03 L’ennui, c’est que l’on sent encore une fois que l’épisode traîne en longueur. Certaines scènes sont presque copiées-collées entre elles. Et si au début de l’épisode, certains dialogues sont à la hauteur du double langage des protagonistes, vers la fin on est toujours et encore dans la répétition. Et la musique m’assomme encore plus que pour la première saison, j’ai l’impression. Bref, j’ai beau me forcer, Hannibal n’arrivera pas à me convaincre. Encore moins quand elle s’essaye au legal drama.

Helix 1.11 Les Vecteurs se mettent à kidnapper les gens puis à faire des interventions médicales. Ça pose un grand problème avec la bestialité primaire affichée des premiers jours. Au lieu de parler de monstres sans identités, les auteurs dévient de leur sujet horrifique. Reste l’arrivée de l’antidote, qui fait plaisir. Quant à l’énième menace humaine sur la base, elle essaye de se donner un genre, mais elle fait plutôt rire… Encore 2 épisodes ? Mais jusqu’où vont-ils aller ?

Marvel’s Agents of SHIELD 1.15 Bof. L’épisode est prévisible jusqu’à la moelle, avec une Lorelei qui s’interpose dans le seul couple de la série. Et même les scènes d’action étaient un tantinet ridicules…

Mixology 1.03 Il est vraiment dommage que l’épisode en fasse des tonnes avec le dragueur lourdingue qui revient sans cesse à la charge. C’est LE cliché le plus insupportable de la série, et ça rend l’épisode plus agaçant qu’amusant. Et j’ai aussi remarqué que le montage des flashbacks a été ralenti. Bref, vraiment déçu pour le coup.

my mad fat diary 2e04

My Mad Fat Diary 2.04 Beaucoup aimé l’épisode, et tout le discours sur le courage, la façon d’affronter ses peurs. C’est d’autant plus intéressant à l’adolescence, évidemment où la plupart des personnes sont mal dans leur peau. Et si l’issue rassure, elle n’idéalise pas la situation non plus. J’espère juste que la série retrouvera un peu son humour, un peu mis de côté cette saison…

nashville 2e17

Nashville 2.17 Plutôt satisfait de l’épisode, essentiellement parce qu’il arrive à opposer les tempéraments de Rayna et Juliet ce qui provoque leur auto-destruction. Je suis tout de même très inquiet des tromperies à venir… tout cela va bien trop vite, la série est devenu un tourbillon. C’est bien dommage parce que parfois elle arrive à donner un supplément d’âme, un propos plus intéressant sur le monde de la musique.

Once Upon a Time 3.12 Comme suspecté le reboot n’est pas des plus passionnants avec cette histoire d’amnésie levée par une potion venue d’on ne sait où. Le retour à Storybrooke et l’annonce de la nouvelle némésis rend heureusement les dernières minutes plus acceptables. Mais je crois que j’ai perdu foi en la série.

Once Upon a Time in Wonderland 1.10 Un peu dommage que l’épisode s’inspire de The Ring, mais le plus important était de voir l’origine de Cyrus, et sa mission. En donnant au show une vraie généalogie, les enjeux deviennent du coup un peu plus intéressant. Reste à prouver l’utilité du Jabberwocky…

parenthood 5e17

Parenthood 5.17 Un des meilleurs épisodes de la série. En réunissant la famille pour une occasion religieuse (alors qu’elle n’est pas pratiquante), les auteurs ont fait la démonstration éclatante de leurs talents. Les problèmes de chacun sont présentés sous un jour léger ou émouvant. Léger, avec Adam qui découvre qu’il est le second choix pour être parrain, Sarah qui découvre que sa maison d’enfance est en vente… Ou émouvant, avec le couple Julia/Joel qui essaye de retrouver ce qui les a uni. Le speech de Zeek était également parfait. Bravo.

raising hope 4e18

Raising Hope 4.18 Un bon épisode qui va très difficilement faire passer la pilule de l’annulation de la série. Quel coup de vieux, aussi, de revoir Judith Light… J’ai bien aimé l’idée que Hope avec son comportement glacial angoisse les parents (même si ça fait redite), et le « duo » chanté par Burt sans Virginia était irrésistible. Kudos à l’acteur.

rake 1e08

Rake 1.08 Excellent épisode. Bon, l’issue du procès était un peu trop facile, mais l’ensemble des intrigues était irrésistible. Voir Keegan enfin réussir alors qu’en fait il se met encore plus en difficulté a quelque chose de jubilatoire. Et surtout, c’était drôle. Des répliques aux acteurs, je suis tombé amoureux de la série. Le choc de son annulation prochaine va être d’autant plus rude.

the americans 2e03

The Americans 2.03 J’étais plutôt content de voir la fille de nos espions occuper enfin les débats, même si j’espérais mieux pour la conclusion. Avoir une thématique sur les enfants victimes des adultes, c’était vraiment émouvant, et ça redonne confiance pour la suite.

The Big Bang Theory 7.18 Sympathique. Que ce soit le jeu imposé par Raj’ ou la visite de Sheldon à sa mère, l’épisode était truffé de bonnes idées. Hélas, le rythme et la qualité des répliques n’étaient pas tout à fait à la hauteur. Mais j’ai adoré la scène finale et le running gag sur ce pauvre Stuart. Cruels scénaristes.

The Good Wife 5.13 Le petit pic à l’égard des séries policières était peut-être rigolo, mais il aurait fallu soigner davantage l’intrigue pour un épisode de reprise. Mais peut-être que j’en attendais trop. La surveillance des conversations, heureusement, complique un peu la tâche de tout ce petit monde, façon « main invisible ». Ça masque cependant difficilement l’énième attaque contre Will… Cette histoire de votes truqués était pourtant l’occasion de faire autre chose…

The Walking Dead 4.13 Quelle seconde partie de saison soporifique, avec des zombies planqués derrière des portes, encore et encore… J’espérais bien mieux pour évoquer Glenn/Maggie. Et la preview de la semaine prochaine est carrément décourageante.

true detective 1e08

True Detective 1.08 Season finale A la fois satisfait et un poil déçu. Satisfait, parce que la mise en scène et le travail sur les décors rend la chasse à l’homme exaltante (y compris sa conclusion presque poétique). Un peu déçu, parce qu’il n’y a aucun vrai twist, et un happy ending. Les personnages secondaires sont complètement mis de côté, ce qui me dérange aussi. Après avoir tant lu que la série n’était pas qu’une intrigue policière (pour défendre sa faiblesse dans cette partie de l’écriture), je constate amèrement que l’histoire se résume à une lutte du bien contre le mal… une façon de rapprocher les points de vue de Rust et Marty, mais une issue de secours bien trop facile vu tout le discours philosophique développé au fil des épisodes. Mais la série restera tout de même l’un des gros chocs de la saison.

Bilan de semaine 24

About a boy 1.02 Ce deuxième épisode-test m’aura convaincu d’arrêter là. L’épisode est la réplique du pilote, avec une autre scène dégoulinante sur les exploits du petit homme…. Quitte à choisir, je préfère un show avec un peu plus de personnages, et un  légèrement meilleur potentiel comme Growing up Fisher.

arrow 2e15

Arrow 2.15 On attendait depuis un moment la fameuse « rupture » entre Oliver et Slade, et l’épisode a plutôt bien délivré ses scènes. Il est juste dommage que le manque de surprises en a atténué l’intensité. En tous cas cette seconde saison s’avère définitivement bien meilleure que la première.

bates motel 2e01

Bates Motel 2.01 Ravi de retrouver la série, et plutôt bluffé par l’histoire qui permet à tous les protagonistes d’être impliqués. Il reste encore à retrouver le ton qui en avait fait sa réussite, mais je suis confiant.

Black Sails 1.06 Le show devient de plus en plus sympathique, avec des personnages qui commencent à s’affirmer, à commencer par Mrs Guthrie (il était temps), et l’épisode a son quota de séquences pirates. Il est juste dommage que la série continue de bavasser inutilement par moment et que l’humour a presque complètement disparu.

Call The Midwife 3.07 Joli épisode qui décrit les travers de l’institutionnalisation, et qui devrait faire réfléchir sur notre conception d’un hôpital hyper-normé. Quant à la paranoïa post-partum, elle frise le sensationnalisme mais arrive à rester une histoire à dimension humaine, comme souvent dans la série. Et pour ma part, je suis content de voir Trixie amoureuse, et Chummy en pleine lutte contre sa mère…

elementary 2e17

Elementary 2.17 Excellente histoire policière, avec une solution suffisamment tordue, beaucoup de rebondissements, et le plein d’humour. Un futur classique.

Grey’s Anatomy 10.14 Un épisode centré sur les coucheries et les secrets de chacun, et qui n’arrive même pas à exploiter ce qu’il a développé jusque là. La réaction d’Owen, qui a toujours voulu des enfants, est complètement à côté de la plaque. La révélation sur le mariage secret fait pschiiit, tout comme celle sur l’auteure de la plainte. Et que dire du faux suspense sur l’interdiction des relations entre subordonnés… Bref, c’est écrit avec les pieds.

Growing Up Fisher 1.02 Cette comédie familiale n’est pas hilarante, mais elle est suffisamment sympathique pour avoir envie de continuer encore un peu. J’aurai apprécié qu’elle ne morde pas trop sur la moralité (l’honnêteté, l’autorité parentale) et qu’elle évite de trop nombreux clichés, mais l’ensemble reste bien rythmé, et porté par des acteurs charismatiques. Et j’adore le générique. Bref, elle s’en sort un peu mieux qu’About a boy.

Hannibal 2.02 La répétition des tableaux de corps englués m’a vraiment agacé dans cet épisode. C’est certes la marque de fabrique de la série, mais on était peut-être pas obligé de nous rabacher sans cesse la même idée. Bref, l’épisode est absolument sans surprises, y compris la réaction de la psy. Et du coup, une fois encore, je ne ressens aucune tension devant mon écran…

Helix 1.10 A chaque épisode son nouveau délire. La série a accumulé une grande partie de thématiques fantastique, alors quand survient le dernier (l’immortalité), on est presque pas surpris. Pour la surprise il faudra plutôt attendre la dernière seconde. C’est déjà ça.

Marvel’s Agents of SHIELD 1.14 Un bon épisode pour reprendre. Je m’attendais à quelques rebondissements supplémentaires avec les nouveaux compagnons de voyage, mais il n’y a pas eu redite. Ouf ! Ce qu’on apprend sur Tahiti n’était pas sensationnel, mais au moins ça devrait permettre à Skye d’avoir quelques développements inattendus (on croise les doigts). Quant à l’arrivée de Lorelei, elle devrait ravir tous ceux qui souhaitent que la série utilise enfin son univers…

Mom 1.18 Si les propos avancés se confirment, la série pourrait être bien plus progressiste que prévue. Sur CBS, c’est plutôt étonnant. Mais la série utilise bien son modèle familial « différent », en restant drôle. Je suis curieux de voir s’ils oseront aller au bout. Oui je sais je suis naïf…

My Mad Fat Diary 2.03 Cet épisode sur ce nouveau groupe de filles était prévisible et donc un peu longuet. J’attendais autre chose de la série qu’un simple recopiage d’une histoire vue et revue. D’autant que l’émotion n’était pas là. Un coup dans l’eau.

Nashville 2.16 On y vient enfin… C’est pas comme si on attendait ça depuis que Rayna lançait son label. Pour le reste, je suis déçu de voir comment la vérité sur la fausse couche éclate, et encore plus par l’idée crétine de transformer le choc de la révélation en coucherie. A force, tout le monde va coucher avec tout le monde. Et c’est vraiment ce que je déteste le plus dans un soap. Heureusement, une  fois encore le duo Juliet/Avery sauve l’épisode.

Once Upon a Time in Wonderland 1.09 Je craignais une sorte de reboot, mais la série choisit au contraire d’agrandir le cercle des personnages, en leur donnant de nouvelles missions. Ça fonctionne, même si j’ai toujours du mal devant les affreux décors de synthèse, et que la scène romantique était bien trop cliché pour faire son effet.

Parenthood 5.16 Un épisode un peu en retrait, qui se contente de redire ce qu’il a déjà dit. Que ce soit l’attirance de Drew, de Julia, la guérison de Kristina ou l’attachement de Crosby à la maison familiale. Pas de nouvelles façons d’exploiter ces idées, avec au final une rupture de Sara un peu trop capillotractée, historie de la rapprocher d’Hank… Voilà qui ne fera pas que des heureux. vu la bande-annonce, j’espère beaucoup du prochain épisode…

raising hope 4e17

Raising Hope 4.17 Un épisode vraiment très drôle avec d’un côté le faux fat camp et de l’autre la fameuse fenêtre de conception… Et j’ai bien aimé comment les obstacles à la procréation se révèlent des métaphores du futur bébé. Mais le meilleur message, au fond, c’était le remplacement de la junk food par des fruits OGM. Priceless !

Rake 1.07 Un épisode un peu moins dense que les précédents mais toujours aussi drôle. J’adore le ton de la série, et je me rends compte à quel point le show a développé les personnages autour du héros : ils ont tous une vie, une ambition. Bref, je suis toujours aussi fan.

The Americans 2.02 J’ai eu un peu de mal à me plonger dans le récit, qui navigue entre bribes d’informations et répétition de scènes (la paranoïa de l’héroïne). Mais le plus décevant, c’est de voir l’intrigue de leur fille traitée comme un sous-arc alors que ça mériterait bien plus de temps d’exposition.

the big Bang Theory 7.17 Jolie idée de mettre Amy avec Raj’, même si le résultat n’est pas aussi drôle qu’escompté. Les autres histoires sont un peu trop classiques à mon goût, mais certaines répliques font toujours leur effet.

The Blacklist 1.15 L’intrigue du juge était non seulement remplie de raccourcis mais en plus extrêmement mauvaise sur le fond, alors que l’épisode se prêtait pourtant pour une réflexion sur la peine de mort. Au lieu de ça, il faut se contenter de la révélation finale qui n’en est pas une, avec une Rachel Brosnahan qui décidément joue les aguicheuses.

The Walking Dead 4.12 Naufrage total pour cet épisode qui essaye de rendre Beth émouvante. Ben oui, quoi, la pauvre elle a jamais bu un coup, alors faisons des virées dans les bâtisses du coin… Bis repetita pour l’exploration de maisons infestées de zombies, et là je sature…

True Detective 1.07 Mouais. Quand la série se concentre sur l’intrigue policière, les énormes lacunes scénaristiques se font visibles. Il reste un épisode pour terminer tout ça, en espérant encore quelques twists. Mais je crains le pire.

2 Broke Girls 3.18 Miracle, un épisode sans Deke ! Malheureusement c’est pour nous donner une très mauvaise scène de vaudeville. Quelques répliques sauvent heureusement l’épisode du naufrage…