Bilan détaillé de la saison USA 2012-2013

Après les statistiques la semaine dernière, je vous propose donc mes impressions sur cette saison américaine qui s’avéra plus riche que prévue.

J’ai une fois encore volontairement écarté les pilotes de séries. Il y aurait beaucoup à dire sur la médiocrité rampante des nouveautés (d’où mon appréhension qui augmente à chaque rentrée, malheureusement entretenue par des trailers désastreux). Mais il y aurait encore plus à dire sur la simplification des intrigues, hélas.

Je vais donc vous parler ici des 38 séries qui m’auront accroché au delà du pilote (seulement 6 ont été arrêtées en cours de route) : Arrow, Boss s2, The Walking Dead s3, Don’t trust the B in apartment 23 s2, Go on, Parenthood s4, Underemployed, Touch s2, Girls s2, Grey’s Anatomy s9, The Big Bang Theory s6, 2 Broke Girls s2, Dexter s7, Elementary, Homeland s2, Last Resort, Once upon a time s2, Raising Hope s3, The Good Wife s4, the Mentalist s5, the Mindy Project, 666 Park Avenue, Nashville, Nikita, Bunheads, Smash s2, White Collar s4, The Americans, House of Cards, Zero Hour, Cult, Red Widow, Bates Motel, Game of Thrones s3, Hannibal, Rectify, The Goodwin Games, Arrested Development s4

nouvelles séries

1/ Les nouvelles séries

honneur

A l’honneur :

Rectify

Rectify La série a réussi à rendre touchant son personnage principal sortant du couloir de la mort, sans que l’on ne sache vraiment s’il était innocent ou coupable. Car l’intérêt était ailleurs, dans la découverte d’un monde qui ne l’a pas attendu, et qui a déjà un jugement sur lui. C’est superbement réalisé pour exprimer toute la palette d’émotions d’un personnage pourtant énigmatique, et je n’en ai pas perdu une miette. Vivement la suite. (♥♥♥♥)

bunheads

Bunheads Si on m’avait dit qu’un jour j’adorerai une série sur la danse, je ne l’aurai pas cru. Mais la patte de Sherman-Palladino me manquait trop. Voilà peut-être la seule nouvelle série d’une fraîcheur et d’une bonne humeur à toute épreuve. Voilà la seule série avec une écrasante majorité de personnages féminins qui nous démontre que ce qui compte, c’est pas la parité, c’est le script. Voilà une des rares séries à l’antenne qui exploite encore le meilleur sujet qui soit : le quotidien. Non seulement la série est très drôle, ultra-référencée comme il se doit, mais en plus elle aborde tout en décalage et en modernité des problématiques plus actuelles. Les séquences de danse sont à la fois créatives et magnifiques. Malgré quelques épisodes en deçà au milieu d’une saison déjà découpée, la série est très attachante et développe de façon surprenante tout ce petit monde. Et si ABC Family ne la renouvelle pas, je leur jette un sort jusqu’à la 33è génération. (♥♥♥♥)

Les bonnes séries :

elementary

Elementary J’avais peur d’un Sherlock Holmes revisité, affublé d’une (et non pas d’un) Watson, tellement Hollywood nous a habitué aux one-shot marketing. Et pourtant, la série a su développer son duo, et surtout s’appuyer sur de solides énigmes, aux twists retords et surprenants. Pouvoir à nouveau réfléchir, établir des hypothèses devant un show policier américain, quel bonheur ! Mieux encore, la prestation des acteurs est au top (et pourtant si différente de son double anglo-saxon), et la fin de saison prend des virages plutôt osés, prouvant que la série peut aussi imposer un ton, une ambiance particulière. Une démonstration éblouissante. (♥♥♥)

nashville

Nashville Un soap dans l’univers de la country ? Là encore j’étais sceptique. Plus je plonge avec délice dans les séries coréennes, plus je suis en décalage complet avec ce que tentent de m’apporter les soaps américains. Mais Nashville a su prendre son temps pour faire évoluer ses personnages, et surtout nous donner une porte pour les comprendre, pour justifier leur comportements. D’où les bonnes surprises, du personnage affirmé d’Hayden Panettiere aux moments musicaux décrivant le ressenti de chacun. Ouf, l’émotion est là. Malgré l’avalanche de twists médiocres et une partie politique plombant l’ambiance, on arrive à s’intéresser au sort de nos personnages. Et si le final est overzetop, il donne tout de même très envie de voir la suite. (♥♥♥)

the americans

The Americans Traiter de la guerre froide au milieu des années 80, c’était une bonne idée, surtout en se positionnant du point de vue russe. Mais j’ai eu un peu de mal à m’y mettre. La faute à un couple qui a mis du temps à me convaincre (le positionnement psychologique de départ étant au mieux incompréhensible), mais également à une tension quasi inexistante dans les premiers épisodes. Fort heureusement, la série relève la tête par la suite, en forçant chacun à faire des choix devant un engrenage infernal. Mieux encore, le final ouvre enfin la perspective de parler d’une vie familiale sous un angle bien plus intéressant, et la romance entre les deux protagonistes passe enfin très bien à l’écran. (♥♥♥)

bates motel

Bates Motel La réadaptation de Psycho subit le modèle inverse. On retiendra ses débuts magnifiques, avec la relation dérangeante entre Norman Bates et sa mère, son développement psychologique qui exploite avec brio une certaine ambivalence, ou sa multitude détails qui montre que l’œuvre originale a été bien assimilée. On ira même jusqu’à apprécier ses nombreux twists, pour la plupart redoutables… Jusqu’au très laborieux reboot de la mi-saison, et le départ en vacances des scénaristes. Le final essaye de surprendre le téléspectateur avec ce que tout le monde attendait depuis l’annonce de la série, et ça, ça laisse dubitatif. J’espère vraiment retrouver ce qui m’avait plu au départ. (♥♥)

De passable à médiocre :

arrow

Arrow Arrow joue la carte d’un vengeur masqué qui n’hésite pas à tuer pour sauver sa ville. L’acteur, plutôt performant, sauve souvent la mise. Mais les scénaristes jouent la montre depuis le début, incapables de construire une mythologie correcte, nous plongeant dans des flashbacks insulaires aux intrigues copiés-collés, et essayant de nous imposer une romance bien peu convaincante. Bref, la série marche régulièrement au dessus du vide, et n’exploitera ses enjeux qu’à des moments clés de la diffusion. Vraiment dommage parce que la série a du potentiel. Espérons de nouveaux scénaristes pour la seconde saison.()

RADHA MITCHELL

Red Widow Le remake de la série hollandaise Penoza n’a elle aussi pas réussi à développer ses intrigues en milieu de saison. Heureusement cette femme obligée de bosser pour la mafia est aussi capable d’émouvoir son téléspectateur. La série n’est donc pas une simple mise en danger de l’héroïne avec des rebondissements prévisibles, et je me suis plutôt bien attachée à ce petit monde en même temps que j’y vérifiais mes hypothèses. Efficace, mais pas renversante. ()

hannibal

Hannibal Elles sont rares les séries où je suis en grand désaccord avec la communauté sériephile, mais Hannibal fait partie de celles-ci. Et pourtant j’adore Bryan Fuller (Dead Like Me, Pushing Daisies).  Je porte beaucoup plus d’importance au fond qu’à la forme, et les hallucinations répétitive de notre héros m’ont passablement irrité. Oui, la série a un sous-texte, mais elle oublie l’essentiel : raconter une intrigue policière. Et sur ce plan là, c’est un massacre, même la 5è saison de Mentalist fait mieux question raccourcis et invraisemblances. Si la série voulait évoquer le rapprochement psychologique entre le tueur en série et son « ami », elle pouvait le faire sans essayer de nous raconter en une minute comment coincer le coupable d’un crime tellement sordide que les mises en scènes de Dexter passent pour du barbouillage. Je n’aime pas les séries qui se décrédibilisent, qui frustrent parce qu’on a pas eu l’intelligence d’appliquer la moindre once de raisonnement aux intrigues annexes. Je n’aime pas les séries qui répètent ad nauseam la même chose sur une dizaine d’épisodes (on aura compris qu’Hannibal aime faire goûter de curieuses choses à ses convives). Et surtout, j’ai eu beaucoup de mal avec ces échanges soporifiques. Je savais déjà que Bryan Fuller avait besoin de bons dialoguistes pour relever ses œuvres, j’en ai eu une fois de plus la preuve. Je me suis ennuyé, je me suis endormi un nombre incalculable de fois devant la série. Et si j’en perçois ses qualités graphiques, je suis incapable de l’apprécier globalement. La mise en scène des meurtres ne me fait plus rien, étant donné que l’on a que rarement pris la peine d’évoquer les victimes comme des êtres humains (cf ma critique de The Fall, bien plus réussie sur ce point). Hannibal est totalement dénuée d’émotion, et c’est un obstacle insurmontable pour moi. ()

the mindy project

The Mindy Project J’aurai adoré tomber sous le charme de Mindy Kaling et de son amour des comédies romantiques. Hélas, la série est beaucoup trop centrée sur son héroïne plus agaçante que touchante. Pire, elle a pour acolyte Morgan dont les frasques délirantes déséquilibrent le show. Par moment, le show redresse la barre, insufflant enfin un peu d’émotion, montrant qu’elle a compris les codes qui l’inspirent, mais restant incapable de les utiliser à bon escient. Fort heureusement pour elle, certains dialogues font mouche, et le personnage de Danny Castellano est suffisamment bien écrit pour être attachant. Mais le final raté ne laisse que peu d’espoir. ()

go on

Go On Autre show égo-centré (cette fois sur Matthew Perry), Go On aurait du être une comédie intelligente sur ces groupes de parole, sur l’espoir d’une vie meilleure. Elle n’aura été qu’une galerie de personnages dont le développement n’a jamais été envisagé. Tout tourne autour de notre héros, qui en fait des tonnes. Pire, les gags sont d’un niveau lamentable, donnant ainsi l’impression que le script a parfois été écrit en deux minutes chrono. La bonne ambiance générale ne suffit visiblement pas. Voilà une annulation que je ne regretterai pas. (0)

Last Resort Après l’excellent pilote, quelle déception ! Au lieu de faire monter la pression sur ces militaires trahissant les Etats Unis, la série n’arrive pas à nous attacher aux sorts des personnages, aux comportements aléatoires et incohérents. Tout ou presque est écrit avec les pieds. Chaque « révélation » n’en finit plus de tomber à plat, les épisodes sont prévisibles, très mal rythmés, et on peine à savoir quel était le propos de la série. La définition d’une daube. (0)

underemployed

Underemployed Sympathique série sur des jeunes adultes qui peinent à trouver le chemin du travail. L’esprit est positif, humoristique, et les personnages attachants. Mais c’est pas toujours très bien joué, et cette naïveté, cette foi inébranlable en l’avenir a fini par m’agacer. D’autant que le scénario force la chance de nos héros, et chacun se montre bien trop compréhensif. Enfin, il faut croire que la jeunesse n’a qu’un seul mot à la bouche : party. C’est peut-être mon côté ronchon, mais j’ai frisé l’overdose de fêtes. ()

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Zero Hour Mélanger la science et la religion, le paranormal et les nazis, c’était s’assurer un concept à la Indiana Jones, et j’avoue avoir été plutôt agréablement surpris par les twists tout au long de l’aventure, avec une découverte progressive des enjeux qui faisait plaisir à voir tant ils étaient osés. Les puzzles étaient également très sympathiques, mais le manque de cohérence dans le développement des personnages, et le peu de moyens alloués ne permettent pas une seule seconde de rendre ce spectacle crédible. Masochiste, je suis resté au bout pour savoir comment ils allaient conclure, et j’ai reçu une gigantesque gifle, à vous faire passer l’envie de vous investir dans n’importe quelle série un tant soit peu mythologique. Complètement incohérente, elle ne répond à rien, n’explique rien. On sombre dans le n’importe quoi, avant d’être effaré par l’ultime séquence, qui donnerait envie à Gandhi de frapper à mort les scénaristes de la série. (0)

666 park avenue

666 Park Avenue Là aussi, cette série fantastique peine à susciter l’effroi ou l’horreur, avec ses effets spéciaux médiocres. Ses personnages se baladent dans cet hôtel diabolique, mais aucune idée n’est réellement exploitée. On passe du coq à l’âne, avec de intrigues qui donnent davantage envie de rire que de se réfugier derrière son canapé. La série ose le n’importe quoi, sans tenir son fil conducteur. Impossible de s’émouvoir sur quoi que ce soit, le final en déconcertera plus d’un. Un gâchis impardonnable. (0)

séries arrêtées

2/ Les séries arrêtées :

dont trust the b

Dont’ trust the bitch in apartment 23 s2 La série avait su me faire revenir avec ses gags absurdes et ses personnages délicieusement égoïstes, mais après une entrée en matière satisfaisante, cette seconde saison s’est avérée être un massacre sur tous les plans ou presque. En se concentrant sur les thématiques de mensonge et d’honnêteté, le show tourne en boucle, révélant froidement au téléspectateur qu’il n’a plus rien à dire. Le trash et la provocation sont tellement mal utilisés que 2 Broke Girls parait comme un chef d’œuvre à côté. Sans compter que l’irritant Dawson n’en finit plus de prendre de la place au mépris du concept initial. C’est devenu rapidement lourdingue. Et j’ai abandonné au sixième épisode, à l’aube de son annulation.

touch s2

Touch s2, c’est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire. Le show avait réussi à faire oublier Jack Bauer en se concentrant sur des thématiques et un puzzle humaniste, certes naïf, mais sympathique. Il avait fini par prendre le chemin d’une mythologie bancale, et cette seconde saison bifurque vers le sauvetage d’enfants dans une paranoia très mal développée. On retrouve non pas un journaliste père de famille mais un Jack Bauer qui part flinguer à tout va. Le propos humaniste disparait, et on roupille ferme. J’ai tenu 4 épisodes avant son annulation.

white collar 04e10

White Collar s4 J’arrivais toujours à revenir auprès de cette série sympathique, grâce à la complicité des deux personnages principaux. Et puis, peu à peu, les intrigues se sont simplifiées et on ressent cruellement l’essoufflement créatif de la série. Les épisodes n’ont plus aucun twist, aucune tension, et l’arc principal concernant la famille de notre escroc s’avère extrêmement prévisible. Au 11ème épisode, j’ai fini par lâcher prise. Il n’y avait plus rien à en tirer.

Cult

Cult Il ne suffit pas d’avoir un bon concept pour faire une bonne série. Mêler la fiction, le fan-universe, et une conspiration, c’était peut-être s’assurer d’un buzz médiatique, mais il faut encore suivre. C’est terriblement mal joué, les dialogues ont 3 minutes de retard pour nous expliquer ce qu’on avait déjà compris, et le show veut tellement se prendre au sérieux que le décalage n’en est que plus ridicule. Affligeant. Et j’ai tenu 4 épisodes !

The Goodwin Games

The Goodwin Games Après un excellent pilote plein de rythme, d’humour, et twists sympathiques, j’avais décidé de donner une chance à cette comédie boudée par la chaine. J’ai fini par comprendre la raison de sa diffusion. Les épisodes suivants sont lamentables, tournent à vide, en voulant en faire des tonnes sur des gags creux et insipides, sans compter la quasi totalité des répliques balancées par des acteurs qui n’y croient plus. Ouch ! 4 épisodes et ça sera tout pour moi, merci.

House of Cards

House of Cards Si l’ambition du projet était impressionnante pour Netflix, elle était en décalage avec le résultat perçu à l’écran. Certes, avec son casting de luxe et son univers décortiquant les requins de la politique, la série ne manque pas d’atouts. Seulement voilà, Boss est passé par là, et le rythme lancinant des épisodes a fini par me faire prendre de plus en plus de distance avec une série qui aurait pourtant du m’inciter au binge-watching (vu que Netflix a mis tous les épisodes disponibles sans délai). Du coup après 6 épisodes, j’ai pas eu envie de reprendre.

anciennes séries

3/ Le retour des anciennes séries :

honneur

A l’honneur :

arrested development 405

Arrested Development s4 J’avoue être perplexe devant la frilosité des critiques, car cette saison fut pour moi un coup de maître, réussissant une nouvelle forme d’écriture parfaitement adaptée à son nouveau support (Netflix). J’en ai déjà parlé dans ma critique complète : comprendre un gag d’un épisode précédent a quelque chose de jouissif, et se surajoute au plaisir de dénicher tous ces gags d’arrière plan, que ce soient des clins d’œil à l’univers de la série ou des créations originales. A l’exception de deux épisodes un peu en dessous, j’ai adoré retrouver tout l’humour de la série, et j’ai bien plus rigolé devant elle que devant une bonne dizaine de nouveauté comiques réunies. Et vu les pourparlers j’espère qu’une cinquième saison verra le jour. (♥♥♥♥)

boss 202

Boss s2 Moins centrée sur la symbolique, davantage concentrée sur le jeu des alliances, cette seconde saison est tout aussi magistrale que la première. Les retournements de situation sont imprévisibles, et surtout parfaitement orchestrés. Avec ses acteurs, ses intrigues sur le mal qui rampe dans la ville, et ses multiples niveaux de lecture, la série enfonce le clou et s’impose définitivement comme un des plus beaux joyaux télévisuels de ces dernières années. En annulant ce petit miracle, Starz s’est suicidée. (♥♥♥♥)

game of thrones 03e04

Game of Thrones s3 Autant la seconde saison se perdait en évoquant les multiples nouveaux personnages, autant cette troisième saison récolte enfin les fruits. J’accroche beaucoup moins aux romances développées au delà du Mur. Peut-être au fond parce que je n’attends que de voir le sang couler. Et sur ce plan là j’ai été servi. Cette gigantesque histoire  a su trouver les images pour redevenir épique (mention spéciale à Khaleesi), passionnante (les intrigues à King’s Landing), et émouvante (Arya). C’est aussi dans cette saison que l’on perçoit enfin les ambitions de Margaery Tyrell. Dommage que du côté de Théon il ne s’y passe pas grand chose d’intéressant. Mais globalement j’ai trouvé que cette saison avait beaucoup plus d’ampleur que la précédente. Et j’ai vraiment hâte de voir la suite. (♥♥♥)

nikita 311

Nikita s3 J’étais parti pour détester le virage pris par la série, avec ses missions de justiciers, et l’intrusion du fantastique qui annihilait tout changement radical. Et puis, petit à petit, l’antagonisme autour d’Amanda s’est reconstruit, les rebondissements ont pris de l’ampleur, et si le show a perdu de sa vivacité, il s’est largement rattrapé en seconde partie. J’espère juste que les 6 derniers épisodes de la série (la saison 4) clôtureront le tout de manière efficace. (♥♥♥)

raising hope 314

Raising Hope s3 Plus encore que la saison précédente, la série a fait preuve d’une créativité débordante. Elle a poussé un peu plus loin le curseur sur le trash, aussi, tout en exploitant ses thématiques (cf le double épisode spécial Alzheimer). Les références pullulent : du Parrain à Retour vers le Futur, en passant par Modern Family … Bref, la série est encore plus drôle et je veux voir Garrett Dillahunt nominé un jour aux Emmys. (Oui je sais je peux toujours rêver). (♥♥♥)

big bang theory 06e20

The Big Bang Theory s6 La saison confirme l’orientation des saisons précédentes : les personnages féminins sont désormais parfaitement intégrés, permettant de sortir un peu du schéma habituel. Ça a développé l’imagination des scénaristes qui se sont surpassés, au point de prêter à Sheldon une romance… forcément particulière. Amy recherche une intimité, Raj se trouve une copine digne d’intérêt, Sheldon n’en finit plus de mettre les pieds dans le plat avec les femmes. La série ouvre des portes, mais sans mettre en danger son cast. Et surtout, les dialogues ont encore progressé. Pour un amateur de citations comme moi, c’était Noel à chaque épisode ou presque. (♥♥♥)

walking dead 301

The Walking Dead s3 La série a toujours du mal à développer ses intrigues en dehors des début et fins de périodes (merci les hallucinations de Rick), mais on sent que le remaniement opéré a eu du bon. Les personnages n’agissent plus systématiquement de façon incohérente, sans réfléchir au danger. L’approche est méthodique, raisonnée. Les personnages inutiles sont éliminés, et la saison se paye même le luxe de revenir nous parler du passé, afin de mieux nous montrer l’évolution morale de nos héros. Une renaissance. (♥♥)

good wife 322

The Good Wife s4 Après un début de saison catastrophique (l’intrigue de Kalinda jouée en boucle, les affaires traitées au tribunal manquant sérieusement d’imagination), la série a peu à peu repris du poil de la bête pour finir – enfin – par changer les règles du jeu. Il était temps. L’écriture progresse de manière impressionnante au fil de la saison, donnant suffisamment de rebondissement à des intrigues enchevêtrées, et permettant de nous faire oublier la mécanique trop huilée et donc trop prévisible de ses joutes oratoires. Cette surabondance d’excellentes intrigues va de pair avec les enjeux, et la série démontre une fois de plus sa maîtrise dans l’écriture. Du coup j’ai vraiment hâte de voir cette cinquième saison. (♥♥)

parenthood 401

Parenthood s4 Bizarrement, alors que c’est la saison de la reconnaissance pour tous ceux qui l’avaient injustement boudée, cette saison de Parenthood n’a pas réussi à me convaincre autant que l’an dernier. Certes, Monica Potter est exceptionnelle et l’arrivée d’un tel drame a permis à la série d’atteindre des sommets dans l’émotion, mais je ne peux pas oublier non plus ma frustration quant à la relation de Sarah. Si j’en crois certains recrutements pour l’année prochaine, on risque même d’abîmer sérieusement l’image d’un personnage masculin. La série court ainsi le risque de s’éloigner de la description du quotidien pour des intrigues soap plus vendeurs, et un peu de promo musicale en supplément. Et c’est franchement dommage. Heureusement, le casting reste parfait, et toutes les orientations prises n’étaient pas dénuées d’intérêt cette saison. Je reste profondément attaché à ces personnages, à leurs psychologies, à leurs différences de raisonnement, et à leurs ambitions. (♥♥)

Pas mal :

dexter 703

Dexter s7 Après une sixième saison qui avait touché le fond, Dexter a retravaillé ses intrigues. Plus question de le mettre en danger. Il s’agit d’exploiter sa relation avec Deb’, et Jennifer Carpenter fait un très bon boulot. Cerise sur le gâteau, l’arrivée d’Yvonne Strahovski a apporté à la série une réflexion salutaire, tandis que l’intrigue policière prenait un tournant particulièrement émouvant. Bref, de quoi donner envie de voir la dernière saison de ce serial killer. ()

2 broke girls 208

2 Broke Girls s2 On sentait bien le potentiel de la série l’année dernière, et sans arriver à se métamorphoser, cette saison a su délivrer quelques épisodes très bien écrits. Les défauts sont toujours là, mais les dialogues arrivent de mieux en mieux à exploiter le côté trash, ce qui rend le visionnage beaucoup plus drôle. Sur le plan des arcs, par contre, on peut légitimement se demander si les scénaristes savent où ils vont. Bref, la série s’améliore, et c’est plutôt rassurant de voir qu’elle ne s’appuie plus uniquement sur son duo très sympathique. ()

smash 02e12

Smash s2 Mais quelle mouche les a piqué ? Au lieu de développer les intrigues originelles, les scénaristes ont choisi de multiplier les protagonistes et les environnements musicaux, éloignant chaque personnage, enlevant ainsi tout l’intérêt de la série, à savoir l’opposition entre Karen et Ivy. La nouvelle comédie musicale peine à assurer, en raison d’un univers visant davantage MTV que les planches de Broadway. Et en plus le nouveau venu est proprement insupportable. Le côté flamboyant s’est perdu en route, et le final est une vraie gifle aux fans de la série. Pourtant, de temps en temps la magie opère, au détour d’une phrase ou d’un numéro musical plus travaillé. Malgré tous ses innombrables défauts, je sens que je vais regretter la série. (0)

once upon a time 02e21

Once upon a time s2 Voilà peut-être ma déception de l’année, la plus cinglante car inattendue. La première saison a été un vrai bonheur pour moi, entre la découverte du puzzle, du passé des personnages, les contes revisités… Et patatras, les auteurs n’ont pas su étendre l’univers sans briser la magie. Finis les puzzles, bonjour les intrigues soporifiques, les comportement incohérents mettant même en péril l’équilibre des personnages. Tout est simplifié à l’extrême, on veut faire du spectaculaire et de l’action avec des monstres, sans en avoir les moyens (la démonstration était pourtant limpide avec le dragon l’année dernière !), bref, on s’éloigne complètement de ce qui faisait la force de la série. Reste heureusement quelques bonnes idées, et de maigres épisodes pour redresser la barre en fin de saison, mais l’envie n’est plus là. Quel gâchis. (0)

On coule :

greys anatomy 913

Grey’s Anatomy s9 Année après année, je ne sais plus quoi dire sur cette série que je regarde plus par habitude que par envie. Après un léger mieux la saison passée, je me suis de nouveau profondément ennuyé devant ces intrigues prévisibles et des histoires médicales vues et revues. Le démarrage a été laborieux avant que l’humour ne revienne. Mais ce qui a définitivement plombé la série pour moi, ce ne sont même pas les personnages, c’est ce qu’on leur permet de faire. Mention spéciale au nouveau boulot d’Avery en fin de saison. De plus en plus incohérent. De moins en moins émouvant. (0)

girls 202

Girls s2 J’avais beaucoup de critiques à adresser aux girls l’an passé, mais je les attribuais à une erreur de jeunesse. Hélas, la série tourne déjà en rond, et il faut un certain masochisme pour avoir envie de regarder ces filles stupides, irresponsables démontrer leurs immaturités. Heureusement, de temps en temps, un épisode fait réagir, provoque une certaine réflexion. Mais l’inconstance demeure. Lena Dunham a déjà pris le melon. (0)

mentalist 508

The Mentalist s5 A part deux épisodes un peu plus travaillés que les autres, ce fut clairement la saison de trop pour Simon Baker. Les intrigues policières sont tellement simplistes et l’humour tellement dissimulé qu’on s’endort très rapidement. Pire, aucun membre de l’équipe n’arrive à développer une intrigue personnelle intéressante. Quant à Red John, vous voulez vraiment que j’en parle ? Les baffes se perdent. (0)

homeland

Homeland s2 Une fille insupportable, des artifices scénaristiques répétés, une histoire d’amour inexplicable… Plus le temps avance plus 24 renaît. Entre les épisodes bouche-trou et les incohérences, Homeland  s’est totalement perdu. On pourra cependant lui reconnaître une seule qualité : la volonté d’aller de l’avant, et de multiplier les rebondissements. Mais ses avancées ne sont pas du tout maîtrisées. (0)

2012, une année séries bien remplie – partie 1 : fictions occidentales

tv

Pas facile de résumer 2012, tant il s’est passé des choses devant mon petit écran. J’ai donc décidé, pour des raisons de lisibilité, de séparer les fictions occidentales des asiatiques. A contrecœur. Parce que s’il y a bien un vœu à faire pour 2013, c’est que la communauté sériephile prenne le temps de regarder ce qui se fait dans ces deux mondes.  Parce que ça me désole toujours autant de lire des livres sur « les meilleures séries » alors qu’ils ne font mention que de séries américaines voire, dans le meilleur des cas, que de fictions anglophones.

N’hésitez donc pas à lire l’autre partie de ce bilan. Ou mieux encore, allez faire un tour chez Livia, Lady ou Kerydwen.

Cette année 2012 fut pour moi la fin de la pseudo-suprématie culturelle américaine en matière de fiction télévisuelle (cela ne se voit pas trop dans les statistiques de visionnage en fin d’article, je vous l’accorde mais vous n’avez pas encore lu la deuxième partie du bilan). Pour moi, il y a de quoi se réjouir, car ma télé s’enrichit de jour en jour (Pardon Livia, c’était trop tentant).

Les revenants

D’abord, la fiction française lève la tête. Enfin. Je suis sans aucun doute mal placé pour en parler, puisque j’ai longtemps résisté à son appel. Mais à force de tentatives plus ou moins fructueuses (Ainsi soient-ils étant l’exemple d’une ambition détournée, Fais pas ci fais pas ça l’exemple d’une comédie qui s’épuise), nous avons eu notre perle, à nous sériephiles franchouillards. La fiction « Les revenants » fut la démonstration claire, limpide, qu’une fois débarrassée de ses oripeaux sociologiques, et construite dans un cadre rigide, une série française pouvait réussir. La fiction de genre nécessitait ambiance, mystères, personnages ambigus, révélations surprises, émotion… Autant d’éléments qui ne pouvaient cohabiter sans une écriture parfaite, réfléchie, posée. C’est ce requis là qui a conduit les auteurs à se surpasser. Et vous avez remarqué ? Pour une fois dans une fiction française on parle davantage du scénario que des acteurs ou du contexte social. Un signe, sans doute.

borgen saison 2

Ensuite, les fictions européennes prennent de l’envergure. On a un poil de retard sur les diffusions, mais grâce à Arte, nos soirées sont de plus en plus belles. Évidemment je pense d’abord à Borgen (bien que j’ai détesté l’orientation prise à la fin de la seconde saison). La fiction politique, tant qu’elle n’est pas idéalisée, permet surtout de comprendre l’arbitrage de nos dirigeants, qu doivent choisir entre leurs valeurs et le pragmatisme de l’instant, entre leurs ambitions politiques et leurs vies personnelles. Et la fiction danoise, bien que prenant des raccourcis, avait jusqu’alors parfaitement su le montrer, tout en n’oubliant pas de développer l’aspect émotionnel.

akta manniskor

Autre coup de cœur, Äkta Människor, série suédoise de science fiction où les robots à apparence humaine partagent notre vie. Ce qui frappe outre l’utilisation adéquate et non ostentatoire d’effets spéciaux, c’est comment la fiction arrive à mélanger conflits éthiques et suspense. La trame est rigoureuse, captivante, émouvante. Même si quelques épisodes sont un peu en deçà niveau rythme, le puzzle est bien conçu, et les rebondissements bien amenés. Une réussite.

gran hotel

Je n’ai pas eu l’occasion d’en parler sur ce blog, puisque je comptais organiser prochainement une quinzaine spéciale séries du monde (vu que Srugim fut une jolie découverte), mais je tenais quand même à parler de la première saison de Gran Hotel, la fiction espagnole que les critiques aiment à rapprocher de Downton Abbey. Que nenni. La série est bien plus drapée de mystères, secouée d’un bout à l’autre de rebondissements. On a beau lui reprocher son manque de cohérence (et son héros qui peut se balader n’importe quand), elle a su multiplier les personnages ambigus, aux comportements douteux, pour en faire une saga policière. Ce n’est pas non plus toujours bien joué – ce qui fait que la romance ne fonctionne qu’à moitié – mais on se prend rapidement au jeu. Et puis, le final est vraiment osé (et frustrant !). A quand une diffusion de la seconde saison en France ?

downton abbey 3

Enfin les séries britanniques continuent leurs percées chez moi et j’ai même découvert – tardivement hélas, mais avec délice – les adaptations télévisuelles des romans de Jane Austen. Downton Abbey est toujours la figure de proue bien sûr, avec une troisième saison bien mieux écrite que la seconde. Je ne suis pas sûr que la série résiste à la transition et à la modification du casting lors de la prochaine saison, mais en tous cas l’équilibre était là, même si j’ai eu peur par moment d’avoir des redites. Downton Abbey était captivante, charmante, (et tragique !) cette année. Enfin le Sherlock de Moffat s’est révélé particulièrement brillant, et encore plus convaincant pour cette seconde saison, grâce notamment à un Moriarty exceptionnel. On fait tellement de compliments sur Cumberbatch que l’on en oublie parfois Andrew Scott. Le plus dur, c’est d’attendre la suite.

Il y a aussi des essais non transformés. Au Canada, la série de science-fiction Continuum, par exemple, m’a paru bien trop générique et bien trop orientée action par rapport à son potentiel.

Abordons maintenant les fictions américaines. Chaque année, insidieusement, une question me taraude : était-ce vraiment moins bon que l’année dernière ? A force de parler de ce fameux déclin qualitatif, où puis-je me situer ? Oui, je trouve les séries américaines de plus en plus génériques, formatées, sans showrunner, sans vision. La plupart des nouveautés se calent sur des pitchs qui voient leur potentiel fondre comme neige au soleil au fur et à mesure des épisodes. Je peine donc à trouver des remplaçants dignes de ceux qui nous ont quitté cette année.

house

House tout d’abord. Je ne vais pas refaire l’éloge de la série, mais les networks vont avoir du mal à lui trouver une descendance. Que ce soit du côté de la comédie avec Animal Practice ou du côté médical avec Emily Owens MD (certes, cette dernière lorgne carrément sur Grey’s Anatomy).

boss 202

Boss, ensuite. Que Starz n’ait pas obtenu l’audience qu’elle souhaitait est une chose, mais ce qui me cause le plus de chagrin c’est que son annulation passe à ce point inaperçue. Je suppose qu’il faudra attendre quelques années et quelques commentaires dithyrambiques sur les dvds pour que l’erreur soit réparée comme The Middleman ou Firefly.

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Chuck, enfin. Trouvez moi une nouvelle fiction mélangeant action comédie et romance à la télévision américaine ! C’est un peu comme si le genre avait disparu, broyé par des fictions déprimantes qui se prennent bien trop au sérieux. (Heureusement Nikita (et Birkhoff) sont encore là même s’ils ont moins la forme).

parenthood 401

Pourtant, peu à peu, le soap renaît. Depuis Revenge, succès surprise de la saison passée, on sent que le feuilletonnant n’a pas dit son dernier mot devant l’avalanche de séries policières. C’est en soi, une bonne nouvelle. Dommage que cela ne se concrétise pas (cf Deception, la bien nommée). En attendant, peut-être que le public reviendra vers Parenthood, qui connait une magnifique quatrième saison. Et ce n’est pas seulement grâce à Monica Potter.

big bang theory 523

J’ai plus d’inquiétude pour les comédies. Ne vous inquiétez pas, c’est récurrent chez moi. Je crois que je me suis jamais réellement remis des années 90, où Frasier, Seinfeld et Friends rivalisaient d’ingéniosité. Le changement d’époque, je le vis mal. Les sitcoms traditionnelles sont de plus en plus écartées, pour une mauvaise raison. Selon moi ce n’est pas la théâtralité qui gêne le rire, c’est l’absence de dialogues inventifs et percutants (évitons aussi le surjeu de Malibu Country s’il vous plaît !). Et je reste profondément attaché à ce système. Voilà pourquoi, au fond, Suburgatory, Don’t Trust the Bitch in Apartment 23 n’ont pas réussi à rester dans mon cœur, comme tant d’autres comédies single-camera. Cette saison, Go On a beau avoir Matthew Perry, The Mindy Project a beau avoir Mindy Kaling, tous ces shows sympathiques au demeurant très egocentrés n’ont pas le percutant attendu, même si ceux-ci compensent par une note émotionnelle. Inévitablement je reviens vers les sitcoms traditionnelles comme Big Bang Theory, qui fait une saison presque parfaite (on aurait pu croire que le show s’essoufflerait à la sixième saison, c’est tout le contraire). Même 2 Broke Girls est en train d’achever sa maturation, avec des gags un peu plus travaillés et un esprit jusqu’auboutiste qui lui va très bien. Seule exception notable : Raising Hope, toujours largement sous-estimée sur la toile, a contrario de Community. (Je sens les critiques, mais qu’y puis-je si je trouve que Raising Hope est à la fois créative et drôle alors que Community n’est que créative ?)

Alors, quelles nouveautés retenir (séries ayant commencé en 2012) ?

bunheads girls

Bunheads. Diffusée cet été, la série m’a rappelé en quelques secondes à quel point Gilmore Girls me manquait. On retrouve toute la verve, toute la fantaisie de Sherman-Palladino. C’est pas toujours parfait, mais c’est drôle, tendre, émouvant. Et elles se font rares les fictions qui jouent avec votre cœur.

newsroom jeff daniels

The Newsroom. Aaron Sorkin n’a pas vraiment changé sa recette, et j’ai vraiment du mal avec son côté rigide et démonstratif à l’excès. Toutes ces facilités scénaristiques, ces personnages trop certains de leur supériorité intellectuelle, sont autant de raisons qui auraient pu me faire fuir. Tout comme je me suis demandé pourquoi Sorkin n’a pas voulu faire une vraie fiction politique plutôt que de se cacher derrière le faux-argument journalistique. Mais j’en garde néanmoins un bon souvenir, car j’aime les fictions passionnées, dirigées. Et le débat pseudo-féministe ne méritait pas tant de buzz négatif.

smash 115

Smash. Ça va peut-être surprendre. Mais j’ai pris plaisir à revoir certains épisodes avec mon épouse. Si l’aspect soap est lourd et fonctionne très mal, je reste subjugué par les numéros musicaux et le duo d’interprètes féminins. Même au second visionnage.

touch 112

Touch. Là aussi, parmi les nouveautés de 2012, Touch sortait du lot. Avec son aspect « puzzle humaniste », la série avait réussi à me convaincre avant de me faire douter vers la fin de la première saison. Elle était devenue prévisible, et sa mythologie n’était guère attrayante. J’espère une meilleure reprise.

elementary 109

Elementary. Celui-là, je ne l’ai pas vu venir (tout comme j’avais pas vu que Last Resort se transformerait en daube). Mais comme la plupart des shows policiers sont en déclin, c’est agréable de retrouver des épisodes bien ficelés, avec une enquête multipliant les twists et les raisonnements. C’est un peu dommage de voir Watson de plus en plus mis sur le côté, cependant.

arrow stephen amell

Je mise aussi quelques espoirs sur Arrow. La série du vigilante a un peu de mal à mettre la troisième vitesse et s’embourbe un peu, mais le personnage principal reste intéressant. La mythologie continue de se développer et tant mieux. Espérons que l’aspect soap restera minoritaire.

nashville clare bowen

Autre petite surprise : Nashville. La série suscite beaucoup de controverses, mais le charme opère sur moi, là encore grâce à un développement lent des personnages (on est pas dans Melrose Place) et à l’ambivalence du personnage de Hayden Panettiere. La série cherche l’émotion, notamment au travers de ses chansons country, et j’ai vraiment craqué pour le duo Bowen/Palladio. Dommage que la partie politique soit aussi ennuyeuse.

underemployed

Enfin, j’ai failli évoquer Underemployed, la série pour ados de MTV (Eh oui !), mais les derniers épisodes ont pris un virage un peu trop serré, avec la question de l’infidélité. J’espère que le show arrivera à surmonter cet obstacle car la série m’est toujours très sympathique. Quant à Veep, après de multiples hauts et bas, j’ai failli par lâcher prise. Veep, c’est l’exemple parfait du mockumentary qui ne fonctionne que sur son principe de moquerie et qui est incapable d’inventer d’autres gags. J’appelle ça du remplissage.

D’autres shows plus anciens sont en perte de vitesse.

the mentalist 421

Mentalist a trop tiré sur la corde et les énigmes sont de plus en plus lamentables. Once Upon A Time a préféré jouer avec un « monster of the week » plutôt que de semer des indices sur les contes dont elle s’inspire, et elle a très mal utilisé ses figures emblématiques (les personnages semblent avoir perdu toute cohérence). Enfin, Nikita a simplifié ses enjeux au point de perdre tout suspense (où sont les retournements de table ?).

Fort heureusement, d’autres séries relèvent la tête.

walking dead 304

The Walking Dead d’abord. Après une deuxième saison calamiteuse, voilà enfin la peur qui resurgit, avec son lot de rebondissements. Une résurrection. C’est aussi le cas pour Dexter. Trois bons choix sont à l’origine de cette renaissance : Deb’ qui apprend la vérité sur son frère, cela a permis de faire évoluer le personnage, Yvonne Strahovski est peut-être la meilleure guest de la série car son personnage permet de faire comprendre à Dexter ce qu’il est réellement, et enfin l’intrigue du « méchant » a su prendre des virages complètement inattendus. Autre surprise, Grey’s Anatomy est en train de revenir lentement dans la course. On est toujours loin de la qualité des premières saisons, mais le ton est nettement plus équilibré. Peut-être arriverais-je à m’enthousiasmer de nouveau ?

Quelles valeurs sûres ?

Au milieu de ce chantier, rares sont les séries qui résistent.

good wife 322

The Good Wife avait fait un début de saison assez catastrophique (avec une histoire répétitive et soporifique pour  Kalinda) mais elle s’est bien relevé depuis en se concentrant sur ce qu’elle sait faire : de très bonnes intrigues judiciaires.

the big bang theory 524

Big Bang Theory fait mieux que résister. La série a réussi l’exploit de s’améliorer une fois de plus, grâce à des épisodes de plus en plus denses et bien écrits.

raising hope 219

Raising Hope, également, parvient à délivrer son quota de loufoquerie et de rires de manière quasiment constante.

Mes Statistiques

Il ne fait nul doute que ma consommation télévisuelle a augmenté cette année. Malgré mes efforts pour diminuer les fictions américaines, je reste encore happé par les évènements que sont les upfronts et les diffusions des pilotes. Peut-être au fond, parce que j’ai toujours envie de retrouver les sensations d’il y a quelques années.

Côté USA, j’ai suivi cette année (hors pilotes uniquement qui sont aux alentours de 19) :

Partiellement (abandons en cours de route) (8) : Don’t trust the bitch in apartment 23, Person of interest,The River, Prime Suspect, Pan Am, Suburgatory, How i met your mother s7, Modern Family s3,

Intégralement (36) : Once upon a time, Boss, Homeland, Touch, Smash, Girls, Veep, 2 Broke girls, Ringer, Awake, Best Friends forever, Chuck, House,  Nikita, Raising Hope, The Big Bang Theory, Parenthood, The Mentalist, Game of Thrones, Grey’s Anatomy, Fairly Legal, The Walking Dead, Dexter, The Good Wife, 666 Park Avenue, Go On, The Mindy Project, Arrow, Elementary, Homeland, Last Resort, Nashville, Underemployed, Bunheads, White Collar, The Newsroom…

J’ai donc vu défiler environ 63 séries américaines différentes.

Ce qui a changé, c’est que j’ai réussi à trouver un peu plus de temps pour voyager, avec les fictions européennes évoquées tout à l’heure, mais aussi avec les fictions asiatiques. Bref : un peu plus de fictions américaines, beaucoup plus de fictions européennes, beaucoup plus de dramas coréens, et un peu plus de dramas japonais. Va falloir laisser refroidir la télé, je sais.

Évènements marquants

chuck finale

Comme souvent dans ce genre de cas, j’ai tendance à privilégier les fins de série qui sont chargées en émotion. J’ai adoré celle de Chuck, parce qu’elle véhicule un joli message en plus de boucler parfaitement la série.

Quelques scènes (spoiler – free) : Sasha dansant sur Istanbul (Not Constantinople) (Bunheads), Amy soignée par Sheldon (Big Bang Theory), le départ de Haddie (Parenthood), la vitre qui se brise sous le poids d’un personnage (final de Nikita s2), le groupe pénètre dans la prison de façon méthodique (The Walking Dead), Tyrion organise la résistance de la ville (Game of Thrones), Dexter succombe aux charmes d’Hannah (Dexter), un personnage se fait tirer dessus (Boss), …

Pas de top ici (puisqu’il semble que ce soit la coutume), je fais mes statistiques en fin de saison chaque année, rendez-vous au mois de Mai-Juin 2013.

La seconde partie de ce bilan de l’année 2012 – consacrée aux séries asiatiques -sera publiée prochainement, très probablement après le jour de l’an. Elle est encore en cours d’écriture vu les récents évènements dans ma vie privée.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout et à bientôt pour la deuxième partie.

Bilan détaillé de la saison USA 2011-2012 (33 séries)

Voici donc venu le moment de faire le bilan de la saison passée, avec toujours l’éternelle question qui trotte dans ma tête : était-ce une bonne saison ? Les nouveautés ont-elles su remplacer les séries arrêtées l’an dernier ?

Vous retrouverez donc dans ce bilan mes impressions sur les 33 séries suivies cette saison. Les nouvelles : Once upon a time, Boss, Homeland, Touch, Smash, Girls, Don’t trust the bitch in apartment 23, Veep, 2 Broke girls, Ringer, Awake, Best Friends forever, Free Agents, Suburgatory, Pan Am, Person of interest, The River, Prime Suspect. Et les anciennes : Chuck s5, House s8, How i met your mother s7, Modern Family s3, Nikita s2, Raising Hope s2, The Big Bang Theory s5, Parenthood s3, The Mentalist s4, Game of Thrones s2, Grey’s Anatomy s8, Fairly Legal s2, The Walking Dead s2, Dexter s6 … J’ai préféré exclure de ce bilan la quarantaine de pilotes visionnés, mais vous pourrez retrouver leurs critiques en bas de la page une fois la mise à jour effectuée.

De façon surprenante, en relisant mes notes, je me rends compte qu’il y avait cette saison suffisamment de nouveautés intéressantes, aux approches variées. C’est d’ailleurs un peu confirmé par mes statistiques. Alors pour commencer ce bilan, j’ai décidé de rendre honneur à deux nouvelles séries : Once upon a Time et Boss.

Once upon a time (ABC) était l’une des séries que j’attendais le plus, et elle ne m’a pas déçu. L’ambiance, d’abord. C’était pourtant risqué de raconter une série sur les contes de notre enfance. Le premier écueil était d’ordre budgétaire, car les effets spéciaux doivent être à la hauteur, et cela n’a malheureusement pas toujours été le cas, brisant un peu l’immersion dans cet univers. Le deuxième écueil était d’arriver à trouver le ton juste pour émouvoir, car le symbolisme et la naïveté des récits ne se prête guère au petit écran adulte. Et ça marche très bien. La série n’est pas exempte de défauts : elle a quelques longueurs, des scènes prévisibles, un petit Henry à la limite du supportable (mais qui prend heureusement de moins en moins de place), une rivalité Regina-Emma qui devient un peu redondante, et surtout un milieu de saison mollasson occupé par une pseudo-enquête policière sans surprise (sauf son issue). Mais le reste est passionnant, avec notamment un puzzle sur l’identité des protagonistes plutôt efficace et de (très) bonnes surprises à la clé. Le lien entre les différents univers fait plaisir à voir, de la belle et la bête à Alice au pays des merveilles en passant par le petit chaperon rouge, nous avons droit à de multiples détails et clins d’œil. Le succès de la série repose sur ses très nombreux personnages emblématiques, reconstituant un univers à la fois familier et mystérieux. Ils ne seront pas traités de façon identique, et il y a quelques ratés, mais le plaisir de la découverte l’emporte toujours. Le manichéisme des contes a été remplacé par les motivations mystérieuses des personnages. L’émotion est fébrile mais elle est là, avec quelques jolies mises en scène notamment des scènes shipper entre le prince charmant et sa belle ou d’autres personnages dont je tairais le nom pour cause de spoiler. Dans l’ensemble c’est aussi bien joué, du côté du casting principal (Jennifer Morrison, Ginnifer Goodwin, Lana Parilla, Robert Carlisle) comme du côté des nombreuses guests comme Emilie de Ravin ou David Anders. On nous promet une seconde saison changeant les règles de la série (vu le final) et Emilie de Ravin en régulière, je suis donc très impatient de voir la suite de ce succès d’audience mérité. (♥♥♥♥)

Boss (Starz) fut une gigantesque claque. Je n’avais guère de doutes sur les capacités d’acteur de Kelsey Grammer (Frasier), mais il est proprement terrifiant et magistral dans son rôle de maire corrompu. La série aurait pu se contenter de nous raconter les traquenards, les fourberies, les traitrises de ce milieu politique (en soi déjà passionnant), mais elle a préféré se focaliser sur la dimension humaine du personnage principal. Le maire veut tout contrôler, et lorsque survient sa maladie et sa fin inéluctable, il se bat pour conserver son image, laisser une trace et il n’arrive pas à retrouver la rédemption auprès de ses proches. La maladie est ce qui pouvait lui arriver de pire, car on ne se souviendra de lui qu’à cause d’elle. Il y a donc un questionnement philosophique sur l’existence, sur la mort, et le réalisateur s’attarde souvent sur l’œil de son personnage : vif ou égaré, signe de son désir ardent de vivre ou de son déclin prochain, signe de sa méchanceté ou de son humanité. Pour autant la série n’est pas contemplative, malgré ses plans superbes, l’intrigue avance bien, possède de nombreux rebondissements et on se demande vraiment comment notre maire va s’en sortir. J’ai eu néanmoins quelques soucis avec le positionnement trop idéaliste du journaliste, comme si la presse était le seul recours à la corruption. En dehors de cela, cette saison fut une démonstration de savoir-faire : elle manipule nos émotions, nous fait comprendre à demi-mots ce que l’on avait compris de travers, nous transporte dans un univers cruel, et pourtant terriblement humain. Émouvante, subtile, avec une mise en scène grandiose, Boss est tout simplement incontournable. Vivement cet été pour la suite.(♥♥♥♥)

Once upon a time et Boss n’étaient pas les deux seules séries renouvelées et dignes d’intérêt cette saison.

Homeland (Showtime) est adaptée de la série israélienne Hatufim, et nous raconte l’histoire d’un soldat américain emprisonné par des terroristes islamistes qui retrouve brusquement la liberté et sa famille. Mais un doute subsiste pour les renseignements américains, et l’une de ses agents en particulier. Est-il devenu un terroriste et s’est-il rallié à cette cause ? La série a le mérite de ne pas avoir trop tiré sur la ficelle et nous donnera la réponse. Avec une interprétation impeccable de Claire Danes et Damian Lewis, on explore donc les menaces sur le sol américain en même temps que l’on essaye de comprendre la psychologie de nos personnages. Si le thriller est meilleur qu’un 24, il succombe malheureusement à des astuces scénaristiques frustrantes, où la chance n’est jamais du « bon » côté. Le puzzle et le mystère est bien mieux traité, d’autant que Carrie, le personnage de Claire Danes, a des problèmes psychologiques importants. Cela rajoute une dimension paranoïaque et des élucubrations intéressantes. J’ai tout de même eu du mal à accepter l’évolution sentimentale de son personnage, qui contredisait son background. Enfin, du côté de notre soldat, j’avais peur que la famille (et les enfants) ne plombent le sujet, mais c’était tout de même intéressant, notamment pour sa relation avec sa femme (la sublime Morena Baccarin). Homeland a finalement pioché de bonnes idées (et de bons acteurs) pour rendre son sujet passionnant mais la frustration fut tout de même au rendez-vous pour quelques épisodes. Il n’empêche, j’ai hâte de voir la suite, là encore.(♥♥♥)

Touch (FOX) fut une bonne surprise car je ne l’attendais pas du tout. Certes, la série a bénéficié de son interprète principal (Kiefer Sutherland), mais qui aurait misé sur une série de Tim Kring (Heroes) ? Et pourtant j’ai été touché en plein cœur par cette histoire d’un enfant autiste qui essaye de réparer le monde en parlant à son père avec des chiffres. Ce qui m’a plu ? L’aspect puzzle, là encore, qui permet de relier des personnages de tous continents. On critiquera bien sûr les clichés véhiculés, mais on sent réellement une approche humaniste, sincère, non nationaliste qui fait du bien à la télé américaine. C’est dit : dans un univers de plus en plus cynique sur mon petit écran occidental, j’ai aimé voir des histoires d’amour (même filial ou familial), des rencontres, et surtout j’ai adoré voir reconstruire l’idée romantique de destin (abandonnée depuis bien trop longtemps). Tous les épisodes ne se valent pas, loin s’en faut, mais dans l’ensemble j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir. J’ai quelques regrets cependant : les épisodes deviennent prévisibles de plus en plus tôt, et l’arc mythologique de la série ne m’a pas entièrement convaincu. J’aurai préféré voir la série essayer de relier ses différentes intrigues pour un schéma général plutôt que de se focaliser sur cet enfant autiste décidément bien trop doué. A quoi bon vouloir expliquer les choses, et ajouter une couche d’élucubrations qui nuisent non seulement  à la crédibilité mais aussi à la sincérité de l’œuvre ? A quoi bon en faire un objet de convoitise ? Petit à petit la saison n’a pas su prendre les bons virages, ce qui devrait m’inquiéter, mais peut-être que la mythologie de la série se révèlera plus passionnante en seconde saison, avec Maria Bello.(♥♥)

Enfin voyons les séries renouvelées qui ne m’ont jamais entièrement convaincu, mais qui ont eu leurs moments.

Smash (NBC), tout d’abord. La série, à ses débuts, avait de nombreux atouts qu’elle n’a pas su exploiter. Je ne suis pas fan de comédies musicales, mais j’étais intéressé par le processus de création. Un peu échaudé par des numéros bien trop fignolés pour être crédibles mais convaincu par le talent aperçu, j’ai continué mon visionnage. La rivalité Ivy/Karen était intéressante, donnant 2 points de vue complémentaires, mais cela a fini en une intrigue soap lamentable. Montrer la difficulté d’écrire lorsqu’on a une famille à la maison était une perspective qui me plaisait mais au lieu de cela je n’ai eu que tromperie, jalousie et ado insupportable. J’en profite au passage pour critiquer l’image déplorable donnée aux maris/petits copains et à la gente masculine en général. Ce qui a sauvé la saison : quelques bons numéros et quelques conflits de création /production disséminés tout le long de l’aventure. Mais il faudra en faire plus pour me convaincre la saison prochaine. Les premiers échos vont dans le bon sens. (♥)

Girls (HBO). Cette série générationnelle ou non (en tous cas pas la mienne vu mon âge avancé), a su m’interpeller plus d’une fois et c’est la raison principale de mon visionnage. Au fur et à mesure, je suis passé d’une attitude tendre et paternaliste envers ces filles égoïstes et immatures à un rejet global de leurs comportements. Car ces filles là ne font rien pour s’en sortir. Dans leurs bulles, elles se posent en victime sans essayer de comprendre le monde qui les entoure. Le mélange de ton ne m’a pas aidé non plus : on est passé d’un regard corrosif sur la jeunesse à de la comédie puis à des situations délirantes et repoussantes (qui accepterait de se faire uriner dessus, sérieusement ?). Pourtant il y a de bonnes scènes pour expliquer les choses, comme une scène de dispute absolument jouissive, tellement elle est directe, ou quelques plans plus symboliques pour démontrer l’égoïsme ou l’immaturité des personnages. Mais dénoncer ne suffit pas, il faut arriver à faire évoluer les choses car nous sommes dans une fiction, et de ce point de vue, contrairement à d’autres téléspectateurs, je n’ai pas été convaincu. Reste le cas d’Adam qui passe de freak-à-fuir à gentil freak, mais cela ne change guère le bilan : bien que soulevant des questions intéressantes, cela manque de cohérence et de maturité, quelles que soient les louanges adressées bien trop rapidement à Lena Dunham. [Au passage je n’ai pas compris la polémique sur le manque de personnages noirs dans la fiction, et cette crise du politiquement correct à la télévision américaine m’insupporte de plus en plus. Bientôt il faudra des calculatrices pour regarder des séries télé. Je ne nie pas le problème de représentativité mais ça doit donner un débat bien plus large (quels sont les discriminants à retenir : les professions, les classes sociales, le sexe, la santé, l’obésité, le handicap, l’orientation sexuelle, la couleur de la peau, les positions politiques, les religions ?) . Je déplore donc cette focalisation outrancière bien trop hypocrite. ](♥)

Don’t trust the bitch in apartment 23 (ABC) Il y a plein de bonnes choses dans cette comédie rafraichissante : des personnages délirants délicieusement égoïstes, du rythme, de bons gags qui tendent vers l’absurde, mais à peine les 7 épisodes écoulés on se rend compte que la série n’arrive pas à faire évoluer son schéma et ça risque de tourner en rond rapidement, avec la colocataire systématiquement victime du comportement de l’héroïne et un Dawson unidimensionnel et distant. Je ne voudrais pas déséquilibrer la série en réclamant du soap (Suburgatory s’y est pris les pieds), mais je voudrais un peu plus de lien entre les personnages pour ne pas répéter les mêmes schémas et m’attacher un peu plus. Et puis donnez un peu plus de place à Liza Lapira, please !(♥)

Veep (HBO) Je suis surpris par les bonnes critiques de ce mockumentary basé sur une vice-présidente dépassée. Certes je n’affectionne pas le genre, mais je suis loin de rire à tout bout de champ comme je l’ai lu. Il y a énormément de flottement, de dialogues qui font remplissage, et une fois qu’on a compris le schéma d’un épisode (une bourde – un rattrapage), il n’y a guère que les mimiques de Julia Louis-Dreyfus pour me dérider. J’ai surtout le sentiment que les gags sont tronqués, comme si l’auteur ne voulait jamais aller au bout de son idée. Il y a une amorce, et ça fait pschit. Les thématiques politiques ne sont pas utilisées, il s’agit juste d’une guerre d’image, où la veep se ridiculise. C’est mon problème avec le genre, ridiculiser un personnage ça va pour quelques épisodes mais après il faut passer à autre chose car je m’ennuie profondément , et ce d’autant plus s’il n’y a pas de construction vers un moment clé (qui est propre aux sitcoms comme Frasier par exemple). Bref, je me suis lassé de ces soit-disant gags et je ne me suis pas attaché aux personnages. Je suis cependant allé au bout, et je ne verrai pas la seconde saison. Il y a une paresse flagrante dans l’écriture.(♥)

2 Broke Girls (CBS) Cette sitcom traditionnelle emploie tous les clichés possibles sur les minorités et balance des vannes sexuelles toutes les 30 secondes, mais j’ai réussi à m’attacher au concept de la série : une paris hilton fauchée qui survit en tant que serveuse dans un minable resto et qui espère s’en sortir grâce à la vente de cupcakes de son amie, laquelle a la répartie crue et facile. Le couple a une alchimie immédiate, et leurs effusions amicales bien que redondantes sont touchantes. Ce n’est pas le cas pour le reste du casting même si de nouvelles dynamiques sont apparues avec l’arrivée d’un autre personnage haut en couleur. On ne s’ennuie pas, on rit (avec honte) de quelques gags, et c’est à peu près tout. J’en ai paradoxalement une meilleure image que ce que disent mes statistiques (deux bons épisodes seulement). Et je ne pense pas continuer, sauf déficit majeur en séries comiques la saison prochaine.(♥)

On aborde maintenant les nouvelles séries qui ont été annulées (précocement ou non)

Je ne reviens pas trop longtemps sur Ringer (CW) dont j’ai déjà fait un bilan détaillé. Si j’ai apprécié les multiples rebondissements de ce thriller au rythme réussi et au puzzle suffisamment complexe pour multiplier les fausses pistes, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Avec le recul, je devrais me dire que ce n’est qu’un guilty pleasure pas très cohérent, mais j’ai réussi à être captivé tout le long et ce n’est pas une mince qualité.(♥♥)

Awake (NBC) n’a pas toujours su bien exploiter son concept des deux mondes alternatifs, donnant quelques épisodes policiers de facture basique, et ne parvenant pas passionner davantage. L’émotion était pourtant souvent là quand on évoquait sa famille, ce qui m’a permis de tenir jusqu’au développement de la mythologie, sur le fond assez décevante (même si j’ai aimé la conclusion), et sur la forme, très sympathique. Occasionnellement, le show a brillé, vraiment, avec un questionnement intelligent, de bons rebondissements et de l’émotion. Mais tous les épisodes n’étaient pas de ce niveau.(♥♥)

Best Friends Forever (NBC) Un concept tout simple, un casting sympathique, complice, un rien hystérique et attachant pour des gags certes un peu trop visuels (comme un personnage dénudé devant du monde), mais faits avec une approche sincère et authentique. Une sitcom, ça fonctionne aussi comme ça, sur une alchimie avec le téléspectateur, pas besoin de délire ou de créativité exacerbé, juste une tranche de bonne humeur pour passer le temps. Rien d’exceptionnel donc, mais je n’ai pas boudé mon plaisir.(♥♥)

Free Agents (NBC) avait un regard pertinent, incisif et drôle sur la drague et le monde de la communication, tout en donnant à son duo principal dépressif une rare alchimie et une certaine émotion. Avec des dialogues ciselés, cette série parvenait à donner aux échanges ce que j’attendais d’une comédie humaine. Je me souviendrais longtemps de la masculinité des parapluies. La série n’a pas marché pour un problème de cibles et un deuxième épisode bien trop faiblard, je pense. Un grand regret.(♥♥)

Si j’ai été frustré de l’annulation de certaines séries, je n’ai en revanche pas hésité à interrompre le visionnage de plusieurs autres.

Suburgatory (FOX) a été une histoire d’amour mouvementée qui s’est très mal terminée. J’étais plutôt circonspect devant cette comédie qui parodiait les suburbs et je l’avais finalement adopté grâce à son délire et grâce au duo père-fille très attachant et un rien Gilmoresque. J’étais même content de voir la galerie de personnages s’étoffer. Et puis le ton de la série s’est voulu beaucoup moins mordant, au point de transformer notre héroïne sarcastique en jeune fille apprivoisée, égoïste et particulièrement pénible. Les gags se raréfiant au profit d’intrigues soapesques, me voilà pris à mon propre piège. Je voulais me rapprocher des personnages, et je m’en suis au contraire bien éloigné. J’ai donc abandonné le navire au 17 ème épisode, juste avant d’apprendre qu’Alicia Silverstone allait retrouver son partenaire de Clueless à l’écran (Je vous ai déjà dit que je regardais Miss Match il fut un temps ?). Mais il était trop tard, j’étais revenu sur la terre ferme.(♥♥)

Pan Am (ABC) fut une expérience rafraichissante, qui n’était pas sans me rappeler la Croisière s’amuse, avec nos hôtesses de l’air tombant amoureuses des pilotes. Les romances, malheureusement, n’étaient pas suffisamment émouvantes pour que je réussisse à m’y attacher (la faute à un casting masculin insipide et à des intrigues pas assez travaillées). Ce sont donc plutôt les personnages féminins qui ont fait le show, mais leurs péripéties n’étaient pas brillantes non plus, exceptées pour l’espionne de service et une rare scène de Karine Vanasse nous replongeant enfin dans le contexte historique international. Les auteurs ont fait le mauvais choix de privilégier des romances sans alchimie, et les personnages sans le moindre potentiel. Du coup j’ai abandonné au 10ème épisode, sans regret.(♥)

Modern Family  (ABC, saison 3). J’ai toujours pensé que la série ne valait le coup que lorsque la famille se réunissait et que ses intrigues se chevauchaient. Hélas, elle s’est enfermée dans ses stéréotypes, rendant quasiment chaque gag prévisible dès l’ouverture de l’épisode. Cette saison fut de trop, moulinant ad vitam eternam les mêmes réponses, les mêmes comportements devant des situations maintes fois revues. Les personnages ont beau inspirer ma sympathie, je n’en pouvais plus. J’ai cru comprendre qu’enfin une certaine évolution était apportée en fin de saison, mais je n’ai pas tenu jusque là, je me suis arrêté au 11ème épisode.(♥)

Person of Interest (CBS) avait pourtant bien commencé son entrée, avec des acteurs charismatiques, un mystère sur le concept même de la prévision des actes criminels et une action tonitruante. Et puis malgré quelques astuces scénaristiques et contrairement à ce que je pensais, il fallait bien me rendre à l’évidence, je voulais une vraie mythologie et je me suis très vite lassé des épisodes où notre ange gardien intervenait. Les premiers éléments sur le passé de Reese n’était ni originaux ni émouvants, Enrico Colantoni manquait  d’épaisseur, bref, ça peinait à démarrer et j’en étais déjà au 10ème épisode, la série était devenue fade malgré une certaine recherche dans les rebondissements. J’avais la sensation que le concept était déjà usé et que tout cela manquait singulièrement d’ambition. J’ai donc arrêté à la pause de Noël. Et je me suis aperçu qu’un seul épisode m’avait convaincu jusque là : le pilote. Cela s’améliore par la suite, d’après mes lectures, mais je n’ai tout simplement pas l’envie de m’infliger des épisodes aussi ennuyeux jusque là.(♥♥)

Prime Suspect (NBC) Maria Bello avait fait un travail remarquable pour ce remake d’une série policière britannique. Mais deux points m’ont fait décrocher. D’une part le personnage principal a perdu de sa superbe en s’acclimatant avec ses confrères. Exit le chapeau, les propos sexistes et les confrontations : tout devient conformiste et sans personnalité. D’autre part les intrigues policières ne sont pas des enquêtes et ne permettent jamais au téléspectateur de jouer au whodunnit. On se contente de suivre les évènements, car c’est le hasard et non les capacités de déduction de notre policière qui permettent de trouver la solution. Un comble !  J’ai arrêté au 6ème épisode.(♥)

How i met your mother (CBS, saison 7) La série n’avait réussi à rester dans mes plannings que par la force de l’habitude. Lassé des gifles à répétition, sur les fausses promesses d’évolution des dynamiques, des gags qui ne fonctionnent que par le montage et où tous les personnages sont devenus des caricatures d’eux-mêmes, je me suis résigné à la mi-saison. Pourquoi maintenant ? Parce que je me suis aperçu que je ne me suis enthousiasmé sur aucun épisode jusque là. C’est devenu tellement évident que les scènes font du remplissage et que les acteurs moulinent dans le vide. Je n’ai jamais été fan de la série, malgré les clins d’œil, les gags récurrents, et les rollercoaster émotionnels. Ça fait bien longtemps qu’elle aurait du s’arrêter. Et si les auteurs ne veulent pas débrancher la prise, cette fois-ci je m’en occupe.(0)

The River (ABC) Nanar jouissif ou sombre daube, j’ai longtemps hésité. Comment ne pas résister aux protagonistes qui lorsqu’ils fuient, prennent la pose devant des caméras, ou sur ces angles de vue improbables pour un documentaire ? Comment ne pas s’esclaffer devant les démons amazones qui comprennent l’anglais,  sur l’équipage qui est une encyclopédie vivante sur les légendes du coin, sur la fille du mécano qui ne sait que prononcer des noms en espagnol pour faire peur, sur les innombrables cassettes qui détiennent la vérité et que l’on découvre toujours au bon moment ? Et puis, au 5ème épisode, j’ai compris : je me suis endormi.(0)

Passons maintenant aux séries « anciennes », et plus particulièrement les séries qui se sont achevées au bout de longues années d’exercice.

Cette année fut particulièrement douloureuse pour moi puisqu’il a fallu dire adieu à Chuck, et House, deux séries qui figurent dans le haut du panier et laisseront une trace indélébile dans l’histoire des séries américaines. La différence entre les deux ? L’une s’en est magnifiquement sorti, l’autre n’a assuré que le service minimum.

Chuck (NBC, saison 5) n’a pas eu droit à un article pour saluer son départ et je le regrette, mais comment résumer ce joyeux fourre-tout, ce cocktail d’action/romance/humour qui m’a comblé de joie pendant 5 années ? Cette dernière saison fut du fan-service intelligent et émouvant. Comme lors de la 4ème saison le début fut délicat pour retrouver le ton humoristique de la série, mais les auteurs ont rapidement su redresser la barre pour se concentrer sur l’essentiel : les personnages, qui vont opérer leurs dernières transformations. Et là, il n’y a que des bonnes idées, d’excellentes surprises, jouant habilement avec les premières saisons pour nous donner un final magnifique, sans doute le meilleur de cette saison 2011-2012. Je reprends mes mots : Chuck était la dernière série pour fans, celle qui a toujours su les respecter. C’était aussi la dernière série feuilletonnante qui pouvait à la fois être émouvante et ne pas se prendre au sérieux, à la fois la plus sincère et la plus enthousiasmante. C’est aussi selon moi la dernière survivante d’une certaine conception du divertissement, qui a su revenir année après année malgré l’audimat. Ses interprètes me manquent terriblement, j’espère les revoir bientôt et durablement (Zachary Levi n’a pas eu de chance avec sa nouvelle série Let it Go qui n’a pas été choisie, et Yvonne Strahovski aura un rôle dans l’avant-dernière saison de Dexter).(♥♥♥♥)

House (FOX, saison 8). J’ai déjà rendu hommage à la série, qui a malheureusement bien décliné cette dernière saison. On sentait déjà l’usure depuis quelques saisons, mais il y avait toujours une qualité d’écriture qui permettait de conjuguer à la fois le caractère de House et les cas médicaux. Ce ne fut plus le cas cette année, où son personnage est devenu plus incohérent et par moment plus caricatural encore. L’évolution psychologique du personnage principal a été remplacée par ses pitreries et on devine aisément que les auteurs ne savaient plus quoi raconter. Je me suis réveillé avec quelques épisodes sur Chase, sur la femme de House, ou quelques rares cas médicaux intéressants. Mais il ne restait qu’à tourner la page en se focalisant sur le lien Wilson-House, ce qui fut fait de manière honnête, sans rapport avec le statut de la série. Je ne cache donc pas ma déception.(♥)

Il nous reste à parler des séries « anciennes » qui continuent encore la saison prochaine.

Nikita (CW, saison 2) a encore eu une grande saison. Alors que la première montait graduellement en puissance, la seconde a attaqué d’emblée, multipliant les protagonistes et les blocs (Division, Oversight, Gogol, Zetrov), complexifiant et faisant bouger les enjeux et les alliances en continu, renouvelant l’intérêt sans perdre en cohérence (ce qui est un défi de taille). Mieux encore, elle a développé certains personnages pour les rendre plus sympathiques encore, comme Birkhoff, devenu geek culte. Seul problème : quelques ficelles un peu trop grosses dans le dernier tiers de la saison, avec une simplification des intrigues et des enjeux ainsi qu’un manque de coups tordus qui m’ont laissé sur la faim. J’ai aussi eu une légère inquiétude sur l’aspect sérieux de la série qui a tendance à s’atténuer. Heureusement le final est éblouissant, bourré de rebondissements, tendu, et osé. Le jeu d’échec est totalement modifié, et je suis très impatient de voir la suite.(♥♥♥♥)

Raising Hope (FOX, saison 2) continue de m’impressionner. Cette comédie est toujours inventive, efficace, et régulière. Sabrina prend enfin plus de place, la romance Sabrina-Jimmy prend un tournant très émouvant (pour peu que vous soyez romantiques comme moi). On a droit à des épisodes de plus en plus créatifs (mais avec du sens, hein n’est-ce pas Community). Léger bémol sur les gags pas aussi hilarants qu’en première saison mais on se rattrape avec l’attachement aux personnages, délicieusement idiots mais dont on ne peut jamais se moquer cruellement (les mockumentary devraient en prendre de la graine). Je suis également circonspect vis-à-vis de la fin de saison qui ouvre un peu trop le nombre de personnages gravitant dans l’univers de la série. Quant au final, bien que résumant joliment les « intrigues » de la saison, il sort trop du ton qu’avait su garder la série jusque là. Bref, j’espère que les auteurs ne vont pas s’égarer, même si je pense que ces « essais » sont là pour éviter que la série ne tombe dans la routine.(♥♥♥)

The Big Bang Theory (CBS, saison 5) Malgré quelques ratés au début avec une sur-utilisation de Sheldon et une Bernadette un peu en deçà, la saison fut emblématique des progrès réalisés. Oui, les personnages féminins ont quelque chose à dire sans que l’on ne perde les références geek (ce qui était la peur de nombreux fans masculins), et surtout leur alchimie est désormais optimale. Bien sûr, Amy en est le joyau central, tout bonnement irremplaçable, tant dans son obsession envers Penny que dans ses efforts pour « conquérir » Sheldon. Penny, qui pour équilibrer les temps d’antenne, prend temporairement un peu moins de place. Augmenter le nombre de personnages récurrents permet aussi une rotation des intrigues, donc d’éviter toute usure. Ainsi, la relation Penny/Leonard est toujours évoquée et le 100è épisode de la série est un classique. La série s’auto-référence de plus en plus, apprenant par exemple à Leonard que Sheldon a vu Penny toute nue. Enfin, le final est délicieusement geek et romantique, et on ressort de cette saison avec un grand sourire aux lèvres. La série est toujours en pleine forme, qui l’eut-cru ?(♥♥♥)

Game of Thrones (HBO, saison 2) Le début de saison fut un peu compliqué pour moi, je ne suis pas familier des romans, et l’augmentation du nombre de personnages fut difficile à assimiler. J’ai ainsi eu quelques soucis avec le récit qui s’éparpillait, non pas à cause de sa structure, mais à cause des liens familiaux, hierarchiques, historiques à potasser. J’ai toujours trouvé l’ensemble vraiment passionnant et à la moitié de saison, lorsque le récit s’est concentré sur des personnages plus familiers, j’étais ravi. Évidemment le budget n’est pas en reste, et malgré une réalisation un peu trop sombre, les premières grandes scènes de bataille de la série m’ont bluffé. Joffrey est plus sadique et lâche que jamais, Arya montre sa débrouillardise et a des échanges tout en finesse avec Tywin, Tyrion surclasse ses maîtres manipulateurs, et la pauvre Daenerys voit ses dragons convoités. Enfin, l’hiver est arrivé. La plupart des intrigues semblent inachevées et même si je déplore quelques facilités scénaristiques dans le final, ça va être dur d’attendre la suite.(♥♥♥)

The Good Wife (CBS, saison 3) a eu un démarrage difficile. Exit les intrigues politiques, place au soap, et vu que je n’étais guère emballé par le couple qu’on essaye de nous vendre depuis le début, j’ai donc abordé la série avec méfiance. L’inquiétude est venue ensuite : les enjeux ont disparu, les rebondissements et l’enquête juridique faisaient pâle figure, mais pourquoi diable la stratégie de CBS est venue à ce point déteindre sur la série ? Autre problème, la sensation que le concept n’arrive pas à évoluer : Will est forcément un séducteur, et les femmes travaillant chez le procureur sont nécessairement déterminées et opiniâtres. Il faudra attendre le 9ème épisode pour que les intrigues soient plus travaillées et que les enjeux se précisent. Et puis les bonnes idées refont à nouveau leur apparition : donner à Eli Gold un adversaire à sa taille (David Lee), reparler de Wendy, des amourettes de Diane, et de la famille Florrick. La venue de Matthew Perry ne m’a pas fait grand effet, malheureusement, et il faudra bien du remue-ménage chez Kalinda pour finir agréablement la saison (mais attention aux clichés sur son personnage qui se parodie ou se répète). Dans l’ensemble, donc, une saison inférieure à la précédente, mais heureusement toujours d’un bon niveau.(♥♥)

Parenthood (NBC, saison 3) Beaucoup d’améliorations dans cette saison, qui voit Drew prendre enfin un peu plus de place, Max à nouveau supportable, sans compter le retour de Jason Ritter et une jolie histoire pour Julia en manque d’enfant. Malheureusement, tout n’est pas parfait, puisque les auteurs ne vont pas choisir de bonnes intrigues pour Amber (j’espérais vraiment mieux vu son personnage à la fois fragile et déterminé) ou pour la relation Crosby/Adam. Haddie, une autre de mes chouchous, va peu à peu être délaissée. Mais sur la forme, l’équipe a toujours ce don pour traiter de façon sincère, émouvante tout ce qui arrive aux Braverman. Et c’est grâce à cela que le show fonctionne. On regrettera tout de même un final précipité, maladroit et pas aussi émouvant que prévu, même si je suis content de voir la famille s’élargir (mais chut !). NBC aurait du annoncer le renouvellement plus tôt.(♥♥)

The Mentalist (CBS, saison 4) D’énormes facilités scénaristiques et une gigantesque baffe aux téléspectateurs m’auront mis vraiment de mauvaise humeur pendant une partie de la saison. Au menu donc, un nouveau boss qui paraît plutôt intéressant à ses débuts, mais qui ne sert au final pas à grand chose. Il faudra attendre 6 épisodes pour que le show redémarre, mais pour de courte durée : exceptés quelques rares épisodes plutôt malins, les intrigues sont bien trop conventionnelles pour être passionnantes (et certaines à la limite de l’escroquerie : il suffirait de montrer un objet pris sur le lieu du crime pour que le coupable se révèle). Il faut donc se rabattre sur la vie privée des personnages, abordée de façon plus frontale, y compris pour Cho (!) ou pour Rigsby qui doit assumer une vie qu’il ne désire pas. Quelques guests de qualité égayent la série : Samaire Armstrong ou Morena Baccarin (je suis moins fan de Malcolm Mc Dowell) reviennent jouer pour mon plus grand plaisir. Enfin, la série tente de raconter plusieurs intrigues par épisode afin d’ajouter du rythme. Ça fonctionne mais ça ne change rien aux mécanismes bien trop usés. Et puis surtout, avec les évènements du début de saison, je n’y crois plus, et le final n’est ni surprenant, ni excitant. J’ignore encore si je vais continuer ou non la série.(♥)

Grey’s Anatomy (ABC, saison 8) La série rebondit de manière agréable, même si mes espoirs étaient minces. La fin de saison déterminant l’avenir de la petite troupe est particulièrement intéressante, même si je déplore l’éternelle tragédie sanglante pour rameuter le téléspectateur. Si le show retrouve le bon chemin, c’est surtout parce que l’humour est de retour, et que des personnages emblématiques reviennent dans leurs cadres de départ (Christina et Bailey notamment). Et puis, après l’avoir tant désiré, ça y est, April Kepner prend enfin de l’importance. Si Jackson ne me passionne pas, il faut avouer que sa mère est hilarante, et elle apporte beaucoup. Meredith et Derek restent insipides, en revanche et je suis déçu de ce qui arrive au couple Owen/Christina. Si leurs échanges étaient intenses et intéressants, ils avaient tendance à s’allonger et à se répéter. En un mot, c’est devenu lourd alors que j’aimais beaucoup leurs regards croisés et la manière dont ils s’étaient parlé jusque là. D’une manière générale, les intrigues médicales sont plus fades mais plus authentiques à l’esprit originel de la série. Je n’ai pas retrouvé la flamme, car la série partait de très loin, mais au moins j’ai eu quelques bons épisodes sous la dent.(♥)

Fairly Legal (USANetwork, saison 2) J’ai mis du temps à accepter l’évolution de la série. Si je suis content que l’assistant geek prenne moins de place, j’ai eu du mal avec le triangle amoureux imposé. Et puis la série a arrondi quelques angles, utilisé le jeu de regards de Sarah Shahi et la sauce a pris. Mais ce nouvel équilibre s’est fait aux dépends de Lauren, qui n’a désormais plus beaucoup d’intrigues intéressantes, exceptée une meilleure complicité avec Kate, qui fait plaisir à voir. Les intrigues judiciaires sont malheureusement pas très passionnantes, et une fois encore le pétillant de l’actrice sauve la mise. De justesse.(♥)

The Walking Dead (AMC, saison 2)La saison fut ennuyeuse à souhait. Entre les dialogues inutiles, les remplissages, les zombies qui ne font plus peur, je n’ai pas eu grand chose pour tenir. Ah si, Glenn et son amourette. Quant au trio infernal, il était temps qu’il s’arrête… d’une manière ou d’une autre. Situations ridicules, comportements incohérents poussant à la mise en danger d’autrui, psychologie de bazar, le show ne réussit que ses scènes chocs où la mort arrive enfin. Mais cela ne suffit pas à donner l’impression d’un show post-apocalyptique. La fin de saison est cependant bien plus rythmée, et on nous promet de belles choses pour la saison 3, j’aimerai tant les croire…(0)

Dexter (Showtime, saison 6) Malgré le twist de la saison, je n’ai pas réussi à apprécier le grand méchant de la saison, qui se perd dans des dialogues et des mises en scènes ridicules. J’insiste sur ce mot : ridicule, car c’est bien ce qui résume cet assemblage de fausse religiosité et de boites de farces-et-attrapes lorsque le tueur s’exécute. Du côté de Miami Metro c’est pas la joie non plus, puisque Josh Cooke n’apporte pas ce que j’attendais de lui, Quinn se conduit comme un petit chien, et Debra commence à avoir de drôles de rêves sur son frère. Tout le discours sur la religion et les tueries de Dexter n’a aucune cohérence (et avec le recul on se demande vraiment quel a été l’intérêt de s’attarder sur Brother Sam). Quant à Dexter, il continue de laisser plein de traces sanguinolentes derrière lui sans souci, jusqu’à ce que les auteurs se rappellent qu’on arrive à la fin de la saison et qu’il faut faire revenir les téléspectateurs. Et là ils utilisent leur dernière carte maîtresse de la façon la plus risible qui soit. Encore deux saisons. Et ils ont intérêt à donner un rôle intéressant à Yvonne !(0)

Alors, une belle saison ? Plus diversifiée que prévue, mais moins régulière aussi (j’ai eu des semaines sans aucun épisode marquant), avec un net sentiment d’usure pour bon nombre de séries, cette saison ne fut pas des plus convaincantes mais je n’ai pas envie d’être alarmiste, pour une fois. La création télévisuelle est telle que l’on peut retrouver des projets intéressants sur n’importe quelle chaîne (et c’est pas Bunheads sur ABC Family, par exemple, qui me dira le contraire). De toutes manières, ça fait belle lurette que les fictions américaines ne suffisent plus à remplir mon estomac !

Bilan de mon année télé 2011

Je tiens encore à m’excuser pour le manque de mise à jour ces derniers temps, et je vous remercie pour votre fidélité, le fait est que j’ai un peu de mal à me remotiver pour la suite, ma vie personnelle étant ce qu’elle est. Je me suis aperçu, en plus, que je n’avais même pas fêté le deuxième anniversaire du blog début décembre (!).

Mais je tenais quand même à évoquer – rapidement – cette année télé.

Commençons si vous le voulez bien, par les dramas asiatiques. L’année dernière j’avais formulé le souhait d’en regarder davantage, étant de plus en plus frustré par l’actualité et par certaines reviews élogieuses. Autant le dire tout de suite, ce ne fut pas le cas. Une fois de plus, je n’ai pas pu abandonner certaines séries américaines en cours, et je n’ai donc pas pu libérer plus de place sur mon agenda.

Pour autant, j’ai trouvé cette année dramas en demi-teinte.

Du côté japonais, j’ai définitivement abandonné toute tentative de regarder une ou deux séries de saison. Curieusement, cette année 2011 je n’ai pas vu beaucoup de dramas japonais en entier. Je n’avais pourtant pas pour habitude d’abandonner des dramas aussi facilement, mais avec les problèmes techniques (la généralisation d’un format que je ne peux lire dans des conditions de visionnage confortables), et un investissement moindre pour les personnages, je n’ai pas eu de véritable coup de cœur cette année, Jin saison 2 exceptée. J’ai même du mal à terminer la deuxième saison d’Hotaru no Hikari, moi qui avait pourtant adoré la première. La réalité, c’est que j’aurai du réserver plus de place à la découverte, ou laisser plus de chance à une série pour s’installer (comme Love Shuffle). C’est toujours frustrant de se dire qu’on passe à côté de plein de choses par manque de temps, et il va vraiment falloir que je ré-équilibre tout ça.

Du côté coréen, là aussi, j’ai été surpris par mon manque d’investissement à moyen terme. Le problème, c’est que je n’ai même pas le temps de commencer un drama que les prochains me font encore plus saliver. (C’est fou comme je suis devenu accroc aux annonces de casting, aux teasers, aux posters). Et puis, à force de lire des reviews, vient le doute. Aurais-je du continuer The Musical, Flower Boy Ramyun Shop, 49 days, Dream High, My Princess… (Pour Flower boy je crois qu’il va falloir me forcer, vu les critiques dithyrambiques) ? Aurais-je du tenter de visionner des dramas plus « girly » comme I need romance ? C’est souvent une question de cible, et cette année j’ai trouvé moins de dramas capables de me toucher, en tant qu’homme. Entre les k-pop idols et les flower boys, j’ai eu du mal à m’y retrouver. Après un hiver passé à me réjouir de certaines scènes de Secret Garden, j’attendais avec impatience le retour des comédies romantiques, lesquelles se sont révélées sympathiques (Baby-faced beautyThe Greatest Love) mais ne réussissant jamais à réunir l’intégralité des ingrédients requis. L’exemple parfait étant Lie to me. Avec un tel casting, une telle alchimie, j’ai pu vivre de belles scènes, mais l’ensemble manquait de liant pendant les 90 % du temps. Je peux d’ailleurs pleurer amèrement sur le retour de comédiennes que j’aime beaucoup : Yoon Eun Hye bien que convaincante, n’a pas choisi le meilleur drama avec Lie to Me. Quant à Kang Hye Jung, que j’attendais tellement depuis Flowers for my life, elle n’a quasiment aucun rôle dans Miss Ripley. Reste à m’investir, peut-être, sur la reine Kim Sun Ah et Scent of a woman. Mais ce que j’ai pu en lire laisse à penser que le drama n’a pas su aller au bout de son concept.

Heureusement, il y eut le drama City Hunter, qui malgré son nombre affolants de faux cliffhangers, a su rester passionnant. Et puis d’autres productions se sont révélées de très bonnes surprises, comme White Christmas et son ambiance, mais aussi Killer K dont l’action survitaminée, la tension ont permis de contrebalancer un scénario en tous points risible. Et puis, j’ai pu rattraper quelques dramas comme  l’épique The Legend, le déjanté Coffee House, le mystérieux Harvest Villa voire même quelques KBS Drama Special. De quoi oublier mon temps perdu devant Manny. Allez, l’année prochaine, je vais essayer de m’investir davantage dans un genre auquel j’ai toujours été réticent (les dramas historiques), et tenter par exemple Princess Man…Mais au final, c’est plutôt l’approche du drama coréen en tant que tel qui m’a plu cette année (collaborer à Critictoo pour essayer de trouver une liste de séries pouvant donner envie aux curieux, faire des dossiers sur la culture coréenne dans les séries (le korea special event va reprendre ne vous inquiétez pas), m’amuser avec les produits dérivés ou essayer de saliver devant la liste de dramas à venir…)

Enfin, venons-en aux séries américaines. La fin de saison précédente a déjà fait l’objet d’un billet, et comme je n’ai pas fait de réel bilan de la rentrée mis à part un article regroupant les critiques des pilotes, voici donc mes impressions. La saison précédente j’ai du dire adieu à Life Unexpected, V, Traffic Light, Chicago Code, Better with you, et Men of a certain age. Quelles séries allaient pouvoir combler ce vide ? Contre toute attente, et malgré le niveau plutôt moyen de la rentrée, je me suis surpris à accrocher à de nouvelles séries.

Parmi elles, Once upon a time signe le retour du fantastique à la télévision, et malgré des effets spéciaux au budget limité, et un enfant casse-pied, le récit est suffisamment bien tricoté avec notamment des flashbacks intéressants pour à la fois nous faire réfléchir via quelques puzzles et pour nous émouvoir sans niaiserie (ce qui n’est pas facile vu le sujet du conte de fée). Le casting est impeccable, et vu mes réactions aux premiers rebondissements, je suis attaché aux personnages. Bref, en 7 épisodes, à part un épisode en deçà, j’ai vraiment été conquis.

Je n’ai pas eu le temps de faire un bilan de la première saison, passée à la vitesse de la lumière, mais déjà je peux dire que j’ai adoré Boss. La petite Starz jouait gros, mais a réussi à diffuser une petite pépite. Bien sûr tout le monde ne va vous parler que de Kelsey Grammer, que j’adore (on ne dira jamais assez à quel point Frasier était une sitcom exceptionnelle), mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est le sens de la mise en scène. Ces détails qui cherchent à rendre grandiloquent la moindre prise de vue. Il y a là une approche qui permet à la fois une lecture réflexive et surtout, émotionnelle. Comment éprouver de la compassion pour un être abject mais malade, qui s’accroche désespérément à ce qui lui reste : le pouvoir, alors qu’il a tout perdu par sa faute. Il y aurait tant à dire sur l’irruption de la maladie, présente dans chaque processus de décision, mais niée autant que possible. Tant de choses à dire sur les nombreux rebondissements dans cette lutte de pouvoir, ces coups bas, cette distorsion de la réalité, cette chasse à l’homme médiatique et la corruption généralisée. La série de cette fin d’année, assurément. (La première partie étant réservée à Game of Thrones).

Je nuance mon appréciation sur Homeland, qui fait déjà les gros titres un peu partout. Si la série a d’indéniables qualités : d’excellents interprètes, du suspense, un joli puzzle à déchiffrer, certains rebondissements m’ont fait tiquer. Un peu comme 24, la série n’arrive pas à prolonger son thriller sans décrédibiliser l’intelligence des personnages et certaines facilités. De fait, beaucoup d’évènements sont prévisibles et, il faut bien le dire, rageants. Mais je n’ai pas boudé mon plaisir, ça faisait longtemps qu’on avait pas eu une série aussi passionnante.

Hormis ce trio de tête, deux autres séries dramatiques ont su m’accrocher : Pan Am et Ringer. Deux séries dont l’ambition démesurée se frotte aux dures réalités : la reconstitution politique pour l’une, le puzzle d’un thriller pour l’autre. Au final, on se retrouve avec deux séries superficielles, au charme limité.Une amère déception surtout pour Pan Am, qui à défaut, aurait pu être davantage passionnante si au moins les histoires de cœur n’étaient pas aussi ridicules.

Et puis il y a les séries dont on se lasse très vite. L’année dernière ce fut Hawaï 5-0, qui n’arrivait pas à donner un background intéressant à ses personnages. Cette année, c’est notamment le cas de Person of Interest. Oui,c’est un formula show, mais le concept aurait pu donner d’intéressants rebondissements. Une fois les personnages dessinés de manière minimaliste, il ne reste plus qu’à bailler. Si quelques épisodes se sont révélés plaisants, on tourne vite en rond. Autre show policier abandonné, Prime Suspect. La prestation de Maria Bello n’est pas en cause, mais l’évolution de la série laisse pantois. Sur un concept on ne peut plus basique, voilà que les scénaristes ont choisi d’affadir le personnage principal et ses relations difficiles dans un univers policier macho. Et comme les enquêtes policières n’en sont pas (aucun raisonnement, aucune astuce, juste la chance ou le hasard pour découvrir le coupable), j’ai jeté l’éponge.

Je passe volontairement sur les séries qui m’ont fait fuir, comme Terra Nova. Reportez-vous au billet concernant les pilotes si besoin.

Heureusement, cette rentrée est aussi le retour des séries comiques. Après avoir échappé à l’horripilante New Girl, à la soporifique Whitney ou aux improbables mâles en perte de repères (Last Man Standing, Man Up, How to be a gentleman), j’ai trouvé deux jolis couples : le premier, fauché, qui baigne dans les blagues sexuelles et les réparties agressives (2 Broke Girls), le deuxième, entre un père et une fille qui essayent de s’accommoder à leur nouvelle vie déjantée dans les suburbs (Suburgatory). Malgré tout, les épisodes sont assez inconstants, mais j’espère toujours une amélioration.

Et heureusement que les nouveautés sont là, car au niveau des reprises, c’est la catastrophe. Dexter (saison 6) réussit l’exploit de détruire à peu près tout ce qui restait de la série (la relation « familiale ») tout en sombrant dans la mise en scène ridicule. The Walking Dead (saison 2) m’a fait autant d’effet qu’une boîte de somnifères excepté la jolie scène finale. House (saison 8) n’a pas su rebondir après sa calamiteuse fin de saison dernière, proposant des épisodes sans aucune perspective intéressantes pour les personnages malgré un cast plaisant et des cas médicaux guère passionnants. How i met your mother (saison 7) n’a réussi à retrouver l’humour que le temps d’un épisode, juste avant de tout détruire à nouveau. Modern Family (saison 3) n’arrive pas à faire évoluer ses personnages, et ses gags sont archi-prévisibles. Grey’s Anatomy (saison 8) a certes donné de meilleurs épisodes que la saison passée avec un peu plus d’humour, mais on est encore loin du niveau acceptable pour me faire à nouveau apprécier les personnages.

Quelques séries réussissent peu à peu à se sortir de leur bourbier : The Good Wife (saison 3), d’abord (qui a développé une relation auquel je n’accroche pas au lieu de montrer un fil rouge et des enjeux intéressants), et The Mentalist (saison 4) qui après l’énorme gifle du season premiere a donné quelques épisodes plus sympathiques pour se faire pardonner. Enfin, le retour de Chuck (saison 5) fut très décevant, avec un manque flagrant d’imagination et d’intrigues efficaces. Les derniers épisodes ont heureusement su redresser la barre : il fallait retourner à la spécificité de la série.

Alors que reste-t-il comme moments forts dans cette semaine ? Nikita (saison 2) tout d’abord, qui a su densifier son univers sans perdre en cohérence ni en enjeux. Parenthood (saison 3), ensuite, malgré quelques maladresses de personnages et une émotion en dessous de la saison passée. Enfin, pour les séries comiques : deux constantes : The Big Bang Theory (saison 5), qui a développé avec délice le personnage d’Amy, et Raising Hope (saison 2) qui fait toujours preuve de créativité.