[Ma sélection d’épisodes de Noël] Arrested Development 2.06 – Afternoon Delight

Et pourquoi pas un épisode qui montre plusieurs tentatives loupées pour fêter Noël ? Arrested Development, joue une fois encore la carte du dépaysement total avec cet épisode.

En effet, si deux fêtes de Noël sont organisées successivement pour les employés de la Bluth Company, l’heure n’est vraiment pas au respect des traditions, mais plutôt aux manifestations de peur, de vengeance, de dérapages verbaux, et de conduite sous l’emprise de la drogue. Rien que ça.

La peur, parce que Gob agit en véritable dictateur, ordonnant à ses employés de « danser » lorsque débute la fête.

La vengeance, parce qu’évidemment, à force d’écraser les autres parce qu’il a un meilleur costume, Gob finira par en payer les frais, et décidera de licencier tout le monde.

Les dérapages verbaux, parce qu’il ne faut jamais se lancer dans une chanson avec sa nièce ou son neveu sans comprendre ses paroles sulfureuses. (Afternoon Delight, hit de l’année 1976, est bourré d’allusions sexuelles).

La première fête se donc termine en licenciement collectif.   La deuxième fête de Noël va tenter de réembaucher ces pauvres bougres. Changement de décor, c’est devant un sapin de Noël bien particulier, le cultissime stand de bananes, que s’achèvera tout espoir de réussir à faire renaître l’esprit de Noël. Lucille, droguée par d’autres Afternoon Delight (une marque de gâteaux aux cannabis) manque d’écraser tout le monde, et Tobias finit sous les roues de la voitures.

Mais n’allez pas croire que c’est la faute aux Bluth, tout le monde en prend pour son grade. Lorsque George Michael Jr passe les fêtes avec Ann (Mae Whitman), il ne savait pas qu’elles pouvaient être aussi effrayantes. Quand on chante faux des chansons allemandes et qu’on finit la soirée dans les bras de son beau-père, ça se comprend.

Bref, vous l’aurez compris, Arrested Development joue la carte de la loufoquerie et de l’absurde. Et encore, je ne vous ai même pas dit comment Tobias, le Blue Man, rate l’opportunité de sa vie.

L’épisode fonctionne à plein régime.

Noël, c’est quoi déjà ?