[30 days drama challenge] days 29-30 : drama triste/gai

On en arrive au deux derniers challenges, et il va me falloir citer des dramas qui m’ont rendu joyeux, et des dramas qui m’ont rendu triste. Je regrette un peu cette distinction, à vrai dire, car j’aime beaucoup les dramas sucrés/salés, qui arrivent à trouver un ton entre ces deux extrêmes. C’est d’ailleurs ce que j’apprécie dans les dramas coréens, cette faculté de passer du rire aux larmes sans perdre en cohérence. Après tout, la vie c’est ça…

Mais bon, pour répondre au défi, voici mes choix :

  • Corée :

triste : Winter Sonata ou Autumn Tale/Autumn in my heart. Aujourd’hui encore, je me demande comment j’ai pu tenir devant cette accumulation de scènes larmoyantes et dramatiques. Le premier traîne en longueur un amour perdu, le deuxième en rajoute avec des échanges d’enfants, des maladies, des accidents, et je ne dis pas tout pour ménager vos surprises. Et pourtant, il y a une certaine beauté dans ces drames. De la même manière que je trouve belle l’affiche de Sad Movie (on y voit des gens pleurer), il y a dans ces moments tragiques quelque chose qui rend les scènes particulièrement jolies. La korean touch.

gai : Pas de discussion possible, c’est Coffee Prince. J’en ai parlé en long en large et en travers, mais s’il y a bien un drama qui m’a rendu heureux c’est celui-là. Impossible de ne pas sourire béatement devant ce couple. Un coup de déprime ? il suffit de lancer quelques vidéos sur youtube pour reprendre goût à la vie.

  • Japon :

triste : comme beaucoup je suppose, one litre of tears m’a longtemps pesé. Cette histoire vraie, c’est celle d’une fille atteinte d’une maladie incurable qui la voit peu à peu perdre ses facultés avant de partir vers un monde meilleur. Difficile de ne pas succomber devant le malheur et la souffrance.  Mais c’est aussi une leçon de vie, d’humanité, de courage. Comme des millions d’autres personnes qui se battent chaque jour, chaque minute, sans répit contre le mal qui les ronge, l’héroïne inspire une grande admiration autour d’elle, et donne la force d’avancer. Si son sort ne change pas, au moins elle aura réussi changer la vie de milliers d’autres personnes. Malgré tout ça le drama est horriblement triste, et dans mon état actuel je ne pense pas revoir la série, je déprimerais à coup sûr (car moi aussi, à mon niveau, j’ai perdu ma faculté de me déplacer et me tenir debout, même si ce n’est rien en comparaison).

gai : Je dirai Hotaru no hikari. Le genre de drama qui laisse un sourire sur les lèvres. On aurait pu croire qu’une fille souillon soit rédhibitoire, et pourtant Haruka Ayase est craquante, joviale, légère.  J’aurai pu citer Nodame Cantabile ou Seigi no mikata mais il fallait bien faire un choix !

  • USA :

triste : Six feet under. Ai-je vraiment besoin de développer ? Je crois que le questionnement vis à vis de la mort restera l’une des grandes forces de la série. Notre vie a-t-elle une valeur, ne sommes nous que de passage ? Ce n’est même pas le destin des personnages qui me frappe, c’est leur vacuité au quotidien, comment ils luttent contre une épée de Damoclès dont ils ont parfaitement conscience. Un comportement de destruction, de fuite en avant, qui ne fait qu’amplifier la noirceur de la série.

gai : Un drama américain gai, ça existe ? Si j’avais pu, j’aurai cité des sitcoms, mais là… je vais forcément tomber dans des tons doux-amers comme Ally mc beal ou Gilmore Girls, non ? Pas si sûr, il y a Wonderfalls ! Si les deux précédentes font chavirer le cœur, cette dernière aurait plutôt tendance à me faire rire plus que de raison. Une fille qui hallucine à chaque fois qu’elle croise une représentation d’un animal, c’est irrésistible ! Mais je vais pas me relancer dans son éloge, Wonderfalls est une de ces séries qui redonne la pêche, bien qu’elle ne soit pas une sitcom. Arf, Wonderfalls me manque…

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Acteurs et actrices coréennes : Song Hye Kyo

Je vous avais déjà parlé de cette actrice lorsque j’avais évoqué le drama Full House et le phénomène d’Hallyu. Mais son talent et son charisme méritait un article à part entière, elle n’est pas pour rien l’une des actrices les plus suivies en Corée du Sud et dans le reste du continent asiatique.

Song Hye Kyo (Song Hye Gyo) de constitution fragile, a failli ne jamais survivre à sa naissance. Mais les fées se sont penchées sur son berceau. Après avoir gagné un concours de mannequin, elle débute en 1996, dès 15 ans, dans les séries télé.

A peine 4 ans plus tard, lorsqu’elle atteint la gloire avec le premier volet d’Endless Love : Autumn in my heart, (voir l’article sur Winter Sonata), elle est déjà apparue dans une dizaine de shows télévisés. Dans cette série, elle incarne Eun-Suh à l’âge adulte (l’enfance étant jouée par Moon Geun Young). Le drama raconte l’histoire de filles échangées par erreur à la naissance, puis la rectification de cette erreur, avant qu’un amour impossible ne se dessine et qu’une tragédie ne clôture la série. Le drama réunit d’ailleurs à peu près toutes les ficelles scénaristiques possibles et est donc vivement conseillé à tous ceux qui veulent savoir ce qu’est un vrai mélodrame coréen « à l’ancienne ».

Devenue très populaire, elle continue d’enchaîner les rôles à la télévision. Après Guardian Angel, elle joue dans Hotelier en 2001, rejoignant ainsi Bae Yong Jun. (Le drama Hotelier fera l’objet d’un remake japonais dans lequel Bae Yong Jun, devenu Yon-sama superstar asiatique, jouera en caméo dans le premier épisode).

Elle joue ensuite dans la série All In, en compagnie de Lee Byung Hun. Alchimie ou pas dans la vraie vie, ces deux là vont d’ailleurs sortir ensemble temporairement.

Mais c’est surtout en jouant auprès de Bi/Rain, dans Full House (cf l’article sur la série), que sa popularité va atteindre des sommets. Désormais symbole de l’Hallyu, Song Hye Kyo peut rêver d’une carrière internationale, notamment au cinéma.

Elle jouera ainsi au côté de Cha Tae Hyun dans le film My girl and I, (cf mon article sur l’acteur), un joli succès pour un remake. Mais malgré une promo remaquable, son film suivant Hwang Jin Yi ne connaîtra pas le même destin.

Son retour à la télé, très attendu n’a pas non plus été très récompensé, The World that they live in, qui narre les coulisses de production d’un drama, n’a été qu’un succès mitigé. Mais sa rencontre avec Hyun Bin, son partenaire à l’écran, sonnera le début d’une réelle histoire d’amour.

Après un film indépendant américain, et une coproduction Corée-Thailande-Japon, elle tourne actuellement en Chine avec Wong Kar Wai The Grand Master (l’histoire d’Ip Man).

Song Hye Kyo est adulée où elle va, et les rumeurs sur son compte vont bon train. Sa fraicheur et sa bonne humeur sont en tous cas très communicatifs.

L’anecdote amusante, c’est qu’elle a été prise pour modèle, et reproduite à la quasi perfection en 3D. Bluffant, non ?

Winter Sonata

Je continue mon tour d’horizon des anciens classiques coréens par le maître absolu du mélo : Winter Sonata. Ce drama a été diffusé en 2002 sur KBS2, et est devenu l’un  des symboles de l’Hallyu.

Il constitue le deuxième volet de la tétralogie Endless Love, basée sur les 4 saisons : Autumn in my Heart/Autumn Tale (2000), Winter Sonata (2002), Summer Scent (2003), Spring Waltz (2006). Chaque volet a cependant une histoire indépendante et son propre casting. Cette notion de tétralogie est davantage un argument commercial pour l’exportation de ces dramas hors Corée du Sud.

Mélo larmoyant, poignant, romantique, Winter Sonata constitue en effet une pièce maîtresse pour comprendre le succès des dramas coréens. La série utilise à plein effet la symbolique, les flashbacks, magnifiés par une bande son piano et orchestre prodigieuse. Elle est d’ailleurs l’une des Bandes Originales les plus vendues.

Ce drama a révélé Bae Yong Joon, acteur dont la popularité est immense, jusqu’au Japon, où il les fait toutes craquer. Il sera d’ailleurs sublimé dans l’excellent film April Snow (il faudra que je vous reparle de ce film de Hur Jin-ho).

Pour vous donner une autre idée du phénomène : près de 8 ans plus tard, sachez qu’elle a donné naissance fin 2009 à une série animée de 26 épisodes (Winter Sonata -the anime). Le merchandising autour de la série marche toujours très fort.

Comme la plupart des histoires de la tétralogie Endless Love, ce mélo est en deux parties : l’une racontant le passé, l’autre se déroulant bien plus tard.

Kang Joon Sang (Bae Yong Joon) est un étudiant qui arrive dans la ville rurale de Chuncheon. Introverti, se sentant mal, mais charmant et sensible, il captera tout de même l’attention de la jeune Jung Yu-Jin (Choi Ji Woo). Les deux jeunes vont tomber amoureux, juste avant qu’un accident ne les sépare… L’histoire reprendra 10 ans plus tard.

A noter que la fin de la série a été réécrite sous la pression des fans (mais chuut !).

L’alchimie est exceptionnelle, la musique, la réalisation est magnifique (notamment les scènes de neige) et tout cela contribue au succès de la série. Mais c’est surtout cette idée de destin impossible qui aura scotché les téléspectateurs. La série parlera beaucoup de mémoire et de fidélité.

Si les scènes sont poignantes, larmoyantes, bouleversantes, on ne ressort pas indemne de la série. En effet, elle peut aussi devenir très déprimante : le rythme est très lent (avec d’innombrables flashbacks) et ça s’étale sur 20 épisodes (alors que 16 auraient été largement suffisants). Le bilan final est donc mitigé. Soit on adhère à un des plus beaux mélos qui existe, soit on ne supporte pas les défauts de la série, et on trépigne de rage devant tant de larmes versées. Pour ma part, regarder la série a été une épreuve, mais j’ai réussi à passer outre ces défauts, pour en garder un excellent souvenir. Mais sachez que la série est vraiment réservée aux coeurs sensibles et patients. Vous êtes prévenus.