[30 days drama challenge] Day 2 : Héros de drama favori

Cette sélection est particulièrement difficile pour moi, parce que c’est vraiment le genre de questions que je ne me suis jamais posé jusqu’alors.

Il faut bien que je vous l’avoue : je trouve que les personnages masculins intéressants sont plus difficiles à dénicher. Peut-être aussi que j’ai toujours eu du mal à m’identifier à eux. Mais dans l’ensemble, j’accroche beaucoup plus à une série si elle a des personnages féminins forts. Vous n’êtes évidemment pas obligés d’être d’accord avec moi !

Alors imaginez mon désarroi quand il s’agit de trouver des héros. Les fictions coréennes regorgent de chevaliers blancs qui se font voler la demoiselle par le type arrogant au grand cœur incapable de s’exprimer. Les japonais, eux, ont plutôt le sens du sacrifice. Mais au final, le héros, personnage tout-puissant qui se se sort de toutes les situations, reste un terme qui dans nos mentalités occidentales est encore trop associé à la fiction américaine. Que voulez-vous, ils ont créé les super-héros, hein.

Et c’est encore plus dur quand il s’agit de piocher dans mes souvenirs de dramas coréens. Parce que les fictions coréennes ont quand même des personnages masculins extrêmement calibrés, mes premières pensées vont naturellement vers Kim Shin (Story of a man), incarné par le regretté Park Yong Ha. Sa lutte force mon admiration. Il ne baisse jamais les bras malgré toutes les épreuves traversées : après avoir perdu sa famille, sa petite amie, sa liberté, il ne lui reste qu’une seule issue : la vengeance. On pourrait croire que son personnage est bâti sur ce seul motif, mais la série nous montrera qu’il aura su fédérer autour de lui une équipe efficace. Un héros, c’est aussi un chef à l’autorité naturelle, au charisme inépuisable, et la série développe plutôt bien cet aspect là.

Côté japonais, comme toujours difficile de choisir entre un caractère délirant ou un personnage combattif. Du coup, mon choix se porte sur le héros de Manhattan Love Story, Tencho le patron du café, parce que il cache bien son jeu : il parle peu, est obsédé par le café qu’il sert, et semble  a priori très désagréable. Et pourtant… il agit dans l’ombre, il a son propre cheminement sur l’amour, et il est tout simplement très attachant. C’est le prototype du héros solitaire, dévoué à sa cause.

Enfin, côté série américaine, il m’est quasiment impossible de répondre à la question, tant cela me ferait du mal de ne pas nommer en même temps d’autres personnages. Allez on va dire John Crichton (Farscape), pour son courage, sa loyauté, et accessoirement son appropriation de la pop-culture. Crichton est un héros, un vrai commandant au sens tactique aiguisé, capable de résister à toutes les fourberies de ce cher Scorpius, avec un sens aigu de la répartie et un humour malheureusement incompréhensible pour ses amis extra-terrestres. Ce pleutre de Rygel ne lui arrive pas à la cheville (dans tous les sens du terme !). Eh oui, l’autorité d’un héros ne vient pas de son arbre généalogique !

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[30 days drama challenge] Day 1 : Drama favori

Pour la reprise en main du blog après tant de journées d’absence (pour ceux qui ne suivent pas, je viens de me marier), j’ai décidé de participer au 30 days drama challenge, qui comme son nom l’indique, permettra de mieux cerner mes goûts et mes attentes en matière de drama asiatique. Pour ceux qui deviennent allergiques aux tags, rassurez-vous, j’ai un programme chargé avec beaucoup d’autres articles (bilans de séries, bilan de la saison télévisuelle, et quelques dossiers).

Ce challenge a déjà été commencé par le mois dernier par bon nombre de drama-addicts, dont voici la liste :

Minalapinou

Blabla Dramas

Lost In Asia

Dramaflower

Milady’s Stuff

Dramaqueen

Dramalove

Mapenzi

Et Ellaszandra vient également de commencer le challenge, en incluant les séries occidentales dans son choix. Une belle idée, que je vais essayer de suivre.

Pour cette première journée, je dois donc désigner mon drama favori. Pour ceux qui me suivent régulièrement, il n’y a pas de suspense : mon drama coréen favori reste Alone In Love. Comment me justifier sans me répéter ? J’ai déjà dit sur le tag drama ou dans le bilan de la série à quel point cette série avait tout pour me plaire. De son fabuleux casting (Son Ye Jin et Lee Ha Na en tête) à sa façon réaliste et nuancée de parler de l’amour entre deux divorcés. Pas de carré amoureux ni de scènes tire-larmes, il y a là une approche sincère, sensible, touchante, drôle, qui surpasse la maîtrise habituelle des dramas coréens. Avec son rythme propre à elle, la série explore le quotidien de ses personnages, leurs pensées, leurs faiblesses, leurs peurs et leurs besoins d’aller de l’avant. Oui, parler d’amour peut avoir du sens. Ce drama m’a d’ailleurs ouvert les yeux sur beaucoup de choses. Un chef d’œuvre de simplicité et d’humanisme, tout simplement.

Désigner mon drama japonais favori est un exercice beaucoup plus difficile. Summer Snow, Koi Ga Shitai ou Nodame Cantabile ? Les souvenirs embellissent peu-être plus les choses, il n’empêche, Koi Ga Shitai m’a davantage marqué. L’histoire de 7 personnes qui ont tous un vide dans leurs vies et qui cherchent l’amour et le bonheur. Le destin va les faire se croiser… Là aussi, cette quête du bonheur est joliment présentée, avec l’idée de l’arc en ciel (la musique est Rainbow Connection, des Carpenters, et les noms des personnages font référence aux 7 couleurs de l’arc-en-ciel). On s’attache très vite à ce petit monde, au rythme de leurs espoirs, de leurs déceptions, alors qu’ils ressentent très fortement leur solitude. Leurs pensées sont souvent exprimées en voix off et il en émane une vraie réflexion sur la vie. C’est impeccablement joué, et on ressort de ce drama en donnant un nouveau sens à notre existence.

Pour les séries américaines, là aussi, pas de suspense, vous devez le savoir désormais, c’est Once and Again qui rafle la mise. La série réussit à faire surgir l’émotion dans la peinture de vies banales. On se raccroche très vite aux ressentis des personnages qui s’expriment face caméra en noir et blanc. Le réel en est sublimé. Once and again est une leçon de construction de caractères, de jeu d’acteur, et d’humanisme. Un savoir-faire aujourd’hui disparu à la télévision américaine. Once and Again restera à jamais dans mon cœur, comme la preuve qu’on peut rendre une série passionnante et attachante sans recourir à des ficelles comme l’abus de rebondissements ou de sexe.