Bilan de la saison automnale 2010 (USA)

J’ai un peu hésité avant de me lancer dans la rédaction de cet article, car par rapport à mon dernier bilan automnal (2009), j’ai un peu changé ma façon de faire. Je rédige chaque semaine un bilan de mes visionnages américains, ce qui fait qu’il est plus facile de lire mes impressions. En clair, j’ai un peu peur de faire redite, mais dans le même temps je ne voulais pas déroger à l’exercice.

Si globalement cette saison automnale (septembre à décembre 2010) est très morose, c’est en grande partie parce que les nouveautés n’ont pas du tout été à la hauteur.

Il y a bien sûr celles dont je n’attendais rien, et qui ne constituent donc pas une déception, comme Hellcats une série de cheerleader ni drôle ni sexy, Shit my dad says, une sitcom à base de répliques sans théâtralisation ni gestuelle adéquate, ou Mike et Molly, comédie lourdingue sur une romance sans romance.

Je cherchais un peu de fraicheur pour cette rentrée. J’ai déchanté quand j’ai vu le ratage que constitue No Ordinary Family. Un bon sujet, un bon cast, tout ça pour des effets spéciaux ? Outsourced, une sitcom qui devait travailler sur les différences culturelles entre les USA et l’Inde finit par être grossière, réductrice. Bref de quoi pleurer devant un aussi bon potentiel gâché. Autre idée ruinée, My generation, qui devait raconter le destin de lycéens 10 ans plus tard. Mais l’évolution est caricaturale et l’histoire ne sert que de prétexte à l’utilisation de clichés soap de mauvais goût, tandis que le montage achève toute envie de voir la suite. Et je passe sous silence les mauvais acteurs.

Lone Star, utilisant un vieux concept d’escroquerie, aurait pu être intéressante, car elle avait su développer une véritable émotion. Mais le couperet fatidique est tombé bien trop tôt.

Inutile de se tourner vers une énième série policière pour noyer son chagrin : Detroit 1-8-7 est juste un énième amassis de clichés du genre, le tout servi par des personnages apathiques ou insupportables.

Faire du conventionnel a ses limites, et elles sont malheureusement très vite atteintes. Beaucoup de séries sentent le pré-mâché, une fois l’effet de découverte passé. J’insiste, ce n’est pas un problème de format mais bien de capacité à dire quelque chose d’intéressant sur le long terme. Beaucoup critiquent l’omniprésence du non feuilletonnant à la télé, mais ce n’est qu’une partie du problème.

Prenons The Event par exemple. Alors que je ne tarissais pas d’éloges sur le pilote, déroutant, rafraichissant, je me suis vite rendu compte que j’avais affaire à du sous-24 feuilletonnant (pour moi qui ait toujours eu du mal avec 24, croyez moi c’est pas un compliment). D’ailleurs je ne pense pas reprendre à la mi-saison.

Autre exemple : Hawaï 5-0, qui m’avait beaucoup plu à ses débuts. Je pensais enfin revoir une certaine forme de duos d’action un rien blagueurs, et ressentir à nouveau les effluves des années 80. J’ai progressivement déchanté, puisque l’humour s’est dissout au profit des rebondissements de l’enquête. Je pensais me rabattre sur les personnages, mais au vu du background développé pour chacun des protagonistes je suis allé de désillusions en désillusions. Et la lassitude s’est installée.

Un autre exemple ? Undercovers. Blockbuster sans enjeu, sans âme. Un ressucé d’Alias sans le charisme de ses interprètes.

Ce fut une autre leçon de la rentrée. Ne pas s’appuyer sur des ténors qui ne savent pas se renouveler. Running Wilde en est l’illustration parfaite. Le concept d’Hurwitz est si cloisonné qu’on finit par détester ces personnages qui vivent sur une autre planète. L’effet rebours de la crise, peut-être.

Fallait-il pour autant se tourner vers le câble pour trouver des nouveautés enthousiasmantes ? C’est récurrent chez moi, j’ai beaucoup de mal à m’attacher sur le long terme à des séries de HBO. Prenez The Boardwalk Empire : un concentré de savoir-faire, de moyens, pour un résultat soporifique en terme de narration. Non, le cinéma ne fait pas tout. Alors que certains rêvent d’une meilleure réalisation (cinématographique,donc), moi je rêve de meilleurs scénarios. Je rêve d’émotions, de rythme, pas d’une scène clé tous les 3 épisodes.

Un problème de format ? Si je ne veux pas d’un cinéma « étiré » sur de multiples épisodes, je ne veux pas non plus que le support télévision soit à ce point si mal compris. Avait-on, au fond, besoin d’adapter un comic à la télé par un réalisateur de cinéma ? The Walking Dead n’a pas su développer ses personnages, encore moins trouver son ton.

Alors quelles furent les nouveautés valables de cette rentrée ? S’il y a bien un point positif dans l’histoire, c’est qu’il y a toujours un effet surprise lors d’une rentrée de seriephile. C’est du côté des comédies qu’il faut s’orienter. Je mets volontairement de côté le cas de Rubicon, qui a commencé cet été, mais qui reste une vraie réussite, sans oublier Men of a certain age qui vient de reprendre mais qui mérite aussi beaucoup d’éloges.

La grande gagnante est… Raising Hope. Je pensais que le créateur de My Name is Earl, série comique très réussie mais qui s’était essoufflée, n’arriverait pas à se renouveler. J’avais tort. Raising Hope est encore plus drôle, et contrairement à son prédécesseur, vraiment attachante. Au programme, toujours un mélange d’humour trash et de satire sociale. Irrésistible !

Et puis il y a également une série, certes pas extraordinaire de prime abord, mais qui a fait son chemin, petit à petit, pour me convaincre. Better With you réunit également un cast sensationnel, et même si ses mécaniques de jeu sont conventionnelles, ça fonctionne très bien, et je me suis attaché à ces personnages. Preuve que la sitcom n’est pas morte.

Enfin, sur le podium, qui l’eut cru, une série de la CW. Si avec ça je perds pas toute crédibilité… Et pourtant, Nikita est une série dramatique qui a su développer ses personnages en même temps qu’elle nous a donné notre lot de rebondissements et d’action bien calibrée. Voilà un exemple de divertissement qui me remémore un peu ce qu’on savait faire dans les années 90. Pas prétentieuse comme une série du câble, pas ratée comme The Event, Nikita a su construire peu à peu tout ce que j’attendais d’elle. (Et puis j’ai découvert Lyndsy Fonseca, en plus).

Voilà donc pour les nouveautés, au final peu satisfaisantes. On aurait pu penser que les séries habituelles allaient compenser ce manque. Eh bien non. Je vais essayer de classer les séries du pire au meilleur, même si je n’aime pas particulièrement cet exercice…

Commençons d’emblée par la plus grosse désillusion de cette saison automnale : la saison 5 de Dexter. Alors qu’elle devait être celle du renouveau, elle a été celle qui a ridiculisé la série. Dexter se sort tous les 2 épisodes de situations inextricables avec la complicité de scénaristes qui transforment les personnages au gré des besoins. Autant dire que le suspense est mort, un choix d’autant plus affirmé que la seule possibilité d’évolution nous revient violemment dans la figure à la fin de la saison.

Autre déception, celle de ce début de saison 2 de Community. J’avais misé beaucoup d’espoir en elle, étant donné que j’avais finalement été conquis par la fin de la première saison lors d’un rattrapage. Mais cette fois c’est la bonne, j’arrête les frais. A part un épisode d’Halloween très drôle car parodique, le reste est dans une médiocrité affligeante. J’attendais de l’humour, pas une débauche de créativité qui ne fait même pas sourire. Et puis le développement des personnages est toujours aussi incohérent.

J’ai également été déçu par la 7ème rentrée de Grey’s anatomy. D’abord tristounette (compréhensible vu les évènements), elle n’a pas su me ré-attacher à ses personnages. Je voulais une évolution, pas une révolution. Rendez-moi Christina ! En plus, de trop vieilles ficelles ont été utilisées, ça sent un manque flagrant d’imagination. J’espère un revirement pour la suite et des personnages mieux exploités (j’étais si content de l’arrivée d’April).

Modern Family a également eu un démarrage très difficile, avec une perte sensible d’inspiration, un manque d’enchaînement dans les gags. (Le côté apocalyptique, où tous les évènements concordent à une grande catastrophe, ça me manque). Ils ont même réussi à me rendre Claire détestable. Heureusement quelques bons épisodes ont su relever le niveau.

How i met your mother m’a beaucoup surpris. Je voulais arrêter la série l’année dernière, mais la présence de Jennifer Morrison m’en a dissuadé. Alors certes, il y a beaucoup de déchets dans les gags, mais je me suis surpris à aimer à nouveau la série. Ce n’est pas du à l’actrice (même si j’aurai aimé le lui accorder), mais plutôt à quelques (très) bons épisodes disséminés ça et là. Je n’avais pas ri depuis très longtemps dans la série. Espérons que ce soit de bonne augure pour la suite.

Ça me fait mal de le dire, mais Chuck m’a beaucoup déçu. Le renouvellement de scénaristes a finalement été préjudiciable au ton de la série, qui est devenue trop comique, au point d’être en parodie permanente, rendant certaines scènes entre Chuck et Sarah complètement surréalistes au lieu d’être émouvantes. Malgré un foisonnement de guests, la série a eu du mal à redevenir palpitante. Et il faut bien le dire, à deux fois je me suis exclamé : « tout ça pour ça ! ». Signe que la série a l’air d’être en roue libre. Je ne perds pas espoir cependant, puisque la début de la saison 3 avait aussi été un peu laborieux. Et puis il reste Yvonne. (Non ma chérie, pas taper !).

Je commence à me lasser de The Mentalist. J’ai trouvé que les loners n’étaient pas particulièrement bien écrits (sauf l’épisode 7). Mais bizarrement, alors que je n’étais pas passionné par le fil rouge sur Red John, j’ai à deux fois trouvé le récit palpitant. Au final la série reste sympathique mais bien en deçà de ses saisons précédentes.

Quant à Life Unexpected, qui devrait s’achever prochainement, j’ai cru à un moment l’avoir perdue. En effet, ça avait très mal commencé, avec une surabondance de clichés soap. Ce n’est qu’en fin de saison que la série m’a à nouveau convaincu. Les personnages étaient à nouveau exploités, en s’assurant de leur cohérence psychologique, et les derniers épisodes m’ont beaucoup ému. C’est vraiment dommage, je me suis rabiboché avec la série juste au moment où son annulation a été annoncée.

Pour Parenthood ce fut l’effet inverse. Alors que j’ai apprécié son retour, j’ai malheureusement déchanté par la suite. La surexposition de Crosby m’a finalement beaucoup ennuyé. Tout comme celle de l’arrivée de Baldwin (insupportable). Mais en fait c’est l’ensemble des histoires qui m’a déplu. Mis à part certaines scènes de Julia, ce n’était pas très passionnant. J’attendais peut-être aussi davantage des enfants de Sarah. Si les personnages restent attachants, il faut quand même leur donner un discours un peu plus intéressant sur la parentalité.

The Good Wife, qui ne m’avait pas encore déçu jusque là, a eu également son lot de loupés. Certes, deux épisodes, ce n’est pas grand chose, mais quand même.  D’une manière générale, j’ai également trouvé que les implications politiques étaient en deçà de mes attentes. Restent donc les cas juridiques, toujours aussi captivants même s’il y a moins d’efforts sur la forme. Le point positif, c’est que j’ai enfin pu apprécier Panjabi. Je reste confiant, j’ai vraiment l’impression qu’on aura à nouveau cet effet puzzle en fin de saison.

The Big Bang Theory aura beau été moins constant que la saison passée, j’ai quand même passé d’excellents moments. Je sais que la présence de nouveaux personnages féminins fait débat, donc je ne rentrerai pas (trop) dans ce jeu. Il est certain que les meilleurs moments ne proviennent pas de cet ajout au cast, mais dans le même temps c’est le prix à payer pour éviter la saturation et l’épuisement des ressorts comiques des personnages principaux.

Enfin, j’ai vraiment aimé ce début de septième saison de House. C’était pas gagné, puisque la nouvelle dynamique était surprenante. Difficile de s’y habituer ? Pas tant que ça, puisque c’est fait avec suffisamment d’intelligence pour poser les problèmes au fur et à mesure. Maintenant, pour que cela tienne sur le long terme, c’est un autre défi, et les derniers épisodes me rendent assez pessimistes. Mais plus encore que cette nouvelle relation, j’ai vraiment adoré l’arrivée d’Amber Tamblyn. Son personnage est particulièrement bien pensé et donne beaucoup de fraîcheur au show. Quelle dommage de ne pas pouvoir la conserver et de vouloir faire revenir Thirteen !

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Mon année 2010

Tout le monde y va de son petit bilan en cette fin d’année, alors j’avais envie de parler de ce qui m’avait marqué cette année, moi aussi. Je vais tâcher d’être concis, car malheureusement ça fait un peu redite (et puis je vous avoue que mon état de santé ne me permet pas d’en faire plus). Pour le bilan américain de mi-saison, il viendra plus tard. Notez également que j’ai préféré ne pas parler de cinéma asiatique ici.

Mon année fut beaucoup moins consommatrice de séries (et de cinéma) que les années précédentes. Je n’ai pas eu de véritable période boulimique. La faute à un rythme de vie qui a beaucoup changé (et qui changera encore). Et puis il faut bien le dire, l’engouement de la découverte culturelle s’est un peu estompé. Je ne suis plus surpris par les codes narratifs coréens et japonais. Dit comme ça, ça pourrait être triste. En revanche, je sais désormais ce que je recherche. J’espère à l’avenir moins m’éparpiller, mais je me connais : j’aime toujours lire des avis passionnés sur des séries, et je finis toujours par craquer.

L’envie est donc toujours là. Mais le choix devient de plus en plus frustrant. J’en reparlerai, mais jamais je n’ai été autant frustré que cette année. Trop de choses à voir, pas assez de temps.

-2010 : une petite année de découvertes et de rattrapages

J’aurai évidemment voulu voir davantage de choses cette année. Mais je retiendrai parmi mes rattrapages : the good wife, someday, mousou shimai, gaiji keisatsu, quelques kbs drama special. The good wife fut rattrapé en quelques jours, j’ai vite été happé par la série qui m’a redonné goût aux séries judiciaires. A vrai dire, j’étais curieux de savoir si ses éloges étaient mérités. Ils l’étaient. Someday c’est un peu mon arlésienne. Ça fait des années que je voulais regarder cette série coréenne « immanquable », j’avais même réussi à regarder le début dans des conditions très peu confortables. Mais cette année fut la bonne. Du côté japonais, grâce à des téléphages avertis, j’ai eu le bonheur de me plonger dans deux séries d’exception. Et puis quelques épisodes de drama special m’ont parfois replongé avec délice dans la base du mélodrame coréen.

-2010 : peu de nouveautés américaines marquantes

Men of a certain age et white collar étant apparues fin 2009, il ne reste donc dans ma besace que life unexpected, huge, rubicon, et raising hope. Eh oui dans cette liste, seule une série aura réussi à survivre. C’est chaque année pareil, les séries que j’aime sont de plus en plus écourtées. Je crois que je ne m’y habituerai jamais.

Si ma capacité à m’enthousiasmer pour des nouveautés avant leur diffusion reste intacte, cette année j’ai été plus déçu que d’autres: boardwalk empire, the walking dead, treme, autant de séries « travaillées » qui n’ont pas réussi à me captiver par leur rythme de narration.

-2010 : des séries américaines qui laissent un vide

Cette année fut surtout la fin de Lost. A l’époque sa fin fut tellement décriée, mais aujourd’hui, que nous reste-t-il comme série réellement captivante à la télévision ? (ne me parlez pas de The Event, il est loin le pilote prometteur).

Ce fut également la fin de 24, série aux innombrables défauts mais qui avait au moins le mérite d’avoir un peu de suspense. Quelle série d’action pour la remplacer ?

Enfin, beaucoup de monde l’a déjà oubliée, et pourtant Dollhouse s’en est allée fin janvier. La montée en puissance de la série m’a rappelé à quel point Joss Whedon savait raconter ses histoires.

Depuis la fin de ces 3 séries, la paysage télévisuel américain a bien changé.

-2010 : pas encore assez de place pour le visionnages de séries asiatiques

C’est ma grande frustration de l’année. Chaque année je loupe des séries que je voulais absolument voir, mais je me promets à chaque fois d’y remédier l’année suivante. Cette année fut encore plus terrible. Puisque, désormais, j’ai cédé à la tentation de regarder des pilotes, et que je n’ai pas pris le temps de terminer ce que j’ai entamé. Mes grands regrets sont notamment secret garden et my girlfriend is a gumiho. En revanche, j’ai pris grand plaisir à visionner personal taste, qui est mon coup de cœur de l’année. Bon ok, mon admiration pour Son Ye Jin n’est peut-être pas étranger à ma fascination pour ce drama, mais tout de même, ce fut drôle, émouvant, bien rythmé. Et j’en garde un excellent souvenir.

– 2010 : les moments marquants

Il est assez difficile de se souvenir des meilleurs moments d’une année téléphagique quand on a une mémoire de poisson rouge comme moi, mais voilà à quoi je pense quand je ferme les yeux… La mort, l’amour, la renaissance, le rire, le souvenir…

– la fin tragique de personnages dans Lost 6.14.

– la scène shipper tant attendue par les fans dans Chuck 3.13

– House, brisé, trouve son salut dans House 6.22

-L’explication de l’ascenseur dans The Big Bang Theory 3.22

-Un souvenir enfoui resurgit et révèle le mystère de Sanggojae dans Personal Taste épisode 12.

Au final cette année 2010 fut une petite année en terme de contenu, mais suffisamment riche en émotions. Et puis, surtout, ce fut une année d’échanges d’expériences télévisuelles. Ma plus grande joie ? Voir Alone in love critiqué ailleurs qu’ici, suscitant enfin l’envie irrépressible de visionnage (Livia et Ageha je compte sur vous pour propager la bonne parole ^^). Espérons que l’année 2011 fera mieux !

La crème des répliques de l’année 2010 (troisième partie)

Pour terminer cette sélection, deux séries sont à l’honneur : The Big Bang Theory… et The Mentalist. Je sens déjà venir les contestations. Mais il faut bien faire un choix, je ne voulais pas non plus faire une rétrospective sur 3 semaines.

Commençons donc par The Big Bang Theory, qui brille une fois de plus par l’efficacité de ses répliques. L’occasion de voir, tout de même, que Sheldon tient une bonne part du rire. Mais je ne m’en lasse pas.

4.04

Penny: Well, I would ask you guys if you want dessert, but I know Sheldon doesn’t eat dessert on Tuesdays, and even if Raj wanted something he couldn’t tell me. Howard won’t order anything, but he will come up with some sort of skeevy comment involving the words pie or cheesecake, and Leonard is lactose intolerant so he can’t eat anything here without his intestines blowing up like a balloon animal.

4.03

Penny: God, [Raj]’s an ass when he drinks.
Wolowitz: He’s an ass when he doesn’t, you just don’t hear it.

Penny: I hear you broke up with Amy.
Sheldon: A breakup would imply she was my girlfriend. She was a girl who was my friend who is now a girl who is not my friend.
Penny: Wow. That’s, like, the worst country song ever.

Mary: Sheldon, sit down. Let’s talk.
Sheldon: All right, but you’re not fooling me. Whenever you say we have to talk, it means you want me to listen.
Mary: Then stop talking.
Sheldon: Yes, ma’am.

4.01

Sheldon: You realize, Penny, that the technology that went into this robotic arm will one day make unskilled food servers, such as yourself, obsolete.
Penny: Really? They’re going to make a robot that spits on your hamburger?

Raj: I’m telling you dude, the only way to feel better about Penny going out with other guys is for you to get back on the whores!
(Leonard and Howard look at Raj awkwardly)
Howard: Horse.
Raj: What?
Howard: The phrase is « get back on the horse », not… whores.
Raj: That’s disgusting, dude!

3.22

Sheldon: (reading from roommate agreement) « Roommates agree that Friday nights shall be reserved for watching Joss Whedon’s brilliant new series, Firefly. »
Leonard: Does that really need to be in the agreement?
Sheldon: We might as well settle it now. It’s going to be on for years.

Mrs. Wolowitz: (shouting from another room) Howard! Are you having a playdate?
Howard: (also shouting) I don’t have playdates, Mom, I have colleagues!
Mrs. Wolowitz: Do their parents know they’re here?
Howard: No, but if you keep talking maybe they’ll hear you!

3.21

Howard: Are you planning on kidnapping a woman?
Sheldon: Sarcasm?
Howard: Yes, but mixed with genuine concern

Leonard: It wasn’t my fault!
Sheldon: The implication being that you somehow tripped and landed in her lady parts!
Penny: You know what, I’m just going to take the bus to work.
Leonard: Wait, Penny, I can still drive you.
Penny: No, you might slip on a banana peel and get me pregnant

3.20

Sheldon: I’m glad we’re still friends.
Penny: Really?
Sheldon: Oh, yes. It was a lot of work to accommodate you in my life. I’d hate for that effort to have been in vain.

3.18

Sheldon: The X-Men were named for the X in Charles Xavier. Since I am Sheldon Cooper, you will be my C-Men

Sheldon: This alcohol is defective. I do not feel any difference.
Penny: (hands him another glass of wine) Here, try this one

3.15

Penny: (after Sheldon cited from Leonard and their roommate-agreement) You actually put that in an agreement?
Leonard: Yeah, we also put in what happens if one of us wins a MacArthur Grant, or if one of us gets superpowers, or if one of us is bitten by a zombie.
Sheldon: He can’t kill me, even if I turn.
Penny: Is there anything in there about what if one of you gets a girlfriend?
Sheldon: No, that seemed a little far-fetched.

3.13

Sheldon: The TV is gone.
Leonard: So are our laptops.
Sheldon: Oh, God… oh, God… oh, God! (runs to his bedroom and returns) It’s alright! They didn’t take my comic books.

Sheldon: They took our TV, two laptops, four external hard drives, our PS/2, our PS/3, our Xbox, our Xbox 360, our classic Nintendo, our Nintendo, our SuperNintendo, our Nintendo 64, and our Wii.
Leonard: We like games.
Sheldon: Right, games. They took Halo 1, Halo 2, Halo 3, Call of Duty 1, Call of Duty 2, Call of Duty 3, Rock Band, Rock Band 2, Final Fantasy I through IX, The Legend of Zelda, The Legend of Zelda: Ocarina of Time, The Legend of Zelda: Twilight Princess, Super Mario Bros., Super Mario Galaxy, Mario and Sonic at the Winter Olympics(long pause)… and Ms. Pacman.
Cop: (writing) Assorted video games.

Passons enfin à The Mentalist. Je sais que le choix peut surprendre, mais Jane a un certain sens de la répartie, du ton moqueur, de la provocation. Et parfois ça fait mouche. De plus, j’apprécie également l’humour pince sans rire de Cho.

3.08

Jane: Well that was a big smile.
Lisbon: Of course I’m glad that you’re back, but I’m also glad we finally solved one without you.
Jane: You were kidnapped and delivered to me. That counts as solving one?

3.05

Jane: Ah, there’s the rub. Of what is she so scared?
Lisbon: And the answer is…
Jane: Well, it’s a rhetorical question. I have no idea. Well, I do have an idea, but I’m not gonna tell you, because that would be premature.
Lisbon: And I am not going to amuse you by demanding to know, so there.
Jane: So we’re both happy

Cho: Why would anyone date a jockey? Hungry little guy, smells like horses.
Rigsby: Don’t like horses?
Cho: They’re like dogs, but bigger.
Rigsby: You don’t like dogs?
Cho: It’s all an act with dogs. They do it for the food.
Rigsby: Everybody does.
Cho: That’s deep

3.04

Cho: Well, someone was looking for something.
Rigsby: Thank you, Captain obvious.
Cho: Three hours of brooding silence, then sarcasm. It’s like we’re married.

3.02

Lisbon: You heard a gunshot and ran in to help?
Jane: Yes, I did. I’m no hero. I just did what any person would do in that situation.
Lisbon: No one is calling you a hero.
Jane: Really? Good.

3.01

Lisbon: I can tell when you’re lying now.
Jane: No, you can’t tell.
Lisbon: I can, too.
Jane: That’s nonsense. You’re lying. Liar, liar, pants on fire.
Lisbon: I’m not lying.
Jane: You are.

2.22

Kristina Frye: You think you manipulated me into coming with you, don’t you?
Jane: No, I don’t. I think you manipulated me into thinking I manipulated you into coming with me

2.19

Lisbon: Call Cho. I’m not even armed.
Jane: More lies. You have at least two guns in that car. (Lisbon looks at him) Three? Oh, my. You’re the poster girl for the NRA.

2.18

Jane: How did you know we were here?
Lisbon: I had little, tiny GPS trackers sewn into all your suits.
Jane: For a second there, I almost believed you.

2.17

Lisbon: I know, I know. You were making stuff up to get the guy angry so you could get a read on him. Blah, blah, blah. The truth is, you just didn’t like the guy.
Jane: Well, that would be very unprofessional.

La crème des répliques de l’année 2010 (deuxième partie)

On continue avec la suite de ma sélection de cette année. Au programme, Better with you, Chuck, et Parenthood.

En ce qui concerne Better with you, également nouvelle venue cette saison, nous avons eu droit essentiellement à des répliques moyennes, mais quelques unes se sont détachées du lot, et je n’ai pas résisté à l’envie de vous les faire partager. Du reste, peut-être qu’avec un peu de chance, vous passerez  outre son modèle de sitcom traditionnelle. Car la série vaut le coup d’oeil. Si, si.

1.04

Mia: Oh wait, no maybe we should save it for you just in case you and Ben decide to get married.
Vicky: (sarcastically) Oh, that sounds lovely. I hope the nursing home lets me out for the day so I can come.

Mia: That is the dumbest theory that I’ve ever heard.
Casey: But it works. You can’t be mad at someone when they’re naked-they’re too exposed, too vulnerable. It’s be like punching a bunny or tripping a nun.

1.03

Ben: It’s crazy. You can rent an elf costume in December, no problem, but two months before they treat you like a psycho and make you sign a note promising you won’t use it for porn

1.01

Mia: How do I look?
Casey: Like someone who’s about to get kissed.
Maddie: How do I look?
Ben: Not fat.
Joel: How do I look?
Vicky: Oh honey please, let’s not fight

De son côté Chuck n’est plus la série qu’elle était. Il est vrai que son comique tenait davantage du comique de situation que des répliques cultes, mais quand même. Je me suis consolé cette année avec ces quelques échanges.

Chuck 4.09

Casey: Walker, what are you doing here, all alone? This is nothing, but scoundrels, assassins, and warlords…scum of the Earth.
Waitress: Ahh, Mr. Casey, your usual?

Chuck 3.16

Sarah: It’s official, there is absolutely nothing on TV.
Chuck: Yeah, Monday nights can be a bit of a wasteland.

Chuck 3.06

Morgan: Anything you want to talk to me about?
Chuck: No. Is there anything you wanna ask me?
Morgan: No.
Chuck: Okay, great. Good talk.
Morgan: Absolutely. One of our best

Enfin, on aurait pu croire qu’un drama comme Parenthood ne génère pas de bonnes lignes de dialogue. Que nenni ! Parenthood connaît de petits moments de plaisir intenses. Bien sûr la série a su exploiter le talent de Lauren Graham pour envoyer des répliques bien senties, mais le reste du cast n’est pas à la traîne.

2.06

Sarah: (about Gordon) I saw him at work today. He ignored me.
Julia: Okay, I-I hate to quote mom here, but, you know, what she told us in high school.
Sarah: You can get pregnant in a hot tub even if you don’t have sex?
Julia: What? She said that?
Sarah: Maybe we got different talks. What did she say to you?
Julia: She said, « boys are dumb. »

2.01

Sarah: Joel, thank you so much for dealing with dad.
Joel: Oh, yeah.
Sarah: And good luck. You know, you can’t actually let him do anything.
Julia: You can’t let him make any decision. You have to make every decision.
Sarah: But you have to make him think that all the decisions you’re making are his.
Julia: That’s so important.
Joel: How exactly am I supposed to do all the work and make him think he’s doing it?
Julia: Only you can figure that one out.

1.11

Zeek: You know something, Sonny, you’re ten times the father I ever was.
Adam: That’s not true.
Zeek: Yes, it is.
Adam: Five times maybe

1.09

Julia: There’s no excuse for lying.
Sydney: But you’re a liar.
Julia: No, baby, I’m a lawyer.
Sydney: Harmony’s mom said that they are the same thing.
Julia: Just tell me the truth. Did you break the vase?
Sydney: No. Did you?

1.08

Sarah: Why do you insist on making every mistake I made?
Amber: You know, every time you talk about your life being a mistake, all I hear is that my whole existence is a mistake

Damien: Sir, I just want to let you know that I consider myself a student of philosophy. Live and let live. I mean no harm to anyone.
Zeek: I am an irrational hardass with rage issues. Don’t piss me off.

1.07

Sarah: You know, in two years, Amber’s gonna be graduated and you’re gonna be, um, 30. You know, almost 30. And, uh… I think that maybe that’s the time that we should go out next.
Mark: Wait. Wait, what, what…?
Sarah: I’m asking you to go out with me.
Mark: In two years? Are you– did you just break up with me?
Sarah: This is just the best I can do.

1.06

Crosby: (he just had the confirmation that Jabbar is his son) We got to tell mom and dad.
Julia: Yes, you do.
Crosby: No, we’ll go together, you and I.
Julia: Grow up.
Crosby: Growing up means asking for help, which I’m doing.
Julia: Oh, that’s very mature of you, but also grow up and do it yourself.

Et vous, quelles sont vos préférences ?