Pilotes de la semaine : X Company (Canada), The Odd Couple

X Company

mini feu orange 2X Company (Canada, CBC) X Company est une jolie idée, qui s’appuie sur le vrai camp X situé au Canada qui a formé près de 500 espions/saboteurs/résistants alliés pendant la seconde guerre mondiale (et même Ian Fleming, auteur de James Bond !). Un point de l’Histoire plutôt méconnu pour nous français, habitués aux récits de la résistance française. Si la reconstitution est plutôt basique (le tournage a lieu en Hongrie), elle est suffisamment efficace pour reprendre les grands classiques de la thématique. On apprécie la nuance (tous les allemands ne sont pas des nazis tueurs d’enfants), et l’épisode délivre une très bonne tension dramatique tout le long, malgré quelques scènes un peu maladroites (le saut héroïque). Alors qu’Amazon a commandé sa série dystopique The Man in the High Castle, un rien froide et ennuyeuse, X Company a compris que la fragilité de la vie humaine ne se résumait pas à des posters. Malheureusement, la série choisit de nous embarquer avec un génie angoissé, dont les prouesses capillotractées rappellent les pires heures des policiers américains. Une bonne surprise, toutefois. A surveiller.

odd couple

mini feu orange 2The Odd Couple (USA, CBS) Il est toujours difficile de s’immerger dans les mécanismes huilés mais anciens d’une sitcom traditionnelle, et je comprends la plupart des réactions des personnes qui n’ont pas pu passer la moitié du pilote. Les débuts sont en effet très durs, avec des répliques non seulement vues et revues mais balancées avec un mauvais tempo, surjouées et accompagnées par d’irritants rires enregistrés. J’ai failli moi aussi ne pas tenir, et je me préparais à un jugement sans nuances, regrettant une énième fois de ne plus trouver de sitcom traditionnelle bien écrite. Mais peu à peu, j’ai retrouvé une partie de ce charme daté, ce plaisir de la sitcom. Pas grâce à Matthew Perry, malheureusement, qui a du mal à trouver la rythmique nécessaire face au très bon Thomas Lennon. Quitte à user de charme rétro (pas de gags de mauvais goût, juste la recherche du bon mot, la quête la plus difficile pour une sitcom), la série gagnerait à ralentir ses séquences pour faire passer l’émotion (encore trop coincée) et à multiplier les gags visuels. Car le concept – simplissime – n’a pas pris une ride (la série originelle date des années 70) : deux amis, l’un brouillon, l’autre guindé, vivent sous le même toit. Le plus étonnant, au fond, c’est la quantité de talents engagés dans le projet – à tous les niveaux – pour un résultat moyen, mais pas catastrophique. Je suis curieux de voir la suite. Vraiment.

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