Pilote de la semaine : Manhattan

manhattan

Manhattan Après le médiocre Salem, WGN America s’est peut-être trouvé une fiction plus en adéquation avec ses mini feu orange 2ambitions. En effet, l’histoire de la création de la bombe atomique (le fameux projet Manhattan) possède un angle intéressant : les scientifiques chapeautés par le gouvernement américain, sont tiraillés entre leurs ambitions personnelles et leurs désirs de mettre un terme à la Guerre. Le pilote fait étalage d’un casting sympathique, et si les décors ne sont pas toujours bien intégrés, on rentre vite dans ce village où les secrets ne tiennent pas longtemps. Malheureusement, à vouloir gagner en crédibilité, le pilote perd en subtilité, et en émotion. A la fin de l’épisode on est davantage intéressé par la recherche atomique que par le destin de ces hommes et de ces femmes, aux traits de caractères à peine esquissés. Forcément, mon implication a chuté au fur et à mesure, d’autant que la scène finale essaye de faire monter la sauce sur un mystère qui ne surprendra pas grand monde. Bref, c’est intéressant, parce que son sujet l’est (on va dire que je préfère ça à l’épopée informatique  de Halt and Catch Fire), mais ça manque encore de finition et de personnages charismatiques pour vraiment passionner le téléspectateur. Rien d’inquiétant, mais le second épisode a intérêt à passer la seconde.


En attendant, mon constat se peaufine. Les nouveautés estivales peinent à s’affirmer devant les pointures du moment. La seconde saison d’Utopia, bien que moins déjantée, est réjouissante, et Masters of Sex m’a ému aux larmes avec son dernier épisode. Il n’y a guère que la seconde saison de Rectify, pourtant très bonne,  qui n’a pas réussi à se surpasser à chaque épisode.

Il y aussi ces seconds épisodes plutôt décevants : Matador nous promettait un délire très second degré, et accouche d’une fiction plutôt sage (excepté son passage grotesque bien trop mis en avant). Satisfaction nous laissait miroiter les difficultés d’un couple et se perd dans des messages insignifiants et ras-les-pâquerettes. The Lottery, à défaut de développer son discours éthique, enchaine les incongruités et les retournements de situation au point d’annihiler définitivement toute sensation de danger. Il n’y a guère que The Strain qui a péniblement réussi à trouver son ton, une fausse horreur hollywoodienne millimétrée, parfaite pour l’été mais guère plus longtemps.

The Last Ship a coulé depuis bien longtemps, et il me reste encore 4 épisodes à voir avant que la Terre ne soit sauvée par la marine américaine (ça va être long !). Finding Carter enchaîne beaucoup trop les aventures amoureuses de son héroïne, mais reste plutôt émouvante et subtile quand elle évoque la famille. Extant nous donne une solution (partielle) de son mystère en espérant que nous soyons suffisamment attachés aux personnages pour avoir envie de continuer, et c’est pas gagné. The Divide continue son petit bonhomme de chemin, bien construite, équilibrée avec des personnages passionnés, même si on aurait aimé quelques rebondissements plus surprenants. Quant à The Leftovers, elle a le bon goût de continuer à être imprévisible, dérangeante, et de nous forcer à réfléchir même si l’émotion n’est pas toujours là.

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