Jamaica Inn

jamaica inn

Jamaica Inn – la série – est l’une des nombreuses adaptations du roman de Daphne du Maurier. Passer après Hitchcock n’est pas une mince affaire, et j’espérais quelque chose de plus palpitant.

Jamaica Inn est surtout l’occasion pour Jessica Brown Findlay de montrer son talent d’actrice après un passage pour le moins remarqué dans Downton Abbey. On y retrouve également l’incroyable Sean Harris (Southcliffe).

Disons-le tout net : Jamaica Inn met du temps à démarrer. On passe beaucoup de temps à essayer de rendre le contexte rude et poisseux. Notre héroïne orpheline refuse un mariage avec son ami d’enfance, et préfère, en bonne aventurière, aller au bout du monde. Et le bout du monde, pour nos amis britanniques, c’est la pointe Sud-Ouest, à Bodmin Moor, une région plutôt hostile, où le vent se fracasse contre les pierres granitiques et agite l’herbe, cachant des marais dangereux.

jamaica inn sean harris

Là-bas, elle y retrouve sa tante et son oncle propriétaire du « Jamaica Inn ». Son arrivée est tout sauf chaleureuse, et comme elle n’a pas les oreilles dans ses poches, Mary, notre héroïne, découvrira bientôt les activités illégales que recèle l’endroit. S’en suit un récit qui ne fait pas la part belle au mystère (puisque tout nous est révélé à l’avance). Les maigres rebondissements qui parsèment les deux premiers épisodes ne suffisent pas à sortir le téléspectateur de sa léthargie, lequel se plaignait déjà des mots à peine esquissés et des scènes se déroulant principalement la nuit ou dans le noir complet.

jamaica inn jessica brown findlay

Mais le plus grand reproche que j’ai eu à faire jusque là, c’est bien le positionnement de l’héroïne, que l’on nous décrit comme une aventurière courageuse, pleine de principes, et qui s’amourache inexplicablement du mauvais garçon. Sans réelle explication. Il faudra attendre le troisième et dernier épisode pour mieux affirmer le personnage, qui dès lors trouve son utilité. Pas de quoi effacer hélas, un dénouement déconstruisant avec acharnement le maigre suspense restant.

Il faudra donc prendre son mal en patience pour enfin éprouver un peu d’émotion et d’empathie pour notre héroïne. A la toute dernière minute. Eh oui.

Quant aux autres personnages, le récit ne prend pas la peine de vraiment expliquer leurs motivations ou leurs peurs. L’oncle, en particulier, malgré une très belle prestation de Sean Harris, m’a laissé froid.

Au final, Jamaica Inn – la série – est loin d’être inoubliable. Ni mystérieuse, ni épique, ni émouvante, ni dérangeante, ni rythmée, ni contemplative, elle déçoit scène après scène malgré une mise en scène soignée et des acteurs convaincants. Heureusement le troisième épisode retrouve un souffle et arrive un peu à faire monter la sauce, mais son dénouement reste bien trop plat.

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