Ground Floor [Pilote]

ground floor

Bill Lawrence (Spin City, Scrubs, Cougar Town) essaye d’ancrer son talent comique sur la chaîne TBS depuis cette année. Ground Floor, sa nouvelle création, aura hélas bien du mal à convaincre.

ground floor mc ginley

Cette comédie multi-caméra souffre en effet de très nombreux dialogues à côté de la plaque, et du manque de charisme d’un casting bien faiblard, exception faite de John C. Mc Ginley, le fameux Perry Cox dans Scrubs. Ce dernier reprend un peu le même rôle, celui du boss, mentor, à l’égo démesuré, inspirant le respect et la crainte autour de lui. Sauf que cette fois, il ne s’agit pas du milieu médical, mais celui des requins de la finance, un monde sans éthique, et plutôt triste qui ne donne pas vraiment envie de rester.

ground floor meeting

Heureusement, notre héros, un de ces sous-fifres, va rencontrer au cours de ses quinze minutes de pause une salariée du rez-de chaussé, qui s’occupe de la maintenance de l’immeuble. Le choc de ces deux mondes est moins explosif qu’attendu, il faudra bien une romance pour qu’on passe d’un étage à l’autre sans s’endormir. Une romance qui semble renverser un peu les rôles traditionnels, avant de revenir dans le modèle classique à la fin de l’épisode.

ground floor actors

D’ailleurs, ce « ground flloor » est nettement plus coloré que l’étage des « bros », où le gag récurrent consiste à taper dans les organes génitaux masculins (vous voyez le niveau). Là au moins, les différents personnages font apparaître quelques liens et ont un sens de l’humour un peu plus développé. Au point qu’on a pas trop envie de remonter dans la tour pour saluer ces tristes gars en costume.

En 26 minutes, peu de répliques font donc réellement mouche, d’autant que le rythme de dialogues est largement ralenti par la présence de rires enregistrés. On esquisse un sourire, mais guère mieux.

Pour autant, le principe même de la confrontation de deux mondes aurait du apporter de meilleures dynamiques et d’abondants échanges. Certes, on verra juste un autre personnage du dessous se mêler à ces requins sans âme, mais on sent clairement que les auteurs vont avoir du mal à équilibrer leurs deux mondes. C’est dommage, parce qu’on sent le potentiel, mas en l’état tout cela manque clairement de finition.

Cela dit je ne veux pas fermer définitivement la porte. J’ai trop de bons souvenirs avec Scrubs et Spin City pour ne pas laisser une autre chance à Bill.

A noter : le deuxième épisode utilise le même schéma. En haut de la tour, Mc Ginley balance ses monologues, en bas de la tour les gars de la maintenance tuent le temps comme ils peuvent. Le héros veut une vraie relation, mais pas l’héroïne. Et la « romance » continue…

feu_clignotant1

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2 réflexions sur “Ground Floor [Pilote]

  1. Pingback: Ground floor, épisodes 1&2 | GeeKroniques

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