Bilan de semaine 19

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Arrow 1.13 Et bien voilà ! C’était pas bien compliqué, pourtant, d’exploiter enfin les motivations des personnages tout en leur permettant d’avancer dans la mythologie de la série. L’épisode délivre tout ce qu’on attend, du père de Laurel à la mère d’Oliver. Et même si la dernière séquence est un peu trop spectaculaire, elle a le mérite d’avoir vraiment envie de revenir la semaine suivante. Du côté de l’île, par contre, c’est toujours le désert scénaristique, la révélation finale n’apportant strictement rien.

Bunheads 1.15 Encore une fois, l’épisode est un peu déséquilibré. Il manque un peu d’énergie et d’humour, même si certaines scènes sont ouvertement délirantes. J’espère qu’on en a fini avec le frérot inutile. Et curieusement alors que je réclamais davantage de place pour Liza Weil, son personnage commence aussi à me taper sur les nerfs. On avait compris qu’elle n’y connaissait rien en art, pas besoin de nous répéter le sketch à l’infini.

Call The Midwife 2.03 Bien que j’adore le show, je ne peux m’empêcher de trouver que les personnages sont trop lisses, trop honnêtes, trop … parfaits par moments. Jenny découvre toute seule que le chirurgien souffre de Parkinson, abandonne son Jimmy pour qu’il se marie, .. .J’aurai bien voulu qu’elle arrête d’être la fille modèle, qu’elle se laisse emporter par la colère… au lieu de pleurnicher dans son coin.

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Elementary 1.14-1.15 Le 14ème épisode est brillant, car non seulement le travail de déduction est remarquable, mais en plus il possède un très bon twist. A cela se rajoutent 3 bons points : Joan qui participe activement à l’enquête, l’exploration du côté auto-destructeur de Sherlock, et une amusante enquête dans l’appartement de Watson. Peut-être un de mes épisodes préférés jusque là. J’ai évidemment moins apprécié l’épisode suivant, qui possédait une intrigue moins travaillée et un poil prévisible. Mais elle avait l’avantage d’explorer une fois de plus l’addiction de Sherlock.

Girls 2.04 C’est mieux. Il y a quelques bonnes répliques et des échanges qui mettent une fois de plus en exergue l’égocentrisme et l’immaturité des filles. Et surtout un bien meilleur équilibrage des caractères. Mais pourquoi fallait-il finir sur un truc aussi dégueulasse ?

Grey’s Anatomy 9.14 Tout comme le semaine dernière, l’épisode part d’une bonne idée (l »hyper-protocolisation de la prise en charge) et en fait un peu n’importe quoi. Effacer un dossier médical avec une simple tablette utilisateur, c’est tout simplement impossible, même en partant du principe d’un logiciel buggué. L’image de l’hôpital qui se personnifie par un médecin, en revanche, c’est tout à fait commun à l’heure où la concurrence est rude. Mais jamais vous n’entendrez un médecin dire qu’il n’a que 15 minutes pour vous diagnostiquer et vous traiter !! Et doit-on vraiment fermer les yeux sur la prise de risque énorme de faire rouvrir les urgences en secret pour un patient, alors qu’aucun circuit de soin n’existe ? Mais ce qui m’a fait le plus de peine au fond, c’est ce traitement manichéen à bisounoursland, avec comme je l’annonçais il y a des semaines, le futur rachat de l’hôpital par nos nouveaux millionnaires. De quoi avoir envie de jeter sa télécommande. Pour le reste, l’intrigue entre Karev et son interne était également beaucoup trop annoncé à l’avance pour ressentir la moindre émotion. Tout ça pour ça.

My Mad Fat Diary 1.04 Très bon, encore une fois. Bon, je m’attendais à ce que notre héroïne ait un nouvel obstacle sur la voie du bonheur, mais c’est toujours drôle, tendre, et magnifiquement interprété. L’actrice a des mimiques spectaculaires.

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Nashville 1.12 Vraiment, j’aime beaucoup la série, au risque de me répéter, car le traitement est tout sauf manichéen (en tous cas bien mieux écrit que sa concurrente directe – smash). On peut comprendre toutes les réactions, même celle d’Avery ou du mari de Rayna qui réfléchit sur les conséquences de son infidélité (au passage, un grand merci de ne plus nous parler de politique !!).  J’aime de plus en plus ce qu’ils font du personnage d’Hayden Panettiere, qui en a marre d’être la figure de prou de la musique commerciale. En bonus, l’épisode est bourré de très belles chansons. Bravo.

Nikita 3.10 Après ma lourde déception de la semaine dernière, l’épisode était parvenu à me faire rêver un peu en imaginant la disparition définitive de Heidecker. Hélas, il ne s’agit là que du point de départ d’une longue traque pour que Michael retrouve sa main. C’était pourtant une bonne idée de le laisser handicapé aux commandes de Division, car cela redistribuait enfin les cartes dans une saison sans twists et sans enjeux excitants. Heureusement, l’épisode se termine sur une autre possibilité très alléchante : Division doit reprendre les missions de feu Percy, elle va être utilisée sans scrupules par le gouvernement américain. Enfin de nouvelles pièces apparaissent dans cette partie d’échec monotone.

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Raising Hope 3.16-3.17 FOX continue d’accélérer la diffusion de la série, ce qui risque de me poser des problèmes d’addiction bien plus tôt que prévu. La série continue en effet d’être très créative et multiplie les allusions aux autres séries télé. Ainsi, dans le premier épisode, c’était la vengeance de Greg Garcia pour l’annulation de My name is Earl et un aperçu du processus de décision des chaînes de télévision. Dans le second c’est une brève imitation de Carrie (Homeland) par Sabrina. Mais surtout les épisodes n’oublient pas d’être drôles. Le somnambulisme héréditaire et la sex tape inspiratrice étaient d’excellentes histoires originales.

Smash 2.02 Je me suis profondément ennuyé. L’épisode de reprise avait déjà le mauvais goût d’un reset précipité, cette fois-ci c’est bien pire, car le redémarrage de l’histoire est tout sauf passionnant. Les numéros musicaux sont lamentables, les nouveaux personnages de vraies tête-à-claques (mention spéciale à l’imbuvable love interest de Karen). Et les caprices de Julia achèvent le show. Il reste quelques maladroits moments entre Ivy et Derek (c’est toujours mieux que rien) pour tenter de nous sauver du naufrage. Peine perdue. Ça va être dur de se remotiver pour regarder la suite.

The Americans 1.02 Toujours pas entièrement convaincu par la série, notamment pour son traitement psychologique des personnages. Impossible de saisir ce qu’est réellement l’héroïne, non pas à cause d’un flou mystérieux, mais à cause des innombrables volte-faces de son caractère. Dans le pilote c’était la Mère Russie avant tout, et elle était peu attachée à sa famille. Ici, c’est tout l’inverse : son mari veut continuer la mission coûte que coûte, et elle fait preuve à la fois de pitié pour sa victime et d’amour pour sa famille. Heureusement l’épisode a enfin la bonne longueur. Mais j’attendais autre chose qu’une simple écoute et des clichés sur les russes qui adorent le caviar. Bof, bof. Et vu le magnifique plongeon d’audience, je ne pense pas être le seul à être dépité.

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The Big Bang Theory 6.15 Excellent épisode. Décidément les scénaristes ont de très bonnes idées. J’aurai presque voulu voir ces nouvelles colocations sur le long terme. En tous cas c’était très bien écrit pour faire monter la pression de part et d’autre du couloir. Quant à Raj’, il nous aura permis d’entre-apercevoir la maman d’Howard, une vraie figure mythologique de la série comme Vera dans Cheers ou Maris dans Frasier. Heureusement ils n’en font pas trop, mais je suis sûr que plein de gens ont fait des arrêts sur image. Bref, hilarant. La saison est exceptionnelle.

The Mindy Project 1.14 Le détournement de Quand Harry rencontre Sally et Nuits blanches à Seattle était attendu depuis le début de la série, et si la première partie du scénario ne fonctionnait pas, cet épisode remet les pendules à l’heure. C’était surjoué, déformé, ridiculisé, mais c’était plutôt bien vu (Dommage, je voulais la scène du taxi !).  Par contre, la série n’arrive toujours pas à avoir des gags visuels réussis. Morgan devient de plus en plus horripilant. En tous cas j’aimerai vraiment que Mindy Kaling explore davantage ses personnages, entre celle qui croit que la vie doit ressembler à une comédie romantique et celui qui n’arrive pas à montrer son côté sensible.

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2 Broke Girls 2.15 Les réparties sexuelles fusent. Les blagues communautaires sont encore plus présentes (et osées). Impossible de résister. Un épisode bien écrit, même si les dernières séquences comme souvent manquent de finition. Avec un meilleur scénario, l’épisode aurait vraiment pu décoller.

Touch 2.01-2.02 J’avais de sérieuses inquiétudes quant à la suite de la série. Elle avait commencé un puzzle humaniste, et s’était terminée en laissant de côté ce dernier. Restait la promesse de développer la mythologie de la série. Hélas, cela passe par une redéfinition des missions de chacun. Ainsi il s’agit maintenant de ramener Amelia à Lucy tout en protégeant Jake d’Aster Corps. Avec en prime un grand méchant qui tue tous les prodiges capables d’utiliser la fameuse séquence de Dieu. Bref, le show n’a plus du tout la même allure : c’est devenu simpliste, moins humaniste, on ne s’amuse plus à reconstituer un puzzle d’évènements pouvant modifier le destin. On s’ennuie ferme, parce qu’on se retrouve avec un show paresseux, semblable à tant d’autres, usant de ficelles énormes pour retrouver des informations lors des enquêtes. Je ne vois toujours pas ce qu’apporte Maria Bello à part crier toutes les deux minutes qu’elle veut revoir sa fille. Et Jake lui-même ne sert plus à grand chose, c’est son père qui redevient un homme d’action, se retrouve au milieu de kidnapping en esquivant les balles. Je tente encore un 3ème épisode histoire d’être sûr, mais je vais très probablement m’arrêter là, c’est un carnage.

Utopia 1.04 J’avoue avoir été perdu par les motivations de Jessica Hyde, RB et Milner, le récit se complexifiant de plus en plus (et les informations sur certains évènements ne nous sont racontés que par de minces dialogues, il faut vraiment suivre avec attention, et avoir une bonne mémoire). Mais j’aime vraiment comment les auteurs lient la grande conspiration avec l’actualité : les OGM, les grandes entreprises agro-alimentaires, le SRAS, le vaccin anti-grippe, … Il y a vraiment de quoi faire ! Sans compter qu’après la scène de carnage à l’école, voilà qu’on brise un autre tabou, celui de l’enfant meurtrier. Une série complètement dingue.

White Collar 4.13 Le scénario est de plus en plus affligeant, avec des escroqueries qui se résument à un simple échange de médaillon. Mozzie n’est plus assez roublard et drôle. Bref, on s’ennuie ferme. Je crois que je vais abandonner là…

Quelques mots sur House of Cards (USA) et Dancing on the edge (UK) pour finir, puisque je n’ai pas pu faire la critique de leurs pilotes (à mon grand regret car mon état de santé ne me le permettait pas) et que j’ai bien avancé dans leur visionnage.

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Je n’ai pas vu la série britannique House of Cards, donc je ne peux évidemment pas la comparer, en revanche je n’ai cessé d’opérer un rapprochement avec Boss, pour lui préférer cette dernière. House of Cards est ambitieuse, mais sa théâtralité est très maladroite, à la différence de Boss. Sa mise en scène est plate, et j’ai eu beaucoup de mal à me faire à ce personnage parlant à la caméra. Faire des clins d’œil au téléspectateur pour essayer de l’impliquer ou lui pointer du doigt le ballet qui se passe sous ses yeux, aucun problème. En revanche, je n’aime pas du tout quand il se met à nous expliquer les choses, sans parvenir à une certaine connivence avec son supposé public. Ça s’est amélioré par la suite, mais ça n’a pas été facile. Ensuite, le monde qui nous est présenté est bien moins corrompu que dans Boss, ce qui rend la partie d’échec moins passionnante : il n’y a au fond que peu de personnes pouvant gêner notre « héros », et chaque épisode est excessivement linéaire. Mais la plongée dans ce monde reste fascinante, et on se demande toujours comment un être aussi abject peut avoir autant d’influence. J’ai moins été sensible à la femme de notre héros, qui accepte les escapades de son homme tant que cela sert ses intérêts. Là encore, la comparaison avec Boss fait mal, très mal, même, puisque la psychologie de cette dernière était bien plus évoluée. Bref, c’est un joli coup pour Netflix, mais loin de la réussite escomptée. (critique sur les 5 premiers épisodes)

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Dancing on the edge fut en revanche un énorme coup de cœur. J’ai toujours adoré les thématiques autour du jazz, la façon dont il transforme radicalement la société et ses codes. Le jazz c’est la musique de la liberté. Alors évidemment, j’ai été ravi de voir un Londres des années 30 en plein tournant créatif, révolutionnant les mœurs et la vision de l’homme noir, des bas quartiers (faiblement évoqués certes) jusqu’à l’aristocratie. Jamais je n’ai ressenti un problème de rythme, comme j’ai pu l’entendre ça et là. Même si l’intrigue n’a pas beaucoup de bouleversements, on a vraiment envie de suivre cette épopée, ni prétentieuse ni pompeuse, et de vibrer au son d’une musique exceptionnelle. C’est de plus parfaitement joué et mis en scène (merci Poliakoff). Vraiment, courez le voir. Vivement la suite ! (critique sur les deux premiers épisodes)

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