The Playboy Club [Pilote]

Avant même de commencer cette critique, je tiens à signaler qu’elle sera Mad Men-free, parce que je sens déjà les multiples comparaisons dans mes futures lectures, donc j’ai vraiment pas envie de me lancer dans ce débat.

The Playboy Club, comme son nom l’indique, nous parle de la  fameuse période où Hugh Heffner a créé cette icône sexuelle du 20è siècle. nous voilà donc plongés à Chicago, non pas dans les années 1920-1930 mais dans les années 60. Et si l’époque de la prohibition est révolue, le crime organisé, lui, est toujours là.

Et c’est par ce biais que le pilote essaye de nous donner envie de revenir. Ne cherchez pas une histoire compliquée. Maureen, nouvelle Bunny au Playboy Club, tue accidentellement le chef de la mafia qui s’apprêtait à la violer. Aidée par un Don Juan, elle fera disparaître le corps. Mais évidemment, elle a laissé tombé un objet qui va permettre de remonter jusqu’à elle.

Mmmh. Ça ne vous rappelle rien ? C’est juste LE schéma basique du feuilleton policier : la stripteaseuse qui est en prise avec la mafia. Le pire c’est que j’ai cherché désespérément une quelconque originalité au récit, un rebondissement imprévu,… mais le pilote est décidément très paresseux. Il a préféré misé ses billes ailleurs.

C’est dans cette partie là que tout le monde va vous parler de la jolie et réussie reconstitution des années 60 (si même Hugh Heffner lui-même fait sa pub sur twitter à ce sujet, alors on ne demande qu’à le croire…). Tout y est : les costumes, la musique, les décors, … et bien sûr la fameuse Bunny. Mais passé la découverte de ce milieu, on s’ennuie ferme. Dès le premier quart d’heure, on sent les minutes s’écouler, et il ne reste que les personnages pour apporter un peu de rythme au récit.

Et c’est davantage dans les personnages secondaires que se trouve les quelques petites surprises : la Bunny expérimentée, qui grâce à ses relation avec Hef en personne, reprend les rênes du Club alors qu’elle venait de se faire virer, et une autre Bunny qui nous fait croire au mariage alors qu’on va nous parler de militantisme homosexuel.

Nous y voilà. La portée politique du sujet qui va offrir le débat tant espéré entre ceux qui veulent réécrire l’histoire avec un jugement de valeurs actualisées, et ceux qui crient à la supercherie. Pour être honnête, le pilote n’offre pas une once de réflexion sur le statut de la femme ou du gay, il se contente d’aligner une galerie de portraits caricaturaux à commencer par la playmate qui rêve de devenir chanteuse et qui subit la violence et le machisme des hommes. Dommage, ça aurait peut-être pu sauver ce pilote.

A bien y regarder, le synopsis de ce pilote est en tous points conforme à un mauvais téléfilm policier, prévisible de bout en bout. Je n’ai pas réussi à me consoler avec la reconstitution d’une époque qui passée 5 minutes, tourne déjà dans le vide. Le glamour ou le sex-appeal supposé des bunnies me passe par dessus la tête. Je n’ai pas pu non plus accrocher aux personnages caricaturaux, et si les sujets politiques sont bien en filigrane, l’ensemble sent beaucoup trop la supercherie. Il ne reste donc que le joli minois d’Amber Heard (souvenez-vous, c’était la jeune et troublante voisine dans Hidden Palms) entouré de types constipés, Eddie Cibrian en tête.

Non, vraiment, merci, sans façon.

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5 réflexions sur “The Playboy Club [Pilote]

  1. Ah bah tiens, je prévois de le regarder dans la semaine, celui-là. Ca fait partie des séries que j’ai envie de découvrir cette année. Mais là… tu m’as refroidie ! Bon, je reviens quand je l’ai vu. 🙂

  2. Il faisait partie de ceux qui m’intéressaient, mais visiblement il n’y a rien de plus à voir que ce qu’on nous montrait dans le teaser. J’attends tes commentaires sur Once Upon a Time et New Girl. Et puis Pan Am, si tu a l’intention de le regarder ^^

  3. J’ai pas passé un trop mauvais moment devant le pilot, certes ca ne casse pas trois pattes à un canard mais ce n’est pas non plus insupportable !
    A voir sur la durée…

  4. La série n’aura pas fait long feu : elle a déjà été annulée par NBC après 3 épisodes. Je n’ai finalement pas eu le temps de regarder le pilote, donc ce n’est pas la peine que je m’y mette maintenant. Mauvaise audience, mauvaise publicité des féministes qui appelaient au boycott et, pour couronner le tout, des publicitaires qui ont retiré leurs pubs du créneau horaire de la série… Si en plus tes critiques du pilote étaient justifiées, la série n’avait effectivement aucune chance de tenir très longtemps. Bon, tant pis. Ca fait un truc de moins sur mon agenda.

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