Kumo no Kaidan [Pilote - Japon]

kumo no kaidan

Parmi les nouveautés japonaises printanières figure Kumo no Kaidan, un drama de NTV qui possède un pitch plutôt original, celui de l’exercice illégal de la médecine dans une petite île.

Nous ne sommes pas dans une fiction de bricolage, à la Off The Map, où les médecins doivent faire avec les moyens du bord, mais bien dans une fiction qui a le potentiel de faire réfléchir sur certaines thématiques éthiques. Et c’est finalement, plutôt d’actualité quand on pense que les médecins désertent de plus en plus les campagnes. Le drama le dit d’ailleurs très justement : on ne peut en vouloir aux professionnels de santé : ils craignent pour leurs propres vies également (qui pourrait les soigner ?). Tout le monde a envie d’avoir une médecine de proximité fiable et rapide, pas seulement les patients !

Alors quand nos "médecins de famille" pensent à la retraite, ou tout simplement veulent un collègue pour partager leurs journées épuisantes, il faut bien trouver quelqu’un capable de faire le boulot. En cas d’urgence médicale en plein milieu d’une tempête, l’hélicoptère de secours ne peut venir, alors qu’il est normalement situé à 40 minutes de là. Quand un jeune homme particulièrement doué avec ses doigts, malléable et intelligent se retrouve à "aider" un service, le médecin essaye de le former et de lui donner des défis de plus en plus importants, au mépris de la vie du patient et – évidemment – en toute illégalité. Notez bien que cette transgression concerne également les infirmières qui n’ont pas le droit de pratiquer d’anesthésie.

kumo no kaidan inamori izumi agesawa hiroki

Et le drama a l’intelligence de ne pas transformer ce jeune apprenti qui a à peine validé ses années de lycée, en super-docteur. Non seulement il est loin d’être aussi doué que son "supérieur" le voudrait, mais il a peur de l’illégalité, en même temps qu’il est parfaitement conscient d’avoir les vies de personnes entre ses mains.

On pourrait croire, jusque là, que le drama réussit parfaitement a exploiter son sujet. Hélas. Si le drama a un sujet en or, il n’utilise jamais autre chose que la fragilité de ce "young doctor". Pas de débat. Juste une interdiction, un tabou que l’on va briser "par la force des choses".  Ainsi, confronté à une hémorragie massive suite à une grosses extra-utérine, notre "héros", va devoir enfiler tout seul les gants. On reconnaîtra cependant au drama de passer du temps sur sa terreur lorsqu’il comprend qu’il ne parviendra pas à stopper le saignement.

En gros, le drama ne cesse de nous rappeler l’interdiction, mais n’est pas capable d’aller vers la réflexion suivante. Il préfère utiliser des codes communs à toute série médicale : une chirurgie qui se passe mal. Et quoi de mieux pour rappeler la transgression ultime, que d’avoir un coup de téléphone du père (médecin !) de la patiente…

On ne sait pas au fond si notre héros est vraiment rongé par la culpabilité, ou s’il a tout simplement un mal-être profond, un secret qui expliquerait pourquoi il a choisi de vivre sur cette minuscule île de 500 habitants. C’est ce positionnement vers le mystère, ainsi qu’une relation sulfureuse avec une infirmière jalouse qui fait complètement dévier le drama de sa trajectoire.

kumo no kaidan agesawa hiroki inamori izumi

On se retrouve avec un épisode plutôt lent, incapable de faire démarrer ses intrigues ni de s’appuyer sur ses personnages. Impossible de ressentir la moindre chose envers ces personnages qui traînent plus qu’ils ne vivent, qui répètent les mêmes interdictions, tels des fantômes incapables de réfléchir.

La déception est donc de taille. De son formidable sujet, l’auteur essaye de faire une sorte de thriller décaféiné, et de poser une certaine ambiance. Perdu ! Ce mal-être est aussi soporifique que la mise en image et la musique, et les problèmes de rythme contribuent à plonger le téléspectateur dans la confusion. Mais au fait, c’est quoi alors le sujet ? Cette incapacité à donner de l’émotion ou de la réflexion a de quoi laisser bouche bée.  ( Cela dit je préfère encore ça à Minna ! Esper Dayo ! La perversion japonaise n’en finit plus de m’étonner… Impossible que je reviewe ce … truc )

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Mandate of Heaven [Pilote - Corée]

mandate of heaven

Avec Cruel Palace et Jang ok Jung Living in love qui réussissent à combler mes attentes en matière de sageuk, Mandate of Heaven arrive un peu tard pour s’infiltrer dans mon planning. Et malheureusement pour elle, la série peine à convaincre. Ces deux premiers épisodes furent laborieux.

Mandate of Heaven (encore appelé Heaven’s Order ou The Fugitive of Joseon) n’est pourtant pas un mauvais show. Mais il souffre d’une linéarité, d’une simplification des intrigues qui rend l’ensemble à la fois prévisible et décourageant. C’est lent, très lent, et on peine à rentrer dans ce monde. On voit que les créateurs de la série n’ont pas l’habitude de s’attaquer au genre, et je n’ai pas pu réprimer quelques bâillements.

mandate of heaven lee dong wook

Ainsi, nous avons notre héros, Choi Won (Lee Dong Wook, Wild Romance), un médecin oriental qui manipule les aiguilles comme personne mais qui refuse d’exercer son art, pour se consacrer exclusivement à la guérison de sa fille. Alors qu’il fait partie du cercle fermé des médecins royaux, il se fait passer pour un incapable afin de ne pas être dérangé.

Ainsi, il refuse d’exercer pour le Prince (lequel n’avait pas réussi à sauver son grand-père à l’époque). Ce dernier a beau lui proposer un livre rare de médecine chinoise, il préfère continuer à tromper son monde. En secret, il se rend dans une bibliothèque cachée pour récupérer ce fameux manuel.

mandate of heaven song ji hyo

Il croisera sur sa route une autre femme initiée à la médecine orientale, Hong Da-In (Song Ji Hyo, Gye Baek), qui cherche, elle, à soigner en cachette la fille d’une servante (en cas de maladie, les servantes sont renvoyées hors du palais, causant la ruine de leur famille). On notera quand même un effort de la part des scénaristes : si certains clichés sur ces premières rencontres sont respectées (comme tomber dans les bras l’un de l’autre, ou quelques échanges salés), on en fait pas des tonnes dans le registre comique. Le problème c’est que c’est pas franchement original non plus. Et on peine à voir une alchimie entre Lee Dong Wook et Song Ji-Hyo.

La réalisation alterne entre les jolis plans et les mauvais ralentis, mais pas au point de casser le ton de la série, un peu trop sérieux pour un acteur comme Lee Dong Wook qui en rajoute dans le jeu comique pour essayer de faire sortir le téléspectateur de sa torpeur.

mandate of heaven conspiracy

C’est peine perdue. On s’ennuie ferme pendant deux heures, d’autant que la conspiration ne connait qu’un seul vrai rebondissement à la fin du second épisode. La série souffre vraiment de n’avoir aucun méchant charismatique, ou de plan diabolique. Il est surprenant d’ailleurs, de voir comment toute dramaturgie est volontairement édulcorée (que ce soit la possibilité qu’un jeune prince boive du poison ou tout simplement la vision d’un cadavre). A force de lisser son scénario, on se retrouve avec des scènes particulièrement plates et peu émouvantes.

mandate of heaven lee dong wook song ji hyo

Difficile en effet de s’impliquer pour ces personnages unidimensionnels. J’ai déjà parlé du duo phare qui me laisse de marbre. Ce n’est pas la faute de Lee Dong Wook, mais son jeu ne s’accorde pas avec le reste du casting. Song Ji Hyo manque quant à elle de charisme pour interpréter une femme forte. Et les autres acteurs sont tellement en retrait qu’on peine à les remarquer.

Il manque vraiment une touche artistique pour faire ressortir les qualités du drama. La trame pourrait être intéressante, surtout quand notre médecin va devenir fugitif, mais les previews annoncent la couleur. Ça sera fade, très fade.

Je passe sans regrets.

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Queen of the office [Pilote - Corée]

queen of office

Queen of the office, remake du drama japonais Haken no Hinkaku (Pride of the temp), est une petite surprise. J’avais entraperçu l’original à l’époque de sa diffusion en 2007, et je n’avais pas pu continuer l’expérience, mais sa thématique était vraiment intéressante. Je pensais que les coréens ne sauraient pas reprendre la comédie japonaise avec ses délires. J’avais tort.  Ils en ont repris tous les ingrédients, même si le dosage est nettement moins fin.

En effet, les premières minutes sont catastrophiques, les gags ont du mal à s’imposer, tout comme les personnages. Cette mauvaise introduction, surjouée, et peu drôle, permet de s’acclimater avec le ton loufoque de la série, et cache un peu trop longtemps son sujet : on va parler travail en entreprise. Et plus particulièrement de ces intérimaires, dont le nombre ne cesse d’augmenter depuis la crise financière asiatique de 1997.

queen of office oh ji ho

Sans approfondir son sujet – comédie oblige – la fiction aborde quand même certaines notions : les entreprises exploitent ces femmes sous-diplômées, le recrutement se fait sur des critères douteux, on va parler harcèlement sexuel, et surtout des rapports entre les employés "permanents" et les temporaires. Ainsi notre héros Jang Gyu Jik (jeu de mots signifiant employé permanent) (Oh Ji Ho), manager à l’égo surdimensionné, pense vraiment être supérieur à tous ces petites mains, toutes ces tâches subalternes. S’il a la confiance de son patron, il a également l’admiration de ses pairs. Mais on se demande bien pourquoi, tant la moindre de ses actions est ridicule. Le personnage est dans la droite lignée des types qui ne supportent pas de ne pas avoir le dernier mot, mais dans le même temps a un net penchant pour les femmes dominatrices. Bref, c’est un peu contradictoire, et il va falloir s’y faire.

queen of office kim hye soo

L’atout maître de la série est l’arrivée d’une intérimaire (Kim Hye Soo) qui a choisi son statut, contrairement à toutes ses collègues. Quelques indices laissent à penser que celle-ci a eu un traumatisme qui lui a changé sa vision de la vie (en rapport avec un incendie). Elle cache son prénom, ses activités extra-professionnelles, et ne semble vivre que pour la paye et son lunch quotidien. Elle a le privilège de respecter à la lettre le contrat, qui lui donne le droit de partir à 6 heures tapantes, de ne répondre qu’aux ordres de son supérieur… En échange de quoi, elle se transforme en superwoman. Rien ne lui fait peur, elle accomplit toutes ses missions à grande vitesse, que ce soit le ménage, le café (qu’elle améliore), le tri, ou la saisie informatique. Et comme ça fait des années qu’elle fait ça, elle a beaucoup d’expérience dans tous les domaines : de la tauromachie à la pelleteuse en passant par le métier de caissière, elle suscite l’admiration de tous. On pousse ainsi la logique de la comédie à son maximum, et par bien des aspects, le personnage rappelle un peu la sœur aînée de Seigi no Mikata.

queen of office oh ji ho kim hye soo

En effet, son caractère est très fort. Extrêmement froide, elle n’est pas sociable, et semble indifférente au sort des autres. Sa vision de la vie va à l’opposé de notre héros, qui considère que tout salarié permanent fait partie d’une grande famille. Et il va d’ailleurs tout faire pour reprendre la main sur Miss Kim, qui ne cesse de le ridiculiser. Ces deux là vont donc enchaîner les compétitions, pour notre plus grand plaisir.

queen of office sexual harassment

Le premier constat que l’on fait une fois passée la lourde introduction, c’est que la série a su reprendre les codes narratifs japonais, jusque dans la mise en scène. Ça surprend beaucoup. Les scènes sont certes exagérées et plus étirées que dans l’original, mais l’esprit comique reste le même. Le délire est là, et plus d’une fois on se croirait au pays du soleil levant. Au point que je me suis demandé si je ne ferai pas mieux de me revisionner la série originelle.

queen of office jung yoo mi

En effet, drama coréen oblige, les aspects romantiques ne tardent pas à montrer leur bout du nez. Que ce soit une salariée temporaire qui en pince pour le patron (Jung Yoo Mi, The Great Gye Choon Bin), ou tout simplement une de ses ex… Mais là encore, ces mécanismes ne sont pas mis en avant. Difficile de s’attacher aux personnages, au fond. Ce sont des individualités loufoques qui font resurgir des thématiques réelles, mais pas encore des individus capable de susciter une quelconque émotion. Là encore, la prédominance de la narration japonaise ne permet pas beaucoup de latitude. Il faudra sans doute quelques épisodes pour s’en détacher et construire ces personnages.

queen of office kim hye soo jung yoo mi

Ça ne veut pas dire qu’on passe un très mauvais moment devant sa télévision. Le côté décalé typiquement japonais a vraiment bien fonctionné par moments. C’est drôle, bien rythmé, la mise en scène surjoue mais utilise très bien des thèmes musicaux archi-connus (et j’aime beaucoup la chanson de 10 cm – Maybe). Bref, c’est plutôt rafraichissant par rapport aux autres dramas coréens. J’aime beaucoup la dynamique de l’ensemble, le fait que notre héroïne surclasse aisément son supérieur hiérarchique et que ça le rende fou. Je suis plus sceptique pour les personnages secondaires, j’espère qu’ils ne vont pas nous transformer l’ex du patron en méchante jalouse pour se conformer aux règles du drama coréen. J’ai poussé un soupir de soulagement en la voyant être gentille avec sa collègue, et j’espère que cela va en rester là.

queen of office kim hye soo oh ji ho

Au fond tout ceci n’est pas très cohérent, et on voit mal comment on va passer d’une comédie japonaise délirante, où le patron pète les plombs, à un drama plus centré sur l’évolution psychologique de nos personnages. On part de très loin. Si on cherche un drama coréen, c’est franchement loupé, le héros misogyne, immature, colérique, est tellement antipathique qu’il est impossible d’avoir envie de continuer l’aventure. Si en revanche on est attiré par les rouages d’une comédie japonaise, et donc qu’on arrive à passer outre ces personnages caricaturaux, on peut peut-être prendre du plaisir devant sa télévision.

Les deux premiers épisodes reprennent la plupart des scènes de l’original, arrivent à sublimer les effets comiques en surjouant sans agacer, mais je ne pense pas que le drama saura évoluer pour rendre ses personnages plus sensibles et attachants. On part de très très loin cette fois-ci. Dans le même temps, à ma grande surprise, j’ai vraiment ri devant l’absurdité de certains gags, j’ai adoré certains délires, je ne vais pas vous le cacher. Et puis j’ai toujours aimé les dramas qui mettent un making of ou un bêtisier dans le générique de fin, ça donne une bonne idée de l’ambiance, et ça rend la série nettement plus sympathique.

On en reparle au prochain bloc-notes.

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All About My Romance [Pilote - Corée]

all about my romance

All about my romance, comme son nom ne l’indique pas, nous propose une plongée dans le monde burlesque de la politique coréenne. Le mot qui fâche, c’est bien entendu "burlesque". J’aurai du me méfier, vu que les responsables de ce drama sont à l’origine de Protect the boss.

Je m’attendais à une rom-com dans le monde politique, j’ai eu un festival de scènes douteuses, de gags de troisième zone, surjoués à l’excès, portés par des personnages en tous point détestables. J’en ai encore des frissons.

all about my romance shin ha kyung

Notre héros Kim Soo Young (Shin Ha Kyun, Harvest Villa), est un homme politique du parti conservateur, ex-homme de loi (et ex-champion sportif), au caractère exécrable, refusant de répondre aux questions des journalistes, se considérant comme au-dessus de la mêlée en matière de débat, et considérant qu’il est impossible de se positionner dans un camp ou dans l’autre. Alors qu’il est sur le point de démissionner, vu les critiques acerbes des netizens (et de son propre camp, qui le considère comme un hurluberlu), il va finalement se révéler utile.

Le parti conservateur veut faire voter une loi sur les médias, et pour cela, va utiliser un stratagème : faire croire au parti opposé qu’ils organisent une réunion (en invitant Kim Soo Young dans une salle). Les membres du parti progressiste quittent alors la chambre parlementaire  pour s’y rendre, ce qui permet au parti conservateur de faire adopter la loi sans aucun opposant.

all about my romance politics

Le paysage politique ainsi dépeint ressemble à des gamins qui ne veulent que le pouvoir et n’en font aucun usage. La chambre parlementaire est remplie de députés qui vaquent à leurs occupations stériles, entre autoportraits, lecture de journaux, instants détentes… Tout est une question d’apparence, tant que le public ne sait pas ce qui s’y passe vraiment. L’opposition des idées se résume à des faits de violence, bien orchestrés, avec battes de baseball si besoin. Vous voyez le niveau. Ça aurait pu être drôle si le côté burlesque n’avait pas été aussi poussé. Car si ce monde est complètement décrédibilisé, nos personnes le sont aussi.

all about my romance shin ha kyung lee min jung

Je ne reviens pas sur le personnage principal, qui surjoue comme un enfant gâté, bondit, vocifère. On a qu’une envie c’est de l’interner, pas de suivre ses aventures. Mais le personnage féminin, Noh Min Young (Lee Min Jung, Big) n’est pas tellement mieux loti. Issue du parti opposé, irascible, elle utilise les mêmes magouilles, et lorsqu’elle frappe accidentellement Kim Soo Young avec une bonbonne incendie, elle est déterminée à ne pas s’excuser.

all about my romance gag

Les gags, surjoués, avec des ralentis prolongés à l’excès, en gros plan sur le visage de nos personnages grimaçant et en train de chuter, n’arrivent pas à faire sourire. Il n’ y avait pas besoin d’en faire des tonnes sur des gags aussi communs dans l’univers des dramas coréens. Et même lorsqu’il n’y a pas de gag, la musique omniprésente essaie de nous faire croire à un numéro de cirque. Bref, ça tape à côté. Et le gag final est d’une médiocrité consternante.

Il y a tout de même de – très maigres – consolations. Chacun de ces protagonistes arrive à sortir une phrase politique d’une extrême justesse. Notre héroïne peut lancer une tirade sur les coréens qui ont toutes les raisons d’être malheureux (taux de suicide le plus élevé, taux de fécondité le plus bas,…), le président d’un parti peut expliquer pourquoi les gens ont besoin de croire aux idées des politiques, notre héros peut expliquer pourquoi chaque loi devrait être votée selon ses convictions et pas selon la conviction du parti… Ça fait mouche, mais c’est tellement noyé dans un flot d’insultes ou de stratagèmes ridicules qu’on ne peut espérer mieux.

all about my romance lee min jung

C’est d’ailleurs tout le problème. Il est impossible de s’attacher à ces personnages. Quand bien même essaie-t-on de nous dire que notre héroïne n’a pas le temps pour une vie amoureuse, et qu’elle est obligée d’élever sa nièce (je suppose). Son caractère n’est ni drôle, ni engageant. Et le drama ne prend pas le temps de prendre du recul sur ses pensées (une simple photo, ou un simple discours du passé ne suffit pas). Il n’y a pas d’émotion. Elle ne peut pas naître dans ce contexte. Quant au héros, il n’a tout simplement aucun background.

A priori, et je l’espère, ces défauts devraient se corriger dans le second épisode. Mais, là, c’est au-dessus de mes forces. Pour le deuxième fois depuis 3 ans (si ma mémoire est bonne), ma critique se terminera donc sur le tout premier épisode d’un drama coréen. Je n’accroche ni à l’humour, ni aux personnages, le discours est très pauvre, les scènes surjouées à l’extrême. Quand je pense à la prestation de Shin Ha Kyun dans Harvest Villa, j’ai envie de pleurer.

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